Aller au contenu

Stade Malherbe Caen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Stade Malherbe Caen
Logo du Stade Malherbe Caen
Généralités
Nom complet Stade Malherbe Caen
Calvados Basse-Normandie
Surnoms Malherbe[1]
Noms précédents Stade Malherbe caennais (1913-1988)
Fondation (fusion)
(112 ans, 4 mois et 15 jours)
Statut professionnel 1934-1938, et depuis 1985
Couleurs Bleu et rouge
Stade Stade Michel-d'Ornano
(19 925 places)
Siège 23 bd Georges-Pompidou
14000 Caen
Championnat actuel National
Propriétaire Coalition Capital (80 %)
PAC Invest (20 %)
Président Ziad Hammoud
Entraîneur Gaël Clichy
Joueur le plus capé Nicolas Seube (520)
Meilleur buteur Alexandre Mendy (75)[note 1]
Site web smcaen.fr
Palmarès principal
National[note 2] Championnat de France de deuxième division (2)

Maillots

Domicile

Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2025-2026 du Stade Malherbe Caen
0

Dernière mise à jour : .

Le Stade Malherbe Caen, abrégé en SM Caen ou SMC, officiellement « Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie », est un club français de football basé à Caen, fondé en 1913.

Le club tire son nom du lycée Malherbe, et par là du poète François de Malherbe. Originellement omnisports, le Stade Malherbe se fait avant tout connaître pour les résultats de sa section football, installée dès sa création au stade de Venoix. Même s'il tente brièvement l’aventure du professionnalisme peu après son autorisation en France, entre 1934 et 1938, le SMC n'est longtemps qu'un important club amateur. Il dispute vingt des vingt-deux éditions du championnat de France amateurs entre 1948 et 1970 puis, après la réforme des championnats, évolue alternativement en deuxième et troisième division.

Sous la direction sportive de Pierre Mankowski, le Stade Malherbe renoue en 1985 avec le statut professionnel. Trois ans plus tard, le club est promu pour la première fois en première division, où il parvient à se maintenir. En 1992, quelques mois après avoir été sauvé du dépôt de bilan, le club entraîné par Daniel Jeandupeux termine à la cinquième place du championnat et s'invite en coupe d'Europe. L'année suivante est inauguré le stade Michel-d'Ornano, symbole de ses nouvelles ambitions.

Relégué en 1995, le club normand remporte un premier titre de champion de France de deuxième division en 1996. Il est privatisé en 2000 et détenu dès lors par un cercle d'entrepreneurs locaux. La seconde présidence de Jean-François Fortin, à partir de 2002, coïncide avec une nouvelle période de réussite sportive : sous la direction successive de Patrick Remy, Franck Dumas et Patrice Garande, les « Malherbistes » sont promus à quatre reprises dans l’élite entre 2004 et 2014. Ils remportent le championnat de Ligue 2 en 2010, disputent la finale de la Coupe de la Ligue en 2005 et une demi-finale de Coupe de France en 2018.

En 2018, un conflit entre actionnaires provoque le départ de Fortin. Relégué en Ligue 2 l'année suivante, affaibli financièrement, le club est cédé en 2020 au fonds d'investissement américain Oaktree, introduit par Pierre-Antoine Capton. En 2024, Oaktree revend ses parts au footballeur Kylian Mbappé. L'année suivante, après 41 ans de présence ininterrompue au sein des deux premières divisions, le club est relégué en National, le troisième échelon du football français.

Repères historiques

[modifier | modifier le code]

Genèse (avant 1913)

[modifier | modifier le code]

Plusieurs clubs sportifs sont fondés à Caen à la fin du XIXe siècle dans le milieu scolaire et étudiant. Une association sportive, l'Union athlétique, est créé au lycée de Caen en 1891[b 1] ; elle devient en 1895 l’Union athlétique du Lycée Malherbe (UALM), après que l'établissement ait été renommé en hommage au poète François de Malherbe, né à Caen vers 1555[1],[m 1]. L'Union sportive des étudiants de Caen (USEC) est fondée en décembre 1892[m 1], « la Normalienne » en 1896[b 1]. Des matchs de football entre équipes caennaises sont rapportés à partir de l'automne 1894, sur le terrain de l'USEC[b 1].

Équipe de l'Association des Étudiants de Caen en 1899. Le futur maire de Caen André Détolle est en bas à gauche, Leboucher (futur joueur du SMC), en haut à droite.

En 1900, l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) supporte l'organisation d'un championnat de football de Basse-Normandie, et reconnaît plusieurs clubs, notamment le Club sportif caennais (CSC), un club omnisports fondé en novembre 1899 par une figure du sport caennais, Stéphane Hervieu, et l'« Association sportive des étudiants de Caen », qui a remplacé l'USEC[b 1]. Le premier champion est la Normalienne en 1900. Les quatre éditions suivantes sont remportés par les Étudiants, en 1901, 1902 et 1904 et l'UALM en 1903[2]. Le club lycéen reçoit en demi-finale du championnat de France le célèbre Racing Club de France, ce qui fait l'évènement[b 1]. Bien que le CSC soit spécialisé dans la pratique de la course à pied et de l’athlétisme, sa section football remporte à son tour le championnat régional USFSA en 1907[l 1],[2].

Le , plusieurs anciens membres de l’UALM, dont André Détolle, futur maire de Caen, Albert Berger et Henri Françoise, créent le Club Malherbe caennais[m 2], qui rassemble vite les meilleurs joueurs de la ville. Le nouveau club remporte le championnat de Basse-Normandie de l'USFSA en 1908, 1909, 1910 et 1912[2]. Entre 1909 et 1911, plusieurs rencontres amicales sont organisées entre Caennais et les Anglais de St. Albans City Football Club ; d’abord avec une sélection de joueurs bas-normands, puis avec le Club Malherbe uniquement[3]. Le Club Malherbe absorbe en l’Association sportive des étudiants de Caen, renforçant sa position de club de football bas-normand.

Premières années et première aventure professionnelle (1913-1945)

[modifier | modifier le code]

Le Stade Malherbe caennais naît officiellement le , après plusieurs réunions organisées dans le courant du mois de septembre entre les dirigeants du Club Malherbe caennais et du Club sportif caennais[b 1]. Les statuts sont validés en préfecture le [l 1]. Le nouveau club est omnisports, il adopte le « Malherbe » et le maillot à rayures du CMC, et les couleurs rouge et bleue du CSC[4]. Le club possède ses propres installations – le stade de Venoix – héritées du Club sportif caennais.

L'équipe du SMC en 1919.

En pratique, l’équipe de football du Club Malherbe caennais, déjà engagée en championnat de Basse-Normandie USFSA, change de nom juste avant le début de la saison. En remportant la compétition, le Stade Malherbe enregistre son premier titre dès sa première année d’existence. Qualifié pour les phases finales du championnat de France de football USFSA de 1914, il est éliminé en huitième de finale par l’Union sportive Saint-Servannais, champion de Bretagne et futur demi-finaliste de l’épreuve, après lui avoir tenu tête lors d'un premier duel (3-3) et dû déclarer forfait au second[m 3].

La Première Guerre mondiale interrompt les compétitions et de nombreux joueurs sont partout mobilisés. Trente-neuf membres du club caennais sont ainsi tués pendant les combats[m 3], dont son capitaine Eugène Lesomptier, considéré comme le meilleur joueur de la région[5],[6]. Malgré tout, à l'invitation du Ministère de la Guerre, l'USFSA incite les clubs à maintenir et reconstituer leurs équipes de football[7]. Le club reprend ses activités et remporte à nouveau en 1917-1918 un championnat régional[8].

En 1919, la nouvelle Fédération française de football association (FFFA) unifie le football français. Les différents championnats de France, dont celui de l'USFSA, disparaissent et sont remplacés par des championnats régionaux, les « Divisions d'honneur ». La Ligue de football de Normandie organise deux championnats, un en Basse-Normandie et un en Haute-Normandie, dont les vainqueurs s'affrontent en finale. Le Stade Malherbe, renforcé par l'ancien international français Eugène Maës, venu s'installer à Caen, enlève six titres de Basse-Normandie entre 1920 et 1928, mais s'incline systématiquement contre son homologue haut-normand, que ce soit Le Havre AC, le FC Rouen ou le Stade havrais[9]. Le club participe également à la Coupe de France à partir de sa troisième édition, en 1919-1920, sans autre succès que des qualifications pour les 32es de finale en 1921 et 1922.

À l'issue de la saison 1928-1929, le championnat de Normandie est réorganisé avec une poule unique. Le club dispute la poule de classement mais y termine dernier[10]. L'année suivante il intègre le championnat de Division d'honneur de Normandie avec le FC Rouen, le Havre AC, l’US Quevilly, la Stella de Cherbourgetc. Il en termine encore dernier la première année, mais sauve sa place en barrage contre le CS Honfleur. La saison suivante le club termine sixième, puis cinquième en 1932-1933[11].

Première équipe professionnelle du Stade Malherbe, saison 1934-1935

En 1932, le professionnalisme est autorisé par la Fédération, qui organise un championnat de France national. En 1934, un an après le FC Rouen et le Havre AC, le Stade Malherbe acquiert le statut professionnel, ce qui lui permet d’intégrer la deuxième division du championnat de France[m 4]. Lors de la première saison, le club termine à la 11e place sur 16. La saison suivante, le club arrive à se hisser à la sixième place. En 1936-1937, le club termine huitième mais sa situation financière se dégrade progressivement. Exsangue, le Stade Malherbe met fin à l’aventure professionnelle au terme de la saison 1937-1938, après quatre exercices[l 2].

Le club réintègre le championnat de Division d'honneur de Normandie. Il en remporte l'édition 1938-1939, ce qui lui permet de disputer pour la première fois le championnat de France amateurs, tournoi qui oppose les champions régionaux. En 1939, les compétitions sont bouleversées par la Seconde Guerre mondiale, et de nombreux joueurs sont mobilisés[12]. Le SM Caen dispute pendant le conflit le « critérium de Basse-Normandie », qu'il remporte en 1942 et 1943, ainsi que la coupe de Normandie en 1942[l 3]. Il dispute aussi le Championnat de France amateurs de 1943-1944, qui rassemble les meilleurs clubs de France dans le contexte de la création d'un championnat de France fédéral.

Lors de la libération de Caen pendant l'été 1944, le stade de Venoix est en partie détruit par les bombardements[12].

Un grand club amateur (1945-1983)

[modifier | modifier le code]

Au sortir de la guerre, les compétitions officielles reprennent et le Stade Malherbe retrouve sa position dans le football régional, en remportant le championnat de Division d'honneur de Basse-Normandie en 1946, 1947 et 1948[13].

En 1948, la Fédération française met en place un championnat de France amateur (CFA) national, sur toute la saison, qui devient le troisième niveau de la hiérarchie du football français. Trois clubs normands, le Stade Malherbe, l'Évreux AC et l'US Quevilly, sont intégrés au groupe Nord de cette « Division nationale », qui compte également les meilleurs clubs amateurs des Ligues du Nord et de Paris[m 5].

Malgré les appels successifs à de grands noms, anciens internationaux français, en tant qu’entraîneurs-joueurs – Jules Vandooren, Jean Prouff, André Grillon, Jean Vincent et Célestin Oliver – et de bons résultats généraux, les Caennais ne parviennent jamais à terminer en tête de leur groupe de CFA. Ils finissent au 2e rang du groupe Nord en 1951, loin cependant derrière l'UA Sedan-Torcy, futur champion national, et au 3e rang du groupe Ouest en 1953, deux points derrière le SO Cholet.

Le Stade Malherbe fait essentiellement parler de lui par des exploits en Coupe de France dans les années 1950, au premier rang desquels l’élimination du Stade de Reims (2-1), champion de France, le 19 janvier 1953[l 4]. Trois ans plus tard, les Caennais éliminent le Racing Club de Paris (3-2), club de D1, puis Alès (1-0), club de D2, avant de s'incliner face au RC Lens en 8e de finale, après prolongation (1-4)[m 6]. En 1958, ils poussent le FC Nantes à disputer cinq rencontres pour se départager : les trois premiers matchs se soldent par des matchs nuls 0-0, le quatrième est arrêté par une tempête, le cinquième voit les Nantais l’emporter 1-0[14]. Le règlement de la coupe de France est modifié la saison suivante afin de limiter à trois le nombre de confrontations[m 6]. En 1961 enfin, l’équipe élimine le RC Lens (2-1 après prolongation) puis l’US Forbach, club de deuxième division (2-2, puis 3-2), avant de s’incliner face aux Girondins de Bordeaux en huitième de finale (3-1)[15]. Ces différents exploits permettent au club de remporter le « challenge France-Football » récompensant la meilleure équipe amateur en Coupe de France en 1956 et 1961[l 5].

Miné par l’instabilité chronique de ses dirigeants et une santé financière précaire, le Stade Malherbe se fragilise cependant peu à peu[m 5]. Il est relégué à deux reprises (en 1962 et 1965) en Division d’honneur de Normandie, qu'il remporte les deux fois dans la foulée de façon à retrouver sa place en CFA.

En 1970, le Championnat de France amateurs national, dont le SM Caen a participé à vingt des vingt-deux éditions, est supprimé, tandis que la deuxième division est ouverte aux clubs amateurs et élargie de 16 à 48 équipes. Le club normand y est promu[l 6]. Durant les années 1970, l’équipe première caennaise, restée amateure, évolue entre tour à tour en deuxième et troisième division, sans parvenir à se stabiliser. En 1975, l’équipe fanion, dirigée par Jacques Mouilleron et menée notamment par Jean-Paul Bouffandeau et Jean-Paul Pottier, élus joueurs amateurs de l’année en 1975 et 1976, remporte le groupe Ouest de troisième division. C'est le premier titre du club dépassant le cadre de la Normandie. Le Stade Malherbe est désigné meilleur club amateur par France Football en 1975[m 7],[16]. La saison suivante, l’équipe se bat longtemps dans le trio de tête et termine finalement au sixième rang du groupe A de deuxième division. Mais les résultats ne suivent pas : trois ans plus tard, le club redescend à l’étage inférieur, où il ne termine qu’à la neuvième place. De nouveau champions de troisième division en 1980 sous la direction d’Alain Laurier, les Caennais ne parviennent pas à se maintenir en deuxième division la saison suivante[b 2].

De la troisième division à la coupe d'Europe (1983-1993)

[modifier | modifier le code]

En 1983, quand Pierre Mankowski est recruté comme entraîneur-joueur, le Stade Malherbe évolue en troisième division. Son arrivée coïncide avec la remontée du club en D2, obtenue à l’issue d'un duel serré avec le CA Lisieux de Jacques Santini. Les Caennais s’offrent une belle aventure de Coupe de France, en éliminant l’US Normande, le RC Paris puis le Lille OSC, club de D1, avant de s’incliner aux tirs au but face au Stade lavallois, qui vient d’éliminer le Dynamo Kiev en coupe d'Europe[17],[15]. Fin 1984, Pascal Théault et Pierre Mankowski sont respectivement nommés joueur et entraîneur amateurs de l’année[18]. Le club obtient, la saison suivante, un maintien relativement confortable en deuxième division, à l’issue duquel il adopte le statut professionnel[l 7]. Mankowski est ambitieux et le club ne cache pas sa volonté d'intégrer l’élite. L'effectif est renforcé progressivement, d’abord en défense, puis en attaque. Les Caennais terminent au sixième rang en 1986, puis au deuxième en 1987 - grâce notamment à son duo d'attaquants, les « PP flingueurs », Philippe Prieur et Éric Pécout. Alors qu'ils ont fait cette saison-là du stade de Venoix une place inviolée, les Caennais s’y inclinent au premier tour des barrages de montée face à l’AS Cannes (0-1)[m 8].

Les Caennais maintiennent leur niveau la saison suivante et terminent en tête du championnat à égalité de points avec le RC Strasbourg, mais doivent disputer les barrages du fait d’une différence de buts défavorable. Ils disposent d’abord de l’Olympique Alès aux tirs au but (1-1, 3-2 tab), puis éliminent l’Olympique lyonnais (1-2, 2-0). Enfin, ils affrontent les Chamois niortais, relégués de première division. Après un match nul à Niort (1-1), les Normands l’emportent 3-0 à Venoix et obtiennent ainsi la montée espérée dans l’élite[l 8].

En 1988 le Stade Malherbe découvre la Division 1, dont il a le plus faible budget. Handicapés par de nombreux départs, dont celui de Mankowski, remplacé par Robert Nouzaret, les Caennais débutent la saison par six défaites consécutives, ce qui semble confirmer les pronostics pessimistes des observateurs[19]. Ils obtiennent pourtant leur maintien in extremis, un point devant le RC Strasbourg, grâce notamment à l'éclosion d'un attaquant formé au club, Fabrice Divert, qui inscrit 14 buts durant la saison. Le club, rebaptisé « Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie » en début de saison à la suite de la scission de la branche football du Stade Malherbe Omnisports[20], confirme non sans difficulté son maintien en Division 1 la saison suivante[b 3].

L'ambiance au stade de Venoix avant le match Caen-Saragosse, le 15 septembre 1992.

Le nouvel entraîneur Daniel Jeandupeux recompose largement l’effectif caennais à l’été 1990. La saison 1990-1991 voit le Stade Malherbe prendre place dans la première partie du classement, grâce aux très bons résultats obtenus au stade de Venoix et à des recrues de renom. Cependant, à l’automne 1991, la presse dévoile que le club est proche du dépôt de bilan, du fait d’un déficit supérieur à 32 millions de francs[21]. Les entreprises régionales et collectivités locales renflouent le club, dont l'équipe réalise une saison exceptionnelle : le Stade Malherbe termine cinquième du championnat de France, et obtient sa première, et à ce jour unique, qualification européenne, pour la Coupe de l'UEFA[b 3]. L'ancien international francais Stéphane Paille, meilleur buteur du club, inscrit 15 buts au cours de la saison.

