Vaalbara

Le Vaalbara est un supercontinent hypothétique qui aurait commencé à se former il y a 3,6 Ga et aurait existé de 3,1 Ga à 2,7 Ga[1],[2], précédant le continent Ur, à partir duquel s'est formé par la suite le supercontinent Rodinia, puis les continents Laurussia et Gondwana. Les dates estimées de formation et d'existence du Vaalbara, obtenues par méthode de reconstruction paléomagnétique, induisent qu'il s'agirait du plus ancien des supercontinents[3],[2].
Le nom Vaalbara, introduit dans une publication scientifique de 1996, est la contraction de Kaapvaal et de Pilbara, deux cratons identifiés comme ayant appartenu à ce paléocontinent[3],[2],[4],[5]. Leur appartenance à une même structure géologique a pu être établie grâce aux quatre impacts météoritiques qu'ils ont subis entre 3,5 et 3,2 Ga.
-
Localisation du craton de Kaapvaal.
-
Région de Pilbara.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Michael Edwin Evans et Adrian R. Muxworthy, « Vaalbara Palaeomagnetism », Canadian Journal of Earth Sciences, Canadian Science Publishing, vol. 56, no 4, (DOI 10.1139/cjes-2018-0081, lire en ligne, consulté le ).
- (en) Zegers, De Wit et White, « Vaalbara, Earth’s oldest assembled continent? A combined structural, geochronological, and palaeomagnetic test », Terra Nova, (lire en ligne, consulté le ).
- (en) Michiel O. de Kock, David A.D. Evans, Nicolas J. Beukes et al., « Validating the existence of Vaalbara in the Neoarchean », Precambrian Research, vol. 174, nos 1–2, , p. 145-154 (lire en ligne [html/pdf], consulté le ).
- ↑ (en) E.S. Cheney, « Sequence stratigraphy and plate tectonic significance of the Transvaal succession of southern Africa and its equivalent in Western Australia », Precambrian Research, vol. 79, nos 1–2, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Geert Strik, Tim S. Blake, Tanja E. Zegers et al., « Paleomagnetism of flood basalts in the Pilbara Craton, Western Australia: Late Archaean continental drift and the oldest known reversal of the geomagnetic field », Journal of Geophysical Research Atmospheres, vol. 108, no B12, , p. 7.7. Implications for the Vaalbara Hypothesis (DOI 10.1029/2003JB002475, lire en ligne, consulté le ).