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Les avis de la bedetheque

Visualiser les 79948 avis postés dans la bedetheque
    Arkadi Le 16/05/2026 à 07:28:24

    Qu’est ce qu’il est bon le Zep quand il quitte son Titeuf.

    Zep construit des histoires avec une humanité profonde, une sensibilité d’une finesse rare. Ses personnages sont écrits avec beaucoup d’élégance et d’éclat malgré la simplicité de leurs actes et de leurs vies. C’est toute la force de cette œuvre : les destinées et les parcours de personnages incroyablement bien écrits autour d’un même thème : Le rapport à la mort.

    Le personnage principal est mort depuis longtemps pour lui et les autres, loin de tout et en quête du seul chemin qui mène à dieu. La seconde va mourir dans quelques mois. Le 3ème brule la vie par les 2 bouts. Le 4ème attend, elle attend de vivre pour mourir plus vite. Le dernier, celle qui relie le tout, est morte et pourtant elle plane chez tout ce monde au travers d’un testament.

    Et toutes et tous vont se raconter en anecdotes sur à peine quelques jours. Et l’histoire simple est très belle. Le final l’est plus encore.

    Question dessin, Zep déchire tout. Sa plume d’adulte est sublime de réalisme et d’ambiance feutrée. Les décors sont beaux et servent toujours aux petits oignons la narration. Les cadrages bien que classiques dans sa structure se tentent moderne dans sa forme. Et cela donne encore plus d’intimité à une histoire sobrement intime.

    Une réussite simple

    FleshThrone Le 15/05/2026 à 22:17:55
    Margot et Oscar - Tome 1 - Jardin Secret

    "Margot et Oscar Pluche", que j'ai découvert à l'école primaire en Belgique dans les magazines "Tremplin" (si je me souviens bien du nom), en même temps que Ducobu, puis "Sac à puces", dont j'ai eu le bonheur de suivre les aventures dans Spirou. Bref, on peut parler d'une série qui m'a suivi toute mon enfance et adolescence.

    Puis, je découvre cet album en 2026, totalement par hasard, publié par une anonyme maison d'éditions. Le postulat de base me plaît : Margot a grandi, est devenue une adolescente moderne, rebelle, avec ses petits problèmes... Et Oscar (Pluche), inévitablement, a vieilli... en années de chien. Dès le départ, on se rend compte que ce pauvre Oscar a atteint, de façon assez émouvante pour le lecteur qui a connu le dynamisme et les facéties de ce sac à puces, l'automne de sa vie. Premier petit choc émotionnel.

    Heureusement, la mention "numéro 1" de l'album rassure quant à l'intention des auteurs (toujours De Brab et Falzar, avec un coup de main de Zidrou, sans aucun doute) de prendre un nouveau départ et de travailler sur des tomes ultérieurs.

    C'est après que le bât commence à blesser. Tout d'abord, Margot, ado complexée et ne sachant plus très bien comment se comporter avec ses copines, rejette son pauvre toutou la plupart du temps, à cause de son âge et de ses éternelles puces envahissantes, à quelques rares petites exceptions près où nous pouvons retrouver leur complicité. Chose étonnante, Oscar Pluche ne dit plus un mot. Lui qui pouvait faire preuve d'une logorrhée sans fin dans les séries précédentes, il redevient ici "un chien" totalement aphone. Il est présent, mais il joue un second rôle plutôt pathétique.

    Ensuite, il est vraiment regrettable que le récit se centre sur des lieux communs sur les préoccupations des ados contemporains, comme l'écologie (bio, circuit court), ainsi que justice sociale en mettant en scène un groupe de pro-migrants n'apportant honnêtement pas grand-chose à l'histoire. Cela est dans l'air du temps, mais c'est trop cliché, et l'aventure trop courte pour que cela puisse être développé davantage et y donner davantage de sens. On sent que Falzar et De Brab, avec ce "reboot", y perdent leurs marques habituelles.

    SPOILER !!!!!
    .......

    Mais là où j'ai été horrifié et particulièrement sceptique sur ce choix scénaristique, c'est de faire mourir Oscar Pluche de vieillesse. A la rigueur, j'aurais pu le comprendre en tant que conclusion de cette nouvelle série après quelques albums, mais à la fin du tout premier tome, c'est un sacré choc. A moins que ce drame n'ait été mûrement réfléchi, si l'on interprète cela comme le symbole de la fin de l'enfance de Margot et l'entrée définitive dans l'âge de raison, le début de l'âge adulte. Oscar symbolisait tout ce qui l'attachait à l'insouciance, alors qu'elle est désormais chargée de bien des problèmes typiques de son âge. Bref, une série qui prend le pari de raconter les futures "aventures de Margot" sans Oscar Pluche ? Je doute de l'intérêt. Margot sans Oscar, c'est Tintin sans Milou, Obélix sans Idéfix, Lucky Luke sans Jolly Jumper, et j'en passe.

    .... FIN DU SPOILER

    Curieux donc de voir où cette nouvelle série va nous mener. Un choix assumé de nous proposer quelque chose de différent, audacieux et inattendu, mais on ne pourra que regretter le déroulement des événements, trop décousu et tirant sur trop de cordes à la fois.

    Une bouffée de nostalgie qui laisse un goût fort amer, mais qui a un potentiel. Attendons la suite !

    BudGuy Le 15/05/2026 à 16:22:35
    Ghost squadron - Tome 1 - L'atoll maudit

    Nouvelle bande dessinée d'aviation se déroulant dans le Pacifique après la Seconde Guerre Mondiale, "Ghost Squadron" dispose d'indéniables qualités visuelles tant pour les paysages idylliques de cette partie du monde, la palette de couleurs très large que pour la représentation des modèles d'avions.

    L'histoire est, en revanche, très classique: un ancien déserteur, exilé sur une île, doit partir à la recherche d'un riche qui s'est perdu sur un atoll prétendument maudit, s'ensuivra alors une campagne de recrutement de pilotes atypiques pour cette mission, ainsi que des péripéties.

    Rien de nouveau sous le soleil du Pacifique tant le postulat de départ et le déroulement ne sont guère originaux. Quelques clichés du genre sont à noter, ainsi que quelques problèmes de rythme au milieu de l'album.
    Je n'ai pas non plus accroché à certains dialogues trop modernes pour être crédibles, par exemple le mot "facho" n'existait pas et encore moins venant de la bouche d'Américains.

    Au demeurant, je n'ai pas boudé mon plaisir d'admirer les magnifiques décors et les planches d'aviation très dynamiques. Je suis également curieux de connaitre la suite de cette histoire qui mêle un soupçon de fantastique (sans trop en dire).

    Dunyre Le 15/05/2026 à 15:42:23
    Orcs & Gobelins - Tome 33 - Frères

    Un très bon O&G, l’un des meilleurs de ces derniers temps dans la saga des Mondes d’Aquilon.

    Un récit simple mais efficace (un orc voulant retrouver son frère arrêté par les humains et emmené dans une forteresse), graphiquement irréprochable.

    De plus, il y a de petits apports sur le contexte des Guerres d’Arran qui sont très sympathiques (SPOILER)


    Redwin envoit des mercenaires O&G en mission à travers les Terres d’Arran, en l’occurrence pour détruire des cartes cachées dans un vieux temple nain.
    Dans le même temps, on apprend que les gouvernants et officiers humains manipulent les civils pour pouvoir réquisitionner leurs ressources dans le cadre de la guerre, en faisant passer les violences menées par les troupes humaines contre les villages humains comme étant de sources orques.

    Erik67 Le 15/05/2026 à 09:42:47

    Une vieille dame de 70 ans va recueillir le chien de son fils décédé, alors qu’elle ne lui parlait plus depuis des années. Elle va s’attacher à lui, jusqu’au jour où un incident nucléaire se produit dans le village, forçant une évacuation sur ordre des autorités. Mais cette évacuation se fait sans son chien, auquel elle dit : « Attends-moi. » Voilà un pitch à la fois simple et touchant, particulièrement attrayant pour ceux qui aiment les animaux de compagnie.

    Il faut également souligner que la couverture est très évocatrice, suscitant immédiatement de fortes émotions. La mise en page est tout simplement magistrale, avec un dessin qui impose le regard. Certaines doubles pages offrent des paysages d’une beauté contemplative, renforçant l’impact émotionnel. La grâce et l’élégance du graphisme, dans chaque détail, m’ont totalement subjugué, malgré le peu de dialogues présents.

    Les thèmes abordés touchent à la vie et aux épreuves liées au deuil, à la séparation douloureuse, mais aussi à l’espoir d’un nouveau départ. La fin, loin d’être prévisible, s’avère crédible et poignante.

    Je suis également choqué par la décision des autorités de se débarrasser purement et simplement des animaux errants dans la zone contaminée, comme cela s’est malheureusement produit à Tchernobyl. La décision de tuer certains chiens est généralement motivée par des préoccupations de sécurité, notamment pour éviter la propagation de la contamination radioactive et protéger la santé humaine et animale.

    Cependant, je reste sceptique face à cette justification. Les hommes sont souvent responsables des catastrophes et de la souffrance infligée aux animaux, ce qui me paraît totalement injuste.

    Un autre thème puissant évoqué dans cette œuvre est la minimisation des faits, voire le mensonge et les fausses promesses qui accompagnent souvent une catastrophe nationale. Il est parfois préférable d’écouter son instinct plutôt que de faire aveuglément confiance à des discours officiels.

    En résumé, c’est une œuvre profondément touchante, capable de vous émouvoir sans sombrer dans le pathos.

    Pulp_Sirius Le 15/05/2026 à 04:04:15
    Le chevalier Rouge - Tome 17 - Princesse Kin-Lin

    Le plus récent des « Chevalier rouge » à sortir en français. Les deux derniers albums suivants qui sortiront en français sont encore des histoires plus anciennes. Pourquoi ne pas avoir continué avec les nouveaux albums? Le tome 116 en néerlandais, qui fait suite à celui-ci, commence d'ailleurs une nouvelle trilogie et contient aussi la toute première scène de nudité de la série! Chose qui deviendra de plus en plus fréquente au fil du temps, surtout avec l'arrivée de Marc Legendre aux scénarios.

    Bref, il n'empêche que cette histoire est complètement nulle. Un méchant contrôle un monstre géant, et Johan doit défendre un peuple et une certaine princesse. Qui, soit dit en passant, s'appelle KIN-LIEN. Dans l'album en français, son nom est toujours écrit de cette manière, ainsi que dans la version néerlandaise. L'orthographe « Kin-Lin » se trouve uniquement sur la couverture française! Qu'est-ce que c'est que cette grossière erreur? Bravo pour le contrôle qualité! Cette histoire n'a aucun intérêt, si ce n'est le dessin.

    Ce tome correspond au tome 115 de la version néerlandaise.

    Danvorst Le 14/05/2026 à 20:04:15
    Les tuniques Bleues - Tome 59 - Les quatre évangélistes

    Blutch et Chesterfield sont envoyés pour s'infiltrer chez les confédérés dont l'artillerie décime les rangs de l'Union. Un très bon album qui sur de nombreux aspects peut rappeler d'autres missions de nos deux héros, qui frôlent souvent la catastrophe et dont le déroulé est aussi souvent imprévisible. On peut tout de même regretter de grosses facilités scenaristiques. On retrouve également un bon humour, en bref une lecture qui se distingue des derniers albums plutôt décevants.

    Danvorst Le 14/05/2026 à 19:54:45
    Les tuniques Bleues - Tome 58 - Les bleus se mettent au vert

    Un album sympathique mais dont le scénario manque cruellement de relief, et par conséquent d'intérêt. Je trouve également dommage que Cancrelat soit sur la couverture, il n'y a donc aucun effet de surprise pendant la lecture à ce niveau là. On sent malheureusement que le manque d'inspiration persiste !

    Danvorst Le 14/05/2026 à 16:45:05
    Les tuniques Bleues - Tome 57 - Colorado story

    Un scénario très limite, on est parfois au bord de l'ennui. Heureusement quelques idées viennent sauver la mise, mais c'est évidemment un suffisant pour rehausser le plaisir qu'on peut avoir à la lecture de cet album...

    Danvorst Le 14/05/2026 à 16:42:26
    Les tuniques Bleues - Tome 56 - Dent pour dent

    Cet album est un peu au dessus des quelques derniers qui montrent rapidement certaine limites scénaristiques. On pense évidement à Blue Rétro pendant la lecture puisqu'on retrouve la fameuse Charlotte et son père, les parents de Chesterfield, et même le sergent qui les avait enrôlé quelques années plus tôt. Un album réussi avec une dose d'humour qui fonctionne bien.