Composition du SM Caen face à Saragosse :
MontanierAvenet, Fournier, Point, Lebourgeois (Germain) – Dangbeto (Rouissi), Cauet, Görter, CalderonPaille (But inscrit après 7 minutes 7e But inscrit après 37 minutes 37e), Gravelaine (But inscrit après 17 minutes 17e). Entr. : Daniel Jeandupeux.
Stade de Venoix, (3-2)

Pour se préparer au tournoi européen, le club dispute pendant l'été la Coupe Intertoto, un tournoi amical entre clubs de toute l'Europe. Le tirage au sort de la Coupe de l'UEFA 1992-1993 réserve au club normand un adversaire de marque dès le premier tour : les Espagnols du Real Saragosse. Les Caennais attaquent tambour battant le match aller, disputé au stade de Venoix et diffusé en direct sur TF1 : après vingt minutes, ils mènent 2-0 grâce à Stéphane Paille et Xavier Gravelaine, puis 3-1 grâce à un nouveau but de Paille, servi par Gravelaine. La deuxième mi-temps voit les Caennais se créer de nouvelles occasions, sans réussite. Les Espagnols réduisent finalement la marque sur une action litigieuse ; Caen l'emporte 3-2[22],[23]. La rencontre sera choisie comme le « match de l’année 1992 » par le magazine France Football[24].

Quelques jours plus tard, Gravelaine est sélectionné en équipe de France pour la première fois de sa carrière. Lors du match retour en Espagne, dirigé par le controversé arbitre gallois Howard King, les Espagnols bénéficient d’un arbitrage polémique mais l’emportent logiquement sur les Caennais, en dépit du pari tactique de Daniel Jeandupeux, le meneur de jeu Stéphane Dedebant et le buteur Paille jouant en défense[l 9],[25]. Sur les deux matchs, les Caennais sont éliminés.

L’explosion au plus haut niveau de Gravelaine, auteur de vingt-deux buts toutes compétitions confondues, et cette honorable élimination en Coupe de l'UEFA, ne permettent toutefois pas de masquer totalement le recrutement insuffisant réalisé à l'intersaison du fait des problèmes financiers précités. Le SM Caen termine la saison 1992-1993 à une relativement décevante onzième place[b 3].

Entre première et deuxième division (1993-2020)

[modifier | modifier le code]
Tifo à d'Ornano pour le derby de la Normandie en 1995.

En 1993, l’équipe quitte l’emblématique stade de Venoix pour le stade Michel-d'Ornano. Plus grande, plus moderne et plus confortable, la nouvelle enceinte symbolise les ambitions du Stade Malherbe. Malheureusement, les joueurs majeurs des saisons précédentes quittent le club un par un, et leurs remplaçants ne se révèlent pas à la hauteur. Daniel Jeandupeux, dont le contrat n'est pas reconduit, est remplacé en 1994 par Pierre Mankowski, qui fait son retour. Malgré le recrutement de l’international suédois Kennet Andersson, vedette de la dernière Coupe du monde, l'équipe est logiquement reléguée en deuxième division l'année suivante[b 3].

Judicieusement renforcé, le Stade Malherbe remporte immédiatement, en 1995-1996, le championnat de France de deuxième division, devant l'Olympique de Marseille, ce qui constitue le premier titre professionnel de l’histoire du club. Mais affaiblie par le départ de son duo d'attaque et de Mankowski, et alors que l'élite est réduite de vingt à dix-huit clubs, l'équipe termine l'année suivante à la 17e place du championnat, ce qui la ramène en D2[b 3].

La saison 1997-1998 initie une série de sept années consécutives en deuxième division, qui oblige le club à s'appuyer de plus en plus sur son centre de formation[b 4]. L'Argentin Gabriel Calderón, novice au poste d'entraîneur, est écarté après des débuts catastrophiques. Il est remplacé par le directeur de la formation Pascal Théault. Pendant trois saisons, Théault mène l'équipe dans le premier tiers du classement, en faisant largement confiance aux jeunes du club, mais sans pouvoir vraiment se mêler à la lutte pour la montée[b 4].

Finale de la Coupe de la Ligue 2005.

Privatisé lors de l'été 2000, le club connaît une saison 2000-2001 difficile, marquée par le départ de Théault et un maintien obtenu lors de l'avant-dernière journée. Le retour de Jean-François Fortin comme président et le recrutement de l'entraîneur Patrick Remy voit le club se relancer progressivement à partir de 2002[b 4].

En 2004, le SM Caen est promu pour la troisième fois de son histoire en première division. La montée est assurée le soir d'une victoire à Rouen. Le capitaine Franck Dumas devient directeur sportif. En « Ligue 1 », les Caennais réalisent une saison animée, au dénouement cruel : ils atteignent la finale de Coupe de la Ligue (1-2), mais s'y inclinent face au Racing Club de Strasbourg, au Stade de France devant 78 732 spectateurs[26]. Remy est remercié et remplacé par Franck Dumas, qui semble en passe d'obtenir le maintien du club, mais les Caennais sont finalement relégués en deuxième division après une défaite sur le terrain du FC Istres, pourtant bon dernier, lors de la dernière journée[b 5].

De retour en Ligue 2, l'équipe, handicapée par un départ raté, manque de justesse la remontée directe en 2006, mais se rattrape l'année suivante, en réalisant un parcours sans frayeur. En 2007-2008, les Caennais brillent en Ligue 1 par leur allant offensif. Ils pointent à la 4e place à la trêve et terminent finalement 11e, signant le premier maintien du club dans l'élite depuis 1994[b 5]. Le départ du jeune Yoan Gouffran à Bordeaux permet le recrutement de Steve Savidan, une des vedettes du championnat, qui est sélectionné en équipe de France en novembre 2008. Mais les performances de l'équipe se dégradent progressivement, et au soir de la dernière journée, une défaite face aux Girondins de Bordeaux, signée par un but du même Gouffran, offre le titre de champion à ces derniers et condamne les Caennais à la Ligue 2[27].

Félicitations des joueurs caennais, août 2011.

Le Stade Malherbe rebondit vite et obtient de très bons résultats dès le début de la saison 2009-2010, qui lui permettent d'assurer la remontée du club à cinq journées de la fin, puis de remporter pour la 2e fois le titre de champion de Ligue 2[b 5]. Grâce au talent de plusieurs jeunes, en particulier le buteur Youssef El-Arabi et l'ailier Romain Hamouma, les Caennais parviennent à se maintenir dans l’élite la saison suivante, à l'issue d'une lutte serrée. En 2011-2012, l'équipe se bat de nouveau pour son maintien, qui paraît acquis à trois journées de la fin. Mais l'équipe s'effondre et une série de trois défaites lui est fatale. C'est la cinquième relégation du club depuis 1995[b 5]. Fortement critiqué, Franck Dumas est remercié et remplacé par son adjoint Patrice Garande.

En 2012, Caen termine à la quatrième place d'une deuxième division particulièrement relevée. La deuxième saison de Garande est celle du centenaire pour le club[b 5]. Malgré une victoire de prestige en octobre face au Milan AC[28] et l'éclosion du jeune N'Golo Kanté, les résultats en championnat restent décevants jusqu'à la trêve. Une impressionnante deuxième partie de saison permet aux Caennais de rattraper leur retard et d'arracher finalement leur retour en Ligue 1, officialisé le soir d'un match en retard face au Nîmes Olympique[29].

En , alors que l'équipe est classé en seconde moitié du classement de Ligue 1, le club se trouve mêlé à l'affaire des « matchs présumés truqués » du Nîmes Olympique, dans laquelle le président Jean-François Fortin et le directeur de la sécurité Pilou Mokkedel sont mis en examen. Xavier Gravelaine, nommé directeur général pendant l'été, assure l'intérim à la tête du club[30]. Alors qu'à la trêve de Noël, l'équipe occupe la dernière place du classement, elle se redresse encore de manière spectaculaire en deuxième partie de saison. En mars, la Ligue de football professionnel disculpe finalement le club et le président Fortin[31]. Les Caennais terminent finalement au 13e rang avec la quatrième meilleure attaque. Malgré de nombreux départs, et notamment celui de N'Golo Kanté en Angleterre contre une indemnité record pour le club, la saison 2015-2016 démarre particulièrement bien. Début décembre, après seize journées, le Stade Malherbe est deuxième du championnat derrière le Paris SG. Le club termine la saison à la septième place, son meilleur classement depuis vingt-quatre ans[32].

Célébration d'une victoire à domicile contre le RC Lens, en 2015.

Au printemps 2016, le club annonce le lancement d'un ambitieux projet baptisé « Malherbe 2020 », qui prévoit notamment la construction d'un nouveau centre d’entraînement, la rénovation des stades Michel-d'Ornano et Venoix ainsi que la modernisation du centre de formation[33]. Sur le plan sportif, les saisons suivantes sont cependant difficiles. En 2017 puis 2018, Caen se maintient par deux fois dans les mêmes circonstances de matchs nuls obtenus face au Paris SG lors de l'ultime journée de championnat. En 2017, l'égalisation arrachée en toute fin de match au Parc des Princes grâce à un but de Ronny Rodelin reste un moment particulièrement mémorable et inattendu[34].

La fin de saison 2017-2018 est le théâtre d'un conflit important entre actionnaires qui aboutit au départ de Jean-François Fortin, mis en minorité. Gilles Sergent, installé président contre sa volonté, doit gérer un vaste renouvellement sportif, avec le recrutement d'un nouvel entraîneur, Fabien Mercadal, qui connaît là sa première expérience dans l'élite, le remplacement du staff technique, et le départ de nombreux joueurs cadres (Julien Féret, Rémy Vercoutre, Damien Da Silva, Ivan Santini ou encore Ronny Rodelin)[35]. La saison est très difficile. Les Normands flirtent avec la zone de relégation tout au long de la saison. L'arrivée en cours de saison de Rolland Courbis pour épauler Fabien Mercadal semble permettre un nouveau sauvetage in extremis, mais l'équipe termine finalement à la 19e place, synonyme de retour en Ligue 2[36].

L'été 2019 est celui d'un nouveau chambardement sportif. Mercadal et Courbis sont remerciés, Gilles Sergent démissionne et Fabrice Clément est nommé président. Il débauche l’entraîneur portugais Rui Almeida, et doit mener un vaste renouvellement de l'effectif consécutif à la relégation. Les performances de l'équipe sont rapidement préoccupantes, au point que Clément décide dès la fin de septembre de mettre fin au contrat de l’entraîneur[37]. Il est remplacé par le médiatique Pascal Dupraz, libre depuis son départ de Toulouse un an et demi plus tôt. Ce dernier réussit quelque peu à remettre l'équipe sur pied, qui pointe à la 13e place lors de l'arrêt du championnat à la suite de la pandémie du Covid-19[38].

Vente du club à Oaktree puis à Kylian Mbappé (depuis 2020)

[modifier | modifier le code]
Discussion entre des joueurs caennais, en 2020.

Au début de la saison 2020-2021, le club est une nouvelle fois au cœur de profonds changements. En difficulté financière du fait de la réduction des recettes liée à la relégation et à l'interruption des compétitions, du coût des licenciements des derniers entraineurs, et de salaires trop élevés, le club est sanctionné par la DNCG, qui prononce l'encadrement de sa masse salariale[39], et semble même menacé par une cessation de paiement à court terme[40]. L'un des récents actionnaires, Pierre-Antoine Capton, président de Mediawan, l'un des plus importants groupes audiovisuels d'Europe, mène un projet de rachat du club, en s'appuyant sur le fonds d'investissement américain Oaktree, qui rachète 80% des parts. Quatorze mois après son intronisation, Fabrice Clément officialise son départ de la présidence le . Olivier Pickeu, ancien joueur du club et manager général du Angers SCO, est nommé président exécutif[41]. Yohan Eudeline et Pascal Dupraz conservent leurs postes de directeur sportif et d'entraîneur.

Le , la direction du club présente un projet de « plan social de sauvegarde de l'emploi » (PSE), qui vise à restructurer le club pour un fonctionnement en Ligue 2, en supprimant notamment une vingtaine de postes en CDI sur les 158 salariés que compte le club. Selon les estimations de la presse, le déficit structurel, hors transferts, se monte alors à environ 15 millions d’euros[42]. Arrivant en fin de contrat, Dupraz est démis de ses fonctions en mars, après une 2e partie de saison catastrophique[43]. Il est remplacé par l'entraîneur de la réserve Fabrice Vandeputte et son adjoint Cédric Hengbart. Le club obtient son maintien lors des dernières minutes de l'ultime journée de championnat, en s'imposant face au Clermont Foot (2-1).

À la suite de cette saison difficile, Pickeu convainc Stéphane Moulin, son ancien entraîneur à succès à Angers[44], qui arrive accompagné de tout son staff avec l'objectif d'un retour en trois ans en Ligue 1. Après un début de saison moyen, l'équipe réalise une seconde moitié de saison plus convaincante, grâce notamment au passage en 3-5-2 ainsi qu'aux performances solides de plusieurs joueurs, comme Jessy Deminguet, Alexandre Mendy, Nuno Da Costa, Ali Abdi et le jeune Johann Lepenant. Elle termine à une prometteuse septième place. La deuxième saison de Moulin démarre dans la continuité mais est bientôt marquée par un drame personnel et des désaccords de plus en plus marqués avec la direction. Il quitte finalement le club à l'été 2023, sur une cinquième place en championnat qui n'offre pas, cette saison-là, de ticket pour les barrages de montée.

Alors que la presse fait état du souhait d'Oaktree de revendre déjà le club[45], la direction choisit comme nouvel entraineur l'expérimenté Jean-Marc Furlan, présenté comme un spécialiste des montées en Ligue 1[46]. Mais la greffe ne prend pas et il est écarté dès le mois de novembre. C'est l'emblématique Nicolas Seube, alors en poste avec la réserve, qui prend la suite et parvient à rétablir la situation de manière spectaculaire[47] ; à plusieurs reprises son équipe semble en passe de rattraper les équipes de tête, mais elle termine finalement à la sixième place.

Le , le club annonce le rachat des parts d'Oaktree par Coalition Capital, le fonds d'investissement de Kylian Mbappé[48], footballeur vedette et capitaine de l'équipe de France alors âgé de 25 ans. Ce n'est cependant qu'à l'issue de l'assemblée générale du que Coalition Capital devient officiellement propriétaire[49], sans cependant que les Mbappé ne se présentent au club ni à la presse. Sans direction pendant l'été, avec pour principal renfort l'arrivée de l'ancien international français Yann M'Vila, le club connait un début de saison difficile. Fin décembre, Seube est écarté et remplacé par le Portugais Bruno Baltazar, un entraineur inconnu en France, sans référence particulière – un choix qui interroge[50], tout autant que les renforts du mois de janvier[51]. Baltazar perd ses sept matchs sur le banc[52], plongeant l'équipe au dernier rang, avant d'être à son tour écarté. L'expérimenté Michel Der Zakarian, appelé à la rescousse, ne parvient pas à rétablir la situation. Le , après une sévère défaite à domicile contre le FC Martigues (0-3), son rival au classement, le club est officiellement relégué en National, niveau qu'il n'a plus connu depuis 1983[53]. Alors que le club termine la saison loin dernier, Fayza Lamari, la mère de Kylian Mbappé, s'exprime pour la première fois dans la presse, se présentant comme la réelle dirigeante du club, et rejette l'essentiel de la responsabilité de l'échec sportif[54]. Le club nomme dès le mois de mai un nouvel entraineur, Maxime d'Ornano, un habitué du National[55]. Après une première partie de saison 2025-2026 décevante, loin des espoirs de remontée immédiate des supporters, il est remercié en décembre et remplacé par un novice, l'ancien joueur international français Gaël Clichy[56].

Résultats sportifs et palmarès

[modifier | modifier le code]
Trophée du championnat de Ligue 2.

Le club caennais a remporté deux trophées au niveau professionnel. Il s’agit du championnat de France de deuxième division, en 1996 (alors connu sous le nom de Division 2) et en 2010 (Ligue 2).

Palmarès de l'équipe première du Stade Malherbe Caen
Compétitions nationales Compétitions régionales
Championnats
Coupes

À partir de 2006, le club dispute régulièrement un « Trophée des Normands », généralement dans le cadre d'une rencontre l'opposant au Havre AC, organisée le 14 juillet. Les Caennais remportent neuf des quinze premières éditions (2006, 2007, 2008, 2009, 2011, 2014, 2015, 2017 et 2019).

Bilan sportif

[modifier | modifier le code]

Ce chapitre récapitule les matchs disputés par le Stade Malherbe dans les différentes compétitions, et les records s’y rapportant, à l’issue de la saison 2024-2025[57],[58].

Championnat Saisons Titres J V %V N D Bp Bc Diff
Division 1 (1988-1997) 8 304 94 31 % 80 130 314 401 -87
Ligue 1 (2004-2019) 10 380 106 29 % 104 170 396 550 -154
1re division[59] 18 684 200 30 % 184 300 710 951 -241
Division 2 avant-guerre (1934-1938) 4 130 50 38 % 22 58 237 257 -20
Division 2 amateur (1970-1985) 8 264 78 29 % 65 119 282 410 -128
Division 2 professionnelle (1985-2002) 9 1 338 149 44 % 92 97 463 356 +107
Ligue 2 (2002-2025) 13 1 480 190 40 % 150 140 639 479 +160
Barrages d'accession (1986-1988) 2 (1) 6 2 33 % 2 2 9 6 +3
2e division 34 2 1218 469 39 % 333 416 1630 1548 +82
Coupes Saisons Meilleure perf. J G N P Bp Bc Diff
Coupe de France (1939-2025) 74 1/2 finale 166 80 15 71 260 243 +17
Coupe de la Ligue (1994-2020) 26 Finale 46 14 8 24 53 70 -17
Coupe UEFA (1992-1993) 1 1er tour 2 1 0 1 3 4 -1
Coupe Intertoto - non-UEFA (1992-1994) 2 Phase de groupes (2e) 10 2 5 3 11 11 0

La plus large victoire enregistrée par le Stade Malherbe en tant que club professionnel est un succès 12-0 sur l'Hispano-Bastidienne Bordeaux, lors du deuxième match à domicile de la première saison professionnelle du club, le . Depuis le retour du club au professionnalisme en 1984, la victoire record est un 6-0, face à l’ES Wasquehal le en deuxième division. En Coupe de France, le club l'emporte 8-0 en 1997 face à Bonchamp, club de DRH[60]. En première division, les scores record sont à domicile une victoire 5-0, le face aux Girondins de Bordeaux, futurs dauphins du championnat, et à l'extérieur une victoire 4-0 sur l'OGC Nice en 2011, en pleine course pour le maintien[61].

