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Sommerviller

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Sommerviller
Sommerviller
Église Saint-Gérard.
Blason de Sommerviller
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
Maire
Mandat
Stéphane Lejeune
2020-2026
Code postal 54110
Code commune 54509
Démographie
Gentilé Sommervillois[1]
Population
municipale
1 010 hab. (2023 en évolution de +2,02 % par rapport à 2017)
Densité 265 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 57″ nord, 6° 22′ 38″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 320 m
Superficie 3,81 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Dombasle-sur-Meurthe
(banlieue)
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lunéville-1
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Sommerviller
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Sommerviller
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Sommerviller

Sommerviller est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Elle appartient à la communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois et à l'aire urbaine de Nancy.

Ses habitants sont appelés les Sommervillois.

Géographie

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Située sur la route départementale D 2, entre Crévic et Dombasle-sur-Meurthe, arrosée par la rivière Sânon.

Hydrographie

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La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le canal de la Marne au Rhin, le ruisseau Laxant et le Sanon[2],[Carte 1].

Le canal de la Marne au Rhin, long de 293 km et comportant 178 écluses à l'origine, relie la MarneVitry-le-François) au RhinStrasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Sommerviller[Note 1].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 790 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tomblaine à 13 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 746,3 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −24,8 °C, atteinte le [Note 2].

Au , Sommerviller est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dombasle-sur-Meurthe[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[15]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (25,2 %), prairies (22,9 %), forêts (21,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), zones urbanisées (14,8 %), cultures permanentes (0,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Samerviler en 1178, Hulinus de Samervile en 1186, Soumerviller en 1353[19] Sommeiviller en 1342, Sommevileir en 1397, Sommervillers en 1683[20], Sommervillers (cartes de Cassini).

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -viller. L'appellatif -viller procède du gallo-roman VILLARE, peut-être par l'intermédiaire de l'ancien francique *wilāri, tous deux remontant au latin villāre « ferme »[21], d'où les toponymes du type Viller(s), Villier(s) et terminés en -viller(s), -villier(s). L'ancien haut allemand wilāri (allemand Weiler « hameau ») est également issu du latin cf. Mörschwil (Suisse, vilare Maurini 811)[22] et Guebwiller (Haut-Rhin, Gebunwilare 774). Le latin villāre est un dérivé de villa (rustica) « domaine rural ». Le premier élément s'analyse, comme dans la plupart des cas pour ce type toponymique, comme un nom de personne germanique. Albert Dauzat propose Sumar, bien que le -a- (Sam-) des formes les plus anciennes fasse difficulté, mais Ernest Nègre propose Samarinus cité par Marie-Thérèse Morlet[23], malgré l'absence d'attestation du suffixe -in dans les formes anciennes.

La rue principale du village est actuellement nommée rue d'Alsace. Étant orientée d'est en ouest, au XIXe siècle, elle est malicieusement surnommée par ses habitants la rue du soleil et la rue de l'ombre[24].

Hormis quelques citations et titres de propriétés à Sommerviller, on ne connaît pas à ce jour de document historique antérieur à la fin du Moyen Âge[25].

En 1059, Jean et Éve de Sommerviller font une donation à l'abbaye de Senones[26].

Il faut attendre 1718 pour l'ouverture d'un chemin vers Crévic[27].

Dans une déclaration de 1738, les habitants disent posséder depuis des temps immémoriaux un bois de 85 arpents et un autre de 22 arpents[25] ; soit approximativement 15 ha pour le premier et 4 pour le second[28]. Il ne peut pas s'agir du bois brûlé ni du bois de la forêt qui viennent d'être acquis par la communauté, voir le paragraphe les seigneuries, ci-dessous.

Concernant Sommerviller, les archives communales et hospitalières de la Meurthe contiennent les rôles de subvention et des syndics de 1712 à 1840, au moins. Elles contiennent également les plans de l'ancienne église[27].

En 1843, Sommerviller compte 73 ha de vignes[24]. En 1887, il se cré un syndicat des vignerons de Sommerviller[29].

Après un incendie survenu à Dombasle en août 1849, la presse locale mentionne l'action déterminante de la pompe à incendie de Sommerviller. Cet article confirme ainsi l'organisation de la défense incendie de Sommerviller dès la première moitié du XIXe siècle[30].