    Danvorst Le 14/05/2026 à 14:52:48
    Les tuniques Bleues - Tome 55 - Indien, mon frère

    Malheureusement rien de très palpitant dans cet album. L'idée de Blutch qui aurait un frère, qui reste tirée par les cheveux, aurait pu être bien mieux exploitée ! À part cela, le scénario manque vraiment d'originalité et a du mal à sortir du lot au regard des 54 autres précédentes aventures.

    Danvorst Le 14/05/2026 à 12:10:14
    Les tuniques Bleues - Tome 54 - Miss Walker

    "Miss Waller" a le mérite de nous faire oublier le scénario du tome précédent dont on identifiait mal la ligne directrice puisqu'on a ici quelque chose de beaucoup plus cohérent : on a dans ce tome une femme médecin appelée en renfort sur le front, mais qui sera très vite responsable d'une vague de désertion au sein de l'armée de l'Union. Un bon album, où l'humour fonctionne plutôt bien.

    Danvorst Le 14/05/2026 à 12:00:12
    Les tuniques Bleues - Tome 53 - Sang bleu chez les Bleus

    Malheureusement la série ne semble pas vraiment partir dans la bonne direction. Le scénario s'essouffle depuis plusieurs tomes, et celui ci ne déroge pas à la règle. On a du mal à voir où Cauvin veut en venir, on part d'abord sur la peinture, puis ça passe à autre chose, à se demander si évoquer la peinture avait vraiment un lien et un intérêt pour la suite. Et forcément, la qualité générale de l'album en est impactée.

    Erik67 Le 14/05/2026 à 10:08:02
    Seven to Eternity - Tome 1 - Le Maître des murmures

    Je n'ai pas accroché à cet univers d'héroïc fantasy plutôt foisonnant et au dessin riche et intriguant. Cela part très vite dans une dimension mi-cosmique qui semble nous dépasser littéralement. Il va falloir s'accrocher pour comprendre réellement les intrigues et les enjeux de ce monde composés de castes et d'ethnies diverses. Les combats magiques font penser à de mauvais jeux vidéos. Bref, à réserver plutôt aux ados.

    Erik67 Le 14/05/2026 à 09:49:29

    Voici une BD qui aborde un thème un peu tabou à savoir les mères toxiques. Oui, cela existe aussi ! L'amour maternel peut devenir un poison.

    C'est une œuvre sur un sujet intéressant mais qui va mettre son temps pour une bonne miser en place afin de développer ce récit autour d'une jeune femme Alix assez accomplie dans la vie mais qui va devoir supporter les remarques désobligeantes de sa mère.

    On retrouve Mademoiselle Caroline au dessin dont j'avais adoré l'approche sur « La différence invisible ». J’ai beaucoup apprécié le graphisme avec quelques teintes de couleurs qui s'insinuent progressivement au fil du récit.

    Les mères toxiques sont des figures maternelles dont le comportement peut avoir des effets néfastes sur le bien-être émotionnel et mental de leurs enfants. Elles peuvent manifester des attitudes telles que la manipulation, la critique constante, le contrôle excessif, la culpabilisation ou l'indifférence. Ces comportements peuvent entraîner chez l’enfant une faible estime de soi, de l’anxiété, de la dépression ou des difficultés dans ses relations futures.

    Il est important de reconnaître ces dynamiques pour pouvoir y faire face, que ce soit par la thérapie, le soutien d’un entourage ou en établissant des limites saines. Comprendre que ces comportements ne définissent pas la valeur de l’enfant ou de la personne concernée est également essentiel pour leur processus de guérison et de reconstruction.

    Jazy4524 Le 14/05/2026 à 09:15:38

    Après une petite année 1975, l'année 1976 est une année explosive sur la série. Le King Jack Kirby est de retour. Annoncé par Stan Lee, lui même, lors d'une convention Marvel à New York en mars 1975.

    Après un passage chez DC où Kirby a été finalement déçu, il décide de revenir chez Marvel où il va probablement réalisé sa période la plus créative.

    Car Jack Kirby ne revient pas juste en tant que dessinateur. Marvel lui laisse l'autonomie de pouvoir créer ses propres histoire. C'est le cas ici.

    D'abord Kirby fait table rase du passé. Reprendre les éléments du passé ne l'intéresse pas (comme l'explique parfaitement la préface des intégrales 1976 et 1977). Le king veut apporter ses propres idées.

    L'année 1976 lui facilite grandement la tâche puisque c'est l'année du bicentenaire.
    Exit donc les perpétuels retour de Crâne Rouge et Baltroc.
    Le king nous mets en place un run sur cet évènement historique avec la Mad Bomb.

    Un groupe révolutionnaire créer une bombe qui rend les gens terriblement agressifs et se battent entre eux.
    Cap et le Faucon se retrouvent au milieu de cette histoire et une folle course poursuite va avoir lieu jusque dans le désert au Sud des USA (Nevada, Arizona où Californie très probablement).

    Au delà de cette thématique Kirby nous plonge dans l'univers de ce groupe de révolutionnaire nostalgique de l'Amérique du 18ème siècle.
    Un société organisée en caste sociale avec d'un côté "l'élite" et de l'autre "la petite population."
    Ces hauts dirigeants se révèlent en plus être des sadiques de premier ordre en organisant des jeux de combat à mort pour la population avec comme seul récompense le droit de vivre et de gagner un peu d'argent sans compter les expériences monstrueuses qui consistent à transformer des êtres humains en monstres pour protéger la base.
    De plus un contrôle se fait sur la population avec des ordinateurs pour alimenter leurs sentiments haineux de toute forme de démocratie. Un véritable esclavagisme moderne.
    Critique cinglante de Kirby contre toute forme de dictature.

    Outre les numéros de janvier à août 1976 cette intégrale nous propose le très bel album que Kirby avait réalisé pour le bicentenaire: Bicentennial Battles.
    Un album dans lequel un certain mister Budda fait voyager Cap dans l'histoire à différentes époques pour lui faire comprendre ce que sont les valeurs réelles de l'Amérique.
    Un excellent album de 80 pages mais que je recommande en grand format. On apprécie davantage les magnifiques dessins de Kirby sur des grandes pages.

    Enfin, nous avons l'annual 3 qui n'a rien d'historique lui. Kirby nous propose ici une histoire de science fiction. Un extra terrestre atterrit chez un fermier et se plaint d'être poursuivi par des extra terrestres ennemis. Mais les apparences sont elles vraiment ce qu'elles semblent être ?
    Une histoire agréable qui permet de conclure l'album en beauté.

    En conclusion, je n'aurais qu'un seul mot: excellent. Kirby revient au sommet de sa forme et nous offre un album rempli de très beau dessins mais également d'idées très créative. Un vrai régal. Un incontournable.

    Udangeureux Le 14/05/2026 à 08:58:31
    Blake et Mortimer (Les Aventures de) - Tome 18 - Le Sanctuaire du Gondwana

    Bien qu’il fasse pas mal référence à certains albums précédents, ce tome reste plutôt fluide et ne nous laisse pas dans le flou et le questionnement, l’histoire n’est pas mal sans être non plus extraordinaire. Le contenu, surtout au niveau du final aurait pu être un peu mieux exploité. Également, et n’en déplaise aux puristes, je l’ai lu beaucoup plus facilement que certains anciens albums qui sont pour moi indigeste au niveau des dialogues. Un album mi-figue mi-raisin mais qui m’a tout de même plu dans l’ensemble.

    Jazy4524 Le 14/05/2026 à 08:30:36

    Comme dans toutes les séries il y a de bonnes années, d'excellentes années et puis de moins bonnes années.
    L'année 1975 fait partie de cette dernière catégorie.
    Il est vrai qu'il y un changement d'équipe important au niveau des scénarios ce qui n'est pas simple pour la cohésion.
    Steve Englehart finit son run et lui succède Marv Wolfman, Bill Mantlo, John Warner et Tony Isabella. Ca fait pas mal pour une année.

    Niveau dessin c'est plus calme. Sal Buscema quitte la série en début d'année et c'est Frank Robbins qui le remplace.
    A titre personnel je ne suis pas fan du tout de Frank Robbins mais passons.

    Niveau histoire c'est compliqué. Il y a quelques bonnes idées: le remplacement de Captain America et la difficulté de le remplacer, le retour de CRâne Rouge, le retour de Nighshade et du docteur Faustus.

    Les autres histoires sont décentes mais rien de franchement mémorable: le Druide Démon et son Alchimoïde, l'Homme aux Echasses lors du procès du Faucon.
    En comparaison le Druide Démon me semblera mieux exploité dans Captain America 256.

    Toutefois, pour ma part, la véritable faiblesse de cette intégrale réside dans l'histoire avec Crâne Rouge. En effet durant les quelques numéros on découvre que finalement le Faucon n'est qu'une création de Crâne Rouge pendant la période où celui-ci détenait le cube cosmique.
    Quand on connait l'histoire du Faucon dans la série et les difficultés à le faire exister, je déteste l'idée en fait. C'est une forme de régression pour lui. Par ailleurs, la tentative d'expliquer ses origines me paraît également assez maladroite.
    Pour finir l'épisode où Cap doit se battre avec le Faucon pour le sauver de l'emprise de Crane Rouge me paraît assez dingue.

    En conclusion, je considère cette année 1975 comme une transition entre l'Empire Secret et le retour du king "Jack Kirby" en 1976. Une période un peu bouche trou en fait.
    Cet album est correct. Il se lit facilement mais reste toutefois très dispensable Peu des éléments abordés ici seront repris par la suite.
    Pour ma part c'est l'une des année les plus faibles sur la série des années 70.

    addrr Le 14/05/2026 à 00:17:36

    Quels dessins, quelles ambiances ! Du gothique gore époque victorienne comme je les aime. Bon rythme, scénario très prenant, que demande le peuple ?

    ArvoBlack Le 13/05/2026 à 23:30:39

    "La dernière Récré" imagine une pandémie d'ampleur internationale décimant la population en âge de ressentir du désir sexuel et de passer à l'acte, solution radicale pour éliminer la majeur partie de la population adulte. Par cet étrange virus présent dans l'atmosphère, grands adolescents ou adultes s'en retrouvent étouffé sous le joug du plaisir. Un récit d'anticipation original qui va mettre en scène une jeunesse vouée à elle-même au travers de plusieurs chapitres regroupant un certain nombre de personnages au fil des planches.

    Sur un noir et blanc vif et détaillé de Horacio Altuna, nous suivons une bande de jeune de 10 à 14 ans environ dans une ville inconnue, le ton dramatique s'empare immédiatement de l’œuvre au travers des scènes de rue : sales, en désordre, où les cadavres croulent sous les déchets et les rats. Un récit post-pandémique dur qui suivra l'ensemble du one-shot, mettant en scène des enfants et adolescents proche de la découverte du désir et de la sexualité. Il se joue alors deux tableaux : la survie en milieu hostile et sans adulte (trouver à manger, se faire à manger, avoir es alliés, trouver éventuellement des armes pour se défendre ou des personnes ayant un statut particulier) et l'ambivalence de la nature humaine et sa fataliste évolution vers un monde plus adulte (les hormones et tous les élément qui se lient à l'instinct de reproduction) et ainsi le risque inéluctable de mourir du virus.

    L'originalité du récit de Carlos Trillo en fait un one-shot insolite qui donne la parole a une jeunesse obligée de grandir plus rapidement que prévu et devenir plus adulte par la force des choses, pour survivre.

    Captain_Eraclés Le 13/05/2026 à 21:36:01

    On ne va pas tourner autour du pot, cette deuxième lecture sur le Silver Surfer fait mouche encore une fois. Il s'agit du chant du cygne de ce héros et héraut injustement méconnu. Qui connait son véritable nom, Norin Raad ? Pas grand monde. Qui connait son histoire ? Presque personne.
    A la base, le cosmique ou simplement les super-héros venus de l'espace, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé. Et pourtant, et pourtant ! Quelle belle découverte, pas mal dans le sentimentalisme c'est vrai, mais une nouvelle fois très bien amené par ce duo d'artiste (Joe Michaël Straczynski à la plume, et Esad Ribic aux pinceaux), un peu d'action mais surtout un message fort et éternel pour la paix et la prospérité de nos coeurs, de nos civilisations, de notre planète.
    Concernant le dessin, il est épuré souvent, parfois onirique et puis, il est surtout puissant, en totale adéquation avec la narration. Certaines de ses pages sont magnifiques, vraiment un trait qui me procure une bonne dose de plaisir visuel.

