Saint-Joire (Italie)
| Saint-Joire San Giorio di Susa | |
Armoiries |
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| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Saint-Joire |
| Nom francoprovençal | San Gœri |
| Nom piémontais | San Gieuri |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Maire | Danilo Bar |
| Code postal | 10050 |
| Code ISTAT | 001245 |
| Préfixe tél. | 0122 |
| Démographie | |
| Gentilé | sangioriesi |
| Population | 979 hab. (31-07-2018[1]) |
| Densité | 50 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 08′ 00″ nord, 7° 10′ 00″ est |
| Superficie | 1 960 ha = 19,60 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Giorgio |
| Fête patronale | 23 avril |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Saint-Joire (en italien, San Giorio di Susa) est une commune italienne de 979 habitants située dans la ville métropolitaine de Turin, dans la région du Piémont, dans le Nord-Ouest de l'Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Le territoire communal s'étend de 420 mètres d'altitude au fond de la vallée de Suse jusqu'aux sommets du parc naturel Orsiera-Rocciavrè, incluant les localités d'Adrit et de Travè d'Amoun, points de départ pour des randonnées vers les sommets voisins, Rocciavrè, Cristalliera et Villano (it).
Histoire
[modifier | modifier le code]L'histoire de Saint-Joire est marquée par sa position stratégique en Val de Suse. Un document daté du , conservé aux Archives d'État de Turin, atteste la fondation d'une villanova sur le Mollare, où se trouve l'église de Saint-Joire, par le comte Thomas Ier de Savoie, en présence de nobles locaux dont Beltramino Bertrandi. Ce document, rédigé devant l'église où les hommes de Saint-Joire étaient réunis en conseil, marque un moment clé de l'organisation communautaire médiévale[2].
Le château de Saint-Joire, situé sur la colline localement appelée "mollare", domine la vallée. Ses imposants vestiges ne sont qu'une partie d'un complexe bien plus vaste, en grande partie détruit par les troupes du maréchal Catinat au XVIIe siècle, puis par des effondrements successifs, avant d'être restauré au XXe siècle. Ce château, ainsi que la Casaforte, propriété de la paroisse et située à un niveau intermédiaire sur la colline, derrière l'église paroissiale, témoignent de l'importance stratégique et historique du site[3].
Chaque année, une centaine de personnages en costume médiéval font revivre, par des chants et des danses traditionnels, la légende du peuple paysan qui, opprimé par un seigneur local de la famille Bertrand, se rebelle contre la tentative d'imposer le ius primae noctis sur une jeune mariée. Cette tradition rappelle les luttes sociales et les coutumes locales ancrées dans l'histoire de la communauté[4].
Patrimoine
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Le patrimoine de Saint-Joire est marqué par plusieurs monuments historiques. Le château (it), dont les ruines imposantes dominent toujours la vallée, est le symbole le plus visible de son passé médiéval. La Casaforte, située sur la colline derrière l'église paroissiale, est un autre édifice majeur, presque entièrement conservé.
Ces monuments, ainsi que les vestiges de maisons médiévales dans le centre du village, rappellent l'importance historique et culturelle de Saint-Joire, notamment en tant qu'étape sur la Via Francigena du col du Mont-Cenis.
- Saint-Joire
-
Château de Saint-Joire.
-
Église de Saint-Joire.
Administration
[modifier | modifier le code]Balma, Martinetti, Viglietti, Pognant, Grangia, Garda, Airassa, Adrit, Città.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Brussol, Chanoux, Bussolin, Saint-Didier, Villar-Fouchard, Couasse, Roure.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (it) Popolazione residente al 31 luglio 2018 sur le site de l'ISTAT.
- ↑ http://www.cittametropolitana.torino.it/cms/sit-cartografico/beni-culturali/beni/vsusamed/vsusamed-sangiorio1
- ↑ https://www.e-borghi.com/borgo/san-giorio-di-susa/
- ↑ https://www.comune.sangioriodisusa.to.it/cultura-e-storia/storia/