En 1858, la commune fait faire le captage d'une source éloignée en amont du village ainsi qu'une conduite destinée à alimenter le lavoir et une fontaine[31].

En 1884, on construit, ou reconstruit, l'école de garçons et on agrandi l'école de filles[32]. La commune reçoit une subvention ministérielle de 12 000 francs et est autorisée à emprunter 17 500 francs[33].

Le 10 janvier 1904 parait une loi qui distrait une portion du territoire de Dombasle en faveur de Sommerviller[34].

le 5 avril 1911 a lieu à Lunéville l'adjudication de la construction, ou reconstruction, de l'école de filles et de la Mairie de Sommerviller[35].

Le 23 août 1914, l'armée allemande entre dans Sommerviller. L'occupant pille systématiquement les cafés et épiceries et plusieurs maisons particulières. Il assassine deux personnes civiles : Monsieur Robert âgé de 70 ans et Monsieur Harau âgé de 65 ans. Il se retire le lendemain sous la pression de l'armée française[36].

Le monument aux morts de Sommerviller est officiellement inauguré le 5 août 1922[37].

Le 22 juin 1922, le Chicago tribune annonce que le drapeau des unités de la première division américaine qui ont défendu Sommerviller, Ansauville et Rangeval sont autorisées à broder la mention Lorraine sur leur bannière[38].

En 1944 lors de la libération de la Lorraine, la commune de Jeandelaincourt fut particulièrement meurtrie. Ému par le désarroi des victimes et des sinistrés, Sommerviller eut un geste symbolique en « adoptant » la commune de Jeandelaincourt qu'elle accompagna d'un camion rempli d'objets de première nécessité[39].

Conséquences désastreuses de l'annexion de la Lorraine

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Dans le cahier de doléances de Sommerviller rédigé en 1789, les habitants déclarent que la commune se compose de 130 habitants dont le quart, au moins, vit de mendicité[40]. Cet état de pauvreté n'est ni surprenant, ni exceptionnel. La thèse[41] du cardinal Mathieu décrit ce phénomène, confirmée par l'exode des lorrains vers le Banat[42],[43] quelques années avant la Révolution française.

Madame Durival, « la sublime fée de Sommerviller »

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Louise Élisabeth Dufresnes-Durival
Louise Élisabeth Dufresne-Durival

C'est l'un des surnoms attribué à Louise-Elisabeth Dufresne par la cour ducale de Lunéville. Elle est la fille d'un maître d'hôtel et lieutenant des chasses et plaisirs de Stanislas. Elle intégre la cour ducale où elle était également surnommée la Celeste. La cour étant alors vieillissante, elle y apportait sa grâce, sa joie de vivre et son esprit brillant. En 1761, Elle épouse Jean-Baptiste Durival. Plus tard, elle se retira dans son manoir de Sommerviller pour se consacrer à l'éducation de ses deux enfants adoptifs. Sans parenté biologique, ceux-ci se marièrent ensemble et eurent une nombreuse descendance[44]. parmi celle-ci, on note Félix Noël dont il est question au paragraphe suivant.

Félix Noël

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Né à Sommerviller le 13 mai 1798, ce petit-fils de Mme Durival exerça la profession d'agriculteur. Ancien élève de l'école de Roville fondée par Mathieu de Dombasle dont il devint l'ami, Félix Noël fut un agronome remarqué et respecté par ses pairs. Il fut secrétaire puis président du comice agricole de Lunéville. Il était chevalier de la légion d'honneur par décret présidentiel du 13 octobre 1873[45]. Il est également connu pour les 30 années passées à la tête de la mairie. Il décède le 22 décembre 1882[46]. En 1885 et à l'initiative du comice agricole de Lunéville[47], Sommerviller reconnaissante éleva une statue en sa mémoire[48].

Les seigneuries

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Le territoire de Sommerviller a appartenu, selon les époques, à deux et à trois seigneuries différentes[24]. Cela a valu au village et à ses habitants le sobriquet « les bans coupés ».

François Malclerc de Sommerviller est anobli en 1528 par le duc Antoine. En 1563, Malclerc descendant du précédent et seigneur de Sommerviller, obtient un jugement favorable contre les chanoinesses de Remiremont à propos du pressoir de Sommerviller. Claude Malclerc est seigneur de Sommerviller en 1587[24].