    Un personnage à part où il n'y a nul besoin de lire des dizaines de tomes pour se sentir concernés par le propos, pour s'immerger dans l'univers. Pas besoin ici. Celui-ci et "Parabole" se suffisent à eux-même, et enrichiront votre bibliothèque tant sur le fond que la forme.

    Eric DEMAISON Le 13/05/2026 à 21:12:47

    L'histoire décrit la fin de vie de Céline qui fait un retour sur son passé. Ceux qui ne le connaisse pas découvriront peut être un personnage plein de contradictions, laissé tranquille par les Allemands, adulé par Vichy (il sera de "l'aventure Sigmaringen") inquiété à la Libération et pourtant parfois caustique et provocateur envers le régime nazi. Mais au-delà que vaut ce récit? Personnellement je n'y ai pas trouvé de prise de recul. Tout cela est trop informatif.
    Côté dessin c'est très inégal. Il y a des dessins parfois somptueux (ex couverture) et beaucoup trop d'autres que j'ai trouvés pas à la hauteur. Est-ce que l'utilisation de photographies d'époque pour expliquer cette différence en est la raison? Je ne sais pas en tous cas j'ai eu une grosse déception visuelle.

    ma15t Le 13/05/2026 à 19:47:49
    Les guerres de Lucas - Tome 1 - Les guerres de Lucas

    Super expérience de lecture. Dialogues très bien écrit et on sent que Renaud Roch maîtrise le dessin pour en arriver à ce style minimaliste.

    ArvoBlack Le 13/05/2026 à 14:55:39

    "Rockabilly" se situe dans le Kentucky des années 60 ; un récit d'aventure qui semble au départ plutôt classique, mais au travers du dessin, du Rock n'roll, de l'atmosphère malsaine qui s'en dégage et du duo Barbie/Hank qui fonctionne rudement bien, le one shot parvient à convaincre.

    Déjà grand appréciateur du trait de Dubois dans la série "TER" et "TERRE" avec Rodolphe au scénario également, on retrouve les deux auteurs sur un thème tout autre mais qui fonctionne même mieux que la série de science-fiction qui s'est égarée en chemin (surtout le 2ème cycle "TERRE"). Christophe Dubois crée des ambiances au travers des hachures et de sa palette de couleurs, tantôt chaude lors des séquences musicales et paysages de la campagne, tantôt froide lorsqu'il s'agit de la vie de famille de Hank et de leur péripéties, en proie à de nombreuses difficultés. Dubois met beaucoup de force sur les plans rapprochés, un regard ou un sourire qui traduisent beaucoup de choses par l'image. Difficile de ne pas tomber sous le charme du personnage de papier : Barbie, aux yeux violets.

    C'est surement cette famille à la fois étrange, malsaine et mystérieuse qui va créer une base de récit solide en même temps que Barbie tissera des liens avec son beau-frère et guitariste, Hank. Un bel hommage à la musique, au Rock n'roll, à l’Amérique profonde, loin des bons sentiments et des sentiers battus.

    ArvoBlack Le 13/05/2026 à 14:28:29

    Avec "Grand petit homme", j'ai retrouvé l'ambiance de "L'île aux femmes" du même auteur sans qu'il n'émane la force et la symbolique de ce dernier ; habitué à des fins pleines de surprises de la part de Zamzim ("L'ile aux femmes", "La sirène des Pompiers" et "Peau d'Homme" avec Hubert). Dans les faits, la bande dessinée "Grand petit homme" est d'une déroutante simplicité, avec une conclusion poétique mais qui manque d'ambitions et de forces.

    Avec son trait, le dessinateur arrive à créer un univers coloré et chatoyant. Par des mouvement bien placés, il arrive à suggérer la féminité et les courbes, pourtant avec un trait étonnamment minimalisme. Parfois les illustrations en pleine page laissent place aux fantasmes pour permettre de s'imaginer souris, ce qui me rappelle le contraste de taille saisissant dans l'excellente série "Les Ogres-Dieux" de Hubert et Gatignol. Stanislas est un personnage petit, coquin et séducteur, c'est même insolite d'avoir un fétichiste des pieds en tant que personnage principal ! Et justement Zanzim s'en amuse, il crée une légèreté au travers de cette obsession, jusqu’à rendre son protagoniste voyeur. A partir de là, il y a deux écoles, ceux qui voit le voyeurisme de Stanislas comme quelques choses de malsain, de pervers. Et ceux qui voit le voyeurisme de Stanislas comme une manière d'en rire et au final de passer un moment rempli de bienveillance par la douceur et la gentillesse du personnage de Stanislas.

    Tout est discutable et dépend grandement du contexte et de la manière dont cela est présenté, mais je choisirai plus instinctivement la 2ème option, car j'ai trouvé l'intention pleine de tendresse et cela amène à un imaginaire rempli de poésie. Mais c'est des choses dont on peut débattre car il atteint la pudeur sur de ses personnages de papiers et montre un comportement qui ne résout pas immédiatement sa timidité maladive. En tout cas, la bande dessinée peut se permettre ce genre de voyage là ou il serait très limité et fastidieux sur un autre support (cinéma par exemple).

    A lire pour les curieux et pour ceux qui apprécient les univers de Zanzim.

    Ekho Le 13/05/2026 à 14:23:02
    Le clan des Chimères - Tome 5 - Secret

    Un tome centré sur l'exploration du lore familial de Roquebrune, ramenant le récit dans un long flashback sur les origines des lignées de seigneurs et de créatures. Bien que l'intention de développer la mythologie soit louable, l'exécution est peu novatrice et manque d'informations concrètes.

    Le rythme est globalement traînant, surtout lors des moments de réconciliation artificiels. Cependant, le tome parvient à retrouver de l'énergie et de l'impact visuel lors de la confrontation finale avec les kobbolds souterrains, soutenue par un dessin solide.

    En conclusion, l'album réussit à étoffer son univers sans parvenir à faire avancer l'intrigue principale, laissant le lecteur avec une sensation de récit en suspens.

    Pour lire ma critique complète :
    https://www.alphabulle.fr/le-clan-des-chimeres-5-un-passe-ressasse/

    Captain_Eraclés Le 13/05/2026 à 12:59:52
    Conan le Cimmérien - Tome 1 - La Reine de la Côte noire

    C'est avec cette édition en format BD Franco-Belge de 2018 que j'ai décidé d'entrer dans le monde des comics "Conan" crée par Robert E.Howard en 1932. Une édition glénat qui reprend les meilleures aventures en one-shot dont chacun des numéros est présenté par des auteurs différents. Tout le monde y ai gagnant, le lecteur d'abord car il pourra se contenter du récit qui l'intéresse, mais aussi les artistes qui peuvent avoir l'honneur de travailler (et pour certains, se faire connaître) sur du Conan.

    Pour lancer la série, on commencera avec "La reine de la côte noire", première aventure où une femme joue un rôle dominant, premier récit où Conan émet du sentiment. A côté de ça, je trouve que l'aspect épique de ce périple est malheureusement trop rapidement traité. Nous avons de belles descriptions de paysages ou d'évènements évoqués par Conan, mais n'avons pas l'honneur de l'avoir en image. Pas le temps non plus se s'accrocher à cette reine qui pourtant mériterait toutes les attentions, car son développement est baclée.
    De plus, le trait enfantin atténue énormément l'aspect héroïque des batailles, bride la sensualité et la bestialité lors des ébats amoureux de nos deux tourteraux, et enfin le dessin léger et jovial brise complètement la stupeur et la violence des scènes maccabres.
    C'est du Conan soft, plus proche de la comptine que de la dark fantasy, loin de l'idée que voulait véhiculer Howard, j'imagine.

    A vrai dire, j'ai tout de même passé un moment agréable, bien que trop rapide et quelque peu fade. Cependant je lui ai préféré son dossier de fin d'album résumant la création du personnage, son rapport à la société contemporaine (grande dépression) et ses différences avec les oeuvres de son temps. Conan n'a pas d'objectif si ce n'est celui se survivre et de profiter au maximum des plaisirs que chaque jour lui offre. Il ne comprend pas la civilisation et souhaite jouir des libertés qu'offre la vie de nomade, saisissant toutes opportunités présentées pour son propre bien être.

    MERRY1 Le 13/05/2026 à 12:59:50
    XIII Trilogy - Jones - Tome 1 - Azur noir

    En total accord avec la critique de Hervé26.
    J'ajouterai simplement que cette critique est renforcée par la lecture du tome 2.
    Je n'achèterai donc pas le 3 et remettrai en vente les 2 premiers.

    Pierren11 Le 13/05/2026 à 09:56:11

    Cette bd est un petit chef-d'œuvre.

    Il ne faut pas se laisser tromper par son trait agréable et son ton léger. Ce qu'Aude Picault raconte c'est la tragédie vécue par nombre de femmes qui ne trouvent pas chaussure à leur pied. Claire est manifestement une "fille bien" et pleine de qualités, qui mérite de se réaliser. Mais elle est prise dans les injonctions contradictoires de la société, dans les névroses familiales et dans sa propre naïveté.
    C'est précisément un drame sans fracas, sans aventures rocambolesques qui se joue.
    La trajectoire de Claire est pathétique. Elle sent que son idéal lui échappe et que sa vie glisse dans la mauvaise direction. Mais cela a lieu dans la banalité silencieuse du quotidien.

    Le graphisme colle parfaitement au propos.
    Les planches sont belles.
    Les saynètes méritent d'être lues attentivement.
    Le titre est excellent.

    Erik67 Le 13/05/2026 à 08:56:28

    Ce titre du manga d'horreur signé par la maître Junji Ito m'a tout d'abord attiré par sa couverture qui est la reproduction du fameux cri qui est une œuvre expressionniste de l'artiste norvégien Edvard Munch. Symbolisant l'homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle, elle est considérée comme l'œuvre la plus importante de l'artiste.

    Visiblement, Junji Ito semble faire un détournement comme pour marquer un cri d'horreur qui pose bien des questions. Pour le fond, c'est un recueil de 8 contes horrifiques dont on a désormais l'habitude et qui sont publiés pour la première fois en français. Depuis quelques temps, on a droit plus qu'à des fonds de tiroir pour une exploitation maximale ce qui ne recueille guère mon assentiment..

    Cela tourne parfois à une exagération qui est censé en mettre plein la vue , là où plus de retenue aurait créer un climat tout aussi horrifiant mais surtout crédible à la manière de « Conjuring » par exemple. Bref, on sombre dans la série Z. C'est à se demander si cette surenchère dans la terreur produit un résultat de qualité...

    Pour autant, je dois reconnaître que certaines nouvelles comme « la charpente possédée » ou encore « Miss scalpel » ou bien « l'oiseau noir » ont retenu mon attention pour une certaine qualité scénaristique.

    Au niveau graphique, j’apprécie toujours autant son dessin assez simple avec un trait fin et précis. Il faut reconnaître que le découpage et les cadrages sont d'une efficacité à toute épreuve pour créer cette ambiance malsaine et cauchemardesque.

    D’ailleurs, en voyant cette couverture reprenant le fameux cri d’Edvard Munch, je me suis dit que même l’homme moderne, emporté par une crise existentielle, aurait peut-être préféré se cacher sous la couette plutôt que de plonger dans cette anthologie d’horreurs…

    Mais bon, si on veut vraiment se faire peur, autant commencer par regarder cette couverture… après tout, c’est un peu comme ouvrir la porte du grenier sans savoir ce qu’on va y trouver : on se demande si on va tomber sur un monstre ou juste une vieille boîte de souvenirs poussiéreux.

    Au final, c'est plutôt une bonne proposition que voilà. Ces fragments d'horreur peuvent véritablement vous horrifier si vous rentrez dans cette ambiance.

    citudor Le 13/05/2026 à 08:32:56

    Sous couvert des codes du conte et des couleurs généreuses, l'auteur décortique les relations humaines (l'amour principalement). Qui, comment, pourquoi... un potentiel début de thérapie ou de remise en question.

    Pulp_Sirius Le 13/05/2026 à 03:14:12

    == Avis pour les deux tomes ==

    Pas mal moins intéressant que « Birth of Livaï », « Lost Girls » met en scène Annie dans le tome 1 et Mikasa dans le tome 2. J'ai trouvé leurs histoires respectives moins convaincantes, en particulier celle d'Annie. Pour les fans de la série, à lire après le tome 24!

