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Pi5 Orionis

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π5 Orionis
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbe de lumière de Pi5 Oronis, tracée à partir des données du satellite TESS[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 04h 54m 15,096s[2]
Déclinaison +02° 26 26,42[2]
Constellation Orion
Magnitude apparente 3,66 à 3,73[3]

Localisation dans la constellation : Orion

(Voir situation dans la constellation : Orion)
Caractéristiques
Type spectral B2 III[4]
Indice U-B −0,83[5]
Indice B-V −0,18[5]
Indice R-I −0,20[5]
Variabilité Ellipsoïdale[6] + SPB présumée[7]
Astrométrie
Vitesse radiale +24,2 ± 0,7 km/s[8]
Mouvement propre μα = +0,55 mas/a[2]
μδ = +0,61 mas/a[2]
Parallaxe 2,43 ± 0,39 mas[2]
Distance ~1 300 al
(~399 pc)
Magnitude absolue −4,3[9]
Caractéristiques physiques
Masse 12 M[7] / 5,0 M[7]
Rayon 12 R[7] / 2,8 ou 3,8 R[7]
Gravité de surface (log g) 3,51[10] / 3,98 ou 4,24[7]
Luminosité 11 262 L[11] / 525 ou 741 L[7]
Température 14 496 K[11] / 15 596 ou 16 520 K[7]
Métallicité [Fe/H] = −0,28[10]
Rotation 90 km/s[12]
Âge 15,8 ± 0,2 Ma[13]
Orbite
Compagnon π5 Ori B[7]
Demi-grand axe (a) 25,9 ua
Excentricité (e) 0,083 ± 0,040
Période (P) 3,700 373 j
Inclinaison (i) 34°
Époque du périastre (τ) 2 433 341,088 ± 0,010 JJ
Demi-amplitude (K1) 60,41 ± 1,99 km/s

Désignations

π5 Ori, 8 Ori, HD 31237, HIP 22797, HR 1567, BD+02°810, FK5 180, SAO 112197[14]

Pi5 Orionis5 Ori / π5 Orionis) est une étoile binaire de quatrième magnitude de la constellation d'Orion. Elle fait partie de la série d'étoiles qui partagent la désignation de Bayer Pi Orionis et constitue une double optique avec 5 Orionis. Le système présente une parallaxe annuelle de 2,43 mas mesurée par le satellite Hipparcos[2], ce qui indique qu'il est situé à approximativement ∼ 1 300 a.l. (∼ 399 pc) de la Terre. Il s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +24 km/s[8].

Pi5 Orionis est une binaire spectroscopique à raies simples[4], dont les deux étoiles tournent l'une autour de l'autre dans une orbite quasiment circulaire d'une période de 3,70 jours[8],[7]. Il s'agit d'une variable ellipsoïdale, ce qui signifie que les étoiles sont assez proches l'une de l'autre pour qu'elles soient déformées par leur gravité mutuelle. Cela provoque une variation régulière de la luminosité du système, lorsque l'orientation des étoiles change par rapport à la Terre, d'une amplitude moyenne de 0,05 en magnitude visuelle[6]. En tout, la magnitude apparente de Pi5 Orionis varie entre 3,66 et 3,73[3]. Une analyse détaillée de sa courbe de lumière suggère que l'étoile primaire connaît des pulsations et qu'il s'agit donc probablement en plus d'une étoile de type B à pulsation lente (SPB)[7].

L'étoile primaire est classée comme une géante bleue de type spectral B2 III[4]. Elle est estimée n'être âgée que de 16 millions d'années[13] et elle est 12 fois plus massive que le Soleil[7]. Contrairement à ce que suggère sa classe de luminosité d'étoile géante « III », on pense qu'elle termine ou est sur le point de terminer sa vie sur la séquence principale[7]. L'étoile tourne sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 90 km/s[12]. Son rayon est environ 12 fois plus grand que le rayon solaire[7], elle est environ 11 250 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 14 496 K[11].

L'étoile secondaire n'est pas détectable clairement dans le spectre, mais des modélisations faites à partir de l'orbite et des variations de luminosité suggèrent qu'il s'agit d'une étoile bleu-blanc de la séquence principale dont la classe spectrale est autour de B6. Elle est plus petite, plus froide et beaucoup moins lumineuse que l'étoile primaire, et orbite à une distance d'environ 26 ua[7].

Notes et références

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  1. (en) « MAST: Barbara A. Mikulski Archive for Space Telescopes », Space Telescope Science Institute (consulté le )
  2. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  3. a et b (en) N. N. Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1,‎ , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le )
  4. a b et c (en) R. Chini et al., « A spectroscopic survey on the multiplicity of high-mass stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 424, no 3,‎ , p. 1925-1929 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2012.21317.x, Bibcode 2012MNRAS.424.1925C, arXiv 1205.5238)
  5. a b et c (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  6. a et b (en) S. L. Morris, « The ellipsoidal variable stars », The Astrophysical Journal, Part 1, vol. 295,‎ , p. 143–152 (DOI 10.1086/163359 Accès libre, Bibcode 1985ApJ...295..143M)
  7. a b c d e f g h i j k l m n et o (en) M. Jerzykiewicz et al., « BRITE-Constellation photometry of π5 Orionis, an ellipsoidal SPB variable », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 496, no 2,‎ , p. 2391 (DOI 10.1093/mnras/staa1665, Bibcode 2020MNRAS.496.2391J, arXiv 2006.05178)
  8. a b et c (en) D. Pourbaix et al., « SB9: The ninth catalogue of spectroscopic binary orbits », Astronomy & Astrophysics, vol. 424,‎ , p. 727-732 (DOI 10.1051/0004-6361:20041213, Bibcode 2004A&A...424..727P, arXiv astro-ph/0406573)
  9. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  10. a et b (en) C. Soubiran et al., « The PASTEL catalogue of stellar parameters », Astronomy & Astrophysics, vol. 515,‎ , article no A111 (DOI 10.1051/0004-6361/201014247, Bibcode 2010A&A...515A.111S, arXiv 1004.1069)
  11. a b et c (en) I. McDonald, A. A. Zijlstra et M. L. Boyer, « Fundamental Parameters and Infrared Excesses of Hipparcos Stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 427, no 1,‎ , p. 343–57 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2012.21873.x, Bibcode 2012MNRAS.427..343M, arXiv 1208.2037)
  12. a et b (en) Helmut A. Abt et Chayan Boonyarak, « Tidal Effects in Binaries of Various Periods », The Astrophysical Journal, vol. 616, no 1,‎ , p. 562–566 (DOI 10.1086/423795 Accès libre, Bibcode 2004ApJ...616..562A)
  13. a et b (en) N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  14. (en) * pi.05 Ori -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.


Liens externes

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