Ouvrages et directions de volumes ou de dossiers by Vanessa Obry
‘Et pour ce fu ainsi nommee’. Linguistique de la désignation et écriture du personnage dans les romans français en vers des XIIe et XIIIe siècles
Capin Daniéla, Julie Glikman, Vanessa Obry et Thierry Revol (dir.), Le français en diachronie. Moyen français, Segmentation des énoncés, Linguistique textuelle, Strasbourg, Éditions de linguistique et de philologie, collection « TraLiRo – Morphologie, syntaxe, grammaticologie », 2019.
Dauphant, Clotilde et Obry, Vanessa (dir.), Rêves de pierre et de bois. Imaginer la construction au Moyen Âge
Articles et chapitres d'ouvrages by Vanessa Obry
Vanessa Obry, Bénédicte Milland-Bove, "Finir pour recommencer. Du texte aux manuscrits : l'exemple d'Erec et Enide", Comment finir?, dir. Catherine Croizy-Naquet, Dominique Demartini, Michelle Szkilnik, Paris, PSN, 2025, p. 155-179,.
"'Car des Grezois ne des Romains / ne dit an mes ne plus ne mains' : translatio, renommée et mémoire dans Cligès de Chrétien de Troyes", Réussir les agrégations de lettres 2016, dir. Marie-Ange Fougère, Dijon, EUD, 2025, p. 15-27
Blanchefleur en mouvement, dans Une autre cité des dames. Hommage à Yasmina Foehr, dir. Hélène Bellon-Méguelle, Camille Carnaille, Philippe Frieden et Marion Uhlig, Genève, Droz, 2025, p. 91-105
Variations rythmiques et conscience générique. Réflexions sur l’usage du vers dans quelques romans du XIIIe siècle. Critica del testo, 2024, XXVII (3), p. 185-202.

French in Harmony? The representation of language in BnF fr. 1588 The works of Philippe de Remi r... more French in Harmony? The representation of language in BnF fr. 1588 The works of Philippe de Remi reflect a taste for linguistic exploration and experimentation. Among the texts that are now generally attributed to the father of the author of the Coutumes de Beauvaisis (Philippe, who became lord of Beaumanoir in 1255 1 ), the examples of the Count of Gloucester's corrupted use of French in Jehan et Blonde and the poems of nonsense are often highlighted, as they undoubtedly reveal a talent for exploring the possibilities of language. Lyrical works attributed to him also include a Franco-Latin Ave Maria. More generally, the poet's virtuosity is expressed in his treatment of traditional forms (Arató 2019). This "fascination with linguistic and literary matters" (Sargent-Baur 1999, 81) was interpreted by Dufournet as a poetic experience: "l'expérience de la limite" (Dufournet 1991). This study focuses on the linguistic representations that run through Philippe's work, considered in their manuscript context. The codex Paris, Bibliothèque national de France, fr. 1588 (hereafter BnF fr. 1588) 2 first contains the two romances La Manekine (fols 2r-56v) and Jehan et Blonde (fols 57r-96r), followed by several poetic pieces attributed to the same author: Salus d'Amours (fols 97r-103va), Contes d'Amours (103vb-107ra), Contes de Fole Largesce (107ra-109vb), Oiseuses (109vb-110vb), Lai d'Amour (110vb-112vb), Ave Maria (112vb-113va), Fatrasies (113va-114ra) and Salus a refrains (114v). The manuscript is remarkable for its auctorial organisation at a time when generic anthologies seemed to be more frequent (Middleton 1999, 42; Busby 2002, 519). The works of Philippe de Remi, lord of Beaumanoir, are presented in an apparently chronological order: the signature of Philippe de Remi at the beginning of the Manekine 3 and at the end of Jehan et Blonde seems to indicate that these were composed before 1255, while the following pieces are introduced by the name 1 While the works had long been attributed to the father, was the first to dispute this assumption.