    Pulp_Sirius Le 13/05/2026 à 03:07:58

    == Avis pour les deux tomes ==

    Très bon spin off de L'Attaque des Titans qui nous révèle un peu l'origine de Livaï et de ses amis dans les bas-fonds. On reste vraiment dans l'esprit de la série. À lire pour les fans de la série, probablement après le tome 14!

    Pulp_Sirius Le 13/05/2026 à 02:55:24
    L'attaque des Titans - Tome 1 - Tome 1

    == Avis pour la série, c.-à-d. les 34 tomes ==

    Je suis un peu retombé dans les manga ces temps-ci, que j’avais abandonnés au profit des BD européennes depuis de nombreuses années. De plus, je me disais que je n’allais jamais écrire d’avis pour des manga sur ce site, parce que je trouve que, généralement, les lecteurs de BD européennes n’aiment pas trop les manga et vice-versa.

    Lire « L’Attaque des Titans » m’a fait changer d’avis. Voici mon avis, parce que pourquoi pas.

    Je n’ai jamais lu une série comme L’Attaque des Titans. Jamais. C’est surprise, sur révélation, sur retournement de situation, sur surprise, sur révélation, sur retournement de situation, encore et encore, du début à la fin. Et contrairement à nombre d’histoires où trop de retournements de situation insensés nous font lever les yeux vers le ciel, où on a l’impression que l’auteur sort des lapins de son chapeau sans trop se soucier de la cohérence de l’histoire, Isayama fait l’inverse. Il a pensé à tout depuis le début. Tout se tient. Tout est logique. Tout fonctionne. C’est complètement fou.

    C’est une série intelligente où les personnages sont tout aussi intelligents. Ils évoluent à travers l’histoire. L’histoire est complexe. L’histoire vous tient en haleine. Isayama ne cesse de vous donner des claques, et lorsque vous recommencez à souffler un peu, SLAP, une autre pour la forme! Certes, c’est une série qui contient quand même quelques extravagances. On parle de Titans qui bouffent des humains, après tout. Mais tout est tellement bien ficelé. Tellement réfléchi. Tellement voulu.

    À l’inverse des shounen (ou même de certains seinen) où le protagoniste doit grandir et devenir toujours plus fort, ici toute l’histoire se focalise sur la découverte de la vérité. Qui sont les Titans et d’où viennent-ils? Les personnages grandissent et évoluent, mais en personnalité, pas en force de combat.

    Si vous vous attendez à de l’action en permanence, vous serez déçus! Il y a énormément de bla-bla dans L’Attaque des Titans. Mais c’est du bla-bla intelligent. Du bla-bla qui permet de développer les personnages et de nous en apprendre plus sur le monde des Titans. Je ne me suis jamais ennuyé. Ça rend les scènes d’action, quand il y en a, encore plus puissantes.

    En points négatifs, je dois dire que j’ai plus ou moins aimé le dernier tome. La fin était un peu « too much » pour moi. Mais pouvait-il en être autrement après avoir lu une série aussi riche en émotions? De même, la série est parfois TROP violente à mon goût, à la limite de l’acceptable. Âmes sensibles, s’abstenir! La violence ne me dérange généralement pas outre mesure, mais ici Isayama pousse parfois le bouchon un peu trop loin à mon goût. Pas toujours, mais parfois. Il y a aussi le dessin, plutôt moyen, mais ça, tout le monde le sait. Et c’est une longue série. 34 tomes, ça demande un bon investissement de temps. Il paraît que l’animé suit le manga presque 1:1, alors pour ceux pour qui ce serait plus facile de regarder la série, lancez-vous!

    Je n’ai jamais lu une série semblable à L’Attaque des Titans. C’est une expérience comme nulle autre. De véritables montagnes russes. C’est une œuvre monumentale. C’est vraiment... une œuvre titanesque.

    Pulp_Sirius Le 13/05/2026 à 01:55:32
    Le chevalier Rouge - Tome 16 - La brigade écarlate

    Un bon tome! Même si on retourne encore en arrière avec cette histoire, je la trouve particulièrement divertissante, notamment grâce à sa myriade de personnages qui servent tous un rôle plus ou moins important. Johan rencontre une dryade qui a un conflit avec des petits êtres verts qui hantent la forêt, pendant qu'un village qui se fait protéger par une armée appelée La Brigade écarlate doit se frotter à des brigands et à des nomades, qui sont deux groupes distincts! Évidemment, notre preux chevalier devra se frayer un chemin à travers tout ce beau monde et escorter un prévôt qui tient l'un des brigands pour prisonnier. Il y a également deux alchimistes que Johan connaît déjà, mais que bien sûr les lecteurs francophones n'ont jamais rencontrés. L'une des bonnes histoires de Biddeloo selon moi, et le dessin est particulièrement réussi!

    Ce tome correspond au tome 101 de la version néerlandaise. Et avec le tome 14, la version française nous aura donné les tomes 99 et 101, en sautant le tome 100! Étrange!

    addrr Le 12/05/2026 à 23:32:53

    Ruju au scénar’ ? Mastantuono aux dessins ? … ça part bien. Verdict ? À la hauteur. Waouh ! Intense, beau à couper le souffle, épique … du grand Tex.

    Jazy4524 Le 12/05/2026 à 22:50:01

    Voici, pour moi, le meilleur run de Captain America des années 70.

    Steve Englehart et Sal Buscema signent ici un run qui couvre la totalité de l'intégrale.

    Tout commence dans l'intégrale précédente lorsque la Vipère pour se venger de Cap et du Faucon appelle le comité pour la reconquête des principes américains et demande à ce que soit lancée une campagne de diffamation contre le héros étoilé.
    Ce qu'il n'avait, toutefois, pas prévu c'est l'importance que cela va prendre.

    Cap se retrouve, bien malgré lui, compromis dans le meurtre de Tumbler (déjà apparu dans Tales of Suspense). Après un affrontement avec Pierre de Lune, il est emprisonné mais est délivré par un groupuscule de l'Empire Secret qui veut le discréditer encore plus.

    Cap et le Faucon dans leur exil tombent sur les X Men qui leur apprenne l'existence de l'Empire Secret et que celui ci enlève les mutants.

    Le Shield les prend alors en chasse. D'ailleurs les rapports entre Cap et Fury sont au plus bas à cette période.
    Ils parviennent à s'échapper. Cap et le Faucon se font passer pour des agents de l'Empire tandis que les attendent de pouvoir intervenir. Tous ensemble vont finir par venir à bout de l'Empire Secret. Cap va même découvrir l'identité du numéro 1.

    Cap est alors désillusionné. Toutes ses croyances dans les valeurs de l'Amérique sont brisées et décide de raccrocher malgré les protestations de son entourage.

    S'ensuit alors une période où le Faucon, déçu, continue son chemin seul.
    Pas pour longtemps car le golden Archer va pousser Steve Rogers qu'il ne peut cesser le combat. Il revient sur le devant de la scène mais en tant que..........Nomad.

    Cela tombe bien car l'escouade des Serpents revient avec un nouveau chef............La nouvelle Vipère (ex miss Hydra).

    Pour remettre cet histoire dans son contexte, cet album est réalisé en 1974 alors que se termine aux Etats Unis le scandale du Watergate qui se termine par la démission du président américain. Ce scandale a littéralement provoqué une onde de choc pour les américains. Suite à cela une crise de confiance s'est développée de la part du peuple vis à vis de ses institutions.

    C'est exactement ce que Henglehart représente ici. La chute du numéro un (qui n'est autre qu'un haut placé de l'administration américaine) devant Cap qui constate que tout ce en quoi il est croit est corrompu et laisse finalement tomber le costume.

    En conclusion cette album est une véritable pépite qui vaut vraiment le coup d'être lu. Il fait parti de ces moments culte dans la série du personnage au même titre que la naissance du Faucon où bien encore les imposteurs. Un must.

    Captain_Eraclés Le 12/05/2026 à 21:29:29

    Un bon album qui doit principalement sa réussite à la dessinatrice Tula Lotay dont le point d'orgue est la superbe retranscription des années 20 aux states.
    Car concernant le scénario c'est du basique (mais agréable à lire), comme dit ci-dessous, du Bonnie and Clyde aérien.

    Captain_Eraclés Le 12/05/2026 à 16:22:27
    Druuna - Tome 1 - Morbus Gravis

    La série Druuna suit une héroïne évoluant dans un monde post-apocalyptique mêlant horreur biologique, dictature technologique et sexualité omniprésente.


    Les premiers tomes séduisent surtout par leur univers et leur puissance graphique plus que par un scénario rigoureux . Le récit est volontairement confus, onirique et parfois décousu, avec beaucoup de symbolisme et de passages hallucinés. Quant aux dialogues, ils restent très simples, l’histoire avance souvent par visions, poursuites et scènes de survie. Au fil des tomes il devient répétitif et sert surtout de prétexte aux scènes érotiques et aux visions grotesques. Trop fantasmagorique et redondant pour moi sur les derniers tomes, je lisais sans réel plaisir de lecture. C'est dommage.


    Les dessins de Paolo Eleuteri Serpieri dans Druuna sont le principal attrait de la série : Extrêment détaillés et réalistes, je n'ai rarement voire jamais vu aussi beau dans ce registre. Les corps humains, textures organiques et architectures mécaniques sont rendus avec une précision spectaculaire et enfin l’ambiance visuelle mélange érotisme, body horror et science-fiction avec un univers "bio-mécanique" exceptionnel.

    J'ai été autant échauffé par ses courbes et ses positions que dégouté par les horreurs qui la prenaient. Un univers unique, une atmosphère porn*gore particulière car intégrée dans la science-fiction, avec un scénario captivant sur les débuts, Druuna c'est tout de même à découvrir pour tout lecteur de BD.

    Poulpo Le 12/05/2026 à 11:11:34

    L'ennui s'installe au fur et à mesure de la lecture de cette intégrale; certainement du fait du traitement scénaristique et de dialogues pas très riches. Le graphisme n'est pas suffisamment sombre et acéré pour l’exercice du "film catastrophe". Les expressions très particulières des visages (notamment l’héroïne principale) m'ont laissé une impression étrange à la lecture.

    Erik67 Le 12/05/2026 à 08:16:21

    L'expression "France profonde" évoque généralement une image de la France rurale, authentique et traditionnellement conservatrice, souvent éloignée des grandes villes et des centres urbains.

    Elle fait référence à des régions où la culture, les coutumes et le mode de vie restent proches de leurs racines historiques, avec une forte identité locale, des traditions agricoles, et un rythme de vie plus tranquille. Cela peut aussi inspirer des sentiments de nostalgie, de simplicité, ou d'attachement à des valeurs comme la solidarité, la famille, et la préservation du patrimoine.

    Certes, mais là, il s'agit de l'essor du cinéma pornographique dans les années 70 dans une France qui peut également être qualifié de profonde. Certes, ce ne sont doute pas les mêmes valeurs ! Je dois dire que je n'ai pas trop aimé car je ne suis sans doute pas adepte de ce type de cinéma et que le sujet ne me passionne guère même s'il faut de tout pour faire un monde.

    Pour autant, je reconnais une certaine subtilité dans le traitement de ce récit sur un thème sans doute pas facile à traiter pour le grand public avec quelques pointes d'humour. C'est quand même une page du cinéma avec un documentaire tout à la fin sur le cinéma érotique.

    Sotelo Le 12/05/2026 à 02:37:22
    Chonchu - Tome 15 - Tome 15

    Ivre de vengeance, Euntae se retrouve enfin face à Chonchu, dans un ultime combat dans lequel il repoussera ses limites. C'était évident. Il y avait beaucoup trop d'intrigues en suspens pour que cet ultime volume aient pu toutes les conclure. Le souci c'est que ce quinzième volume n'en conclut aucune, préférant nous proposer un "ultime combat", occupant la quasi-intégralité du tome. Après un affrontement âpre et violent, parfaitement à l'image de la série, la mention "Fin de la première saison de Chonchu" nous met face à l'évidence : ces 15 premiers tomes n'étaient en réalité que le premier chapitre d'une fresque plus vaste... sauf que ce tome 15 est sorti en 2004 et que la série n'a toujours pas été reprise depuis. Que dire donc au sujet de "Chonchu" ? Récit de fantasy d'inspiration asiatique, la série ne manque pas d'atouts : un univers sombre et violent sans concession, des personnages hautement charismatiques, de très grands moments (notamment l'incroyable tome 9), un dessin assez impressionnant. Mais malheureusement, tant que la série restera inachevée, il est difficile de conseiller cette oeuvre, ce qui reste vraiment regrettable vu son potentiel plus qu'évident.

