Saint-Pierre-Laval
| Saint-Pierre-Laval | |||||
Le village. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Allier | ||||
| Arrondissement | Vichy | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Lapalisse | ||||
| Maire Mandat |
Yves Collanges 2020-2026 |
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| Code postal | 42620 | ||||
| Code commune | 03250 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
373 hab. (2023 |
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| Densité | 16 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 12′ 09″ nord, 3° 46′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 339 m Max. 664 m |
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| Superficie | 24,03 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Roanne (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lapalisse | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Allier
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Saint-Pierre-Laval est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 933 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Nicolas-des-Biefs à 16 km à vol d'oiseau[7], est de 8,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 387,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 34 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Saint-Pierre-Laval est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (68,1 %), forêts (24,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,5 %), zones urbanisées (0,5 %)[12].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]Le territoire communal est traversé par les routes départementales N7, 171, 207, 507 et 570, ainsi que par la route nationale 7 aménagée en voie express[13].
Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].
En 2023, la commune comptait 373 habitants[Note 3], en évolution de +4,48 % par rapport à 2017 (Allier : −1,39 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
[modifier | modifier le code]Saint-Pierre-Laval dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Il n'existe aucune école.
Hors dérogations à la carte scolaire, les collégiens sont scolarisés à Lapalisse[20] et les lycéens à Cusset, au lycée Albert-Londres[21].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Langue régionale
[modifier | modifier le code]Saint-Pierre-Laval est une des quelques communes du département de l'Allier à faire partie de l'aire linguistique du francoprovençal (arpitan). Cette aire linguistique comprend également dans le Bourbonnais les communes de Saint-Nicolas-des-Biefs, Laprugne, La Chabanne et Lavoine[22],[23].
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- La croix monumentale sur la place publique fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [24].
- Église Saint-Pierre, d'origine romane mais très remaniée. Elle abrite la dalle funéraire d'Eustache de Châtelus († 1287) ; les Châtelus possédaient les droits seigneuriaux sur l'église St-Pierre jusqu'à leur cession en aux (Des) Gallois de La Tour-Chalabran, fieffés à Saint-Pierre-Laval (voir ci-après) ; les Châtelus eurent aussi la seigneurie de Châteaumorand et furent des ancêtres des Lévis-Châteaumorand[25].
- Château de la Feige (ou La Faige), XVIIe siècle et restes médiévaux[26]. Possession de la famille locale de La Feige, puis d'Antoine des Brosses en 1526-1543, archer du roi et capitaine de Châteaumorand, puis des Montcorbier, avec aussi des droits aux Lévis-Châteaumorand et à leur parentèle Le Long de Chenillat ; les Montcorbier cèdent en 1720 aux Reignier[27].
- Château de La Tour (-Chalabran), XVIe siècle. Les familles possessionnées à la Tour se succèdent, notamment les (Des) Gallois de La Tour à partir de , dont Jean-Baptiste, Charles-Jean-Baptiste et Étienne-Jean-Baptiste-Louis[28].
- Gare de Saint-Pierre-Laval (fermée)
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Jacques Decoret, chef étoilé et meilleur ouvrier de France ; il a grandi dans le village.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | De gueules à deux clés d'or passées en sautoir, au chef d'azur* chargé de trois tours d'argent ouvertes, ajourées et maçonnées de sable[29]. |
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|---|---|---|
| Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (chef d'azur sur champ de gueules). Créé par JF Binon. Sur document Mairie 2005 |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste des communes de l'Allier
- Liste des communes de la France dont le code postal ne correspond pas au département
Liens externes
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- Ressources relatives à la géographie :
- Saint-Pierre-Laval sur le site de l'Insee
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Roanne », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Saint-Pierre-Laval et Saint-Nicolas-des-Biefs », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Nicolas », sur la commune de Saint-Nicolas-des-Biefs - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Nicolas », sur la commune de Saint-Nicolas-des-Biefs - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le ).
- ↑ Carte de Saint-Pierre-Laval sur Géoportail
- ↑ « Liste nominative des communes de l'Allier »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) [PDF], sur maires-allier.fr, Association des maires et présidents d'intercommunalité de l'Allier, (consulté le ).
- ↑ « Nouveau mandat pour Yves Collanges », La Montagne, Vichy, , p. 21.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Direction des services départementaux de l'Éducation nationale de l'Allier, « Sectorisation des collèges du département de l'Allier » [PDF], (consulté le ).
- ↑ Service académique d'information et d'orientation, « Arrêté rectoral en date du relatif à la répartition des districts scolaires des lycées des départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme » [PDF], Académie de Clermont-Ferrand (consulté le ), p. 8.
- ↑ « Atlas sonore des langues régionales de France », sur atlas.limsi.fr, Paris, CNRS, .
- ↑ Dany Hadjadj, Parlers en contact aux confins de l'Auvergne et du Forez. Étude socio-linguistique (« Publication de l'Institut d'études du Massif Central », 24), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 1983.
- ↑ Notice no PA00093281, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Ministère de la Culture, POP : lire en ligne ; et Aubert de La Faige et Roger de La Boutresse, 1896 : lire en ligne, p. 5.
- ↑ Charles-Laurent Salch et Joseph-Frédéric Finó (photogr. Dominique Martinez), Atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 19e éd. (1re éd. 1977), 834 p., p. 52 (cf. Saint-Pierre-Laval).
- ↑ Aubert de La Faige et Roger de La Boutresse : lire en ligne, p. 9-11 ; et : Région Auvergne-Rhône-Alpes-Patrimoine : lire en ligne.
- ↑ Aubert de La Faige et Roger de La Boutresse, 1896 : lire en ligne, p. 12-15.
- ↑ Armorial de France, p. 17159

