Aller au contenu

Thomas Mongo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Thomas Mongo
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Évêque diocésain
Archidiocèse de Douala
-
Pierre Bonneau (d)
Évêque titulaire
Botriana (en)
-
Jean-Baptiste Musty (d)
Évêque auxiliaire
Archidiocèse de Douala
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Consécrateurs
Eugène Tisserant, Pierre Bonneau (d), Yves PlumeyVoir et modifier les données sur Wikidata

Thomas Mongo, né en 1914 à Hegba (Bot-Makak)[1] dans la Région du Centre et mort le à Log-Bikoy, est un prélat catholique, premier évêque résidentiel camerounais, évêque de Douala de 1957 à 1973, puis évêque émérite de Douala[2].

Originaire de Nkong Ngada, il est ordonné prêtre le [3]. Le , il est nommé évêque auxiliaire de Douala et évêque titulaire de Botriana (de) et est consacré le par le cardinal Eugène Tisserant avec comme co-consécrateurs l'évêque de Douala Pierre Bonneau et l'évêque de Garoua Yves Plumey. Il est nommé évêque de Douala le , charge dont il démissionne le .

En 1962-1965, il participe au concile Vatican II, de la 1re à la 4e session[2].

Rôle dans la guerre d'indépendance camerounaise

[modifier | modifier le code]

En 1957, Pierre Messmer prend attache avec Mgr Thomas Mongo comme intermédiaire pour négocier avec Ruben Um Nyobé. Premier évêque titulaire africain de Douala et originaire de la région « Bassa », il apparait alors comme un intermédiaire possible entre la France et les indépendantistes de l'UPC[4]. Une rencontre est organisée le , mais la tentative de médiation s'avère infructueuse[5]. Il trahi son peuple et subit une malédiction.

Succession apostolique

[modifier | modifier le code]

Thomas Mongo a ordonné les évêques suivants[3] :

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Selon Jean-Paul Messina et Jaap van Slageren, Histoire du christianisme au Cameroun, des origines à nos jours, Karthala Éditions, , p. 183 ; d'autres sources donnent Nkong Ngada, un village proche [1]
  2. a et b Jean-Paul Messina, Évêques africains au Concile Vatican II : 1959-1965 : le cas du Cameroun, Éd. Karthala, Paris ; Presses de l'Université catholique d'Afrique centrale, Yaoundé, 2000, p. 29 (ISBN 2-86537-905-1)
  3. a et b (en) David M. Cheney, « Bishop Thomas Mongo † », sur catholic-hierarchy.org
  4. Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa, Kamerun ! une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971, la Découverte, coll. « Cahiers libres », (ISBN 978-2-7071-5913-7)
  5. africanheritagevideo, « Cameroun: Autopsie d'une pseudo independance », (consulté le )

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Jean-Paul Messina et Jaap van Slageren, Histoire du christianisme au Cameroun, des origines à nos jours, Karthala Éditions, , 452 p. (ISBN 9782811139957, lire en ligne)
  • Gildas Mouthé, « L’Archidiocèse de Douala rend hommage à Mgr Thomas Mongo », L'Effort camerounais, , [lire en ligne]
  • Guy Ernest Sanga, Monseigneur Thomas Mongo : prophète de la paix (préface de S.E. Mgr Samuel Kleda), Éditions Veritas, Douala, 2012, 225 p. (ISBN 9956-635-05-7)

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]