François-Joseph Malclère, seigneur du lieu, vend à la communauté le bois de la forêt, le bois brûlé, un paquis et deux saucis[27]. Henri Lepage ne donne pas la date de cette vente mais il dit que Malclère est brigadier des chasses de François III de Lorraine. Celui-ci étant devenu duc en 1729, la vente ne peut être antérieure à cette date.

L'affaire du taureau de Sommerviller

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En 1792, on jugea et condamna au feu un taureau[49] sur les conseils d'un charlatan de passage dans la commune. Il persuada les propriétaires d'animaux que c'était le seul moyen d'arrêter l'épizootie qui décimait le bétail. Avant l'exécution, le curé bénit pontificalement la pauvre bête qui fut effectivement mise à mort part le feu[50] ! Le Traité de l'éducation des animaux domestiques raconte cette histoire avec moult détails mais on peut se demander jusqu'à quel point l'auteur a romancé son récit[51]. Sur le fond, l'histoire est vraie et pas si étonnante dans le contexte de l'époque. À Manoncourt-en-Vermois, donc pas très loin de Sommerviller, un charlatan nommé Sébastien Maillard prétendant soigner les animaux par des actes de sorcellerie fut arrêté quelques années plus tard et condamné par le tribunal de Nancy . Bien entendu, la fin cruelle du taureau ne ralentit pas l'épizootie de Sommerviller et ses habitants déjà très pauvres perdirent une bête de plus par leur crédulité. Les méfaits de cette triste affaire ne s'arrêtèrent pas là. Les habitants de Sommerviller ont élé surnommés les ouârés[52], les taureaux dans la langue locale. Selon la monographie de Crévic, les habitants de cette commune se moquaient de ceux de Sommerviller en leur demandant si ils avaient les cendres de leur taureau.

Exploitation du sel gemme

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Borne délimitant les concessions de Drouville et de Sommerviller
Borne délimitant les concessions de Drouville et de Sommerviller

En 1748, on découvre une source salée dans le lit du Sânon, entre Dombasle et Sommerviller[53]. La concession minière de Sommerviller date du 26 janvier 1858. Elle s'est accru à plusieurs reprises. La première entreprise qui l'exploita était la Société Anonyme des Salines de Sommerviller[54].

Remembrement avant l'heure

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En 1880 alors que la première loi sur le remembrement rural moderne n'existe pas encore, Monsieur Gorce géomètre du cadastre, orchestre une importante révision cadastrale du territoire de Sommerviller. Il fait borner 3587 parcelles. Il désenclave 230 ha en créant 9 km de chemins d'accès. Il procède à des échanges de parcelles entre propriétaires consentants[55]. À noter que la même opération à lieu en même temps dans la commune voisine de Haraucourt.

Culture et folklore

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Les habitants de Sommerviller sont surnommés les ouârés (les taureaux) et les bans coupés[56].

Ils ont malicieusement surnommé la rue principale : rue du soleil et rue de l'ombre[24].

Au XIXe siècle, l'instituteur de Sommerviller, relève un dicton local : Piue d'Èvri vat di fumie de berbis | pluie d'avril vaut du fumier de brebis[57].

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1803[58] 1850 Joseph Louis Gabriel Noël   conseiller de l'arrondissement Lunéville-nord[59]
3 mars 1850[60] 1856[61] charles Mercier    
avant novembre 1873[62] 19 décembre 1882[63] Félix Noel   Fils de Joseph Louis Gabriel Noël, ancien maire
président du comice de Lunéville
chevalier de la légion d'honneur
décédé en cours de mandat
1883[64] après janvier 1922[65] E.Brandon    
1945 1962 François Cuny SFIO Electricien
1965 1995 Francis Weber    
mars 2001 avril 2014 Monique Gridel    
avril 2014 en cours
(au 28 mai 2020)
Stéphane Lejeune[66]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   

Par arrêté préfectoral de la préfecture de la région Grand-Est en date du 9 décembre 2022, la commune de Sommerviller a intégré l'arrondissement de Nancy au 1er janvier 2023[67].

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[68]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[69].