En première division, les pires défaites du SM Caen sont deux matchs face au Paris SG, le à Paris, puis le à Caen, sur le même score de 0-6[61]. En Coupe de France, les Caennais encaissent possiblement la plus lourde défaite de leur histoire en s’inclinant 0-9 face à l’US Boulogne lors de la saison 1963-1964[62]. En deuxième division, la plus lourde défaite caennaise date du , lors d’un déplacement sur le terrain du FC Rouen (7-0)[63].

La plus longue série de victoires consécutives en championnat se monte à huit rencontres, entre le et le , en deuxième division. En première division, le record se monte à cinq victoires, remportées entre le au , alors que la situation financière du club paraît critique. Le Stade Malherbe passe alors du dixième au troisième rang au classement et termine le championnat à la cinquième place.[réf. nécessaire]

La plus longue série de matchs consécutifs sans défaite se monte à dix-sept rencontres, du au . La saison 1987-1988 voit le club obtenir sa première promotion en première division. Du au [note 3], les Caennais enchaînent un record de neuf matchs sans défaite en Ligue 1 (5 victoires et 4 nuls), passant ainsi du seizième au sixième rang. Cette série est égalée, à cheval sur les saisons 2010-2011 et 2011-2012 où le club aligne 4 victoires et 5 matchs nuls[note 4],[64],[65] entre le et le . En 2013-2014, les Caennais, en grande difficulté en Ligue 2 pour l'objectif de la montée en Ligue 1, vont alors enchainer une impressionnante série de 12 matchs sans défaite pour 8 victoires et 4 matchs nuls. Grâce à cette série, le SMC termine finalement troisième alors que l'équipe était engluée en milieu de tableau.

Les plus longues séries de défaites consécutives se montent respectivement à huit et neuf matchs, entre le et le , puis entre le 6 décembre 2024 et le 17 février 2025. La première fois sous la direction de l’entraîneur Bernard Lelong, la deuxième fois avec le Portugais Bruno Baltazar. Les deux fois, l'entraineur est licencié et le club est relégué en troisième division en fin de saison. En première division, la plus longue série de défaites consécutives se monte à sept matchs, entre le et le (à cheval sur les saisons 1993-1994 et 1994-1995). Entre le et le , le club enchaîne quinze matchs consécutifs sans victoire, faisant passer le club du neuvième au dix-neuvième rang. Le club est relégué en deuxième division en fin de saison[66],[67].

Le , après 41 ans passé dans les divisions professionnelles, le Stade Malherbe termine dernier du championnat de deuxième division et est relégué en National 1 avec seulement 22 points cumulés sur 34 journées de championnat, soit le pire bilan de l'histoire de la Ligue 2[68].

Image et identité

[modifier | modifier le code]

Historique des couleurs

[modifier | modifier le code]
Maillots du SM Caen, saisons 1992, 2002 et 2005.

L’Union Athlétique du Lycée Malherbe (UALM) portait un maillot composé de rayures verticales noires et blanches, tandis que le Club sportif caennais (CSC) utilisait des rayures horizontales bleues et rouges. À la suite de la fusion des deux clubs en 1913, les deux présidents décident de mêler les couleurs et les sigles en adoptant les rayures verticales de l’UALM et les couleurs du CSC[4].

Au gré des saisons, le club reste fidèle au bleu et au rouge, même si les motifs du maillot changent (rayures horizontales lors des premières années professionnelles, scapulaire, barre oblique, parements, etc.). Quelques saisons font exception cependant, au cours des années 1960 ou encore à la fin des années 1970[69], avec un maillot essentiellement blanc.

Étendard de supporters représentant l'ensemble des tenues domicile du S.M.Caen de la saison 1995-1996 à la saison 2015-2016.
Étendard de supporters représentant les maillots de chaque saison entre 1996 et 2016.

En 1991-1992, le Stade Malherbe Caen, équipé par Puma, retrouve son maillot d’origine, à rayures verticales bleues et rouges. Ce retour aux sources coïncide avec des résultats historiques : cinquième de Division 1, le club se qualifie pour la Coupe UEFA.

Par sentimentalisme, tradition et superstition, les supporters s’attachent aux rayures du maillot, auxquelles le club reste depuis globalement fidèle. Les dirigeants y font cependant entorse à deux reprises, qui voient le club obtenir des résultats particulièrement décevants. En 2000-2001, le nouvel équipementier Le Coq sportif propose un maillot bleu marine, sans rayure. Le club termine dix-septième de Division 2, pire classement depuis l’adoption du statut professionnel, très loin des ambitions de promotion en D1. Lors de la saison 2008-2009, alors que les dirigeants disent viser une place dans la première partie de tableau de Ligue 1, l’équipementier Nike remplace les traditionnelles rayures verticales par un maillot coupé verticalement en deux. Le club est relégué en Ligue 2 à la fin de la saison. Dans les deux cas, le maillot est de nouveau rayé la saison suivante[70]. Lors de la saison 2015-2016, le club va profondément changer sa tenue domicile. En effet, les grosses rayures rouges et bleus sont ici remplacées par une tenue plus classique, arborant un bleu roi et de fines rayures rouges.

[modifier | modifier le code]

Le Stade Malherbe utilise pendant ses premières saisons un simple écusson rond avec les lettres S. M. C., sur un fond rouge et bleu.

Au moment de la première aventure professionnelle du Club, vers 1934, le club adopte un nouveau logo de forme losange, fortement inspiré de celui du Stade français[71], alors un des plus prestigieux clubs du pays. Il le garde pendant plus de cinquante ans[72]. Cet écusson apparaît par exemple sur le maillot hommage de la saison 1979-1980, produit par le club en 2024[73].

En mai 1989, alors que le club évolue depuis peu en première division, un nouveau logo est dessiné lors du déplacement des Caennais à Bordeaux, marqué par la victoire surprise des Normands (2-3)[l 10]. Il représente un drakkar voguant sur les flots, clin d’œil aux origines vikings de la Normandie, et les clochers de la ville de Caen[74]. Il est utilisé sous différentes versions pendant dix-huit saisons, notamment lors des matchs européens de 1992.

En 2007 et avec l'arrivée du nouvel équipementier Nike, les dirigeants du club présentent un nouveau logo, qu’ils décrivent dans les termes suivants : « Sa forme va nous permettre de l’exploiter plus facilement sur nos produits dérivés. Les lignes donnent une impression de mouvement, rappelant les vagues et le côté maritime de notre région. Au centre, on peut y voir soit un ballon, soit une représentation de la planète, qui évoque notre envie de nous ouvrir au monde »[75]. Cet écusson n'est cependant jamais adopté par les supporters du club, restés attachés au précédent.

Dans le cadre du centenaire du club en 2013, un nouvel écusson temporaire est réalisé. En , le club dévoile finalement son nouveau logo dans le cadre de son projet « Malherbe 2020 ». Ce dernier marque une rupture avec les précédents, faisant apparaître un viking, une référence du logo des années 1990, dans un graphisme modernisé[76].

Structures du club

[modifier | modifier le code]

Infrastructures

[modifier | modifier le code]
Carte
Localisation des stades du club dans l'agglomération caennaise. Le siège et le centre de formation se trouvent entre les deux.

Le Stade Malherbe est l’unique club résident du stade Michel-d'Ornano, le principal stade municipal de la ville de Caen depuis son inauguration, le . L’enceinte porte le nom de Michel d'Ornano, homme politique français décédé en 1991.

Vue d’ensemble du stade d'Ornano.

Construit pour prendre la relève du stade de Venoix, à la fois vétuste et exigu, « d’Ornano » est considéré comme le premier stade de sa génération. Par sa structure et ses équipements, il servit d’exemple aux stades construits par la suite à Sedan (Stade Louis-Dugauguez), Sochaux (Stade Auguste-Bonal) ou encore Rennes (Stade de la route de Lorient). Initialement prévu pour accueillir 22 864 spectateurs, sa capacité a été réduite à plusieurs reprises, de sorte que les sources ne s’accordent pas sur la capacité exacte du stade. Le record d’affluence du stade se monte à 20 972 spectateurs, réunis le lors d’une rencontre jouée à guichets fermés face à l’Olympique de Marseille.

Stade de Venoix - Claude-Mercier

Le stade de Venoix, situé dans le quartier Venoix de Caen, a été le stade principal du Stade Malherbe pendant 80 ans. Bien qu'officiellement inauguré en 1925, le terrain de Venoix accueille des matchs de football dès 1912. À la création du club en 1913, il en devient le terrain d'entraînement et de match. À l’issue de la Première Guerre mondiale, le club obtient la jouissance exclusive des installations, dont la mairie de Caen fait l'acquisition en 1933. En 1925, une piste de 400 mètres est ajoutée afin d'en faire un stade vélodrome. Les tribunes sont régulièrement rafistolées et réaménagées au cours du XXe siècle, au gré des résultats et de la demande.

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, que les Caennais font de « Venoix » une place forte : entre 1986 et 1988, ils y obtiennent 29 victoires en 34 matchs de deuxième division ; entre 1989 et 1992, 38 victoires en 57 matchs de première division. Si sa capacité officielle se monte à environ 11 000 places, son record d’affluence se monte à 15 160 spectateurs, réunis le pour la réception de l’Olympique de Marseille[l 11]. En , Venoix accueille également le premier - et seul - match de coupe d’Europe disputé par le Stade Malherbe, contre le Real Saragosse.

Après le départ de l’équipe première au stade Michel-d'Ornano, la capacité est progressivement réduite à 5 000 places, puis au minimum. Il accueille les matchs de l’équipe réserve masculine, puis celle de l'équipe féminine, relancée en 2019. Le stade est rebaptisé en hommage au footballeur Claude Mercier en 2013.

Le club dispose par ailleurs de quatre terrains annexes, dont un terrain synthétique, afin de permettre l’entraînement du groupe professionnel, de la réserve et des jeunes du centre de formation.

Centre de formation

[modifier | modifier le code]
Entrée du siège et du centre de formation du club, en 2011.

Le centre de formation du Stade Malherbe est officiellement créé en 1989. Ses structures répondent depuis 2007 aux critères de la « catégorie 1 »[77], la plus élevée en la matière. Au titre de la saison 2008-2009, le centre est de « classe A »[78], un grade qui distingue les meilleurs centres de formation français. En 2009, le SM Caen apparaît au 22e rang du classement des centres de formation français[78], après avoir été classé 15e en 2007[79].

À la fin des années 1980, le club bénéficie de l’éclosion de Fabrice Divert, qui grandit au club sans passer par un réel centre de formation, et de Franck Dumas, parti terminer sa formation au Racing CP. Une structure est mise en place en 1989, Bobby Brown en est le premier directeur jusqu'en 1991. Il est alors remplacé par Pascal Théault, qui développe l'activité du centre jusqu'à 1997. Devenu l’entraîneur de l’équipe première, Théault fait largement appel aux jeunes du centre, et les dirigeants décident de mettre l’accent sur son développement. Le club forme notamment plusieurs internationaux français : William Gallas, Frédéric Née, Jérôme Rothen et Bernard Mendy[80]. Nasser Larguet en devient le directeur de 1998 à 2002, remplacé brièvement par Gabriel Calderón puis par Roger Fleury (2003-2005). À partir de 2005, Sébastien Bannier en a la responsabilité (avec l'assistance de Stéphane Roche jusqu'en 2009)[81]. Il n'est pas reconduit en 2014. Douze ans après son départ, Nasser Larguet fait son retour mais pour quelques semaines seulement, la faute à un autre engagement en tant que Directeur technique national du Maroc[82]. L'ancien directeur du centre de formation du Stade rennais Landry Chauvin le remplace[83], mais quelques mois après son arrivée, il rompt son contrat et annonce son retour à Rennes. Francis De Taddeo, ancien du FC Metz, est nommé à la place.

En 2007, de nouveaux locaux sont inaugurés, dans un bâtiment de 2 000 m2 partagé avec le siège du club et dont le coût des travaux s’est élevé à 2,8 millions d’euros[84]. Le centre, qui bénéficie d’un budget de fonctionnement de 3,7 millions d’euros en 2007-2008[85], peut accueillir 48 jeunes de 12 à 18 ans. La majorité d’entre eux est originaire de Basse-Normandie (comme Anthony Deroin, Jérémy Sorbon, Elliot Grandin, etc.), complétée par des jeunes repérés en région parisienne (comme Jérôme Rothen, Mathieu Bodmer, Reynald Lemaître, Yoan Gouffran) et en Guadeloupe (comme Ronald Zubar, Livio Nabab, Thomas Lemar et Lenny Nangis).

Dans cette optique, des partenariats ont été noués avec un certain nombre de clubs régionaux : l'USON Mondeville (d'où viennent par exemple Cédric Hengbart, Yohan Eudeline et Youssef El-Arabi), l'ASPTT Caen (Franck Dumas, Yvan Lebourgeois et Jérémy Sorbon), l'ASPTT Argentan, le LC Bretteville-sur-Odon, RSG Courseulles-sur-Mer, Entente sportive coutançaise, SU Dives-sur-mer, la JS Douvres-la-Délivrande, l'Association sportive Trouville-Deauville, le SG Domfront, l'UST Équeurdreville, l'ESFC Falaise, le FC Orne et Odon, le FC Flers (Thibault Moulin), le Romilly FC, la Frileuse du Havre, l'US Granville, le SC Hérouville, l'AS Ifs et la MOS Caen[86].

École de football

[modifier | modifier le code]

En complément du centre de formation, l’association du SM Caen gère l’école de football et la préformation. L’école de football vise à apprendre les bases du football aux enfants, dès leur plus jeune âge.

La préformation, à laquelle sont attachés trois éducateurs, regroupe les catégories 13 ans et 14 ans, quand les jeunes commencent à jouer au football à 11[87][source insuffisante].

Organisation

[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2020, le Stade Malherbe possède à sa tête un directoire. Il est présidé par Jean-François Fortin entre 2002 et 2018, accompagné de Gilles Sergent et Michel Besneville, en place depuis 2007 au moins. En 2014, le duo cède la place à Jean-Paul Saison, François Maurey et Laurent Batteur[88]. Le conseil de surveillance est en 2015 présidé par Jacques Esnee[89], qui a pris la suite de Francois Maurey et de Laurent Batteur avant lui.

En , l'ancien joueur vedette du club Xavier Gravelaine est nommé directeur général. Autre ancien joueur professionnel et agent de joueurs, Alain Caveglia est nommé directeur sportif en [90]. L'organigramme du club est pour le reste relativement stable. Kaddour « Pilou » Mokeddel, fidèle du club, a le poste de directeur de la communication et de la sécurité de 2007 (au moins) à 2014, jusqu'à sa mise en cause dans l'affaire du Nîmes Olympique[91]. Sylvie Gondry est toujours directrice administrative et financière en 2015, un poste qu'elle occupe déjà en 2007.

En , après une bataille en interne de plusieurs mois, Jean-François Fortin est mis en minorité. Un nouveau conseil de surveillance ainsi qu'un nouveau directoire sont élus. Le , Gilles Sergent devient le nouveau président du Stade Malherbe[92]. Ce dernier est remplacé par Fabrice Clément l'année suivante.

En 2020, le club est racheté par le fonds d'investissement américain Oaktree Capital Management. Pierre-Antoine Capton devient président du conseil de surveillance, et Olivier Pickeu est nommé président exécutif. En poste depuis 2019, Yohan Eudeline est confirmé comme directeur sportif.

En 2024, le groupe Coalition Capital de Kylian Mbappé renouvelle la direction : Ziad Hammoud, qui gérait jusqu'ici les droits à l'image du joueur à travers l'entreprise Interconnected Ventures, et était précédemment directeur de la stratégie et des investissements de BeIN Media Group, est nommé président. En décembre, Josselin Flamand est nommé directeur général[93]. La gestion sportive est confiée à Gérard Prêcheur, nommé directeur technique[94], mais ce dernier démissionne dès le mois de janvier 2025 sur fond de désaccords sportifs. Il est remplacé par Reda Hammache, l'ancien directeur sportif du Red Star, et Pascal Plancque, nommé directeur technique.

Le club est longtemps basé sur une seule association loi de 1901. À la suite des déboires financiers du début des années 1990, une société à objet sportif (SOS) est créée en 1992[23], dont Guy Chambily est le premier président.

En début de saison 2000-2001, le club, transformé en société anonyme sportive professionnelle (SASP), est privatisé[95] auprès d’un actionnariat volontairement régional. En 2007, neuf entreprises normandes (le Crédit agricole, le groupe Batteur, le groupe Hamelin, Eurologistic, les Maîtres laitiers du Cotentin, Frial, la société de placements financiers ASM et des actionnaires du groupe Accor) détiennent 70 % du capital du club. Le reste est la propriété d’une SAS de 46 actionnaires normands[96].

En 2020, alors que le club connaît de difficultés financières, les actionnaires acceptent de vendre la SASP au fonds d'investissement américain Oaktree Capital Management, introduit par Pierre-Antoine Capton. Le fonds acquiert 80 % des actions, et Capton les 20 % restantes, avec une option prioritaire de rachat des parts d'Oaktree[97].

En 2024, Oaktree vend ses parts à Kylian Mbappé à travers son fond d'investissements Coalition Capital[98].

Évolution du budget du SM Caen depuis 1988


Les points rouges indiquent les saisons jouées en D1/L1.

Le budget du club a augmenté progressivement depuis le passage au statut professionnel : de 13 millions de francs en 1987-1988, quand le club obtient sa première promotion en Division 1, le budget passe à 30 millions de francs à la suite de la promotion, puis 46 millions de francs en 1991-1992 (lors de la première participation du club à la coupe d'Europe), 54 millions de francs en 1994-1995, environ 70 millions de francs en 1996-1997[99]. La relégation et le maintien du club en Division 2 à partir de 1997 réduisent les ambitions caennaises, mais le budget suit malgré tout l’inflation connue par le football européen à cette époque.

