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Yo-Yo Ma

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Yo-Yo Ma
Yo-Yo Ma à Mexico en 2019.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (70 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Université Harvard
Conservatoire Claude-Debussy (d)
Harvard College
Université Columbia
Juilliard School
Trinity School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Hiao-Ts'iun Ma (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marina Ma (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Yeou-Cheng Ma (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Nicholas Ma (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Instruments
Labels
Sony Classical (en), Columbia Records, RCA RecordsVoir et modifier les données sur Wikidata
Genre artistique
Distinctions
Discographie
Discographie de Yo-Yo Ma (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Yo-Yo Ma, né le à Paris, est un violoncelliste américain d'origine chinoise.

Enfant prodige, il donne son premier concert au Carnegie Hall (New York) à l'âge de neuf ans. En 1994, Le Monde le décrit comme « l'un des rarissimes violoncellistes de notre temps ayant rang de star dans le milieu de la musique classique[1] ».

Naissance à Paris et études à New York (1955-1977)

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Yo-Yo Ma en 1969.

Yo-Yo Ma naît Ernest Ma (pour l'état civil français) le à Paris de parents chinois[2],[1]. Sa mère, Marina Lu, est une chanteuse née à Hong Kong et son père, Hiao-Tsiun Ma, est violoniste et professeur de musique.

Yo-Yo Ma commence à quatre ans l'étude du violoncelle avec son père[réf. nécessaire]. Après un premier récital à cinq ans, il part avec ses parents à New York, où il suit l'enseignement de Leonard Rose à la Juilliard School.

En 1963, à huit ans, il apparaît pour la première fois à la télévision, invité par Leonard Bernstein[1]. À neuf ans, il se produit pour la première fois au Carnegie Hall[2].

Il étudie aussi les humanités à l'université Harvard et en sort diplômé en 1977[2].

Consécration (1978-2019)

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En 1978, il reçoit le prix Avery-Fischer[2]. La même année, il épouse Jill Hornor[3]. De cette union naîtront deux enfants, Nicholas et Emily.

En 1983, il enregistre les suites pour violoncelle seul de Bach[4].

En 1989, il donne un récital à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées[5]. En 1998, il y revient pour jouer avec l'Orchestre national de France dirigé par Charles Dutoit[6].

En 2000, il contribue à la bande originale du film Tigre et Dragon[2].

En 2006, il est élu un "messager de la paix".

En , il joue à l'inauguration du Kimmel Center à Philadelphie[7].

Barack Obama décernant la Médaille présidentielle de la Liberté à Yo-Yo Ma, le .

De 2010 à 2019, il est « creative consultant » pour l'Orchestre symphonique de Chicago[2]. En 2010, il reçoit la Médaille présidentielle de la Liberté[2].

En 2015, il joue le Don Quichotte de Richard Strauss à la Philharmonie de Paris avec l'Orchestre symphonique de Boston dirigé par Andris Nelsons[8].

Pandémie de Covid-19 et reprise de sa carrière (depuis 2020)

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Pendant la pandémie de Covid-19, il se produit sur les réseaux sociaux. En 2020, il lance une diffusion en direct et y interprète les suites pour violoncelle de Bach afin de rendre hommage aux victimes de la maladie. Il invite d'autres artistes à se joindre à lui via le hashtag #SongsOfComfort, ce qui aboutit à l'enregistrement de l'album Songs of Comfort and Hope[2]. Il fait partie des personnalités les plus influentes de l'année selon le magazine Time[9].

En 2021, Yo-Yo Ma est lauréat du Praemium Imperiale[10].

En , il accompagne l'actrice Marion Cotillard récitant un poème de Victor Hugo à la réouverture de Notre-Dame de Paris[11].

En 2025, il joue le concerto de Schumann aux Sommets musicaux de Gstaad, avec l'Orchestre de chambre de Lausanne dirigé par Renaud Capuçon[12].

Sa sœur aînée, Yeou-Cheng Marie-Thérèse Ma, est violoniste.

Accueil critique

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Discographie

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Collaboration

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  • 1977 : Triple concerto (Beethoven), A.S. Mutter (violon), Mark Zeltser (piano), Orchestre philharmonique de Berlin, direction H. von Karayan.
  • 1995 : Appalachia Waltz: Yo-Yo Ma Cello, Edgar Meyer Bass, Mark O'Connor Violin.
  • 2010 : Guitar Heaven: The Greatest Guitar Classics Of All Time de Carlos Santana - Joue sur While My Guitar Gently Weeps avec India Arie au chant.

