Technikart
| Technikart | |
Logo de Technikart | |
| Pays | France |
|---|---|
| Zone de diffusion | France |
| Langue | Français |
| Périodicité | Mensuelle, 10 n° par an + 4 hors-séries par an (Art, Cinéma, Littérature, Musique) |
| Format | 225L x 295H mm, dos carré |
| Genre | actualité culturelle |
| Prix au numéro | 7,50 euros |
| Diffusion | 38 453 ex. |
| Date de fondation | 1991 (il y a 35 ans) |
| Ville d’édition | Paris |
| Propriétaire | Laurent Courbin |
| Directeur de publication | Fabrice de Rohan-Chabot |
| Rédacteur en chef | Laurence Rémila |
| ISSN | 1162-8731 |
| Site web | https://www.technikart.com/ |
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Technikart est un magazine français mensuel, lancé en 1991 par Fabrice de Rohan Chabot et Raphaël Turcat, ayant pour thème l'actualité culturelle et les modes de société.
Histoire
[modifier | modifier le code]D'abord magazine consacré à l'art contemporain et distribué gratuitement dans les galeries, Technikart passe en kiosques en 1995.
Technikart est alors présenté comme un descendant des magazines français Actuel[1], anglais The Face et américain Ray Gun.
En 1999, il lance son site internet dont la rédaction en chef est confiée à Olivier Malnuit[2].
En 2007, le journal revendique un tirage à 40 000 exemplaires et confie la commercialisation de son espace publicitaire à Média Obs, la régie du groupe Nouvel Observateur[3].
En , après son édition franco-chinoise publiée en 2010, le magazine lance une version américaine, diffusée à 70 000 exemplaires[4]. Mais en 2014, le magazine annonce une chute de sa diffusion de 12,5 % en deux ans[5]. En 2014, en proie à des difficultés financières, Technikart se réorganise, en cédant notamment la licence de Trax. Laurence Rémila remplace Raphaël Turcat, qui ne souhaite plus continuer l'aventure, à la rédaction en chef du magazine[6].
Polémique de 2012
[modifier | modifier le code]En , une vive polémique éclate à la suite de la publication dans le numéro 162 d'un dossier de six pages intitulé « La bouse ou la vie : Manuel de survie pour branchés de la campagne », écrit par Alexandre Majirus, présenté comme une enquête auprès des jeunes habitants du département de la Creuse. Le journaliste y dépeint notamment une « vie sociale un brin consanguine » et décrit les occupants du territoire comme un ensemble « de ploucs, de viocs et de bovins en surnombre ». Ces propos suscitent de nombreuses réactions des médias locaux et nationaux[7],[8], le député-maire de Guéret Michel Vergnier se déclarant « [blessé et indigné] ». Le journal rétorque en arguant le second degré et en promettant un édito approprié dans le numéro suivant.
Difficultés financières à l'automne 2014
[modifier | modifier le code]A l'automne 2014, l'avenir du journal s'assombrit. Le journal connait des difficultés financières, des salaires ne sont pas versés et le numéro d' ne parait pas, remplacé par un hors-série collector composé pour l'essentiel, d'entretiens déjà publiés lors des années précédentes[9].
Depuis 2016, et le rachat de Technikart par Laurent Courbin
[modifier | modifier le code]En janvier 2016, à la suite d'une décision du tribunal de commerce de Paris, Laurent Courbin, Président-directeur général du groupe Ateo Finance reprend le magazine culturel Technikart. L’offre de reprise proposée par Laurent Courbin a été préférée à celles proposées par dix autres candidats, dont le groupe Vivendi ou Talmont Média[10],[11]. À la suite du rachat par Laurent Courbin, l'équipe de Technikart n'a pas été modifiée, et Fabrice de Rohan-Chabot a été confirmé en tant que directeur de publication du magazine décalé. En 2019, le magazine lance sa nouvelle formule : le média accélérateur d'idées.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Nicolas Schaller, « L'époque "Actuel" », sur L'Obs,
- ↑ Rédaction, « Technikart veut faire de son site web un "vrai contre-média" », sur Le Journal du Net,
- ↑ Mediaobs Technikart passe en régie chez Mediaobs, Stratégies, 9 octobre 2007
- ↑ Delphine Le Goff, Technikart US, Stratégies, 21 avril 2011
- ↑ Les trois défis de Technikart, Presse News, 6 mai 2014
- ↑ Christophe Colinet, “Technikart” : après les cendres, la renaissance, La Nouvelle République
- ↑ Audrey Morel, « Quand Technikart agace les Creusois », sur Le Figaro,
- ↑ « L'affaire Technikart sur le plateau du Petit Journal [vidéo] », sur La Montagne,
- ↑ Isabelle Hanne, « La rigueur est de mouise à «Technikart» », sur Libération,
- ↑ Delphine Soulas-Gesson, « Technikart racheté par Ateo Finance », sur Stratégies,
- ↑ DG, « Que reste-t-il de l’avant-gardisme dans les médias français ? », sur Mediapart, (consulté le )