Lors de la saison 2002-2003, le budget du club, en Ligue 2, se monte à 8 millions d’euros, à 9 millions d’euros la saison suivante (soit environ 52 millions de francs). Lors de la saison 2004-2005, le club est promu en Ligue 1 et porte son budget à 21 millions d’euros. À la suite de la relégation, le budget est réduit à 14,5 millions d’euros en 2005-2006, puis à 17,7 millions d’euros la saison suivante[100]. En 2007-2008, à la suite de la promotion en Ligue 1, le budget est relevé à 27 millions d’euros[101], puis à 31 millions d’euros[102] la saison suivante, ce qui fait du Stade Malherbe l’équivalent de l’OGC Nice et du Toulouse FC (entre les treizième et quinzième rangs de la division en la matière).

À la suite de la relégation, le budget de la saison 2009-2010 est divisé environ par deux, à 17 millions d’euros (prévoyant un déficit prévisionnel de deux millions d'euros), dont les recettes proviennent des droits télés (40 %), des guichets (25 %), des participations des partenaires (20 %) et des institutionnels (ville de Caen et conseil général du Calvados, 10 % à parts pratiquement égales) ainsi que du marchandisage[103]. Les partenaires, au nombre de 370 en 2009[103] (contre 520 avant la relégation), sont essentiellement originaires de la région Basse-Normandie[104]. Malgré des charges se montant finalement à 23 millions d'euros, le déficit est maintenu dans les prévisions grâce à solde largement positif des opérations de transferts. Le retour dans l'élite la saison suivante permet au club de monter un budget prévisionnel de l'ordre de 27 millions d’euros[105], monté finalement à 31 millions[100], puis de 32 millions l'année suivante[106].

En 2012-2013 et 2013-2014, en L2, le budget retombe à 23 puis 20 millions d'euros[100]. Pour le retour du club en Ligue 1 en 2014-2015, le budget prévisionnel se monte à 26 millions, un budget prudent, qui augmente de 2 millions d'euros chaque année jusqu'à la relégation en Ligue 2.

Pour son retour en Ligue 2, le budget est divisé par deux[107].

Sponsors et équipementiers

[modifier | modifier le code]

Comme tout club sportif, le club change régulièrement d’équipementier, au gré des contrats : l'entreprise allemande Puma équipe le Stade Malherbe de 1984 à 1995, puis Adidas jusqu’en 2000, Le Coq sportif de 2000 à 2002, et l'Italien Erreà jusqu’en 2007. Le club signe alors un contrat de trois ans avec l'Américain Nike, renouvelé deux fois jusqu'en 2016. Malherbe s'engage ensuite avec les Anglais d'Umbro, via le Groupe Royer, puis les Italiens de Kappa. En 2025, un an après le rachat du club par Kylian Mbappé, le club retourne avec l'équipementier du joueur, Nike[108].

En 2009-2010, les « sponsors maillot » sont des entreprises régionales : GDE Recyclage basée à Caen, la marque « Campagne de France » de la société France Frais, le groupe CTI, entreprise manchoise de chaudronnerie et de tuyauterie. En 2010-2011, le groupe Petit Forestier, leader européen de la location de matériels frigorifiques[109], remplace le groupe CTI et devient le sponsor maillot principal à domicile. Il faut ajouter à ses sponsors le Crédit agricole de Basse-Normandie, sponsor du SM Caen depuis 1986 et la radio régionale France Bleu Basse-Normandie. En 2014-2015 les principaux sponsors maillot sont toujours GDE à domicile et Campagne de France à l'extérieur.

Par ailleurs, la ville de Caen, le conseil départemental du Calvados et le conseil régional de Basse-Normandie sont les partenaires institutionnels du club, dont il porte d’ailleurs les noms. Depuis 2015, Künkel SAS (scierie, basée au Teilleul, dans la Manche) est sponsor officiel ; son président Christophe Künkel est le cousin de l'ancien joueur et entraîneur caennais Franck Dumas[110]. Par ailleurs, de nouveaux sponsors signent avec le club comme le label Wati B ou encore Maisons France Confort.

Personnalités du club

[modifier | modifier le code]

Présidents

[modifier | modifier le code]
Période Président
1913-1918 André de Borniol
1918-1930 Henri Pigis
1930-1934 Ernest Benoît du Rey
1934-1936 Eugène Roy
1936-1937 François Alba
1937-1938 Henry David
1938-1948 Joseph Grégoire
1948-1954 Robert Chambily
1954-1955 George Richard
1955-1956 Richard Leroulley
1956-1958 Joseph Grégoire
Période Président
1958-1959 Louis Borderieux
1959-1962 Robert Verger
1962-1963 Joseph Grégoire
1963-1965 Roland Billotte
1965-1966 Raymond Baudouin (par intérim)
1966-1971 Robert Bonnet
1971-1974 Jean-Marin de Cornière
1974-1982 Émile Santais
1982-1988 Serge Viard
1988-1991 Jean-Jacques Fiolet
1991-1994 Guy Chambily (création d'une SOS)
Période Président
1994-1996 Serge Viard
1996-1997 Jean-François Fortin
1997-2000 Jean Pingeon
2000-2002 Guy Chambily (passage en SASP)
2002-2018 Jean-François Fortin
2018-2019 Gilles Sergent
2019-2020 Fabrice Clément
2020-2024 Olivier Pickeu
Depuis 2024 Ziad Hammoud

Le premier président du club est André de Borniol, ancien membre actif du Club sportif caennais et maire de Laize-la-Ville[111]. Après la Première Guerre mondiale, il est remplacé par Henri Pigis, professeur à l'école primaire supérieure[112] et cofondateur du Club Malherbe caennais, qui reste aux commandes du club pendant douze ans. Une rue porte aujourd'hui son nom à Caen.

Au début des années 1950, le club a pour président Robert Chambily, directeur de la régie Renault en Basse-Normandie[113]. Après le décès de ce dernier en 1955, le Stade Malherbe voit ses successeurs se succéder à un rythme soutenu, faisant écho au plafonnement sportif connu par l’équipe première dans les années 1960 et années 1970[m 5].

Les présidents du SM Caen sont en général des entrepreneurs de la région[114]. Serge Viard ne déroge pas à la règle lorsqu’il est nommé président du Stade Malherbe en 1982[115], à la place d’Émile Santais, démissionnaire[m 8]. Il recrute Pierre Mankowski en 1983 comme entraîneur-joueur, avec le succès que l’on sait : en quelques saisons, l’ancien club de troisième division tape aux portes de l’élite. Au printemps 1988, il ne résiste pourtant pas à la découverte d’un déficit de 5 millions de francs[19] et doit laisser son poste à Jean-Jacques Fiolet, alors que le club accède à la Division 1. Âgé seulement de 36 ans à son arrivée[116], le nouveau président est ambitieux et n’hésite pas à recruter des joueurs prestigieux (Domergue, Rix, Stein, Olsen, etc.) pour accompagner la montée en puissance du club. À l’automne 1991, la presse fait état d'un déficit de plus de 32 millions de francs[21] qui met en péril la survie du club. Fiolet est poussé à la démission.

Une société à objet sportif (SOS) est créée. Fils de l’ancien président Robert Chambily, Guy Chambily en devient président et mène avec des partenaires privés et publics l’assainissement financier du club[117]. Il est distingué à deux reprises par le magazine France Football en tant que « dirigeant de l’année » (1993 et 1994)[118]. Il laisse alors sa place à l'ancien président Serge Viard. En 1996, ce dernier cède sa place, dans un contexte de rivalités au sein du conseil d'administration. Michel Ade est d'abord élu président mais c'est finalement Jean-François Fortin qui prend en main le club en fin de saison, avant d'être remplacé par Jean Pingeon l'été suivant.

En 2000, la SOS devient une société anonyme sportive professionnelle (SASP). Le club est privatisé à un ensemble d’entreprises régionales. Alors que Pierre Merle est pressenti pour en devenir le président[95], Guy Chambily reprend finalement du service à la tête de la nouvelle structure. Après deux saisons, il laisse son poste à Jean-François Fortin, qui dirige depuis le club avec une certaine réussite. Proche du manager sportif Franck Dumas, il maintient ce dernier à son poste à l'issue de la saison 2008-2009, malgré la relégation et une certaine polémique médiatique. En , il est élu au conseil d'administration de la LFP[119]. En , il est forcé de se mettre en retrait du club à la suite de l'affaire des matchs présumés truqués du Nîmes Olympique, Xavier Gravelaine assurant l’intérim à la tête du club. Arturo Samassa, au club depuis 1975, occupe les fonctions de commissaire auprès de l'équipe première jusqu'à son décès en 2015[120]

Fortin est finalement poussé à la démission en 2018 après des divergences devenues de plus en plus importantes avec les autres actionnaires du club, qui l'accusent de ne plus les consulter. Parmi ces derniers, Gilles Sergent le remplace mais démissionne au bout d'une saison. Fabrice Clément, ancien dirigeant de l'US Granville, est nommé à son tour en 2019. Après deux saisons très difficiles, sportivement comme financièrement, le club est racheté en 2020 par le fonds d'investissement américain Oaktree Capital Management et l'entrepreneur Pierre-Antoine Capton. Ils débarquent Clément et nomme à la tête du club Olivier Pickeu, un ancien joueur du club, réputé pour son travail de dirigeant au SCO d'Angers de 2006 à 2020. En 2024, le fonds américain revend ses parts au fonds d'investissement de Kylian Mbappé, qui nomme à la tête du club le Franco-Libanais Ziad Hammoud, un ancien dirigeant de BeIn Media Group[121].

Entraîneurs

[modifier | modifier le code]
Période Entraîneur
1934-1935 Ferenc Kónya
1935-1936 Jean Gast
1936-1938 Maurice Cottenet
1938-1944 Jean Gast
1944-1946 François Mayer
1946-1947 Armand Deruaz
1947-1949 Charles Carville
1949-1952 Jules Vandooren e.-j.
1952-1953 Jean Prouff e.-j.
1953-1955 Eugène Proust
1955-1958 André Grillon e.-j.
1958-1959 Marcel Leperlier
1959-1961 Louis Requier
1961-1962 Albert Eloy
1962-1964 Marcel Mouchel
1964-1967 Jean Vincent
1967-1972 Célestin Oliver e.-j.
Période Entraîneur
1972-
intérim
Bernard Lelong
Guy Lunel
- Émile Rummelhardt
-1979 Jacques Mouilleron e.-j.
1979-1983 Alain Laurier e.-j.
1983-1988 Pierre Mankowski [note 5]
1988- Robert Nouzaret
-1994 Daniel Jeandupeux
1994-1996 Pierre Mankowski
1996-1997 Guy David
1997-
intérim
Gabriel Calderón
Daniel Jeandupeux
-
intérim
Pascal Théault
Christophe Desbouillons
-2001 Jean-Louis Gasset
2001-2002 Hervé Gauthier
2002- Patrick Remy
Période Entraîneur
-2012
2005-2009
2009-2012
Franck Dumas
& Patrick Parizon (diplômé)
& Patrice Garande (diplômé)
2012-2018 Patrice Garande
2018-2019
fév. 2019-2019
Fabien Mercadal
& Rolland Courbis
2019- Rui Almeida
-
intérim
Pascal Dupraz
Fabrice Vandeputte
2021-2023
-
Stéphane Moulin
Patrice Sauvaget
2023-
intérim
Jean-Marc Furlan
Patrice Sauvaget
- Nicolas Seube
- Bruno Baltazar
-2025 Michel Der Zakarian
2025- Maxime d'Ornano
depuis Gaël Clichy

En 1934, le club adopte le statut professionnel et se doit d’engager un entraîneur appointé : le choix se porte sur Ferenc Kónya, un entraîneur hongrois chevronné, « consul » de la Fédération hongroise de football en Europe de l'Ouest[m 4]. Après une saison, il démissionne et devient conseiller technique des dirigeants. Le poste d'entraîneur est confié à Jean Gast, ancien joueur malherbiste et fidèle du club, comme bénévole. Malgré de bons résultats, il est remplacé en 1936 par Maurice Cottenet, ancien gardien de but de l’équipe de France, assisté lors de sa deuxième saison par Borecky, le meilleur joueur caennais depuis deux ans[l 2].

À la suite de l’abandon du statut professionnel, Jean Gast redevient l’entraîneur de l’équipe première, jusqu’en 1944. Après-guerre, le Stade Malherbe évolue en CFA et le poste d’entraîneur va connaître une certaine instabilité. Le club recrute généralement des anciens footballeurs professionnels en reconversion. Vont ainsi se succéder le Franco-Hongrois François Mayer, joueur emblématique des années professionnelles du club caennais, de 1944 à 1946, Armand Deruaz pendant une saison, Charles Carville (deux saisons), Jules Vandooren puis Jean Prouff, anciens internationaux français occupant le poste d’entraîneur-joueur pendant respectivement trois et une saisons. Ce dernier réalise le premier exploit de sa grande carrière d’entraîneur avec l’élimination du grand Stade de Reims en coupe de France[l 4]. En 1953, Eugène Proust devient l’entraîneur du Stade Malherbe pendant deux saisons, avant qu’un nouvel ancien international français, André Grillon, n’occupe de nouveau le poste comme entraîneur-joueur entre 1955 et 1958[m 5]. En dépit de plusieurs exploits en coupe de France, le club ne parvient à remporter son championnat et être promu en division supérieure. Marcel Leperlier, ancien fameux joueur des années 1920 et 1930 devenu entraîneur à l'US normande, est rappelé en 1958 aux cotés de « P'tit Louis » Requier, autre fidèle du club, qui prend rapidement seul la direction de l’équipe. En 1961, Albert Eloy débute à Caen en tant qu’entraîneur : l’équipe est alors reléguée en DH. Marcel Mouchel le remplace et permet au club de remonter en CFA.

En 1964, Jean Vincent, international réputé français, prend sa retraite et vient à Caen commencer une riche carrière d’entraîneur[m 9]. Après une première saison conclue par une relégation en DH, le club remonte puis réalise une saison réussie. Parti en Suisse, il est remplacé par Célestin Oliver, autre ancien international français, en tant qu’entraîneur-joueur. Il reste cinq saisons, accompagnant la promotion du club en deuxième division. Son départ imprévu pour le Stade de Reims en 1972 conduit les dirigeants à recruter Bernard Lelong, ancien joueur professionnel du Racing. Le départ catastrophique du SM Caen (qui subit notamment huit défaites consécutives) provoque son licenciement. Guy Lunel assure l’intérim, le temps de faire signer Émile Rummelhardt, un entraîneur très expérimenté, qui ne peut empêcher la relégation[m 7].

En novembre 1973, Jacques Mouilleron, recruté pendant l’été comme stoppeur, devient également l’entraîneur du Stade Malherbe. Abandonnant progressivement le terrain, il occupe le poste pendant six saisons, qui voient le club remporter le championnat de Division 3 en 1975 et ainsi retrouver sa place en D2, puis être rétrogradé en 1978. Mouilleron quitte le club une saison plus tard, alors que le club termine en milieu de tableau de D3. Alain Laurier, entraîneur-joueur au Mans, est débauché. Sa première saison, qui voit le club remporter le championnat de D3 et être promu, est réussie. Mais le SM Caen ne parvient pas à se maintenir et retrouve rapidement le milieu de tableau de la troisième division. Après quatre saisons à Caen, Laurier quitte le club pour l’AS Poissy[m 7].

À l’été 1983, Pierre Mankowski est recruté en tant qu’entraîneur-joueur alors que club évolue en D3. Lors de sa première saison, il fait remonter Malherbe en D2, où les Caennais obtiennent des résultats inédits : onzième d’abord, sixième, puis deux fois deuxième. Élu entraîneur de l’année de Division 2 à trois reprises par le magazine France Football (1984, 1987, 1988)[18], il tente d’obtenir à plusieurs reprises plus de moyens pour le club. En 1988, en fin de contrat, il quitte le club sur la première promotion de son histoire en première division[m 8].

Les entraineurs des débuts en D1
Un homme debout sur un terrain de football
Robert Nouzaret (ici en 2007).
Portrait d'un homme en noir et blanc
Daniel Jeandupeux (ici en 1974).

Robert Nouzaret est l’entraîneur qui a pour mission d’assurer le maintien d’une équipe promise à la descente. Contre toute attente, le Stade Malherbe y parvient, grâce à trois succès lors des trois derniers matchs. En début de saison 1989-1990, l’ambiance est pourtant tendue dans le groupe, Jean-François Domergue est écarté par l’entraîneur et arrête sa carrière. En décembre, Robert Nouzaret est limogé et remplacé par Daniel Jeandupeux, l’ancien entraîneur de Domergue. Sous la direction du Suisse, l’équipe propose un jeu particulièrement offensif, qui lui permet de se maintenir puis de grimper dans la hiérarchie française, jusqu’à disputer la coupe d'Europe en 1992. Daniel Jeandupeux est nommé entraîneur de l’année en Division 1 en 1991 par France Football[18]. Les résultats se détériorent par la suite, ce qui conduit les dirigeants à ne pas reconduire son contrat à la fin de la saison 1993-1994.

Pierre Mankowski revient alors au club, mais ne peut empêcher la relégation du club en D2. La saison suivante, le Stade Malherbe remporte le championnat de deuxième division devant l'Olympique de Marseille – son premier titre professionnel – et obtient ainsi son retour dans l'élite. Jean-François Fortin, qui prend la suite de Serge Viard comme président, décide pourtant de ne pas prolonger le contrat de l’entraîneur. Mankowski intégrera en 2000 la direction technique nationale du football français, sera l'adjoint du sélectionneur français de 2002 à 2010 et remportera en 2013 la Coupe du monde des moins de 20 ans. Le nouvel entraîneur de Caen, Guy David, arrivé du Havre, ne parvient pas à obtenir le maintien espéré et quitte le club en fin de saison.