    Danvorst Le 11/05/2026 à 23:56:17
    Les tuniques Bleues - Tome 52 - Des bleus dans le brouillard

    Il est clair que l'age d'or de la série est révolu. On sent bien que Cauvin a du mal à renouvelle ses scénarios. Le résultat reste tout à fait correct, mais ça donne quand même une sensation de déjà vu, et l'effet de surprise en prend un coup. Mais quoi de plus normal après 52 tomes pour la même série... Pour cet album on pourra tout de même apprécier certains gags qui sont excellents, et un dessin réussi.

    Danvorst Le 11/05/2026 à 23:23:30
    Les tuniques Bleues - Tome 51 - Stark sous toutes les coutures

    Une fois de plus, un potentiel scénaristique assez mal exploité. Stark est un personnage arrivé tôt dans la série, et il y aurait probablement eu beaucoup à dire sur cet officier si particulier. On se retrouve à la place avec un récit qui sonne creux, et où on frôle parfois l'ennui. Dommage !

    addrr Le 11/05/2026 à 23:13:45

    Relecture 10 ans après, et… c’est encore plus merveilleux de relire cette perle, en étant plus mûr, en ayant vécu plus de tragédies, et en ayant étoffé pour mon goût pour la poésie.
    Je mettrais bien 6/5 mais c’est impossible…

    Captain_Eraclés Le 11/05/2026 à 22:54:19
    Blueberry - Tome 10 - Général "Tête Jaune"

    Les tomes 7 à 10 développent une intrigue autour de personnages (Général Custer et Dodge, Crazy Horse, Sitting Bull etc ...) et de faits historiques (7e régiment de cavalerie etc...) liés à la construction du premier chemin de fer transcontinental par deux compagnies (l'Union Pacific et la Central Pacific), partant chacune de leur côté pour finalement se rejoindre en un centre. Un travail titanesque semé d'embuches, créant des tensions avec différentes tribus et des manipulations militaires et financières dans l’Ouest américain. Blueberry y apparaît moins comme un simple officier aventureux et davantage comme un héros ambigu, débrouillard et souvent en conflit avec l’autorité.

    Ce deuxième cycle de Blueberry marque un tournant important : l’aventure devient plus ample, plus politique et plus sombre, tout en gardant le souffle du western classique. Le talent des deux artistes se confirme avec une narration rythmée, maitrisée, datée mais tellement plaisante, enrichissante, et toujours riche en rebondissements. Des dessins plus réalistes et cinématographiques dans leur mise en scène. Je suis totalement pris dans ces aventures et bien souvent, même si je sais que la série est encore longue, je me fais du mouron sur l'avenir proche de Mike Blueberry, Red et McClure. Un jour, un des trois n'y réchappera pas, je le sais, je le sens !
    Et enfin, ne pas oublier de mentionner ces sublimes couvertures.

    Jazy4524 Le 11/05/2026 à 22:13:30

    Après une année 1972 folle, 1973 est une année plus tournée vers le fantastique et l'horreur.
    Steve Englehart reste majoritairement présent. Roy Thomas, Tony Isabella et Steve Gerber font un petit passage.
    Sal Buscema ne manque qu'un seul épisode au profit d'Alan Weiss.

    Cette intégrale est placée sous le signe du serpent et de Griffe Jaune.

    Cap et le Faucon vont donc se retrouver nez à nez avec un ancien publicitaire qui a décidé de se lancer dans le business des super vilains (il devient Vipère) et va même jusqu'à monter l'escouade des Serpents.
    Bien que cette histoire n'est pas la plus extraordinaire de la série, elle nous propose des personnages inhabituels sur la série.
    De plus c'est là que prend naissance la campagne publicitaire de dénigrement qui affecte Cap l'année suivante et qui débouchera sur l'Empire secret.

    Le run avec Griffe Jaune est assez chouette également. Griffe Jaune est un personnage crée dans les années 50 par Atlas que Jim Steranko a repris dans la série SHIELD de Strange Tales en 1967. IL joue ici aux apprentis sorciers en tentant de ressusciter sa nièce où bien en finançant les expériences de la très belle Nightshade pour transformer des êtres humains en loup garoup. Je ne parle pas non plus des nombreuses momies que l'on croise.

    Steve Englehart donne un ton très fantastique à la série et ce n'est pas pour nous déplaire d'autant plus que les dessins de Sal Buscema sont très fluides et bien encrés.

    Au niveau de l'encrage il y a toujours une excellente équipe.

    Sinon on retrouve des épisodes plus conventionnels.

    Ainsi nous avons un épisode où l'Anguille, Porc Epic et et l'Epouvantail travaillent sous les ordres d'un certain Commandant Masqué.

    Nous retrouvons également une histoire en deux parties avec Le Docteur Faustus qui utilise toujours ses manipulations psychologique contre Cap. Cette fois il a toutefois une invitée bien particulière pour Cap.

    Enfin il y à un épisode avec Soolarr et le Phoenix.

    Englehart nous introduit quelques personnages intéressants ici; Nightshade, Peggy Carter.

    Les tensions entre Cap et le Faucon sont toujours aussi vives (Leila n'aidant pas non plus) mais s'atténuent au fur et à mesure.

    En conclusion, nous avons ici un album qui se laisse lire avec plaisir même si il se trouve entre deux années exceptionnelles.

    ArvoBlack Le 11/05/2026 à 22:07:32

    Pour ma part, j'ai eu du mal à rentrer dans l’adaptation en BD de "Salon de Beauté" de Quentin Zuttion au point de ne pas avoir eu envie de lire la 2ème moitié ; plutôt hermétique à cette analogie du virus du VIH qui met du temps à se décanter. Les protagonistes sont comme enfermés avec leurs états d’âmes, mais je n'arrive pas à en extraire l'essence. J'ai apprécié la poésie que se dégage derrière ces écailles aux éclats colorés, j'ai moins aimé l'ambiance qui y règne, dans un univers queer.

    Le dessin est pourtant doux et satisfaisant, il est la plus jolie réussite de cette adaptation de Mario Bellatin, sur des tons verts, bleus et orangés qui sur la fin prennent sens en ressentant la maladie comme de plus en plus envahissante, à force que les corps sans vie s'entassent. Je n'ai pas grand chose à dire en plus, je pense que "Salon de Beauté" est avant tout une bande dessinée qui se vit, se ressent ; soit le lecteur est touché par son approche atypique, mais aussi universelle autour de la maladie, soit il peut rester indifférent et passé à coté de l’œuvre. Pour ma part, c'est malheureusement la 2ème option.

    nonoB Le 11/05/2026 à 18:50:19

    Réunion de planches parues dans ' Amitiés PTT', qui racontent, en langue verte, les tribulations 'alcoologiques' d'un mec, anecdotes vécues par lui, sa famille et ses amis. Souvent hilarant, et authentique ! (description trouvée sur le net) ;
    Le scénariste n'est par Françoise Procureur (coloriste de Goffin ou Geluck), mais Robert Provost. La première édition serait de 1978.

    Campanar Le 11/05/2026 à 18:03:00

    Je dois dire que j’aime beaucoup cette période de l’histoire, malgré bien entendu tout le malheur qu’elle a provoqué !
    Et lorsqu’un épisode de ce temps est aussi réussi, j’en suis ravi.
    C’est sérieux et sans artifice, avec tout ce qu’il faut d’ironie.
    Un bon moment de lecture.

    Danvorst Le 11/05/2026 à 12:22:02
    Les tuniques Bleues - Tome 50 - La traque

    Cet album fait évidemment penser à l'incontournable de la série "La prison de Robertsonville". On y retrouve Cancrelat, le lieutenant de la prison, et bien entendu la prison elle-même. On a droit à quelques bonnes idées, mais aussi certaines qui sentent un peu plus le réchauffé. C'est un bon album, mais qui souffre inévitablement d'une comparaison avec son prédécesseur qui était bien plus réussi.

    Erik67 Le 11/05/2026 à 08:32:42
    Les gorilles du Général - Tome 1 - Septembre 59

    On sait tous que le Général de Gaulle a été rappelé au pouvoir en 1959 pour mettre fin à la guerre d'Algérie. On ne pensait pensait pas qu'il le ferait de manière pacifique en rendant la liberté à ce peuple.

    Pour autant, cette position de revirement n'a pas beaucoup plus à ses détracteurs surtout le FLN d'où le fait qu'il soit devenu l'homme le plus menacé de la planète. En 1963, le Président Kennedy pourtant bien protégé a été abattu.

    C'est dans ce contexte qu'on va s’intéresser aux gardes du corps du Général. Visiblement, il y en avait 4 surnommés les gorilles mais dont un a été remplacé par un petit nouveau avec des méthodes qui semblent en apparence plus efficace.

    C'est assez intéressant de découvrir leur histoire respective. Xavier Dorison va exploiter ce récit à merveille au niveau de la réalisation pour une mise en tension dans le cadre de la décolonisation que la France avait visiblement beaucoup de mal à accepter.

    En lisant cette BD, je me dis que nous avions sans doute l'un des meilleurs dirigeants au monde car il faut avoir connu la guerre pour faire tout pour éviter un carnage qui aurait coûté la vie à plus d'un million de nos soldats. Il avait non s seulement l'intelligence mais un grand sans politique ce qui manque cruellement en ce monde surtout en ce moment.

    Un mot sur le dessin pour dire qu'il est net et précis et surtout qu'il fait dans le dynamisme ainsi qu'un réalisme que j'aime beaucoup. Même le découpage me semble parfait ce qui rend la lecture assez fluide.

    Bref, pour moi, c'est de la très bonne BD bien réalisée qui de plus paraît assez instructive sur cette époque qui a vu naître la 5ème République !

    Sotelo Le 11/05/2026 à 02:12:02
    Chonchu - Tome 14 - Tome 14

    Pour pouvoir être reconnu comme le sauveur des Habaeks, Chonchu doit parvenir à forger l'épée de Gum, ce que ce dernier n'est pas parvenu à faire en 20 ans... L'intrigue dans le souterrain continue de traîner en longueur mais ce quatorzième tome parvient à relever le niveau grâce à ses nombreux flashbacks, qui viennent nous en apprendre plus sur la fameuse révolution des Yemeks, prenant place 20 ans auparavant. Particulièrement sombres et violentes, ces séquences souvenirs glacent le sang et viennent nous rappeler que "Chonchu" n'est jamais meilleure que lorsque la série embrasse frontalement la noirceur de son univers sans pitié. Brillant.

    Ekho Le 10/05/2026 à 22:58:26
    Long John Silver - Tome 3 - Le Labyrinthe d'Émeraude

    J’ai trouvé ce troisième tome de Long John Silver très différent des précédents : moins centré sur les intrigues internes du navire, mais beaucoup plus porté sur l’ambiance et le souffle aventureux. L’entrée dans la jungle amazonienne transforme progressivement le récit en véritable descente fiévreuse, presque toxique.

    Visuellement, Mathieu Lauffray livre encore des planches magnifiques, saturées de verts et de lumières étouffantes. J’ai toutefois trouvé les personnages un peu moins lisibles graphiquement, et les enjeux scénaristiques plus simples que dans les deux premiers albums.

    Mais l’atmosphère est tellement réussie qu’elle emporte tout sur son passage !