French in Harmony? The representation of language in BnF fr. 1588 The works of Philippe de Remi r... more French in Harmony? The representation of language in BnF fr. 1588 The works of Philippe de Remi reflect a taste for linguistic exploration and experimentation. Among the texts that are now generally attributed to the father of the author of the Coutumes de Beauvaisis (Philippe, who became lord of Beaumanoir in 1255 1 ), the examples of the Count of Gloucester's corrupted use of French in Jehan et Blonde and the poems of nonsense are often highlighted, as they undoubtedly reveal a talent for exploring the possibilities of language. Lyrical works attributed to him also include a Franco-Latin Ave Maria. More generally, the poet's virtuosity is expressed in his treatment of traditional forms (Arató 2019). This "fascination with linguistic and literary matters" (Sargent-Baur 1999, 81) was interpreted by Dufournet as a poetic experience: "l'expérience de la limite" (Dufournet 1991). This study focuses on the linguistic representations that run through Philippe's work, considered in their manuscript context. The codex Paris, Bibliothèque national de France, fr. 1588 (hereafter BnF fr. 1588) 2 first contains the two romances La Manekine (fols 2r-56v) and Jehan et Blonde (fols 57r-96r), followed by several poetic pieces attributed to the same author: Salus d'Amours (fols 97r-103va), Contes d'Amours (103vb-107ra), Contes de Fole Largesce (107ra-109vb), Oiseuses (109vb-110vb), Lai d'Amour (110vb-112vb), Ave Maria (112vb-113va), Fatrasies (113va-114ra) and Salus a refrains (114v). The manuscript is remarkable for its auctorial organisation at a time when generic anthologies seemed to be more frequent (Middleton 1999, 42; Busby 2002, 519). The works of Philippe de Remi, lord of Beaumanoir, are presented in an apparently chronological order: the signature of Philippe de Remi at the beginning of the Manekine 3 and at the end of Jehan et Blonde seems to indicate that these were composed before 1255, while the following pieces are introduced by the name 1 While the works had long been attributed to the father, was the first to dispute this assumption.

« Le conte Amis, Amile le guerrier » Emploi du nom propre et variations génériques Perçu comme « ... more « Le conte Amis, Amile le guerrier » Emploi du nom propre et variations génériques Perçu comme « marqueur d'une matière 1 », le nom propre signale l'inscription dans un univers de fiction, tout en contribuant, lorsqu'il s'agit d'un anthroponyme, à la construction d'un personnage. Si le choix onomastique peut ainsi avoir valeur d'ancrage générique, il s'agira ici de se fonder sur l'hypothèse selon laquelle le type d'emploi des noms constitue un trait stylistique propre à un genre. On peut le mesurer en particulier lorsqu'une même intrigue épouse, au fil de ses réécritures, des traditions génériques multiples, tels les récits consacrés à Ami et Amile. Attestée à la fin du XI e siècle dans une épître de Raoul le Tourtier, puis dans la Vita Sanctorum Amicii et Amelii carissimorum (XII e siècle) 2 , cette légende de l'amitié sacrificielle est reprise dans des versions s'éloignant plus ou moins de l'hagiographie 3. En langue d'Oïl, deux textes composés au tournant du XIII e siècle nous sont parvenus : Ami et Amile, chanson de geste en laisses de décasyllabes avec un hexasyllabe final orphelin, datée de 1200 environ et qui est probablement elle-même un remaniement, et une version brève anglo-normande, en octosyllabes à rimes plates, Amys e Amillyoun. L'histoire est ensuite reprise en alexandrins au XIV e siècle, puis mise en prose au XV e siècle. La version anglonormande inspire quant à elle un roman moyen anglais, qui est l'un des exemples d'une vaste diffusion dans d'autres langues 4. Dans le cadre de cette étude, je m'intéresserai à la version française épique de la légende 5 , qui sera confrontée au récit anglo-normand contemporain 6. M. Combarieu du Grès affirme que ce dernier s'écarte de la tradition épique dans laquelle il s'inscrit 7 ; toutefois, dans la mesure où le texte n'adopte pas l'organisation en laisses 8 , et en raison de son contenu même, je considèrerai plutôt qu'il ne relève pas de la chanson de geste 9. Analyser les emplois des noms implique de prendre en compte les enjeux symboliques de l'onomastique, caractéristiques de la légende. La paronomase et la motivation des noms du duo héroïque constituent de fait l'un des signes d'une amitié prédestinée : Huimais orréz de douz bons compaingnons, Ce est d'Amile et d'Amis le baron. Engendré furent par sainte annuncion
http://journals.openedition.org/peme/42988