En 1997, l’ancien international argentin Gabriel Calderón revient au club, pour ce qui est sa première expérience d’entraîneur. Après des résultats catastrophiques, il est débarqué dès le mois de novembre. Après un intérim assuré par Daniel Jeandupeux, devenu entre-temps manager sportif, il est remplacé par le responsable du centre de formation Pascal Théault. Théault s’appuie sur les jeunes du centre de formation qu’il connaît bien et avec lesquels il obtient de bons résultats, finissant 9e, 5e puis 6e de deuxième division. En 2000, un début de saison manqué pousse à son remplacement en équipe première, et il quitte son club de toujours quelques mois plus tard[122]. Son adjoint Christophe Desbouillons assure un intérim de quelques matchs, le temps que les dirigeants recrutent Jean-Louis Gasset. Le club n’assure son maintien qu’en toute fin de championnat, Gasset quitte le club en fin de saison. En 2001, Hervé Gauthier est recruté. Malgré un recrutement prestigieux (Xavier Gravelaine, Franck Dumas, etc.), le club ne parvient pas à se joindre à la lutte pour la montée.

Franck Dumas, entraîneur de 2005 à 2012

En 2002, les dirigeants font appel à Patrick Remy. S’appuyant sur les jeunes du centre de formation, il connaît des premiers mois difficiles avant de parvenir à mettre en place une équipe solidaire et efficace. Il obtient finalement la remontée du club en Ligue 1 à l’issue de sa deuxième saison sur le banc, en 2004. Avec l’accord des dirigeants, il décide alors de s’appuyer sur le groupe existant, malgré le fait que pratiquement aucun joueur n’ait jamais joué en Ligue 1, considérant que les joueurs le méritent[123]. De fait, les résultats des Caennais dans l’élite, d’abord prometteurs, ne permettent pas au club d’assurer son maintien. Malgré la qualification pour la finale de la coupe de la Ligue, les dirigeants décident de se séparer de Remy à quelques journées de la fin de la saison 2004-2005, alors que le club est promis à la descente. Le directeur sportif Franck Dumas, qui assure l’intérim, connaît alors des résultats inespérés (en remportant notamment des victoires sur le terrain de l’Olympique de Marseille et du Toulouse FC) mais ne peut empêcher la descente au soir de la dernière journée.

Garande, son adjoint Huriez, et Alain Caveglia, directeur sportif, en 2013.

Au début de la saison 2005-2006, les dirigeants se mettent à la recherche d’un nouvel entraîneur, en vain. Ils décident donc de confirmer Franck Dumas, d’abord réticent, à son poste, et de le seconder par Patrick Parizon, un entraîneur diplômé expérimenté et Patrice Garande, l’ancien entraîneur de l’AS Cherbourg. Le triumvirat fonctionne et permet au club de retrouver sa place en Ligue 1 (en deux saisons) puis de s’y maintenir de façon assez brillante, le club terminant à une onzième place inespérée. Malgré un effectif qui paraît de qualité, la saison suivante est beaucoup plus difficile, et le club est finalement relégué au soir de la dernière journée. Malgré le soutien du président Jean-François Fortin, Franck Dumas paraît proche du renvoi. Le , le conseil de surveillance le confirme finalement dans ses fonctions et décide de se séparer de Patrick Parizon[124]. Patrice Garande, qui a validé son diplôme d’entraîneur entre-temps, le remplace comme entraîneur officiel. À la suite d'une nouvelle descente en Ligue 2 à la fin de la saison 2011-2012, Franck Dumas, ayant pourtant le soutien du président Jean-François Fortin, est remplacé par son adjoint Patrice Garande. Ce dernier, qui a fait remonter le club et l'a maintenu une première fois, prolonge en 2015 son contrat pour deux années. Patrice Garande maintient le club en 2017 et 2018 lors de l'ultime journée contre le PSG. Il annonce son départ peu après car il n'apprécie pas le changement de direction[125].

Le , le nouveau président Gilles Sergent annonce le recrutement de Fabien Mercadal, un entraîneur novice en Ligue 1 débauché au Paris FC, qui signe pour trois ans[126]. En février, alors que l'équipe lutte pour se maintenir, il reçoit le renfort de Rolland Courbis. Quand le club est finalement relégué en Ligue 2, Fabien Mercadal rompt son contrat et celui de Courbis n'est pas reconduit. Un nouveau président, Fabrice Clément, choisit un nouvel entraineur, le Portugais Rui Almeida, en poste à l'ES Troyes AC, qui signe un contrat de deux ans. Le début de saison est très décevan et, il est écarté dès la fin septembre. Après l'intérim assuré par l'entraîneur de la réserve Fabrice Vandeputte, le médiatique Pascal Dupraz arrive à son tour et parvient d'abord à rétablir la situation sportive du club. Mais la 2e partie de sa 2e saison est catastrophique. L'équipe ne gagne pas pendant trois mois, et le Dupraz est écarté. Fabrice Vandeputte, promu une seconde fois, parvient à maintenir l'équipe première en Ligue 2 in extremis.

Nicolas Seube devenu entraîneur, peu après son départ du SM Caen.

Le , le président Olivier Pickeu, arrivé un an plus tôt, officialise l'arrivée de Stéphane Moulin, son ancien entraineur à l'Angers, où ils ont connu un grand succès. Moulin ramène progression le club à des niveaux sportifs plus en phase avec ses ambitions, sans cependant pouvoir jouer la montée. Absent fin 2022-2023 pour des raisons personnelles, il confie l'équipe à ses adjoints Patrice Sauvaget et Serge Le Dizet[127]. En 2023, Stéphane Moulin annonce finalement son départ, un an avant la fin de son contrat[128]. Le club se tourne alors vers l'expérimenté Jean-Marc Furlan, qui a connu cinq montées en Ligue 1 avec Troyes, Brest et Auxerre, qui accepte de travailler avec l'équipe technique de son prédecesseur. Mais sa personnalité, qui détonne avec les habitudes du club, et ses résultats, de plus en plus inquiétants, poussent le club à s'en séparer dès le mois de novembre. Le 29 novembre, il est officiellement remplacé par Nicolas Seube, emblématique ancien joueur du club et entraîneur de la réserve, bien qu'il n'ai pas le diplôme requis[note 6],[129]. Seube parvient à conduire un redressement spectaculaire, son équipe terminant au pied des places de barragistes pour la montée.

Maxime d'Ornano, entraîneur du SM Caen de mai à décembre 2025.

À l'été 2024, alors que le club est vendu à Kylian Mbappé, de nombreux articles de presse font état du probable remplacement de Nicolas Seube. Il est finalement maintenu par la nouvelle direction, mais dans un contexte perturbé, il ne parvient pas à reproduire les résultats de la saison passée. Le 29 décembre 2024, il est écarté et remplacé par un entraîneur portugais débauché d'un club polonais, inconnu en France, Bruno Baltazar, sur la recommandation du directeur sportif Reda Hammache, qui arrive au club peu après. Baltazar perd les sept rencontres qu'il dirige, menant à son remplacement dès le 18 février 2025 par l'expérimenté Michel Der Zakarian, qui ne parvient pas à réaliser le redressement espéré. Maxime d'Ornano, un habitué du championnat National, leur succède au début de l'été, mais il est à son tour remercié en décembre, alors que l'équipe caennaise est engluée en milieu de tableau. Le novice, et ancien international français, Gaël Clichy, prend sa succession[130].

Joueurs emblématiques

[modifier | modifier le code]
Le « Onze du siècle » du SM Caen (Ouest-France, 2013)[131].

Avant-guerre (1913-1939)

[modifier | modifier le code]

Eugène Lesomptier est un attaquant réputé et le capitaine du Club Malherbe caennais[m 2] à la fin des années 1900. Mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, il y est tué, comme trente-huit autres membres du club[m 3]. L’ancien international français Eugène Maës, buteur de talent et joueur d’expérience, s’installe à Caen après la guerre. Il devient rapidement le capitaine et le leader sportif de l’équipe caennaise dans les années 1920[m 3].

Entre 1934 et 1938, le club acquiert le statut professionnel; l’effectif change en grande partie de saison en saison. Le Hongrois Vlastimil Borecký, recruté en 1935, est considéré comme le meilleur joueur de l’équipe, dont il est capitaine en 1936 et 1937, avant d’être nommé adjoint de Maurice Cottenet lors de la saison 1937-1938[l 2].

La période amateur (1945-1985)

[modifier | modifier le code]

Après-guerre, l’attaquant Jacques Guillard est sélectionné à de nombreuses reprises en équipe de France universitaire. Le club recrute à cette époque l’ancien international français Auguste Jordan, qui joue encore à 39 ans[m 10]. En 1949, le jeune Claude Mercier devient le capitaine du Stade Malherbe et le reste une dizaine de saisons[m 5]. Aux côtés des fidèles René Kergal, Gérard Léonce et du gardien René Brandao, il est une figure des différentes épopées en coupe de France. L’ancien international Jean Prouff, entraîneur-joueur, est le maître d’œuvre de l’élimination du stade de Reims en 1953[m 6].

Pascal Théault prend sa première licence au club en 1963. Natif de Caen, il intègre l’équipe première lors de la saison 1974-1975, et devient en parallèle éducateur dès 1976. En 1984, ce défenseur qu’on décrit comme élégant est élu joueur de l’année de Division 2 par France Football[18], deux ans avant de prendre sa retraite sportive. Il accompagne par la suite la création du centre de formation, dont il est le responsable de 1991 à 1997, avant d’être nommé à la tête de l’équipe première[122].

Alain Douville[132] garde les buts caennais de 1973 à 1985, ce qui lui permet de disputer environ 200 rencontres au stade de Venoix[133]. Il est l’auteur du livre Malherbe d’hier et d’aujourd'hui, 75 ans de football au SM Caen. Les milieux de terrain Jean-Paul Pottier et Jean-Paul Bouffandeau sont élus meilleurs joueurs amateurs français respectivement en 1975 et 1976.

Depuis le retour au professionnalisme

[modifier | modifier le code]
Joueurs par nombre d'apparitions[réf. nécessaire]
Joueurs Matchs L1
Nicolas Seube 520 232
Anthony Deroin 406 102
Yvan Lebourgeois 391 200
Christophe Point 337 172
Jimmy Hebert 322 38
Alain Douville 308+ 0
Jérémy Sorbon 289 130
Franck Dumas 270 148
Meilleurs buteurs[134],[réf. nécessaire]
Joueurs[135] Buts L1
Alexandre Mendy 75 0
Cyrille Watier 69 9
Mathieu Duhamel 46 6
Xavier Gravelaine 46 26
Sébastien Mazure 43 13
Fabrice Divert 42 40
Ivan Santini 27 26
Ronny Rodelin 27 24
Stéphane Paille 26 23
Internationaux français
Joueurs Sélections
Xavier Gravelaine 3 (1992-1993)
Fabrice Divert 1 (mars 1990)
Steve Savidan 1 (nov. 2008)
Données depuis 1970, d'après les fiches des joueurs et les sites transfermarkt.com et footballdatabase.eu. Mise à jour le .

En 1988, le club accède en première division, grâce notamment aux « PP flingueurs », les attaquants Philippe Prieur et Éric Pécout. Les anciens internationaux Jean-François Domergue[136], Graham Rix et Brian Stein participent à la lutte pour le maintien, que le Stade Malherbe obtient finalement à l’arraché. Le buteur Fabrice Divert[136] devient la première star nationale issue du centre de formation : le , il est le premier joueur du Stade Malherbe à connaître une sélection en équipe de France[137]. Avec 40 buts, il détient le record du nombre de buts marqués avec Caen en première division.

Xavier Gravelaine, ici en 2014, est élu « joueur du siècle » en 2013.

Sous la houlette de Daniel Jeandupeux, le gardien Philippe Montanier[136], les défenseurs Christophe Point, Yvan Lebourgeois (capitaine), Franck Dumas[136] et Hippolyte Dangbeto, les milieux de terrain Michel Rio, Willy Görter et Benoît Cauet[136], l’ailier international danois Jesper Olsen[136], les attaquants Xavier Gravelaine[136] (second joueur du club à connaître une sélection en équipe de France[138]) et Stéphane Paille[136] (ancien international français) sont les cadres d’une équipe qui termine à la cinquième place de première division et se qualifie ainsi pour la coupe d’Europe[139]. Michel Rio est cette saison-là l’auteur du but le plus rapide du championnat de France, inscrit après huit secondes de jeu le , face à l’AS Cannes[140]. Christophe Point (de 1976 à 1995) et Yvan Lebourgeois (de 1984 à 1996) marquent le club de leur fidélité. Lebourgeois détient le record du nombre de matchs joués en première division (200)[141]. À l'occasion du centenaire du club en 2013, Gravelaine est élu « joueur du siècle » à l'issue d'un vote organisé par Ouest-France[142].

En 1992, le vice-champion du monde argentin Gabriel Calderón est recruté, ainsi que le milieu de terrain Stéphane Dedebant, qui mène le jeu caennais avec brio pendant deux saisons (au point d’être sélectionné en équipe de France A'), avant qu’une blessure ne brise son ascension. En 1994, les internationaux (respectivement russe et suédois) Aleksandr Mostovoï[136] et Kennet Andersson[136] jouent furtivement au Stade Malherbe mais n’empêchent pas le club de sombrer en Division 2.

Cyrille Watier, meilleur buteur professionnel de l'histoire du club.

Luc Borrelli (dont une tribune du stade d’Ornano porte le nom à la suite de son décès brutal en 1999), Franck Priou et l’ancien international français Pascal Vahirua[136] permettent au club de remporter le championnat de France de deuxième division en 1996, et retrouver ainsi brièvement une place en Division 1[143]. À partir de 1996 et son retour en D2, le Stade Malherbe brille avant tout par la qualité des produits de son centre de formation, qui quittent assez jeune le club pour réaliser de belles carrières : William Gallas[136] (parti en 1997), Frédéric Née[136] (1998), Jérôme Rothen[136] et Bernard Mendy[136] (2000), Grégory Tafforeau (2001), Mathieu Bodmer[136] (2003), Ronald Zubar (2006)[80], etc.

Lors de la saison 2001-2002, deux glorieux anciens reviennent au club : Franck Dumas et Xavier Gravelaine. Ce dernier, auteur de 15 buts durant la saison de Ligue 2, ne permet toutefois pas au club de retrouver le Ligue 1 et ne reste qu'une saison. Franck Dumas, par contre, accompagne la reconstruction du club. Il prend sa retraite de joueur avec la remontée du club dans l'élite en 2004 et intègre la direction technique du club.

Le milieu des années 2000 voit le retour du club au premier plan. Cyrille Watier devient le meilleur buteur caennais de l’ère professionnelle (69 buts en six saisons, dont 58 en championnat). En , Sébastien Mazure termine quatrième meilleur buteur (et premier français) de Ligue 1 avec 13 buts mais ne peut empêcher la relégation du club en Ligue 2. Le meneur de jeu Anthony Deroin, au club depuis 1997 et détenteur du record de nombre de matchs professionnels joués avec le Stade Malherbe[144], et le latéral Nicolas Seube, au club depuis 2001 et capitaine depuis 2006, sont les « tauliers » de l’équipe à la fin des années 2000. Après trois saisons pleines, Yoan Gouffran[136], un attaquant devenu un cadre de l'équipe de France espoirs, rejoint en 2008 les Girondins de Bordeaux en échange d'une indemnité record comprise entre 6 et de 7 millions d’euros[145]. Elle permet au club de procéder quelques semaines plus tard au recrutement le plus coûteux de l'histoire du club, en la personne de Steve Savidan[136], pour un montant évalué à 5 millions d’euros[146]. Ce dernier est, en novembre 2008, le troisième joueur de l'histoire du club à connaître une sélection en équipe de France[147]. Malgré ses 14 buts en championnat, il ne peut empêcher le club de redescendre en Ligue 2 lors de sa première saison, avant de devoir arrêter sa carrière l'été suivant. De 2004 à 2009, le gardien de but titulaire est Vincent Planté, qui devient le portier le plus capé depuis le retour du club au professionnalisme.

Nicolas Seube, tenant du record du nombre de matchs disputés pour le club.

En 2010-2011, le trio offensif composé de Romain Hamouma, Yohan Mollo et Youssef El-Arabi contribue activement au maintien du club, remonté entre-temps en Ligue 1. Ce dernier, troisième meilleur buteur du championnat avec 17 buts, est transféré en fin de saison à Al-Hilal FC pour plus de 7 millions d'euros[148], ce qui permet le recrutement de l'ancien international français Pierre-Alain Frau. Ce renfort coûteux s'avère encore un échec, le club normand étant de nouveau relégué en 2012. Le meneur de jeu Benjamin Nivet quitte alors le Stade Malherbe après cinq saisons de performances saluées[149], tandis que deux jeunes formés au club partent pour l'Italie : M'Baye Niang au Milan AC et Thomas Heurtaux à Udinese. Pour sa neuvième et dernière saison à Caen, Jérémy Sorbon remplace Seube comme capitaine.

En 2014, le club retrouve l'élite, grâce notamment à Mathieu Duhamel, meilleur buteur de Ligue 2 avec 24 réalisations, Fayçal Fajr, meilleur passeur, et N'Golo Kanté, révélation du championnat. Ce dernier confirme l'année suivante et part pour Leicester, en Angleterre contre une indemnité d'environ neuf millions d'euros, un record pour le club[150]. L'année suivante, le prometteur Thomas Lemar obtient à son tour son départ, pour l'AS Monaco. Kanté et Lemar feront en 2016 leurs débuts en équipe de France et deviennent en 2018 les premiers joueurs passés au club à remporter la Coupe du monde.

De 2014 à 2018, Rémy Vercoutre, Damien Da Silva et Julien Féret, capitaine, sont les piliers de l'effectif qui obtient quatre maintiens consécutifs en Ligue 1. Le buteur Ivan Santini, auteur de 27 buts en deux saisons, fait ses débuts en équipe nationale de Croatie, future finaliste de la Coupe du monde 2018. Sur cette période, les départs d'Andy Delort en 2016, puis des jeunes formés au club, Yann Karamoh et Jean-Victor Makengo en 2017, Alexis Beka Beka en 2021, Johann Lepenant en 2022, rapportent au club des montants importants. En 2023, Jessy Deminguet, formé au club et un temps capitaine, part après six saisons professionnelles. Alexandre Mendy, recruté en 2020, après trois exercices réussis à la pointe de l'équipe, devient en 2024 le meilleur buteur de l'histoire professionnelle du club.