En 2023, la commune comptait 1 010 habitants[Note 6], en évolution de +2,02 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
588601594615634641559607624
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
586693623740736718744782809
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
941935866858856845840892845
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
838978953955954923914931994
2023 - - - - - - - -
1 010--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[70] puis Insee à partir de 2006[71].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Les élèves de la commune dépendent de l'académie de Nancy-Metz.

Il y a une école primaire publique (maternelle et élémentaire) dans la commune. Le collège le plus proche se situe à Dombasle-sur-Meurthe.

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Édifices civils

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  • Traces de vestiges gallo-romains (?) Facilement visible du ciel
  • Éléments d'architecture linteaux datés 18e ; ancienne maison curiale, trois fontaines, moulin 18e sur fondations antiques.
  • Pont à trois arches (dit : le pont de pierre ) dont une refaite en béton à l'issue de la dernière guerre (sabotage allemand).
  • Monument 1885 par Bussières.
  • Canal de la Marne-au-Rhin, port, écluse.
  • Saline Durnesse, puis de Crévic. Institution d'une première concession d'exploitation du sel par dissolution le au profit de C. Durnesse de Saint Nicolas de port. Fonçage du premier trou de sonde au cours de l'année 1870, extension du périmètre de la concession le . Construction de l'usine de janvier à qui comprend : puits de sondage et bâtiment de la pompe, quatre travées de poêles, magasin à sel, bâtiment de régie et de direction. Dénommée par la suite saline de Crévic. Nouveau trou de sonde foré au sud de la concession entre 1900 et 1903, abandonné en 1913. Date de désaffectation inconnue, actuellement vestiges. 4 000 tonnes de sel produites en 1913, 3200 en 1923.
  • L'architecture typiquement lorraine du village (longiligne) est remarquable en son centre, ainsi que les anciens murs d'enceinte à hauteur des jambes des chevaux (rue des Salines).

Édifices religieux

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Chapelle Guyon.
  • Église Saint-Gérard (1740) : église-grange de type rhénan, abside semi-octogonale ; maître-autel et tabernacle XVIIIe, chaire et buffet d'orgue XVIIIe, buste et châsse de saint Gérard de 1715 (relique).
  • Grotte de Lourdes (1954).
  • Calvaire XVIIe/XVIIIe.
  • Chapelle Guyon au cimetière.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Sommerviller Blason
Blasonnement : d'azur à la jumelle d'argent mise en fasce accompagnée d'une étoile d'or en chef et d'un soc de charrue contourné d'or en pointe.
Détails
Après la mort de Stanislas, Elisabeth Durival regroupa à Sommerviller ce qui restait de la cour du Roi de Pologne. Elle était appelée par Madame de Boufflers "La céleste" d'où le champ d'azur. Le Chevalier de Boufflers la nommait "la sublime fée de Sommerviller", d'où l'étoile en chef. La jumelle mise en fasce se trouve dans les armes de la famille Malclerc, seigneur du lieu aux XVIe siècle et XVIIe siècle. Enfin le soc de charrue évoque la mémoire de Félix Noël agronome de renom, maire de la commune pendant 34 ans.
Adopté par la commune depuis novembre 1977

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Dombasle-sur-Meurthe comprend deux villes-centres (Dombasle-sur-Meurthe et Saint-Nicolas-de-Port) et deux communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Sommerviller » sur Géoportail (consulté le 4 juin 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Fiche communale de Sommerviller », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le ).
  3. Sandre, « le canal de la Marne au Rhin »
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  6. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
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  8. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  9. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Sommerviller et Tomblaine », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Nancy-Essey », sur la commune de Tomblaine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Nancy-Essey », sur la commune de Tomblaine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 de Dombasle-sur-Meurthe », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  15. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Sommerviller ».
  16. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Nancy », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  19. Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Dictionnaire géographique de la Meurthe, rédigé d'après les instructions du Comité des travaux historiques et des sociétés savantes... Par Henri Lepage,... Avec une carte du département au Xe siècle, (lire en ligne), p. 224
  20. Aude Wirth, Les noms de lieux de Meurthe & Moselle: dictionnaire étymologique, Louis, (ISBN 978-2-914554-43-5), p. 270
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979, p. 660b.
  22. David Kobler, 2022 [1]
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