Toulouse : l'UJS fait du futsal et du social au Mirail

L'UJS, le club de futsal du Mirail vise l'élite du championnat © Radio France - Marine Vlahovic

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Créé il y 25 ans à la Reynerie, l'UJS (Union des Jeunes Sportifs Toulousains) joue dans la cour des grands du Futsal, tout en faisant du social, et dénonce le manque d'attention et de moyens financiers accordés aux clubs de quartiers.

Les chaussures crissent sur le sol du gymnase de La Faourette. Au milieu des tours, un match de Ligue 2 de Futsal se prépare. Les petits et les mamans s'installent sur les gradins. Dans les vestiaires, les joueurs écoutent les conseils avisés de leur coach espagnol, La traduction est assurée par Anne Binet-Cuadra, une jeune elle-même originaire de Croix-Daurade.

Mixité géographique, sociale et culturelle

A l’UJS Toulouse on vient de partout et pas seulement du Mirail : «Le Futsal, ça rassemble !» s’exclame la jeune coordinatrice sportive du club : « dans l’équipe on a une véritable mixité sociale, professionnelle, religieuse. On compte dans nos rangs des ingénieurs mais aussi un policier !». Un melting-pot qui semble réussir à l’UJS, présente depuis des années dans le haut du tableau de Ligue 2.

Depuis sa création à La Reynerie en 1991, le petit club de pratique loisir a bien grandi. Il compte désormais 180 joueurs, divisés en trois équipes masculines, une équipe féminine, une équipe enfant. Une quinzaine de bénévoles et deux salariées font tourner l’association. Les mères du quartier du Mirail s’en mêlent aussi : chaque samedi elles font-elles aussi du sport au gymnase de La Faourette «Le foot ça leur dit pas trop alors elles jouent au basket» explique Ahmed Chouki, 35 ans et cadre dans une société d'informatique.

L'UJS rassemble des membres d'origines géographiques et sociales diverses © Aucun(e) - Marine Vlahovic

Futsal et social

Le président de l’UJS est formel : «Le sport, ce n’est qu’un moyen, un vecteur pour faire de la socialisation ». Et de l'aide sociale comme de l'accompagnement aux droits, des coups de pouce pour les formations et l'aide à la rédaction de CV pour les membres de l'association et leur entourage. Le tout est coordonné par une salariée qui se consacre uniquement à cet aspect .

« Si chaque année on arrive à orienter quinze personnes sur des formations et des emplois, c’est toujours quinze personnes qui ne traînent pas dans la rue » constate Ahmed.

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L'UJS touche environ 2000 personnes pour son travail de socialisation © Aucun(e) - Marine Vlahovic

Des aides publiques jugées insuffisantes

L’ancien candidat aux élections municipales de Toulouse est pourtant amer. A cause de l’étiquette « équipe de quartier », il estime que l’UJS n’est pas reconnu par les institutions et les collectivités. « Au vu de nos résultats et de notre travail social, on est sous-financé» affirme-t-il. L'UJS touche 55 000 euros de subventions publique par an, dont 25 000 euros proviennent de la mairie de Toulouse. Le Toulouse Fontaines Club à Saint Cyprien (Foot à 11) reçoit quant à lui 115 000 euros de subventions du Capitole. « Est-ce que cela veut dire qu’un enfant du centre-ville vaut plus qu’un enfant du Mirail ? » demande Ahmed Chouki.

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L'UJS reçoit Montpellier-Méditerranée au gymnase de La Faouerette (Métro Bagatelle) ce samedi 30 avril.

Radio France