Galerie de joueurs cités

Distinctions individuelles

[modifier | modifier le code]

Certains membres du Stade Malherbe ont été distingués pour leurs performances. C’est notamment le cas des joueurs suivants :

Effectif professionnel actuel

[modifier | modifier le code]

Le premier tableau liste l'effectif professionnel du SM Caen pour la saison 2025-2026. Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.

Effectif du Stade Malherbe Caen de la saison 2025-2026[151]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[note 7] Nom Date de naissance Sélection[note 8] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de l'Algérie Mandrea, AnthonyAnthony Mandrea 25/12/1996 (29 ans) Algérie Angers SCO 2022-2027
16 G Drapeau de la France Clementia, YannisYannis Clementia 05/07/1997 (28 ans) Martinique OGC Nice 2021-2027
30 G Drapeau de la république démocratique du Congo Mandanda, ParfaitParfait Mandanda 10/11/1989 (36 ans) RD Congo Royal Excel Mouscron 2023-2026
2 D Drapeau du Brésil Gomes, ViniciusVinicius Gomes 19/04/1998 (27 ans) FC Villefranche 2025-
3 D Drapeau de la France Bolumbu, DiabéDiabé Bolumbu 12/07/2004 (21 ans) France -20 ans Formé au club 2022-2027
17 D Drapeau de la France Labonne, RonnyRonny Labonne 14/09/1997 (28 ans) Martinique Nîmes Olympique 2025-
18 D Drapeau de la France Henry, ValentinValentin Henry 18/09/1993 (32 ans) FC Sochaux-Montbéliard 2023-2026
23 D Drapeau de la France Morante, LéandroLéandro Morante 18/04/1997 (28 ans) FC Martigues 2025-2027
26 D Drapeau de la France Etuin, MaximeMaxime Etuin 15/08/1995 (30 ans) US Concarneau 2025-2027
27 D Drapeau de la Côte d'Ivoire Gaucho Debohi, DieudonnéDieudonné Gaucho Debohi 15/01/2001 (25 ans) SOL FC 2022-2026
28 D Drapeau de la France flèche vers la droite Sagnan, SouleymaneSouleymane Sagnan 06/05/2005 (20 ans) RC Lens 2025-2026
5 M Drapeau de la France Dali-Amar, BelkacemBelkacem Dali-Amar 10/07/1998 (27 ans) Quevilly 2025-
6 M Drapeau de la France M'Vila, YannYann M'Vila Capitaine 29/06/1990 (35 ans) France West Bromwich Albion 2024-2026
14 M Drapeau de la France Rajot, LorenzoLorenzo Rajot 13/10/1997 (28 ans) Rodez AF 2024-2027
21 M Drapeau de la France Tomé, GabinGabin Tomé 26/01/2004 (22 ans) Formé au club 2025-
24 M Drapeau de la France Milliner, LéoLéo Milliner 24/02/2006 (20 ans) France -19 ans Formé au club 2025-2028
25 M Drapeau de la France Bagbema, ZoumanaZoumana Bagbema 13/01/2004 (22 ans) Paris Saint-Germain U19 2023-2027
7 A Drapeau de la France Diakité, AdamaAdama Diakité 16/07/1999 (26 ans) FC Villefranche 2025-
8 A Drapeau de Madagascar Noireau-Dauriat, SamuelSamuel Noireau-Dauriat 01/01/2003 (23 ans) Madagascar EA Guinguamp rés. 2025-2027
11 A Drapeau de la Côte d'Ivoire Gnanduillet, ArmandArmand Gnanduillet 13/02/1992 (34 ans) FC Sochaux-Montbéliard 2025-
12 A Drapeau de la Côte d'Ivoire Mazié, WilliamsWilliams Mazié 26/12/2003 (22 ans) RFCU Luxembourg 2025-
19 A Drapeau de la France Botella, IvannIvann Botella 28/06/1999 (26 ans) Red Star FC 2025-
22 A Drapeau du Maroc Hafid, MohamedMohamed Hafid 01/12/2004 (21 ans) Maroc -20 ans Formé au club 2022-2026
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Marvin Essor
  • Alexandre Raulin
Préparateur(s) physique(s)
  • Romain Faure
  • Thomas Legrand

Analyste(s) vidéo

  • Chris Bernard
Entraîneur(s) des gardiens
  • Eddy Costil
Médecin(s)
  • Cyril Bellot

Légende

En grisé, les sélections de joueurs internationaux chez les jeunes mais n'ayant jamais été appelés aux échelons supérieurs une fois l'âge-limite dépassé ou les joueurs ayant pris leur retraite internationale.

Joueurs prêtés
P. Nat. Nom Date de naissance Sélection Club en prêt
9 Att. Parsemain FC Lugano

Autres équipes

[modifier | modifier le code]

Équipe réserve

[modifier | modifier le code]
Palmarès des équipes réserves
4e échelon national
5e échelon national
Niveau régional

L’équipe réserve du Stade Malherbe sert traditionnellement de tremplin vers le groupe professionnel pour les jeunes du centre de formation.

Depuis qu’elle a remporté le championnat de Basse-Normandie de division d'honneur en 1985, l’équipe réserve évolue dans les championnats nationaux accessibles aux réserves professionnelles (qui correspondent depuis aux quatrième et cinquième échelons nationaux). En 1986 puis en 1991, elle termine à la première place de son groupe de Division 4, le meilleur classement possible pour une équipe réserve. Sous la direction de Pascal Théault et alors qu’elle compte dans ses rangs Frédéric Née et William Gallas, elle réitère la performance en 1995, en terminant en tête du groupe D de National 2[153].

En 2007, elle est championne de son groupe de CFA 2, ce qui lui permet d’évoluer en championnat de France amateur. Elle redescend en CFA2 en 2013. À l'issue du championnat de National 3 2019-2020, suspendu pour cause de Pandémie de Covid-19, l'équipe termine en tête de son groupe et est promue en National 2 pour la saison 2020-2021. C'est un retour en 4e division après sept années d'absence. Elle retrouve finalement le National 3 en 2023, comme la plupart de ses homologues (en 2024, plus aucune équipe réserve professionnelle en France n'évolue en National 2).

Parmi les entraîneurs notoires, outre Pascal Théault dans les années 1990, on compte Guy Stéphan, qui y fait ses débuts sur le banc en 1987-1988 après une blessure qui l'a poussé à arrêter sa carrière, et qui remportera 30 ans plus tard la Coupe du monde comme adjoint de Didier Deschamps, Sébastien Bannier, qui de 1990 à 2014 occupe de nombreuses fonctions au club[154], Patrice Garande de 2005 à 2009 avant d'être promu en équipe première, ou encore les anciens joueurs du club Christophe Point, Philippe Tranchant et Grégory Proment, respectivement à la fin des années 1990, de 2011 à 2014 et de 2014 à 2018.

Proment est remplacé par Fabrice Vandeputte, qui reste en poste jusqu'en 2022. Nicolas Seube, personnage emblématique du club, prend sa suite jusqu'à sa nomination sur le banc de l'équipe première en novembre 2023. Il est remplacé par Sébastien Bannier, brièvement de retour, puis Romain Leroux[155].

Sections jeunes

[modifier | modifier le code]
Palmarès des équipes de jeunes

Le Stade Malherbe compte nombre de formations de jeunes, de l’école de football aux juniors. En 2016-2017, les « U19 » et les « U17 », rassemblant respectivement les joueurs de moins de 19 ans et les joueurs de moins de 17 ans du club caennais, évoluent dans leur championnat national respectif.

Les juniors (moins de 19 ans) disputent chaque année la coupe Gambardella, dont ils ont atteint la finale à quatre reprises. En 1959, les juniors de Louis Requier, dont René Cédolin, éliminent le FC Rouen, Saint-Germain, l’AS Brestoise, le RC Lens, le Red Star et enfin l’AS Saint-Étienne. Le , en baisser de rideau de la finale de coupe de France opposant Le Havre AC et le FC Sochaux, ils s’inclinent en finale face au Racing Club de Paris (les sources ne s'accordent pas sur le score : 2-1[l 12] ou 1-0[157]).

En juin 1994, les jeunes Caennais, entraînés par Pascal Théault et dont font partie David Sommeil, Bill Tchato, Frédéric Née et Sébastien Bannier, sont sèchement battus 5-0 par l’Olympique lyonnais en finale de la coupe Gambardella[158].

La troisième finale se déroule le . Les juniors malherbistes sont entraînés par Laurent Lesgent et comptent dans leurs rangs les futurs professionnels Jérémy Sorbon, Bruno Grougi, Benoît Lesoimier, Reynald Lemaître, Sigamary Diarra, Ronald Zubar et Benoît Costil. La finale les oppose au FC Metz, en lever de rideau de la finale de coupe de France. Les Malherbistes s’inclinent une nouvelle fois, logiquement, sur le score de 2-0[159].

Le , les Malherbistes U19, entraînés par Nicolas Seube et menés par l'international U18 belge Norman Bassette, l'international U18 français Brahim Traoré ou encore les néo-pros Noé Lebreton ou Mohammed Hafid affrontent l'Olympique lyonnais, en finale de la coupe Gambardella. À égalité (1-1) à l'issue du temps réglementaire, les deux équipes se départagent aux tirs au but, qui voient la victoire des Lyonnais (5-3)[160].

Le , les cadets du club (qui rassemblent alors les joueurs de moins de 16 ans), entraînés par Norbert Beuzit, ancien joueur professionnel, et dont le capitaine est Pascal Théault, remportent la première édition du challenge Paul Nicolas. Vainqueurs surprise des Bordelais en demi-finale, ils affrontent l’OGC Nice en position de challengers, et l’emportent finalement 2-1, grâce à Bernard et Julienne[l 13]. Le challenge Paul-Nicolas est par conséquent le premier titre national remporté par le Stade Malherbe Caen. Initialement organisé sous forme de coupe, cette compétition devient à partir de 1978 le « championnat national des cadets »[161].

Équipe féminine

[modifier | modifier le code]
Palmarès de l'équipe féminine seniors
  • Championnat de Normandie :
  • Coupe de Normandie :
  • Coupe du Calvados :
  • Régional 1 :

Après une tentative infructueuse en 1938, une équipe féminine voit le jour au Stade Malherbe en 1970. Les Caennaises obtiennent la Coupe du Calvados 1985, avant de rater de peu la montée au niveau national à l'issue de la saison 1985-1986. C'est sur cet échec que l'équipe est dissoute, face au manque d'infrastructures et l'absence de volonté d'aller plus loin de la part du club, qui ne souhaite pas financer de coûteux déplacements d'un championnat national.[réf. souhaitée]

Le , le club, via Nicolas Seube, annonce la création d'une section féminine pour la saison 2019-2020[162]. Le club lance une équipe seniors, inscrite en Régionale 2 Féminin de Normandie pour la saison 2019-2020, avec l'ambition de rejoindre la Division 2 nationale au plus vite. Le club se dote également d'une équipe U18 et d'une école de football féminin comprenant les catégories d'âge U8, U10 et U12[163]. Anaïs Bounouar, ancienne footballeuse professionnelle passée notamment par Soyaux et Cormelles (club dont l'absorption par le Stade Malherbe pour devenir sa section féminine avait été envisagée[164],[165]) et entraineuse-adjointe de l'équipe masculine de l'ASPTT Caen, est recrutée pour être responsable technique de la section féminine, ainsi qu'entraineuse de son équipe première[166].

À la suite de l'arrêt des championnats dû à la pandémie de Covid-19, l'équipe est, après délibérations de la FFF et de la Ligue de Normandie de Football, promue en Régionale 1 pour la saison 2020-2021[167]. La saison est suspendue dès le mois d', à la suite du début du deuxième confinement en France, avant d'être définitivement arrêtée en [168]. L'équipe reprend en Régionale 1 en 2021-2022 et remporte le championnat de Normandie, ce qui constitue le premier titre de la section depuis sa refondation. Elle échoue ensuite en finale des barrages de montée de D2 face au Mans[169].

Elle commence la saison 2022-2023 de nouveau en Régional 1, avec cette fois pour objectif d'obtenir la montée en Division 3, qui vient d'être recrée[170]. L'équipe est coachée par Théodore Genoux, ancien entraineur des équipes féminines de Yzeure ou Bordeaux (avec laquelle il avait obtenu une montée en D1) à la suite du départ d'Anaïs Bounouar en juin 2022. La montée en D3 est officialisée à une journée de la fin, après un duel à distance tout au long de la saison avec la section féminine de l'US Quevilly Rouen Métropole, qui se termine par un second titre de championnes de Régional 1, mais aussi par une défaite 3 à 2 en finale de Coupe de Normandie contre cette même équipe quevillaise, au Grand-Quevilly.

Pour la saison 2023-2024, l'équipe est entraînée par Chloé Charlot, ancienne défenseuse centrale du Stade Malherbe[171],[172]. L'équipe se maintient à l'avant-dernière journée par une victoire 2-1 contre Bourges, alors 2ème du championnat. Elle termine à la 8ème place (sur 12) de D3. Elle perd de nouveau en finale de Coupe de Normandie, contre le même adversaire, QRM, et sur le même score que l'année précédente, cette fois dans le Stade du Hazé, à Flers.[réf. souhaitée]

En 2024-2025, l'équipe est éliminée dès les 1/4 de finale de la Coupe de Normandie, encore une fois par QRM[173], mais aussi de Coupe de France, et ce dès son entrée en lice, sur le terrain de la Maladrerie OS[174]. Ces échecs se couplent à un début de saison poussif mais en progression, qui abouti à un très bon hiver (3 victoires consécutives). Finalement la seconde partie de saison est très irrégulière, avec seulement 2 victoires en 11 matches. L'équipe se maintient finalement en D3 à l'issue de l'ultime journée, à domicile. Le maintien est acquis, comme l'année précédente, face au Bourges FC, sur un score de 1-1, couplé à des résultats favorables à Malherbe des équipes concurrentes. Le club termine 9ème[175].

Le 22 mai 2025, à quelques jours de la fin de saison, le club annonce officiellement un "renouveau" pour la section. Cette dernière voit sa gestion être transférée de la SAS du club à l'association Stade Malherbe Caen[176]. Le coach des U11 garçons du club, Tristan Blanchard, prend les rêves de la section et devient l'entraineur de l'équipe seniors, avec un staff renouvelé[177]. Le budget du club passe de 180 000€ à 250 000€ pour la saison 2025-2026, avec un financement apporté par la SAS, ainsi que de nouveaux partenaires[178]. L'idée est notamment de verser aux joueuses des primes de match, et de commencer un glissement vers le semi-professionnalisme. Une équipe réserve est lancée, pour permettre une post-formation entre l'équipe U18 Régionale (l'équipe U19 Nationale ayant été reléguée à l'issue de la saison précédente) et la Division 3[179]. La section devient l'équipe phare de l'association dirigée par Jean-Luc Pignol, sous la gestion de Johan Gallon, salarié de l'association, qui en devient dirigeant.

Culture populaire

[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, le Stade Malherbe a eu pour rivaux les clubs avec lesquels il a successivement disputé la suprématie régionale : ce fut par exemple le cas de la Stella de Cherbourg au début du XXe siècle, de l’US Quevilly dans les années 1950 et 1960, de l’US Normande dans les années 1970 et du CA Lisieux au début des années 1980.

Au plus haut niveau, le rival historique est le Havre Athletic Club, distant d’une cinquantaine de kilomètres seulement. Les deux équipes normandes se rencontrent notamment à plusieurs reprises en championnat de Normandie de division d'honneur dans les années 1920, puis en Division 2 entre 1934 et 1938. Entre 1970 et 2009, les deux équipes s’affrontent à 28 reprises en championnat, qui se traduisent par onze victoires caennaises et huit victoires havraises[180],[181]. Entre supporters, la rivalité entre les deux clubs a débuté le lors du match Caen - Le Havre où les supporters havrais ont chanté "Saragosse, Saragosse" trois jours après l'élimination de Caen en coupe d'Europe[182].

Victoire 4-1 de Caen face au HAC en 2006.

La saison 2008-2009, qui voit les deux équipes évoluer en Ligue 1, est particulièrement représentative de la spécificité de ces derbys. En novembre 2008, les Caennais, qui réalisent jusque-là un début de saison prometteur, reçoivent des Havrais pointant à la 19e place. Ce sont pourtant les Havrais qui remportent leur première victoire à l’extérieur de la saison (1-0). En avril 2009, les Caennais restent sur une série de 15 matchs sans victoire quand ils se déplacent au stade Jules-Deschaseaux. Leur victoire (2-1), arrachée en fin de match, leur permet alors de garder espoir dans un possible maintien en Ligue 1. À la fin de la saison, les deux équipes normandes sont finalement reléguées.

Depuis 2006, un match amical d’avant-saison organisé par l’Union des journalistes de sport en France de Normandie oppose les deux clubs dans le cadre du Trophée des Normands[183], preuve que la rivalité entre les deux clubs n’existe que sur le plan sportif. Les relations entre ces supporters n’ont d’ailleurs jamais donné lieu à d’incident notable.

Jusqu’au milieu des années 1980, le Stade Malherbe attire un public modeste et tranquille au stade de Venoix. En 1988, le club découvre l'élite. Les bons résultats du Stade Malherbe Caen (particulièrement à domicile) et la générosité de l’équipe contribuent à faire du vétuste stade de Venoix une enceinte à l’ambiance particulièrement « chaude », malgré son confort vétuste et sa faible capacité (l’affluence moyenne lors de la dernière saison à Venoix se monte à 7 767 spectateurs).

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile du SM Caen depuis 1967
Pandémie de Covid-19

Les points rouges indiquent les saisons jouées en D1/L1.

En 1993, le club déménage au stade Michel-d'Ornano, ce qui lui permet de doubler son public : l’affluence moyenne passe à 16 226 spectateurs, malgré des résultats décevants. Accompagnant les bons résultats du club à la fin des années 2000, le club a pu compter sur près de 20 000 spectateurs en moyenne (19 686 lors de la saison 2007-2008), provenant de toute la région Basse-Normandie. En 2009, le club indique que 19 % du public vient du département de la Manche et 11 % du département de l’Orne. Pour autant, la moitié du public habite à moins de 30 km de Caen[103].