    Pour lire ma critique complète :
    https://www.alphabulle.fr/lenfer-est-vert-pour-long-john-silver-3/

    italia Le 10/05/2026 à 22:34:38
    Tintagel - Tome 1 - Yseut la blonde

    Tintagel rien que le nom fait rêver c'est le monde arthurien et nos racines, nos légendes. Sans cela nous ne sommes rien tel un arbre sans ses racines. Bon début pour ce premier Tome avec Yseult souhaitons une suite.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 21:41:24
    Les tuniques Bleues - Tome 49 - Mariage à Fort Bow

    Premier album de la série que je considère comme décevant. Côté scénario ce n'est pas forcément très structuré, et par conséquent ça a du mal à passionner. On a un mélange de deux histoires qui n'ont en soit pas de véritables liens l'une avec l'autre, à savoir les alentours de Fort Bow qui vont être assailli de chercheurs d'or, et le faux mariage entre Blutch et Amélie Appeltown. Côté dessin, on voit que c'est monins précis, particulièrement au niveau des visages ; mais rien de véritablement alarmant, le rendu reste globalement réussi. En bref, une lecture qui laisse un peu perplexe.

    franp Le 10/05/2026 à 21:37:21

    Paradoxalement, le Dernier des Pharaon est ... un des meilleurs Schuiten ! Tout du moins pour ceux qui n'apprécient pas les Cités obscures ... Mais ça ne suffit pas à en faire un bon album : il aurait fallu pour cela un bon scénariste, et surtout envoyer balader tout ce fatra écolo-libertaire lourdingue qui encombre les pages. Que l'on vienne de Schuiten ou de Jacobs, on veut du rêve, du merveilleux, de l'étrange. Pas un sermon écolo.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 20:03:31
    Les tuniques Bleues - Tome 48 - Arabesque

    Tout comme pour "Requiem pour un bleu", on sent qu'on est un peu passé à côté d'un gros potentiel puisque le sujet était en soit vraiment intéressant à traiter. L'album est entièrement dédié à Arabesque, le très fidèle cheval de Blutch, sous formes de plusieurs histoires courtes et indépendantes. La plus intéressante est la dernière, qui revient sur l'origine du cheval. Mais peut être aurait-il mieux fallut développer davantage cette idée et en faire un album intégral...

    Danvorst Le 10/05/2026 à 19:52:29
    Les tuniques Bleues - Tome 47 - Les Nancy Hart

    Les bleus s'apprêtent à attaque une ville aux mains des confédérés qui va s'avérer être défendue par des femmes. L'humour est bon, parfois cliché ; on sent bien que depuis quelques tomes les récits sont globalement moins intéressant, moins prenant ; c'est également le cas de celui ci. Mais malgré tout, l'ambiance des Tuniques Bleues, la relation entre nos deux héros nous font quand même passer un bon moment.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 18:37:22
    Les tuniques Bleues - Tome 46 - Requiem pour un Bleu

    Le potentiel de cet album est clairement sous exploité. Au bout d'un nombre incalculable de charges aux côtés de Stark, on pouvait supposer qu'un jour un de nos deux héros n'en reviendrait pas. C'est justement de la mort de Blutch dont il est question ici. En point négatif, on retrouve un côté trop répétitif et une issue globalement prévisible. Cependant, l'humour reste réussi, et le récit intrigue malgré sa simplicité.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 18:15:29
    Les tuniques Bleues - Tome 45 - Émeutes à New York

    Le contexte historique est un point clé de ce tome, en sachant bien entendu qu'il y a du avoir quelques adaptations pour coller au registre du genre humoristique. On évoque ainsi le recrutement de nouvelles troupes et les méthodes discutables associées, la colère qui monte et qui mène à l'émeute, les civils équipés de mitrailleuse... Une lecture intéressante, dans un véritable cadre urbain, en l'occurrence New York.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 18:11:07
    Les tuniques Bleues - Tome 44 - L'oreille de Lincoln

    Ce qui est excellent dans cet album, c'est le tunnel creusé sous les confédérés, et les gags qui vont avec. En ce qui concerne l'oreille de Lincoln, c'est malheureusement moins réussi et moins intéressant. On a donc un tome dans la moyenne, qui reste plaisant à lire.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 18:06:58
    Les tuniques Bleues - Tome 43 - Des bleus et du blues

    Pour ce 43ème album on s'éloigne des champs de bataille, avec le retour d'Abigaïl, la sœur de Stilman, appercue à la fin du tome précédent. C'est aussi l'occasion de retrouver la fameuse Amélie Appeltown. Un bon album, avec un scénario "gentillet", on sent quand même que l'inspiration vient à manquer à certains moments.

    Eric DEMAISON Le 10/05/2026 à 16:46:32

    Robert Crumb nous fait ici un topo sur ses sources de paranoïa, et elles sont nombreuse. Il est foncièrement anti-vax et à ce titre prêt à croire tous les anti-systèmes qui existent. C'est un peu surprenant et d'ailleurs cela le terrifie. Mais il réussit ici à faire de temps en temps un pas de côté et pose un regard interrogateur sur ses positions. Le paranoïaque doute du bien fondé de sa paranoïa!
    Le discours est donc beaucoup plus tempéré qu'il n'y parait, je pense que chacun dans ce livre peut être interpelé par certaines pages. Mais ce livre n'est-il pas la traduction d'un pur délire?
    Il y a ici une somme d'histoires. A noter celle coécrite avec son épouse (décédée) et dessiné par Robert Crumb.

    Est-ce un bon album? Je ne sais pas mais il est à découvrir.

    Sweethy Le 10/05/2026 à 16:16:05

    J’ai terminé Helen of Wyndhorn et cette lecture m’a vraiment accroché.

    Visuellement, le comics est magnifique : les dessins de Bilquis Evely sont ultra détaillés sans être confus, et les couleurs renforcent parfaitement les ambiances. Les grandes planches fantasy sont particulièrement marquantes.

    Côté écriture, Tom King propose un texte fluide et clair. On ne se perd jamais entre les récits et les points de vue.

    Ce qui ressort surtout, c’est l’ambiance : un mélange de fantasy, de manoir et de drame familial très bien dosé. On s’attache vite à cet univers et aux personnages.

    Au final, ce qui m’a le plus marqué, c’est la relation entre le grand-père et sa petite-fille. Un lien qui passe par tout l’univers qu’il lui transmet : ses récits, son imaginaire et sa manière de voir le monde. Le fantastique prolonge cette relation plutôt que d’être juste un décor.

    Pour moi, c’est avant tout une histoire de transmission, où les récits construisent un monde à part entière.

    Petit bémol : la transition entre les chapitres 5 et 6 est un peu brusque, une progression plus douce aurait mieux servi la fin.

    Une lecture que j’ai vraiment appréciée, surtout pour son ambiance et ses dessins.

    addrr Le 10/05/2026 à 15:25:11

    Une série Must-Have du genre. C’est tout autant une satire sociale du monde du travail (et d’autres chose comme le vivre ensemble ensemble) qu’une série fantastico-comique d’horreur. On ne s’ennuie jamais, c’est très généreux, les personnages sont attachants, ça fourmille d’idées géniales … le top !

    Jazy4524 Le 10/05/2026 à 15:05:02

    1972 est une année de changement sur la série.

    Tout d'abord Gary Friedrich laisse sa place aux scénario à Gerry Conway et à Steve Englehart en fin d'année.

    Au niveau des dessins, John Romita Sr est out. Gil Kane prend la relève sur le premier numéro et arrive ensuite Sal Buscema.
    Englehart et Buscema vont rester tous les deux sur la série pendant près de 3 ans et vont nous offrir deux run très importants dont un est présent ici.

    Le résultat pour cette année est très bon. Sal Buscema est brillement efficace. Il nous régale d'excellentes planches pages après pages. Son travail est bien valorisé par une équipe d'encreurs cinq étoiles.

    Le thème qui ressort de cet album est celui des imposteurs qui couvre les quatre derniers numéros de l'album.
    Captain America et le Faucon faces au Cap (William Burnside) et Bucky des années 50 totalement incontrôlables et suspectant tout le monde d'être traître à la nation.

    A la base "Captain America et Bucky des années 50" avait été crées pour lutter contre le communiste mais suite à une expérience incomplète avaient complètement perdu la boule et étaient devenus incontrôlable.
    Ces deux personnages avaient l'objet d"une série en 1954 mais la série s'était interrompu au bout de 4 numéros.

    Ce n'est pas sans nous rappeler le McCarthysme des années 50. C'est bien évidemment délibéré de la part d'Englehart qui émets une critique cinglante sur cette période.

    Ceci dit ce n'est pas le seul objectif. Cela permets également à Englehart de faire le lien entre les deux Captain et ainsi de relier les deux périodes.

    Un excellent run qui fait parti de mes favoris sur la série avec l'Empire Secret et la Force Nationale.

    Cette intégrale nous offre également une histoire avec Hydra qui se révèle être dirigée par le fils du Caïd (qui en profite pour faire une apparition surprise).
    Toutefois l'instigateur réel n'est autre que Crâne Rouge qui arrive avec son 5ème sleeper.

    Les autres histoires sont un peu plus ordinaires.
    Si nous avons le plaisir de retrouver Balroc, l'histoire part un peu dans un délire fantastique avec l'Etranger.

    Puis nous avons un double épisode où le Faucon et Captain America doivent affronter le Scorpion et Mister Hyde ensemble.

    Au niveau personnel Steve Rodgers est toujours dans la police même si il est de moins en mois présent. D'ailleurs l'enquête sur la corruption avance et le sergent Muldoon est suspecté.

    Les relations avec Nick Fury deviennent, par ailleurs, très compliqué. Fury en voulant à Cap de ne pas intégrer le SHIELD. Cependant Fury est surtout jaloux que la comtesse Valtina de Fontaine (qui fait partie de la section féminine avec Sharon Carter) s'intéresse d'un peu trop près à Cap. Un petit peu de soap opéra ne fait pas de mal.

    Ceci dit cela permet d'amener un épisode où Nick Fury veut se battre avec Cap pour voir qui a les plus gros muscles. Un épisode ordinaire.

    En conclusion malgré quelques épisodes ordinaires cet album reste un régal ne serait ce que pour l'histoire des imposteurs qui vaut vraiment la lecture.

    Je recommande bien sûr.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 12:53:04
    Les tuniques Bleues - Tome 42 - Qui veut la peau du Général ?

    Première aventure où le général Grant a un rôle principal. Quelqu'un des "bleus" tente de l'assassiner, et c'est d'abord Blutch, puis Chesterfield, qui sont chargés de le protéger. Une lecture sympathique, mais loin d'être la plus intéressante de la série.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 12:32:02
    Les tuniques Bleues - Tome 41 - Les bleus en cavale

    Fin du diptyque initié au tome précédent. La couverture est réussie et a de quoi interpeller : Chesterfield, recherché pour désertion ? Sur ordre eu général Grant, nos deux héros sont effectivement traqués par l'armée de l'Union qui offre une belle récompense à quiconque contribuerait à leur capture. Chesterfield a alors l'idée de rejoindre Washington pour demander la grâce présidentielle. Encore un excellent album, bien rythmé, toujours avec quelques idées bien sympathiques qui en font une réussite.

    Danvorst Le 10/05/2026 à 12:27:25
    Les tuniques Bleues - Tome 40 - Les hommes de paille

    Premier dyptique de la série. L'état major va volontairement laisser Blutch et Chesterfield se faire capturer pour qu'ils transmettent un faux plan de bataille aux confédérés. On a plaisir à revoir brièvement le ballon, qui rappelle l'excellent tome "Les Cavaliers du ciel". Le général Grant, très peu représenté dans la série jusqu'à présent, est inclut dans le récit. De façon générale, l'état major, et en particulier le général Alexander, occupe une place centrale dans la série, à qui on doit régulièrement l'attribution de missions plus que farfelues à nos héros, dont celle de ce tome.
    Un excellent récit, avec un dessin toujours au niveau.

    Bourbix Le 10/05/2026 à 12:25:52

    Un survival urbain bien ficelé et avec une bonne montée en puissance du jeu. Un récit pas vraiment innovant, mais néanmoins très inspiré, fluide, et avec une fin assez sympathique :)

    Bourbix Le 10/05/2026 à 12:06:55

    Un manga assez nerveux qui justement ne prends peut-être pas assez son temps, un peu comme un jeu vidéo d'action où l'on ne saurait pas où donner la tête finalement. Vraiment pas mal toutefois dans son thème des jeux-qui-tuent.

    Bourbix Le 10/05/2026 à 12:03:25

    Un excellent one shot entre passion amoureuse et passion filiale. Franchement original et bien mené, seule la présence trop prononcée de planches mutiques / contemplationnistes m'ont un poil déplu. Un manga finalement vite lu, mais qui mérite toute notre attention !

    Corto-Maltese Le 10/05/2026 à 10:10:55

    Très beau dessin illustrant merveilleusement et avec une grande finesse Paris au début du XX° siècle innondé (chapeau bas), ses batiments, le moulin rouge, les tenues, coutumes et journaux de l'époque etc... On s'y croirait.
    Atmosphère très agréable et dans l'esprit de l'époque (on se battait encore pour son honneur, chose bien disparue de nos jours).
    Si la fin a déplu à certain, je pense que c'est pour annoncer une suite à la poursuite de cet affreux Clouet des Pesruches.
    ... et mention spéciale à Clémenceau dont j'adore le caractère et toutes les attitudes. A suivre et grand merci aux auteurs (j'espère que la série se poursuivra longuement).