Récompenses

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  • Grammy Awards 1985 : Grammy de la meilleure interprétation classique - Soliste instrumental ou solistes (sans orchestre) pour « Bach: The Unaccompanied Cello Suites »[14]
  • Grammy Awards 1986 : Grammy de la meilleure interprétation de musique de chambre pour « Brahms: Cello And Piano Sonatas In E Minor And F »[14]
  • Grammy Awards 1986 : Grammy de la meilleure interprétation classique - Soliste instrumental ou solistes (avec orchestre) pour « Elgar: Cello Concerto, Op. 85/Walton: Concerto For Cello & Orch. »[14]
  • Grammy Awards 1987 : Grammy de la meilleure interprétation de musique de chambre pour « Beethoven: Cello And Piano Sonata No. 4 In C & Variations »[14]
  • Grammy Awards 1990 : Grammy de la meilleure interprétation classique, soliste instrumental (avec orchestre) pour « Barber: Cello Concerto, Op. 22/Britten: Symphony For Cello And Orchestra, Op. 68 »[14]
  • Grammy Awards 1992 : Grammy de la meilleure interprétation de musique de chambre pour « Brahms: Piano Quartets (Op. 25 & 26) »[14]
  • Grammy Awards 1993 : Grammy de la meilleure interprétation de musique de chambre pour « Brahms: Sonatas For Cello & Piano »[14]
  • Grammy Awards 1993 : Grammy de la meilleure interprétation classique - Solo instrumental avec orchestre pour « Prokofiev: Sinfonia Concertante/Tchaikovsky: Variations On A Rococo Theme »[14]
  • Grammy Awards 1995 : Grammy de la meilleure interprétation soliste instrumentale (avec orchestre) pour « The New York Album - Works Of Albert, Bartok & Bloch »[14]
  • Grammy Awards 1996 : Grammy de la meilleure interprétation de musique de chambre pour « Brahms/Beethoven/Mozart: Clarinet Trios »[14]
  • Grammy Awards 1998 : Grammy de la meilleure interprétation instrumentale (avec orchestre) pour « Premieres - Cello Concertos (Works Of Danielpour, Kirchner, Rouse) »[14]
  • Grammy Awards 1998 : Grammy du meilleur album classique pour « Premieres - Cello Concertos (Works Of Danielpour, Kirchner, Rouse) »[14]
  • Grammy Awards 1999 : Grammy du meilleur album crossover classique pour « Soul Of The Tango - The Music Of Astor Piazzolla »[14]
  • Grammy Awards 2001 : Grammy du meilleur album crossover classique pour « Appalachian Journey »[14]
  • Grammy Awards 2004 : Grammy du meilleur album crossover classique pour « Obrigado Brazil »[14]
  • Grammy Awards 2010 : Grammy du meilleur album crossover classique pour « Yo-Yo Ma & Friends: Songs Of Joy And Peace »[14]
  • Grammy Awards 2013 : Grammy du meilleur album folk pour « The Goat Rodeo Sessions »[14]
  • Grammy Awards 2017 : Grammy du meilleur album de musique du monde pour « Sing Me Home »[14]
  • Grammy Awards 2022 : Grammy de la meilleure performance de musique de chambre/petit ensemble pour « Beethoven: Cello Sonatas - Hope Amid Tears »[14]
  • Grammy Awards 2026 : Grammy du meilleur solo instrumental classique pour « Shostakovich: The Cello Concertos »[14]

Notes et références

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  1. a b et c « TELEVISION DOCUMENTAIRE Yo Yo Ma et les Kalahari Bushmen Arte, 21 h 30. », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. a b c d e f g et h (en) « Yo-Yo Ma | Biography, Cello, Songs of Comfort, & Facts | Britannica », sur www.britannica.com, (consulté le )
  3. (en) « Who is Yo-Yo Ma's wife Jill Hornor? Bio : Age, Kids, Family, Facts, Ethnicity, Married », sur Biography Tribune, (consulté le ).
  4. « Les suites de Bach par Yo-Yo Ma », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. « MUSIQUES Yo Yo Ma aux Champs-Elysées Aussi léger qu'un violon », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Yo-Yo Ma, ange en extase et violoncelliste de cape et d'épée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Yo-Yo Ma, le monde au bout de l'archet », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « A la Philharmonie, Yo-Yo Ma à l’assaut des moulins à vent », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) « The 100 Most Influential People of 2020 », Time,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  10. Siegfried Forster, « Praemium Imperiale 2021: Yo-Yo Ma et Sebastião Salgado parmi les lauréats du prix «Nobel» des arts », sur rfi.fr,
  11. Céline Dekock, « Notre-Dame de Paris : Benjamin Bernheim, Yo-Yo Ma, les frères Capuçon, les moments marquants de la cérémonie de réouverture de la Cathédrale - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  12. « Le violoncelle de Yo-Yo Ma illumine les Sommets musicaux de Gstaad », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. Twingo - Bobby McFerrin et Yo-Yo Ma - musiquedepub.tv
  14. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t « Yo-Yo Ma | Artist | GRAMMY.com », sur grammy.com (consulté le )

Liens externes

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