En raison de la pandémie de Covid-19 en 2020 et 2021, le gouvernement français prend des mesures pour limiter la propagation du virus. Pour les évènements sportifs, une jauge de 5 000 spectateurs maximum est appliquée dans les stades en France. Cela réduit grandement l'affluence au stade Michel d'Ornano pendant la saison 2020-2021 (4 276 en moyenne sur les quatre matchs joués devant du public).

Groupes de supporters

[modifier | modifier le code]

Un premier club de supporters est créé en janvier 1936 alors que le club évolue en D2. Il s'appelle « Allez Malherbe »[184][source insuffisante]. Il disparaît en [185][source insuffisante]. Après la guerre, un nouveau club de supporters voit le jour en 1948[l 1].

Le premier regroupement de supporters « actifs » s'effectue lors de la saison 1986-1987, qui voit le Stade Malherbe terminer à la deuxième place du championnat de deuxième division. Ces supporters sont regroupés dans le virage Venoix et prennent le nom de Virage Vikings. À l'issue de la saison 1988-1989, la première dans l'élite, les habitués du virage Vikings constitue les Vikings de Venoix. Ils animent le virage par leurs chants, tambours et font de nombreux déplacement (7 000 supporters caennais suivent l'équipe à Laval en [186][source insuffisante]). À l'été 1990, ils changent de nom pour devenir la Brigade Vikings (BV), le premier groupe organisé de supporters du SM Caen à se réclamer du mouvement ultra. Ils créent alors leur propre matériel (écharpe, tee-shirt) qui n'est pas vendu à la boutique du stade et sortent un fanzine, Brigade News.

L'été 1991 voit une dizaine de membres dissidents quitter le virage Venoix pour le virage Caen, et y former le groupe The Gunners[187][source insuffisante], d'inspiration britannique. Un autre groupe est créé à la même époque par des anciens de la Brigade Vikings, le Kop Of Hund Boys (KOHB), qui rassemble la mouvance skinhead présente sur Caen et s'installe en virage Venoix. Enfin, la fanfare de Blainville ne manque pas d'accompagner les Caennais lors des matchs à domicile et quelquefois à l'extérieur depuis 1984.

À la suite du déménagement de l’équipe première au stade Michel-d'Ornano en 1993, les trois groupes, aux mentalités assez différentes, s’installent en tribune Nord, d'abord en hauteur, puis plus bas, en Populaire B. Plusieurs conflits avec les membres de la BV en 1994[note 9] conduisent le Kop Of Hund Boys à déménager en tribune Sud, ce qui signe bientôt l'arrêt du groupe.

En , la commission mixte de sécurité de la ligue nationale de football annonce que, dans le cadre de la lutte contre les violences dans les stades, chaque club ne doit reconnaître qu'un seul groupe de supporters par club. En , le Malherbe Normandy Kop est créé sous l'égide du speaker du club, Dominique Mlynarski, en fusionnant Gunners et Brigade Viking. Le premier bureau du MNK est composé à parts égales de membres des deux groupes. Cette fusion n'est toutefois pas du goût d'un certain nombre de membres des deux groupes, qui continuent notamment d'utiliser les bâches aux noms des anciens groupes.

Les résultats décevants connus par le club à partir de 1996 vont paradoxalement aider le mouvement à s'unifier : les membres de la Brigade Viking perdent rapidement leur motivation, de sorte que le MNK se retrouve après quelques mois uniquement composé d'anciens Gunners. En 1997, certains anciens Gunners, notamment issus de la section Manche, fondent le Drakkar Side, qui se pose en opposition au MNK et tente d’animer la tribune Populaire E, sans succès. Ce groupe disparaît en 2000[188].

Depuis sa création, le MNK 96 est donc le principal, et souvent le seul, groupe de supporters du Stade Malherbe. Pendant plusieurs années, alors que le club est enlisé en deuxième division, le groupe peine à prendre de l'importance. Mais à partir de 2001, ses activités deviennent plus visibles et plus « ultra » notamment grâce à l'arrivée de jeunes supporters qui se font connaître sous le nom de BOB14 (Brigade Olivier Bogaczyk 14). En 2002, le groupe déménage au centre de la tribune Populaire B, derrière les buts[189]. Le renouveau sportif que connaît le club à partir de l’hiver 2003 est accompagné par le développement du MNK 96, qui se construit une identité et parvient à entraîner le reste des spectateurs certains soirs de match, dix ans après le déménagement au stade Michel-d'Ornano[note 10]. Ce potentiel, cultivé avec les remontées du club en Ligue 1, permet de voir une partie du public de la tribune B de rester debout à chaque match.

En 2007, un groupe dénommé Fans Caen tente à son tour d'animer un deuxième kop en tribune Populaire E[190], à l’opposé de la populaire B, mais peine à rencontrer le succès espéré. L'association se met en sommeil en . Enfin, une association regroupant des supporters exilés, les Paris Drakkars, suit l’équipe, en particulier lors des déplacements, depuis 2005.

En 2011, un nouveau groupe voit le jour situé en populaire E, les « Caen 1913 »[191]. Il n'arrive pas à passer le cap d'une année d'existence. Le groupe de supporter Brigada Northmannia le remplace la saison suivante mais arrête ses activités en 2014.

Supporters célèbres

[modifier | modifier le code]

Avec les bons résultats connus par le Stade Malherbe à la fin des années 2000, certaines célébrités se sont déclarées supporters du club, notamment Denis Brogniart (animateur TV)[192], Alexandre Ruiz (commentateur sportif, animateur TV), Flavie Flament (animatrice TV et radio, fille d'un ancien footballeur professionnel du club)[note 11], Michel Drucker (animateur TV)[193], Nelly Viennot (arbitre de football, née à Flers)[194], Cindy Fabre (mannequin et une présentatrice de télévision française, Miss France 2005), Olivier Baroux (humoriste) de Kad et Olivier, Henri Sannier (journaliste sportif et animateur TV), Daniel Mangeas (commentateur sportif), Thomas Thouroude (journaliste et présentateur de radio et TV)[195], Orelsan (rappeur, acteur et réalisateur)[note 12], Jean-Pascal Zadi (acteur et réalisateur)[196] et Nicolas Batum (basketteur français)[note 13]. Enfin, Malika Ménard, miss France 2010, a travaillé régulièrement, jusqu’à son élection, comme hôtesse d’accueil dans les loges du stade Michel-d'Ornano[197].

Relations avec les médias

[modifier | modifier le code]

Le magazine Allez Caen, édité par la société Sonocorm, couvre l’actualité sportive du club depuis 1990[198]. Il prend la suite du bulletin Allez Malherbe qui était édité par le club des supporters éponyme. Le premier numéro sort pour la dernière journée de championnat de la saison 1989-1990 contre Lille[198]. D'un rythme bimensuel à ses débuts, il est actuellement mensuel. Par ailleurs, le Stade Malherbe compte comme partenaires média le journal quotidien Ouest-France et les radios France Bleu Normandie (Caen) et Vire FM[109].

Le club a entretenu des relations difficiles avec les sites internet amateur le concernant à la fin des années 2000[199]. En , les auteurs du blog satirique Papablog font l'objet d'une plainte devant la justice de la part de Franck Dumas et Patrick Parizon, respectivement manageur général et entraîneur de Caen[200]. Le site reprenait à la sauce caennaise la recette du Petit José, parodie façon Le Petit Nicolas de l'entraîneur de l'Olympique de Marseille José Anigo. Malgré le classement sans suite de la plainte, les auteurs arrêtent le blog par peur de poursuite judiciaire[201]. En , la rédactrice de Passion Malherbe, un des principaux sites non officiels d’actualité du club, décide de fermer le site. Se voyant reprocher de trop critiquer le club et l’équipe, elle n’avait plus le droit d’interviewer les joueurs ni d’assister aux entraînements, et s’était vue menacer d’une plainte en justice par Steve Savidan[202].

En 2011, un collectif baptisé Esprit Malherbe fait son apparition. Il lance un site Internet humoristique qui connaît un certain succès[203]. Un groupe proche d'Esprit Malherbe signe la rédaction de l'encyclopédie du centenaire du SM Caen, distribuée par le club à partir de l'automne 2013[204]. En 2014, le collectif devient We Are Malherbe (WAM). Il connaît avec la promotion du club en Ligue 1 une notoriété croissante[205],[206],[207]. En 2023, le collectif est avant tout connu pour son podcast[208], toujours actif en 2026.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Statistiques compilées sur les saisons disputées dans les deux premières divisions nationales. Il n'est pas exclu qu'Eugène Maës, auteur de quinze buts en onze sélections en équipe de France, ait pu marquer davantage lors de la dizaine de saisons qu'il joue au SM Caen entre 1919 et 1930.
  2. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  3. Matchs de la 15e à la 22e journée + un match de la 6e journée en retard.
  4. Matchs de la 32e à la 38e journée en 2010-2011 et matchs de la 1re et 2e journée en 2011-2012.
  5. Pierre Mankowski est entraineur-joueur lors de sa première saison, en 1983-1984, quand le club évolue en D3.
  6. La candidature de Nicolas Seube au BEPF est finalement acceptée à la session suivante de formation organisée par la FFF, au printemps 2024.
  7. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  8. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  9. Le principal conflit entre supporteurs éclate à la suite du vol de la bâche de la BV lors du match contre l'AS Saint-Étienne.
  10. Le match de Coupe de la Ligue contre le Havre le marque sur ce point un tournant.
  11. Flavie Flament est la fille de Jean-Paul Lecanu, milieu de terrain au SM Caen de 1969 à 1974.
  12. Originaire de Caen, on voit Orelsan porter un maillot du SM Caen dans le clip de sa chanson Changement.
  13. Stade 2 du  : "Je suis caennais, donc je suis pour Malherbe".

Références extraites de Malherbe d'hier et d'aujourd'hui

[modifier | modifier le code]
  1. a et b Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Introduction.
  2. a et b Douville, Fleutot et Guesdon 1988, partie 1, chapitre 1 : « La naissance des deux clubs caennais : le CSC et le CMC ».
  3. a b c et d Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 1, chapitre 2 : « Le SMC et ses premiers exploits ».
  4. a et b Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 1, chapitre 5 : « Quatre ans de championnat inter-régional (1919-1934) ».
  5. a b c d et e Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 1, chapitre 7 : « Le SMC, seigneur de CFA (1948-1962) ».
  6. a b et c Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 2 : « Le SM Caen et la coupe de France ».
  7. a b et c Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 1, chapitre 9 : « D3 - D2, l'ascenseur (1970-1983) ».
  8. a b et c Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 3 : « L'ère Mankowski (1983-1988) ».
  9. Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 1, chapitre 8 : « Entre CFA et DH (1962-1970) »
  10. Douville, Fleutot et Guesdon 1988, Partie 1, chapitre 6 : « L’après guerre (1948-1962) ».

Références extraites de Les plus belles pages du Stade Malherbe Caen, 1913-1993

[modifier | modifier le code]
  1. a b et c Le Néel 1994, 17 novembre 1913 : Enfin Malherbe vint !.
  2. a b et c Le Néel 1994, 1934-1938 : une première expérience professionnelle. Quatre saisons mi-figue, mi-raison !.
  3. Le Néel 1994, De 1938 à 1948, dix années de souffrances, de conflit et de succès....
  4. a et b Le Néel 1994, Le 19 janvier 53 : le Stade Malherbe élimine Reims en Coupe de France. Le grand frisson.
  5. Le Néel 1994, De 1948 à 1970, le prince du CFA (p. 45).
  6. Le Néel 1994, De 1970 à 1983. À la recherche d’une stabilité égarée. (p.52).
  7. Le Néel 1994, 1985 (p.60).
  8. Le Néel 1994, Vendredi 10 juin 1988 : montée au paradis de la Division 1. L’aboutissement d’une progression constante pendant cinq ans (p. 32-33).
  9. Le Néel 1994, Au match retour, une amère élimination (p. 62).
  10. Le Néel 1994, Simplement trois logos.
  11. Le Néel 1994, Gloire à toi, Venoix !.
  12. Le Néel 1994, Les juniors en finale de la Gambardella 1958.
  13. Le Néel 1994, Les cadets en 1973 pour la première édition du challenge Paul Nicolas.

Références extraites de 100 ans d'Esprit Malherbe - L'encyclopédie du SM Caen

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e et f Ouvrage collectif 2013, Introduction : avant 1913
  2. Ouvrage collectif 2013, Chapitre 5 : les saisons 1970-1985.
  3. a b c d et e Ouvrage collectif 2013, Chapitre 6 : les saisons 1985-1997.
  4. a b et c Ouvrage collectif 2013, Chapitre 7 : les saisons 1997-2002.
  5. a b c d et e Ouvrage collectif 2013, Chapitre 8 : les saisons 2002-2013.