    Erik67 Le 10/05/2026 à 09:40:44

    Voici le récit d’une jeune femme noire américaine qui a mis son talent au service de la NASA, en étant une mathématicienne hors pair à une époque où la ségrégation raciale faisait rage. Son génie lui a finalement permis d’envoyer des hommes sur la Lune !
    Destinée notamment à la jeunesse, cette bande dessinée participe à la réhabilitation d’une figure ayant contribué à une avancée majeure pour l’humanité. C’est encore une femme de l’ombre qui va démontrer toute la luminosité de son talent.

    Nous faisons la connaissance d’une jeune fille espiègle et pleine d’humour, à laquelle on s’attache rapidement. À noter que, du même auteur, William Augel, j’avais beaucoup apprécié son petit Léonard de Vinci dans cette collection des Petits Génies.

    Le dessin est agréable, avec de jolies couleurs qui apportent de la vitalité à l’ensemble. La narration se présente sous forme de petits sketches d’une ou deux pages, dans un style enfantin pour toucher ce public.

    De petites énigmes parsèment l’album, avec leurs solutions en fin d’ouvrage. Un côté ludique qui ravira notamment les enfants, tout en leur permettant de découvrir une grande figure méconnue de l’histoire.

    Et si on pouvait aussi faire découvrir aux enfants que même dans le ciel, c’est souvent la femme dans l’ombre qui envoie tout le monde en orbite… Peut-être que la prochaine étape, c’est une BD sur la première femme à avoir trouvé la clé pour faire décoller les clichés ?

    En résumé, une lecture éducative, ludique et inspirante, qui prouve que même dans un monde de mâles dominants, il y a toujours des femmes prêtes à faire sauter les barrières… et la lune !

    Sotelo Le 10/05/2026 à 01:17:39
    Chonchu - Tome 13 - Tome 13

    Yeono emmène Chonchu à la rencontre de Gum, vieillard à moitié fou et grande figure de la révolution des Yemeks 20 ans plus tôt, afin qu'il lui apporte les réponses que notre héros espère au sujet de la Pierre du Démon. Ce tome 13 est assez déstabilisant. Alors que le tome précédent s'achevait sur un gros cliffangher, avec Fassa attaquée par le chef de la Brigade Blanche, le récit fait ici une éllipse assez frustrante, nous privant d'un évènement pourtant important. Sans compter que l'intrigue de Chonchu dans le souterrain commence à réellement traîner en longueur, en plus de perdre en intérêt. Alors oui, Gum est un personnage original et intriguant, qui nous permet d'en apprendre plus sur la révolution et l'histoire des Habaeks, mais à 2 tomes de la fin, il faut vraiment que la série réaccélère.

    Captain_Eraclés Le 09/05/2026 à 23:22:48
    Nozokiana - Tome 1 - Volume 1

    Retour sur les deux premiers tomes :

    Tatsuhiko Kido emménage à Tokyo et découvre un trou dans le mur reliant son appartement à celui de sa voisine, Emiru. Après avoir été surpris en train de l’espionner, il accepte un étrange jeu de voyeurisme réciproque qui fait peu à peu basculer sa vie sentimentale et psychologique, notamment lorsqu’il tente de construire une relation normale avec une autre fille tout en restant sous l’influence d’Emiru.

    Une comédie érotico-romantique dont l'intrigue est suffisamment bien menée pour se laisser prendre au jeu et s'impatienter de découvrir la suite des évènements. Quelques passages violents dénotent de toutes ces mignonneries et apportent une certaine dose de maturité à l'oeuvre.

    Côté dessin c'est suffisamment précis et charnel pour enjouer le male primaire que je suis. Il y a forcément quelques exagérations pulpeuses chez certaines jeunes femmes, cependant l'auteure n'en a pas fait un point crucial pour retenir son lectorat. La qualité réside dans son scénario quelque peu loufoque mais potentiellement réaliste.

    ArvoBlack Le 09/05/2026 à 22:15:12

    "My Broken Mariko" est pour moi un Shōjo qui tend vers le Josei par son sujet délicat autour du suicide, et de la mort d'un ami proche ; c'est en tout cas le premier manga de Waka Hirako.

    Une histoire qui touche par le dévouement de Tomoyo pour son amie Mariko qu'elle considère presque comme sa moitié, mais aussi le passif familial difficile de Mariko avec un père violent et violeur, une des raisons qui a pu pousser à bout la jeune fille et conforter sa décision de passer à l'acte. Le découpage est instinctif et particulier, j'ai eu parfois quelques problèmes de compréhension dans la lecture des cases, un détail important passé trop rapidement, peut être pas assez visible dans certaines compositions rempli de détails, un enchainement d'actions avec des plans qui nuisent parfois à la fluidité de la lecture.

    Au niveau graphique, c'est à double tranchant, autant certaines cases possèdent une qualité graphique indéniable, même dans l'exagération ou l’exacerbation des émotions. Autant, les cases parfois minimaliste à l'extrême dans les traits du visage ou des personnages laisse à désirer. Le récit est plutôt court, même si "My Broken Mariko" se conclut avec une certaine émotion, la narration manque toutefois de force.

    Une interview de l'autrice en post-face et un second récit, Yiska, dans un style western viennent rallonger un peu la durée de lecture.

    Danvorst Le 09/05/2026 à 20:11:56
    Les tuniques Bleues - Tome 39 - Puppet blues

    Ce 39ème tome traite de la photographie en temps de guerre comme l'avait fait l'excellent tome 11 "Des Bleus en noir et blanc", mais avec beaucoup moins de réussite. C'est un bon album, mais l'humour marche un peu moins bien que d'habitude, et le récit contient même quelques longueurs. Le sujet reste intéressant : la promotion de la guerre à travers une campagne photographique. En bref une lecture plutôt plaisante mais bien loin d'être un incontournable de la série.

    Eotran Le 09/05/2026 à 18:53:33
    Le siècle des ombres - Tome 6 - Le Diable

    Une clôture mi-figue mi-raisin.
    Une série que se sera balader entre l'anecdotique et l'intéressant. Pas de grande révélation, pas complètement dénué d'intérêt.
    Bref une série qui parlera surtout (si pas exclusivement) aux fans les plus durs de la série, dont je pensais faire parti.
    Les dessins auront été agréables durant toute la série, même si par moment on a du mal à identifier rapidement certains personnages.
    Objectivement, j'aurais probablement du lire cette série en même temps que la série mère, en suivant l'ordre de parution, pour le faire un avis sur la pertinence de cycle.
    Peut-être que si l'occasion se présente d'ici quelques années, je retenterais l'expérience.

    Eotran Le 09/05/2026 à 18:51:52
    Le siècle des ombres - Tome 5 - La trahison

    Avant dernier tome de cette série qui, à mes yeux, n'a pas su capter l'intérêt du lecteur. Même si ce tome est un peu plus prenant que le précédent, toute la série est assez inégale au niveau de l'intrigue.
    Au niveau du dessin, on est face à un travail plus régulier et de bonne facture.

    Eotran Le 09/05/2026 à 18:50:59
    Le siècle des ombres - Tome 4 - La sorcière

    Quatrième tome de cette série qui a du mal à trouver sa place dans l'univers des des Stryges.
    L'intérêt qui s'est manifesté lors du tome précédent s'est très vite évaporé dans une histoire qui perd de son intérêt au fil des pages.
    Cela vient principalement du fait qu'à ce stade de la lecture de l'univers des Stryges (même en respectant la chronologie des sorties), on connaît pratiquement le destin des principaux protagonistes. Il aurait probablement fallu qu'ils soient moins au premier plan de l'intrigue pour que l'ouvrage soit plus prenant.
    Les graphismes réussis rendent l'expérience un peu plus agréables.

    Eotran Le 09/05/2026 à 18:49:56
    Le siècle des ombres - Tome 3 - Le fanatique

    Dans ce tome ci, l'intérêt s'est quelque peu relevé grâce à l'apparition de nouveaux personnages aux traits de caractère intéressants. Il y a également un fait scénaristique qui, sans être décisif, est tout à fait intrigant.

    Le dessin, lui, est toujours de qualité constante et parfaitement en adéquation avec l'univers et à l'époque

    Eotran Le 09/05/2026 à 18:48:59
    Le siècle des ombres - Tome 2 - L'Antre

    Des graphismes plaisants, une histoire solide avec des rebondissements.
    Le seul problème, c'est que l'on connaît d'une certaine manière l'issue de cette série. Même si on n'a pas clôturé l'ultime saison du chant des Stryges, on se doute du devenir des principaux personnages. Ça enlève beaucoup de l'intérêt du lecteur qui maîtrise cet univers.
    C'est peut-être une erreur des auteurs de raconter cette partie de l'histoire en plaçant ces personnages au centre de l'intrigue.
    La suite nous le dira.

    Danvorst Le 09/05/2026 à 17:20:19
    Les tuniques Bleues - Tome 38 - Les planqués

    Quand il s'agit de trouver deux volontaires pour une mission dont certains préfèrent retourner en première ligne, l'état major pense évidemment au sergent Chesterfield, qui emmène systématiquement Blutch avec lui. C'est ainsi que nos deux héros se retrouvent en charge d'une garnison à l'arrière des lignes, supposée à l'abri du moindre confédéré.
    On retrouve ensuite toutes les clés qui font la réussite de cette série, à savoir du très bon humour, souvent par l'absurde ou par la répétition,

    Danvorst Le 09/05/2026 à 17:12:45
    Les tuniques Bleues - Tome 37 - Duel dans la manche

    Très bon album qui change un peu le cadre, non seulement il se passe en Europe, mais aussi sur l'eau (du moins pour une partie), ce qui a très peu été le cas dans la série jusqu'à présent. On peut également apprécier le contexte historique du récit, et bien évidemment l'humour, omniprésent, qui est toujours aussi efficace des décennies plus tard.

    Jazy4524 Le 09/05/2026 à 16:55:43

    Après une année 1970 quelque peu mitigée, Captain America revient en forme dans ce très bel opus qui nous offre beaucoup de spectacle avec quelques épisodes d'envergures.

    Tout d'abord au niveau scénaristique Stan Lee laisse la place à Gary Friedrich. Au niveau dessin Gene Colan commence l'année mais laisse rapidement sa place à John Romita Sr qui va jusqu'à la moitié du dernier numéro. C'est Gray Morrow qui le remplace pour les dernières pages. Romita étant probablement débordé.

    Au niveau du contenu et bien les premiers épisodes sont assez ordinaires: Cap et le Faucon affrontent un robot crée par MODOK et l'AIM. Ensuite ils doivent affronter un scientifique du SHIELD qui s'est transformé en gorille géant.

    Nous avons également une histoire très sympa avec la Gargouille qui a le vent en poupe après un passage très remarqué dans Iron man.

    L'actualité sociale est très présente ici. Je dirais même que c'est une partie importante. La communauté de Harlem est malmenée. D'abord c'est Stone Face qui veut prendre le contrôle.
    Sam Wilson vient en aide à un jeune du quartier qui s'est laissé entraîner dans les combines de Stone Face.

    Ensuite une organisation "le pouvoir au peuple" (dirigée comme par hasard par un certain Crâne Rouge) essaie de pousser la même communauté à se révolter. La situation est tendue avec les forces de l'ordre.

    Un nouveau personnage fait son apparition ici : Leila qui est le symbole parfait de ces tensions. Elle deviendra la compagne de Sam Wilson le Faucon non sans mal.
    D'ailleur Sam Wilson, lui même, rencontre également beaucoup de difficulté pour se faire accepter en tant que travailleur social. Quand au Faucon il est considéré comme un traître pour bosser avec Cap.

    Cette intégrale met également en avant les difficultés naissantes entre Cap et le Faucon qui se considère dans l'ombre de Cap. Il cherche d'ailleurs à prouver qu'il peut se débrouiller en cherchant à coincer Spider Man seul. Un autre très bon morceau. Ca se finira par le fait que notre duo et Spider Man se castagneront avec le gang de Stone Face.

    Le dernier épisode est un moment important dans la série. Le Faucon envoie Cap sur les roses pour se débrouiller seul. Il en profite pour changer de costume (ce qui n'est pas anodin). Il réussit à coffrer un truand et le Faucon est finalement accepté.

    Concernant Steve Rogers on a finalement l'occasion de le voir un peu plus en civil. Sauf qu'ici c'est pour s'enrôler dans la police pour résoudre une affaire d'enlèvement de policiers.