De la cour à la ville : art du résumé et usage des textes dans le catalogue de Perot de Neele (Pa... more De la cour à la ville : art du résumé et usage des textes dans le catalogue de Perot de Neele (Paris, BnF, fr. 375) Le manuscrit Paris, BnF fr. 375 est l'un des représentants de la vogue des manuscritsrecueils qui se développe dans la seconde moitié du XIII e siècle 1. Il doit sa célébrité au succès de bon nombre des oeuvres qu'il contient : les romans d'Antiquité, les récits consacrés à Alexandre ou encore certains romans de Chrétien de Troyes. Il a été copié dans le Nord de la France à la fin du XIII e siècle, autour de 1289 ou après cette date, selon l'interprétation que l'on donne du colophon indiquant le nom du scribe Jean Madot, neveu d'Adam de la Halle (f o 119v o). Si la localisation précise de production du codex n'est pas assurée 2 , ce manuscrit se caractérise par de nombreux autres indices de son ancrage dans le milieu arrageois : en atteste par exemple la présence d'oeuvres attribuées à Jean Bodel et Robert le Clerc d'Arras, ou encore la suppression d'une dédicace qui rattache Ille et Galeron de Gautier d'Arras à une autre région 3. Les folios 34r o à 35 r o comportent une série de courts textes en octosyllabes à rimes plates, traditionnellement appelés sommaires rimés, dont le début est perdu, et qui présentent les pièces contenues dans la seconde unité codicologique du recueil, probablement réuni dans sa forme actuelle au XIV e ou au XV e siècle 4. Cet ensemble, attribué à Perot de Neele, constitue un autre témoignage du lien avec Arras 5 : leur auteur est en effet une figure des « communautés 6 » culturelles caractéristiques de cet univers urbain et il est recensé parmi les poètes du Puy, en tant que partenaire de jeux-partis de Jean Bretel : les pièces LXIX et LXX du Recueil général des jeux-partis l'identifient comme le poète répondant à la question dilemmatique posée par Jean Bretel, tout comme la pièce LXXI, d'attribution probable, tandis que dans le jeu-parti XCII, Perot pose la question 7. Il a composé aussi une chanson en l'honneur de la Vierge (« Douce vierge, roïne nete et pure 8 »), faisant écho, comme plusieurs des textes copiés dans le manuscrit BnF fr. 375, au rôle joué par le culte marial à Arras au XIII e siècle 9 .
La diffusion ou la divulgation de ce document et de son contenu via Internet ou tout autre moyen ... more La diffusion ou la divulgation de ce document et de son contenu via Internet ou tout autre moyen de communication ne sont pas autorisées hormis dans un cadre privé.
Édition réalisée grâce au projet NKFIH NN 124539-Textual Criticism in the Interpretation of Socia... more Édition réalisée grâce au projet NKFIH NN 124539-Textual Criticism in the Interpretation of Social Context: Byzantium and Beyond. Ouvrage publié avec le soutien du Centre d' études des langues et littératures anciennes et modernes (CELLAM).
Revue d'épistémologie des langues et littératures du Moyen Âge 42 | 2021 Les études médiévales fa... more Revue d'épistémologie des langues et littératures du Moyen Âge 42 | 2021 Les études médiévales face à Gérard Genette Peut-on mesurer la vitesse du récit médiéval ? Réflexions sur le rythme, l'agencement et la lecture du roman en vers

Genèse et génétique éditoriale des 'Textes imagés', Revue Textimage, n°13, Lyon, IHRIM-CNRS, Printemps 2021, 2021
Les travaux s'attachant aux rapports entre le lisible et le visible dans les textes et les paruti... more Les travaux s'attachant aux rapports entre le lisible et le visible dans les textes et les parutions éditoriales se sont récemment développés, tout particulièrement, dans la revue Textimage 1 , attentive à l'intermédialité et à ses enjeux 2 . Les perspectives du travail présenté ici s'inscrivent dans le déplacement de la notion traditionnelle d'« illustration » qui maintenait l'image dans sa place d'ancilla artis 3 et proposent de mettre l'accent sur les éléments relevant de la genèse de productions singulières. Il s'agit donc d'observer, dans un empan séculaire large, des productions qui peuvent être pensées comme des « textes imagés », selon la formule qu'Elsa Triolet avait choisie pour caractériser l'invention singulière d'un roman, Écoutez-voir 4 donné d'emblée comme un objet où la hiérarchie traditionnelle était déplacée 5 . En effet, selon l'auteure, la production du texte engageait, dès sa genèse, les associations avec des images -cent trente et une -qui figurent ensuite dans le livre paru, qu'elles soient reproductions de tableaux, dessins ou photographies. Il s'agissait alors que : « l'oeil puisse englober mots et images dans une lecture simultanée, à la façon des bandes dessinées 6 ». Les pratiques liées à la catégorie générique de « roman graphique 7 », apparue ensuite, dans les années quatre-vingt, tendent à s'inscrire dans une perspective comparable. Il a paru, de plus, nécessaire de prendre acte des récents développements de la génétique éditoriale 8 et d'analyser les transformations de textes, liées à 1 Par exemple dans le n°8, volume d'Hommage à Anne-Marie Christin : Poésie et Image à la croisée des supports.
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