Sidi Jdidi
| Sidi Jdidi | ||
Baptistère byzantin de la basilique II de Sidi Jdidi. | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Gouvernorat | Nabeul | |
| Coordonnées | 36° 25′ 10″ nord, 10° 27′ 32″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Tunisie
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Sidi Jdidi ou Zaouia Sidi Jedidi est un site archéologique tunisien situé dans le gouvernorat de Nabeul. Il est le site d'une ancienne cité romaine dont le nom antique, Asadi ou Aradi, ne fait pas l'unanimité dans la bibliographie, la dernière identification semblant confirmée par une découverte épigraphique.
Localisation
[modifier | modifier le code]Le site est localisé à 14 km à l'ouest d'Hammamet. Pheradi Majus, Uppenna et Segermès se trouvent à proximité[A 1].
Histoire
[modifier | modifier le code]Histoire ancienne : la question de l'identification de la ville romaine
[modifier | modifier le code]De nombreux travaux identifient la cité à l'antique Aradi dont l'ouvrage collectif consacré aux basiliques romaines de Tunisie[A 1]. L'identification antérieure considérait que le site était celui d'Asadi[A 1].
Le site constitue un évêché tardivement ; un évêque exilé en Corse par Hunéric est signalé en 484[A 1].
La ville antique s'étendait sur 10 hectares[A 1].
Redécouverte du site
[modifier | modifier le code]Une mosaïque est découverte en 1921 et le site est retrouvé au début des années 1930[A 1]. Une mission franco-tunisienne réalise des fouilles du site archéologique dans les années 1970[A 1]. La basilique I est découverte par Azedine Beschaouch en 1980 puis fouillée durant les années suivantes[A 1].
Des travaux ont lieu sur les vestiges des basiliques à partir des années 1990[A 1].
Éléments du site
[modifier | modifier le code]Édifices officiels
[modifier | modifier le code]- Monument du culte impérial[A 2].
Édifices religieux
[modifier | modifier le code]- Basilique I dans la partie haute de la ville, au sein d'un quartier construit de façon étagée au moyen de terrasses[A 3] ; la destruction de l'édifice est datée de la fin du VIIe siècle[A 4].
- Basilique II, le groupe épiscopal de la cité dans la ville basse[A 5] ; le monument est détruit au VIIe siècle[A 6].
- Basilique III, à 20 m de la basilique II, datée du début du Ve siècle[A 7] ; elle est détruite avant la fin du Ve siècle[A 8].
Édifices de loisirs
[modifier | modifier le code]Architecture privée
[modifier | modifier le code]Infrastructures
[modifier | modifier le code]- Rempart dit cyclopéen[A 2].
Références
[modifier | modifier le code]- Basiliques chrétiennes d'Afrique du Nord
- Baratte et al. 2014, p. 178.
- Baratte et al. 2014, p. 179.
- ↑ Baratte et al. 2014, p. 178-183.
- ↑ Baratte et al. 2014, p. 183.
- ↑ Baratte et al. 2014, p. 184-188.
- ↑ Baratte et al. 2014, p. 188.
- ↑ Baratte et al. 2014, p. 188-189.
- ↑ Baratte et al. 2014, p. 189.
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Ouvrages et articles généraux
[modifier | modifier le code]- François Baratte, Fathi Béjaoui, Noël Duval, Sarah Berraho, Isabelle Gui et Hélène Jacquest, Basiliques chrétiennes d'Afrique du Nord, Bordeaux, Ausonius, coll. « Inventaire des monuments de la Tunisie » (no II), , 319 p. (ISBN 978-2-35613-118-8).
- Aïcha Ben Abed Ben Kheder, Michel Bonifay, Michel Fixot et Sylvestre Roucole, « Les deux baptistères de Sidi Jdidi (Tunisie) », Antiquité tardive, no 11, , p. 129-149 (ISSN 1250-7334, lire en ligne, consulté le ).
- Aïcha Ben Abed Ben Kheder, Michel Bonifay, Michel Fixot et Sylvestre Roucole, « Sidi Jdidi (Tunisie) : la basilique III », Mélanges de l'École française de Rome, vol. 113, no 1, , p. 539–546 (DOI 10.3406/mefr.2001.10689, lire en ligne, consulté le ).
- Aïcha Ben Abed Ben Kheder, Michel Bonifay, Michel Fixot et Tomoo Mukai, « Sidi Jdidi (Tunisie) », Mélanges de l'École française de Rome, vol. 117, no 1, , p. 400–407 (DOI 10.3406/mefr.2005.10959, lire en ligne, consulté le ).
- Aïcha Ben Abed Ben Kheder et Michel Fixot, « Le groupe épiscopal d'une cité africaine : Aradi (Sidi Jdidi, Tunisie) », Études d'Antiquités africaines, no 1, , p. 187-197 (ISSN 0768-2352, lire en ligne, consulté le ).
- Aïcha Ben Abed Ben Kheder et Michel Fixot, « Les églises de l'ancienne Aradi (Sidi Jdidi, Tunisie) », Les Nouvelles de l'archéologie, no 124, , p. 39–43 (ISSN 0242-7702, DOI 10.4000/nda.1430, lire en ligne, consulté le ).
- Azedine Beschaouch, « Sur trois cités de l'Afrique chrétienne: Gunela, Aradi et Midicca », CRAI, vol. 127, no 4, , p. 683-693 (lire en ligne, consulté le ).
- Christophe Hugoniot, « AE, 2004, 1798. Jeux scéniques à Aradi (Proconsulaire) en 402 - 408 apr. J.-C », Antiquités africaines, vol. 45, no 1, , p. 119–137 (ISSN 0066-4871, DOI 10.3406/antaf.2009.1493, lire en ligne, consulté le ).
Ouvrages sur le site
[modifier | modifier le code]- Aïcha Ben Abed Ben Kheder, Michel Fixot, Michel Bonifay et Sylvestre Roucole, Sidi Jdidi, vol. I : La basilique sud, Rome, École française de Rome, , 397 p. (ISBN 978-2728306848).
- Aïcha Ben Abed Ben Kheder, Michel Fixot et Sylvestre Roucole, Sidi Jdidi, vol. II : Le groupe épiscopal, Rome, École française de Rome, , 393 p. (ISBN 978-2728308958).
- Aïcha Ben Abed Ben Kheder, Michel Fixot et Lucas Helfer-Lebert, Sidi Jdidi, vol. III : Des monnaies à l'archéologie, Rome, École française de Rome, , 164 p. (ISBN 978-2728315871).