    Au final c'est un excellent album qui mérite d'être lu. Les dessins de Gene Colan et de John Romista Sr sont justes excellents et les histoires sont passionnantes. Une excellente année.

    Danvorst Le 09/05/2026 à 12:21:49
    Les tuniques Bleues - Tome 36 - Quantrill

    On pourra apprécier le côté historique de cet album, puisque William Quantrill a véritablement existé, connu pour s'attaquer aux civils essentiellement au Kansas et au Missouri. Il est aussi responsable du massacre de Lawrence, ville mentionnée et représentée à plusieurs reprises dans la BD. Bien évidemment il y a de nombreuses adaptations vis à vis de la réalité, mais c'est toujours bien d'avoir un contexte historique.
    Concernant le scénario en lui-même, il y a plusieurs véritables réussites, comme Chesterfield dans la peau d'un detrousseur de cadavre, Blutch qui fait des apparitions plus qu'inattentendues, et le final de l'album. Une excellente lecture !

    Danvorst Le 09/05/2026 à 12:03:40
    Les tuniques Bleues - Tome 35 - Captain Nepel

    Retour à Fort Bow, où le capitaine Nepel, officier profondément raciste, prend les commandes du fort de manière temporaire. Dès son arrivée, la paix avec les indiens se trouve remise en cause. Un bon album où on retrouve les codes humoristiques habituels de la série.

    eric_herthabsc Le 09/05/2026 à 09:54:05
    Les tuniques Bleues - Tome 32 - Les bleus en folie

    Scénario: 4/5
    Dessin: 4/5

    Le scénario est à l’image du sujet. Cet album est vraiment farfelu. Ça va dans tous les sens; au vrai sens du terme. Et c’est cette particularité qui rend le tome intéressant.

    Une question me reste quand même:

    Quel est l’intérêt de Blutch au début de se substituer à son sosie? La réponse est probablement qu’il est fou….;-)

    Erik67 Le 09/05/2026 à 09:21:04

    En Iran, selon la loi islamique, le père détient la vie de ses enfants, ce qui favorise un pouvoir absolu masculin, notamment sur les femmes. Mansoureh Kamari témoigne de son enfance sous cette domination : interdictions, mariages précoces, viols, agressions, et peur constante. Elle a finalement fui l’Iran, retrouvant sa liberté, et son récit raconte cette métamorphose.

    Oui, selon la loi islamique, le père de famille est propriétaire du sang de ses enfants. Il peut la vendre à n'importe qui dans un mariage profitable. A noter également que ceux qui ne se conforment pas à la loi sont malheureusement exécutés comme les cousines de l'auteure, Houri et Fati, exécutées par le régime alors qu’elles n’avaient que 15 et 16 ans. Par ailleurs, les autorités de ce pays ont demandé à sa tante de payer les balles qui avaient servi à assassiner ses filles. On ne peut faire pire !

    Il y a une grande délicatesse dans ce trait du dessin avec des formes assez gracieuses au niveau du personnage de l'auteure qui est mise en valeur. J'ai beaucoup aimé ce graphisme qui confère à une lisibilité parfaite et en adéquation.

    Au final, c'est un témoignage assez puissant et touchant d'une femme ayant fui ce pays qui décidément fait parler de lui et pas toujours en bien. Je comprends en tous les cas la colère qu'elle exprime dans cette oppression de ce régime inique en son genre.

    ArvoBlack Le 08/05/2026 à 23:11:23

    "Vertigéo" est une dystopie qui imagine la construction d'une tour toujours de plus en plus haute par des hommes prisonniers de cette tour.

    Car oui, les suppositions engagées trouveront réponses au fils des planches, pour une conclusion qui est satisfaisante. Pas besoin de reproduire un deuxième "Transperceneige" de Rochette et Lob. Ici, les étages ne possèdent pas de castes, l'enjeu est tout autre et il faut sans cesse construire une poussée (un étage) supplémentaire, le plus rapidement possible. Un système bien huilé qui prône la productivité, au détriment bien sur du bien-être individuel. Un schéma qui rappelle encore et toujours le "1984" de Georges Orwell, mais aussi un aspect de "La tour", 3ème tome de la série des "Cités Obscures" de François Schuiten et Benoit Peeters.

    J'ai également retrouvé dans le style graphique (sur la fin) un design emprunt aux mondes d'Aldébaran. "Vertigéo" tire donc ses inspirations de plusieurs modèles de littérature dans le genre de l'anticipation, mais je trouve qu'il a du mal à trouver sa propre ligne directrice. Les personnages sortent peut du lot, le chef de chantier et personnage principal n'a malheureusement pas une personnalité qui pourrait le rendre fédérateur et entier. La première partie de lecture, après la découverte, tombe dans les travers d'un monde complexe qu'on a l'impression de survoler (dialogues simples, pas de vocabulaires liés à ce nouveau monde). Pourtant, je trouve qu'il y a matière à raconter avec ce genre de thématique dense, de la rendre immersive, de nous attacher aux personnages.

    Soplar Le 08/05/2026 à 22:30:21

    Cette integrale d'environ 290 pages qui regroupe les 5 volumes de Ghost Money constitue une belle et bonne BD. Le scénario est plutôt complexe mais reste assez facile à suivre. L'histoire, basée autour des attentats du 11 septembre 2001, est un mélange de thriller, d'uchronie, d'anticipation et d'actions. Beaucoup de thèmes sont abordés ou en tous cas effleurés: relation ambiguë entre les 2 héroïnes, robotisation, drones, "darknet", technologies futuristes....les 5 volumes ayant été publiés entre 2008 et 2016. Le dessin de Bertail est impeccable. Les personnages ( nombreux !) toujours reconnaissables et les cases généralement bien détaillées. Du très bon travail !

    Danvorst Le 08/05/2026 à 19:56:43
    Les tuniques Bleues - Tome 34 - Vertes années

    Après le superbe "Blue Rétro" à propos de la rencontre entre Blutch et Chesterfield, et de leur enrôlement dans l'armée de l'union, "Vertes années" revient sur l'enfance et la jeunesse de Blutch, raconté par un vieux docteur qui avait croisé sa route à plusieurs reprises. Même si ce n'est pas l'album le plus drôle, on retrouve de bonnes touches d'humour. Un incontournable de la série, qui en dévoile beaucoup sur le passé jusqu'alors méconnu d'un de nos héros.

    Sweethy Le 08/05/2026 à 19:13:32
    Le testament du Capitaine Crown - Tome 2 - L'Or des Damnés

    Suite directe du premier tome, cette conclusion nous entraîne sur une île perdue au cœur d’une jungle oppressante, où la chasse au trésor tourne vite au chaos. Entre les héritiers du Capitaine Crown, la méfiance grandit, les alliances se brisent et chacun poursuit ses propres intérêts dans une ambiance de plus en plus dangereuse.

    Les personnages gagnent en profondeur au fil des événements : leurs secrets, leurs tensions et leurs motivations rendent chaque interaction imprévisible et intéressante.

    L’ambiance reste l’un des plus gros points forts de ce diptyque. Le passage des mers ouvertes à cette île sauvage renforce encore le côté sombre et étouffant de l’histoire, avec une atmosphère de survie permanente. On est loin du récit de pirates classique, ici tout est plus brutal, plus sale, plus humain.

    La fin, quant à elle, est assez brutale, surtout sur sa dernière partie, qui tombe de façon sèche. Mais elle reste cohérente avec le ton impitoyable installé depuis le début.

    Une conclusion intense, sombre et efficace, qui marque clairement la fin de ce diptyque de pirates pas comme les autres.

    Jazy4524 Le 08/05/2026 à 19:02:50

    Après l'excellente intégrale de 1968-19669, l'année 1970 n'est pas tout à fait du même niveau.
    Pourtant l'équipe d'artiste est plus stable en ce début de nouvelle décennie. Stan Lee et Gene Colan couvrent les douze numéros.

    Ce ne sont pas les dessins qui sont en cause. Gene Colan est remarquable et ses dessins sont de grande qualité bien que je ne suis pas spécialement fan de l'encrage de Dick Ayers sur les derniers numéros.

    Ce sont plutôt les scénarios qui sont bien plus ordinaires.

    Tout d'abord on retrouve un Cap, déprimé, naviguant d'hôtel en hôtel et passant son temps à s'apitoyer sur son sort à cause des difficultés de sa relation avec Sharon Carter car elle ne souhaite pas renoncer à sa carrière d'agent du SHIELD.
    Mais pas uniquement. Les vilains ici sont vraiment très ordinaire et très facilement oubliable: La Brute, maîtresse Suprema, le Cyborg, Tête de Diamant. Les seuls qui se démarquent sont le Scorpion et le Mandarin (et encore on le croise très rapidement).
    Le point positif est que l'on retrouve le Faucon pour un épisode.

    La deuxième partie est un peu plus sympa. Lorsque Cap s'achète une moto et part à l'aventure avec trois fois rien. Cependant, la encore, les épisodes sont inégaux. Les Anges de Satan et même le retour de Crâne Rouge sont corrects mais sans plus.

    Les trois derniers sont nettement plus intéressants en revanche. Arrivé à San Franciso notre héros étoilé doit se coltiner le Tourbillon, Porc-Epic et Baltroc (oui il est partout décidemment) qui travaillent pour Hood (qui n'est autre que l'horrible Baron Stryker qui à réservé une surprise à Cap.
    En effet, celui ci retrouve Bucky vivant mais qui n'est pas forcément ce qu'il semble être.

    Au final ce n'est certainement pas la meilleur des intégrales de Captain America. En vérité elle est même assez facilement oubliable. Néanmoins il y a quand même des moments sympa et le voyage à San Francisco vaut la lecture.
    Cela reste une intégrale très facilement dispensable si l'on n'est pas un fan inconditionnel de Captain América.

    Sweethy Le 08/05/2026 à 18:42:08
    Le testament du Capitaine Crown - Tome 1 - Cinq enfants de putain

    J’ai vraiment passé un très bon moment avec Le Testament du Capitaine Crown, Tome 1 : Cinq enfants de putain.
    Je m’attendais à une simple aventure de pirates remplie de batailles et de chasse au trésor, mais le récit va bien plus loin que ça. L’intrigue mélange habilement aventure, tensions familiales et mystère, avec une vraie ambiance de polar maritime qui rend la lecture addictive. On ne sait jamais vraiment à qui faire confiance, et ça donne envie d’enchaîner les pages.

    Ce que j’ai surtout aimé, ce sont les personnages. Chacun a une personnalité forte et trouve naturellement sa place dans l’histoire. Aucun ne paraît inutile ou caricatural, et leurs relations sont aussi intéressantes que l’intrigue elle-même. On sent immédiatement qu’ils ont tous un passé lourd et des choses à cacher, ce qui les rend crédibles et captivants.

    L’atmosphère est également une grande réussite. La BD propose une vision assez sombre et brutale de la piraterie, loin du côté romantisé qu’on voit souvent. Entre les décors sales, les trahisons et les dialogues parfois crus, on ressent vraiment le danger et la tension permanente. Les dessins participent beaucoup à cette immersion avec des planches très vivantes et un style qui colle parfaitement à l’univers.

    Au final, ce premier tome réussit à être à la fois une aventure de pirates efficace et une histoire de famille pleine de rancœur et de secrets. Un début très prometteur qui donne clairement envie de lire la suite.

    Danvorst Le 08/05/2026 à 17:54:16
    Les tuniques Bleues - Tome 33 - Grumbler et fils

    "Grumbler et fils" est un tome plaisant, mais c'est typiquement le genre d'album qu'on ne relira pas lorsqu'on voudra se replonger dans quelques aventures des Tuniques Bleues. C'est drôle sans trop l'être, l'histoire n'est pas si passionnante. Les dessins cependant continuent de s'améliorer au fil des tomes ; particulièrement les environnements et les paysages.

    Danvorst Le 08/05/2026 à 17:26:47
    Les tuniques Bleues - Tome 32 - Les bleus en folie

    En matière de facilités scénaristiques, cet album est plutôt en haut de la liste. Mais si il y a un genre dans lequel on peut se permettre ce genre de raccourci, c'est bien celui de l'humour. Et ici, l'humour est vraiment excellent : c'est simple, efficace, et très drôle. Une excellente lecture !

    Cetturu Le 08/05/2026 à 17:12:25
    Orcs & Gobelins - Tome 28 - Thu'ul

    Assez déçu alors que je suis plutôt fan de la série.
    À vrai dire, je n’ai pas compris la fin.C’est , je pense,le moins bon album de la série.