Autres références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b « #73 – SM Caen : Malherbe », sur footnickname.wordpress.com (consulté le ).
  2. a b c et d (en) « Palmarès USFSA », sur The Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation (consulté le ).
  3. (en) « St Albans City F.C. History & Archives - In The Footsteps Of The Conqueror | St Albans City F.C. History & Archives », sur saintsstatistics.co.uk (consulté le ).
  4. a et b « Caen... avant 1940 », sur Ville de Caen - Mairie (archivé sur Internet Archive).
  5. Guillaume Lainé, « Au commencement était le Café du Chalet... », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  6. « L'Union Athlétique du Lycée Malherbe », Revue illustrée du Calvados, (consulté le ).
  7. Julien Sorez, Le football dans Paris et ses banlieues : Un sport devenu spectacle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », (ISBN 978-2-7535-2643-3), p.252
  8. L'Ouest Éclair, édition de Caen, .
  9. a et b (en) « Palmarès des DH entre 1919 et 1932 », sur The Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation (consulté le ).
  10. L'Ouest Éclair, édition de Caen, .
  11. L'Ouest Éclair, édition de Caen,
  12. a et b « Les années noires, les difficultés puis la renaissance », sur Ouest-France,
  13. « Résultats du Stade Malherbe Caen Calvados Basse-Normandie depuis 1947 », sur footballenfrance.fr, Football en France (archivé sur Internet Archive)
  14. « RÉTRO De 1957 à 58 : l'interminable Nantes - Caen », sur nantes.maville.com, Presse-Océan (consulté le ).
  15. a et b Pierre-Marie Descamps, Gérard Ejnès et Jacques Hennaux, Coupe de France: La folle épopée, L'équipe, (ISBN 2915535620), « Le clou normand ».
  16. Laurent Chabriac, « 1975-76 : meilleur club amateur », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  17. Laurent Chabriac, « 1983-84 : montée en division 2 », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  18. a b c d e f g et h (en) « France - Footballer of the Year », sur The Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation (consulté le ).
  19. a et b « Championnat de France : Caen, zéro pointé », Le Monde, .
  20. Ouest-France, 2-.
  21. a et b « Difficultés financières pour le Stade Malherbe de Caen », Le Monde, .
  22. « Courte victoire de Caen »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), L’Humanité, (consulté le ).
  23. a et b « Football : le premier tour aller des coupes d'Europe. Les saines ambitions de Caen », Le Monde, .
  24. Le Néel 1994, Caen-Saragosse : 15 septembre 1992. Le soir d'un étincelant Xavier Gravelaine (p.60-62).
  25. « Stéphane Dedebant », afterfoot.com (consulté le ).
  26. « Coupe de la Ligue 2004-2005 », sur Ligue de football professionnel (consulté le ).
  27. « Ligue 1: Bordeaux champion de France, Caen et Nantes relégués en Ligue 2 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur AFP (consulté le ).
  28. « Centenaire du Stade Malherbe : Caen bat le Milan AC 3 à 0 », France 3, (consulté le ).
  29. « EN IMAGES - Le match de la montée en Ligue 1 du Stade Malherbe Caen - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
  30. « Xavier Gravelaine a "carte blanche pour la gestion du quotidien" du Stade Malherbe », France 3, (consulté le ).
  31. « Soupçons de matchs truqués: La LFP frappe fort contre Nîmes, rétrogradé en National », 20 minutes, (consulté le ).
  32. « Rétro sport : Le jour où le SM Caen accrocha la 7e place de Ligue 1 », sur France Bleu, (consulté le ).
  33. Olivier Duc, « Le Stade Malherbe de Caen voit grand avec son projet 2020 », sur Francebleu.fr, (consulté le ).
  34. « Ligue 1 : Caen se sauve in extremis, Marseille rejoint l’Europe, Bastia et Nancy le purgatoire », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  35. « FOOTBALL - LIGUE 1. Caen : une nouvelle page à écrire, sans Vercoutre, Garande, Féret... », sur ledauphine.com (consulté le ).
  36. « Ligue 2 : après Fabien Mercadal, Rolland Courbis quitte Caen », sur Eurosport, (consulté le ).
  37. « L'entraîneur de Caen Rui Almeida prend la porte - Fil Info - Ligue 2 - Football », sur Sport24, (consulté le ).
  38. « SM Caen. Le Stade Malherbe termine à une décevante 13e place en Ligue 2 », sur ouest-france.fr, .
  39. « Encadrement de la masse salariale pour le SM Caen », sur France Bleu, (consulté le ).
  40. Guillaume Lainé, « Ligue 2. Au SM Caen, l’heure des comptes avant une nouvelle ère », Ouest France,
  41. « SM Caen. Oaktree et Pierre-Antoine Capton officialisent l’acquisition du club », sur ouest-france.fr, .
  42. Guillaume Lainé, « Football. Le SM Caen annonce un projet de plan social, une vingtaine de postes concernés », sur ouest-france.fr, .
  43. devnclic, « Pascal Dupraz évincé, le président Olivier Pickeu et les joueurs en première ligne », sur Foot Normand, (consulté le )
  44. « L2 : Le gros coup de Caen, qui signe Stéphane Moulin », sur foot01.com, (consulté le ).
  45. « Départ d'Oaktree du SM Caen : "une solution sera trouvée en bonne intelligence" - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
  46. « Comment Jean-Marc Furlan a imposé sa méthode à Caen », sur L'Équipe, (consulté le )
  47. « Ligue 2 : le SM Caen de Nicolas Seube a fait la moitié du chemin (et c'est déjà pas mal) - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )
  48. « SM Caen. Officiel : Kylian Mbappé devient actionnaire majoritaire de Malherbe », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  49. Olivier Duc, « La société de Kylian Mbappé prend officiellement la main au SM Caen », France Bleu Normandie,‎ (lire en ligne)
  50. « "Bruno Baltazar, c'est qui lui ?" Rigoureux, ambitieux, réaliste et utopiste, le nouvel entraîneur du SM Caen se dévoile », sur France 3 Normandie, (consulté le )
  51. « Mercato. Départs, arrivées, états de forme… Au SM Caen, une dernière ligne droite agitée en vue », sur Ouest France,
  52. Clément Garioud, « La sortie lunaire de Bruno Baltazar après la 7e défaite d’affilée de Caen », sur Foot Mercato : Info Transferts Football - Actu Foot Transfert, (consulté le )
  53. « Caen officiellement relégué en National après une lourde défaite contre Martigues, Clermont chute face à Troyes et s'enfonce encore », sur L'Équipe (consulté le )
  54. « SM Caen : Fayza Lamari voulait que les Mbappé se retirent, « mais Kylian n'a pas voulu et m'a convaincue » », sur L'Équipe (consulté le )
  55. « National. Officiel : Maxime d’Ornano est le nouvel entraîneur du SM Caen . Sport », sur paris.maville.com (consulté le )
  56. « Caen vire son coach et le remplace par un ancien international français », sur SOFOOT.com, (consulté le )
  57. « Historique SM Caen », sur www.footballstats.fr (consulté le )
  58. « SM Caen Football », sur www.statfootballclubfrance.fr (consulté le )
  59. (en) « Ligue 1 - Eternal table », sur www.transfermarkt.com (consulté le )
  60. Saison 1997-1998, site "Petite histoire du Stade Malherbe de Caen"
  61. a et b « SM Caen - Record-breaking games », sur Transfermarkt
  62. André Gosset, « Caen sans ressort "humilié" à Boulogne 9-0 », Paris-Normandie, édition de Caen,‎
  63. « Le calvaire du SM Caen étrillé (7-0) par Rouen », Ouest-France, édition de Caen,‎
  64. Arnaud Demmerle, « Caen aime les départs », sur football365.fr, .
  65. Aline Chatel, « Lille était trop fort pour Caen », sur sportacaen.fr, .
  66. « Records du Stade Malherbe », sur footballdatabase.eu (consulté le ).
  67. « Records du Stade Malherbe en Ligue 1 », sur footballdatabase.eu (consulté le ).
  68. « Malherbe relégué en National : "c'est un scandale", estime Mickaël Le Bihan après la saison catastrophique du SM Caen - ici », sur ici, le média de la vie locale, (consulté le )
  69. « Photo de l'équipe du SM Caen, saison 1979-1980 », sur Archives Malherbe.
  70. « Historique des maillots du SM Caen », http://maillot-de-foot.wifeo.com (consulté le ).
  71. « Stade français », sur mondedufootball.fr
  72. Archives personnelles de Louis Grégoire, ancien joueur et président fondateur de l'Amicale des Anciens de Malherbe
  73. « SM Caen. Un nouveau maillot en hommage à l'histoire du club », sur Sport à Caen
  74. « Explication du logo aux trois flèches »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), site de la ville de Caen (consulté le ).
  75. « Interview de Pilou Mokkedel, directeur de la communication du SM Caen », Ouest-France du .
  76. « Le stade Malherbe dévoile son Projet 2020 », sur France3-régions.fr, .
  77. « Classification des centres de formation »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Fédération français de football (consulté le ).
  78. a et b « Centres de Formation, Les classements 2008-2009 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Fédération français de football (consulté le ).
  79. [PDF] « Classement des centres de formation 2007 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Ligue de football professionnel (consulté le ).
  80. a et b « Issus du centre »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  81. « Les anciens directeurs »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  82. « SM Caen : Nasser Larguet quitte le club », sur Liberté Bonhomme Libre.
  83. « SM Caen. Landry Chauvin, nouveau directeur du centre de formation », sur Ouest-France.fr.
  84. « Un centre de formation flambant neuf à Caen », sur Actualités économiques du Calvados (consulté le ).
  85. « Le centre de formation du Stade Malherbe Caen », sur Actualités économiques du Calvados (consulté le ).
  86. « Clubs partenaires »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  87. « Présentation de l'école de football », sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  88. « Après 16 h 24, l'incrédulité et le silence », Ouest-France, (consulté le ).
  89. « Conseil de surveillance », SM Caen (consulté le ).
  90. « Caveglia directeur sportif de Caen », sport.fr, (consulté le ).
  91. « Organigramme du club », sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  92. « SM Caen : Gilles Sergent est le nouveau président », Ouest-France, (consulté le ).
  93. « Josselin Flamand nouveau Directeur Général du Stade Malherbe », sur Stade Malherbe Caen, (consulté le )
  94. Clément HEBERT (avec Gaëtan BRIARD), « SM Caen. Gérard Prêcheur nouveau directeur technique », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  95. a et b Laurent Chabriac, « 2000/01 : au bord du gouffre », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  96. [PDF] Le Stade Malherbe Caen, La Tribune du .
  97. « SM Caen. Oaktree et Pierre-Antoine Capton officialisent l’acquisition du club. Sport », sur caen.maville.com (consulté le ).
  98. « Ligue 2 : Kylian Mbappé propriétaire du Stade Malherbe de Caen, c'est signé », sur L'Équipe (consulté le )
  99. « L’OM fait à nouveau rêver Marseille », Le Monde, .
  100. a b et c « Direction nationale du contrôle de gestion », sur Ligue de Football Professionnel (consulté le ).
  101. France Football, vendredi .
  102. « Fortin : « On va devoir prendre des décisions » »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Ouest-France du 1er juin 2009 (consulté le ).
  103. a b et c « Le Stade Malherbe Caen est solidement installé en tête de son championnat », sur Actualités économiques du Calvados (consulté le ).
  104. « Les partenaires du club »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  105. « Stade Malherbe : un casse-tête pour équilibrer le budget »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), La Manche libre, .
  106. Budgets des clubs de Ligue 1 saison 2011-2012, sportune.fr, .
  107. « Le budget de Caen « va être divisé par deux » », sur MaLigue2, (consulté le ).
  108. (en-US) « SM Caen Kit History », sur Football Kit Archive (consulté le )
  109. a et b « Les partenaires officiels du club »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  110. http://www.smcaen.fr/2015-2016/actualites/infos-club/kunkel-sas-nouveau-sponsor-maillot-du-sm-caen article sur le site du club.
  111. Jean Quellien, « De BORNIOL André, Henri », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  112. « Au commencement était le Café du Chalet... », sur trouville-deauville.maville.com (consulté le ).
  113. Juliette MARIE, « Claude Mercier donne son nom au stade Venoix », sur Ouest France, .
  114. « Interview. SM Caen. Pascal Théault : « Le Stade Malherbe rebondira car il a des racines » », sur actu.fr, (consulté le ).
  115. G. L, « Serge Viard, une passion s'éteint », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  116. Laurent Chabriac, « 1988-89 : maintien in extremis », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  117. J.Y. Desfoux, R. Lemeur et C. Yvetot, SM Caen 1992, Passeport pour l'Europe, (ISBN 2-85480-426-0), « Guy Chambily, président malgré lui (p. 77) ».
  118. « Bulletin des anciens de Malherbe, premier trimestre 1995 », sur Archives Malherbe - Personnages.
  119. « Alexandre Lacombe et Jean-François Fortin élus au Conseil d'Administration de la LFP »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur LFP (consulté le ).
  120. « Arturo Samassa, le doyen du Stade Malherbe », sur Caen.maville.com (consulté le ).
  121. « PSG : Cet homme qui pourrait renouer le dialogue entre Mbappé et le club », sur planetepsg.com,
  122. a et b Laurent Chabriac, « Carrière de Pascal Théault », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  123. Laurent Chabriac, « Saison 2004-2005 », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  124. « Football : Fortin : « Je ne vois pas d'erreur marquante » », sur trouville-deauville.maville.com, 10 juin 2009 (consulté le ).
  125. « L1 - Caen : C'est terminé pour Patrice Garande », Orange Sports,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  126. « SM Caen : Fabien Mercadal nouveau coach normand - Stadito », Stadito,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  127. « SM Caen. Pour Patrice Sauvaget, une "expérience particulière" prend fin », sur actu.fr, (consulté le ).
  128. Aline Chatel, « Le SM Caen officialise le départ de Stéphane Moulin », sur actu.fr, (consulté le ).
  129. Gaëtan BRIARD, « SM Caen. L’heure de Nicolas Seube, nommé officiellement entraîneur, est arrivée », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  130. « Foot : l'ex-international français Gaël Clichy devient le 5e entraîneur du Stade Malherbe de Caen depuis le rachat par Kylian Mbappé », sur Franceinfo, (consulté le )
  131. Guillaume Lainé, « Malherbe : l'équipe du siècle marquée par « l'âge d'or » », Ouest-France, Caen, no 21040,‎ , p. 9 (ISSN 0999-2138).
  132. « Histoire du club », sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  133. Magazine Allez Caen no 59 (juin 1993)
  134. « Meilleurs buteurs de l'histoire du SM Caen », sur smcaen.fr.
  135. Sont listés ici les joueurs ayant marqué au moins 40 buts toutes compétitions confondues, ou 20 buts en première division, depuis 1970.
  136. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r « Portfolio : Ils sont passés par Caen »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), L'Équipe Mag, (consulté le ).
  137. « Fiche de Stade Malherbe Caen », sur FFF.fr.
  138. « Fiche de Stade Malherbe Caen », sur FFF.fr.
  139. J.Y. Desfoux, R. Lemeur et C. Yvetot, SM Caen 1992, Passeport pour l'Europe, (ISBN 2-85480-426-0).
  140. « AFP : Foot/L1: le but le plus rapide de la saison », sur lefigaro.fr (consulté le ).
  141. « Football : les meilleures années d'Yvan Lebourgeois », sur caen.maville.com (consulté le ).
  142. « Centenaire du SM Caen. Xavier Gravelaine élu joueur du siècle », Ouest-France, .
  143. Laurent Chabriac, « Saison 1995-1996 », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  144. « Football : Lebourgeois cède son record maison à Deroin », sur caen.maville.com (consulté le ).
  145. « Gouffran rejoint Bordeaux »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur francefootball.fr, le 23 juin 2008 (consulté le ).
  146. « Ligue 1. Un mercato record. », sur ladepeche.fr, 3 août 2008 (consulté le ).
  147. « Fiche de Stade Malherbe Caen », sur FFF.fr.
  148. « El-Arabi a bien signé à Al Hilal ! »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), France Football, (consulté le ).
  149. « Benjamin Nivet détient toujours la clé du jeu », Ouest-France, (consulté le ).
  150. « Ngolo Kanté, un départ et un nouveau record. Sport », sur Caen.maville.com (consulté le ).
  151. « Effectif », sur Site officiel.
  152. « Vainqueurs des coupes de Basse-Normandue Seniors », Ligue de football Basse-Normandie (consulté le ).
  153. Laurent Chabriac, « Saison 1994-1995 », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  154. Valentin PINEAU, « SM Caen. Sébastien Bannier : « Pendant six ans, je n’ai pas pu regarder une image de Malherbe » », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  155. « SM Caen B - Historique du staff », sur transfermarkt.fr (consulté le ).
  156. (en) Erik Garin, « Palmarès de la Coupe des Cadets », sur rsssf.com (consulté le ).
  157. « Palmarès de la Coupe Gambardella »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Fédération français de football (consulté le ).
  158. Laurent Chabriac, « Saison 1993-1994 », sur Petite histoire du Stade Malherbe de Caen (consulté le ).
  159. « Finale de la Coupe Gambardella 2001 », sur Fédération français de football (consulté le ).
  160. H. G., « El Arouch et Patouillet offrent la Gambardella à l'OL, vainqueur de Caen en finale », sur L'Équipe (consulté le ).
  161. « Palmarès du Championnat National des Cadets »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur www.fff.fr (consulté le ).
  162. Clément BESSOUDOUX, « SM Caen. Le club lance sa section féminine », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  163. « Présentation de la section féminine », sur Stade Malherbe Caen, (consulté le ).
  164. « Football féminin. Cormelles, bientôt sous le giron du SM Caen ? », sur actu.fr (consulté le ).
  165. Ouest-France, « Le foot féminin se développe sans Malherbe », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  166. « Accord de principe avec Anaïs Bounouar pour la section féminine », sur Stade Malherbe Caen, (consulté le ).
  167. « Football. Les féminines du Stade Malherbe promues en Régional 1 », (consulté le ).
  168. « Foot amateur : la FFF annonce l'arrêt des championnats », sur Francetvsport (consulté le ).
  169. « SM Caen. Battues au Mans, les féminines restent aux portes de la D2 », sur actu.fr (consulté le ).
  170. Mickaël Duché, « La FFF valide la réforme du foot féminin Français en D2 et D3 », sur Footeuses, (consulté le ).
  171. Gaëtan Briard, « SM Caen. Chez les féminines, la promotion interne de Chloé Charlot pour découvrir la Division 3 », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  172. Aline Chatel, « SM Caen. Chloé Charlot, un pari calculé à la tête de l'équipe féminine », sur SportàCaen.fr, .
  173. Raphael Forgues, « 🏆 Nos féminines qualifiées en 1/2 finale de Coupe de Normandie 🤩 », sur QRM,‎ (consulté le )
  174. « Coupe de France féminine. Comment la Maladrerie a créé la surprise en éliminant Malherbe ? », sur actu.fr, (consulté le )
  175. « Equipe - SM Caen Féminin - Seniors - club Football Stade Malherbe Caen Féminin - Footeo », sur Stade Malherbe Caen Féminin (consulté le )
  176. « À l'heure du renouveau pour la section féminine », sur Stade Malherbe Caen, (consulté le )
  177. « La section féminine du Stade Malherbe Caen se structure pour la nouvelle saison », sur Stade Malherbe Caen, (consulté le )
  178. m.billeaud, « Tristan Blanchard coach, primes de match, création d'une réserve... Un nouveau projet pour les Féminines de Malherbe », sur Foot Normand, (consulté le )
  179. « Une nouvelle étape, lancement de l’équipe réserve senior féminine », sur Stade Malherbe Caen, (consulté le )
  180. « Confrontations entre Caen et Le Havre en L1 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Ligue de football professionnel (consulté le ).
  181. « Confrontations entre Caen et Le Havre en L2 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Ligue de football professionnel (consulté le ).
  182. Echo du virage no 12, septembre-octobre 2001.
  183. [PDF] « Le Havre face à Caen demain »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), Le Havre Presse, .
  184. Ouest Eclair, .
  185. L'Ouest-Éclair, .
  186. Ouest-France, .
  187. Sup' mag no 13, novembre 1993.
  188. « Historique des groupes caennais »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Drakkar Side (consulté le ).
  189. « Historique du MNK »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Site du Malherbe Normandy Kop (consulté le ).
  190. « Les supporters »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Site officiel du Stade Malherbe Caen (consulté le ).
  191. « Nouveau groupe de supporters »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur http://www.smcaen.fr, SM Caen, .
  192. « Denis Brogniart : « Mon club favori, c'est Caen » »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur sport365.fr (consulté le ).
  193. « Michel Drucker, Caennais de cœur »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Ville de Caen - Mairie (consulté le ).
  194. « Nelly Viennot : « Je continue dans le milieu de l'arbitrage » », sur Football365.fr (consulté le ).
  195. « Thomas Thouroude : « Dans le foot, j’aime les chefs d’orchestre ! » »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur sharkfoot.fr (consulté le ).
  196. Pierre-Alain Perennou, « Netflix : Jean-Pascal Zadi s’affiche avec un maillot de Caen », Footpack,‎ (lire en ligne)
  197. « Football : Stade Malherbe express () - Miss Normandie », sur caen.maville.com (consulté le ).
  198. a et b Ouest-France, .
  199. « Stade Malaise », sur cahiersdufootball.net (consulté le ).
  200. Le SM Caen a de l’humour, blog à part, Ouest-France du .
  201. « Scandale à la Papa », sur cahiersdufootball.net (consulté le ).
  202. « RIP Passion Malherbe - Entretien avec Aline Chatel », sur sofoot.com (consulté le ).
  203. « Ces sacrés blogueurs font vivre l'esprit Malherbe », Ouest-France, (consulté le ).
  204. Guillaume Serres, « 100 ans d’histoire de Malherbe », sur Le Figaro.fr, Sport24, (consulté le ).
  205. « Défi des rillettes : victoire pour les supporters du SM Caen », France Bleu, (consulté le ).
  206. « Sur Twitter, Imorou joue meneur », L'Équipe.fr, (consulté le ).
  207. « Le Stade Malherbe de Caen dans le Top 4 du Net », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  208. « Quand "Allô Malherbe" invite "We Are Malherbe" dans ses studios - ICI », sur ICI, le média de la vie locale, (consulté le )

Sur les autres projets Wikimedia :

Une catégorie est consacrée à ce sujet : Stade Malherbe Caen.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Ouvrage collectif, 100 ans d'Esprit Malherbe : L'encyclopédie du SM Caen, Myths, (ISBN 978-2-7466-6439-5). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Alain Douville, Daniel Fleutot et Jacques Guesdon, Malherbe d'hier et d'aujourd'hui : 75 ans de football au SM Caen, DFG, , 152 p. (ISBN 2-9502904-0-X). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Michel Le Néel, Les plus belles pages du Stade Malherbe Caen, 1913-1993 : 80 ans de passions, (ISBN 2-85480-426-0). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Yves Desfoux, Roland Lemeur et Christophe Yvetot, SM Caen 1992, Passeport pour l'Europe, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-85480-426-0). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Gilles Guézennec et Goulven Plédran, Le Tournant décisif - Stade Malherbe, Éd. du Moulin vieux, (ISBN 2-907502-00-X)
  • Gilles Guézennec, Stade Malherbe de Caen : le baptême du feu, Éd. du Moulin vieux, (ISBN 2-907502-01-8)
  • Xavier Lachenaud et Roland Le Meur, Sur la route de l'exploit : saison 2004-2005, Éditions Hirle, (ISBN 2-914729-38-3)

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes

[modifier | modifier le code]