Pekka Halonen
| Naissance | |
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| Décès |
(à 68 ans) Tuusula |
| Nationalité |
Finlandaise |
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| Conjoint |
Maija Halonen (d) |
| Enfant |
Antti Halonen (d) |
| Distinction |
Pekka Halonen, né le à Lapinlahti et mort le à Tuusula, est un peintre et un professeur finlandais [1].
Son image d'artiste est, plus que tout autre peintre, associée à la finnité[2],[3]. C'est un représentant éminent du style romantique national et du carélianisme[4].
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille et formation
[modifier | modifier le code]Pekka Hanonen est le fils d'agriculteurs dans une famille possédant des dons artistiques[5].
De 1886 à 1890, il étudie à l'école de dessin de l'association artistique de Finlande. Carl Jahn et Fredrik Ahlstedt comptent parmi ses professeurs ; ses camarades étudiants sont entre autres Albert Gebhard, Ellen Thesleff et Väinö Blomstedt[6]. Il fait partie des premiers étudiants dans le bâtiment l'Ateneum ouvert en 1888[4].
Ses évaluations sont exceptionnelles et il reçoit une bourse de 200 marks finlandais.
Séjour en France
[modifier | modifier le code]Il passe l'été 1890 dans sa maison de Lapinlahti où il peint entre autres Honkaniemi.
Il étudie le français en suivant des cours particuliers[7]. À l'automne 1890, il étudie à Paris à l'académie Julian puis avec Paul Gauguin, à l'académie Vitti.
Allers et retours
[modifier | modifier le code]Il revient à Lapinlahti au printemps 1891 et peint Les Faucheurs, œuvre qui lui permettra de percer[8] étant exposée à l'automne dans la première exposition d'artistes finlandais. Le modèle du tableau est son frère Antti et, au fond, on peut voir Väisälänmäki[9].
L'hiver 1891, il retourne à Paris poursuivre ses études .
En revenant en Finlande au printemps 1892, il fait la connaissance sur le bateau, de Maija Mäkinen, sa future femme, dont le père est le recteur du séminaire de Sortavala[10].
Après cette rencontre, il habite quelque temps dans le village de Myllykylä de la commune de Sortavala chez son frère Antti.
Les parents de la jeune femme n’apprécient guère la relation entre les deux jeunes gens. Pekka est interdit d'entrée et déménage à Ruskeala où il peint l'une de ses œuvres maîtresses, Le Raccourci[11].
Il peint son premier tableau hivernal, Kaivopuistossa.
Au printemps 1893, il se rend à Lapinlahti ; début de mai, il y encore de la neige. Il peint Tukkinuotiolla, avec comme modèles son père et deux autres hommes.
Il reçoit, de la part de l'État, une aide de 3 000 marks finlandais, ce qui est une somme très importante pour l'époque[12].
Il se lie d'amitié avec Eero Järnefelt, Akseli Gallen-Kallela et Emil Wikström.
En 1893, il se rend à nouveau à Paris avec son ami Väinö Blomstedt. Ils étudient d'abord à l'académie Colarossi puis avec Paul Gauguin. Gauguin est de retour de Tahiti et il a présenté 44 tableaux à un public décontenancé.
Halonen découvre le symbolisme et le synthétisme, mais conserve dans ses œuvres ses idéaux du réalisme. L'influence de Gauguin est probablement dans son emploi des couleurs[6].
En Finlande, Akseli Gallen-Kallela est intéressé par le carélianisme et, dans ses échanges épistolaires avec Louis Sparre, il appelle au retour de Halonen en Finlande au sein de son peuple.
Depuis Paris, Halonen réserve pour 300 marks un chalet situé sur l'île de Akkalansaari. Il envoie un acompte de 200 marks et promet d'en payer le solde ultérieurement. Mais les conditions de vie seront cependant défavorables au projet.[Quoi ?]
Installation définitive en Finlande
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Ses relations avec sa ville d'origine, Lapinlahti, se dégradent à cause d'un retable qu'il a peint pour l'église[13]. Les habitants ne le considèrent pas comme un véritable artiste et la bourse octroyée par le gouvernement suscite des jalousies. Cette hostilité fait qu'Halonen ne se réinstallera pas à Lapinlahti et qu'il commencera à prendre des distances par rapport à ses racines du Savo[10].
Il trouve une maison à l'écart au bord du Kivesjärvi à Paltamo. Il y fait la connaissance d'Eino Leino, âgé de 17 ans, qui deviendra son ami à partir de ce moment[14].
Quand son tableau Le Raccourci est vendu 600 marks, il peut se marier avec Maija Mäkinen, le .

Ils habitent deux semaines à Akkalansaari, où Halonen peint Neiet niemien nenässä, prenant pour modèles sa sœur Lyyti-sisar et son épouse. Il laisse le chalet à ses parents et le jeune couple s’installe à Tuusula, où il a acheté la péninsule de Pitkäniemi au bord du lac Tuusulanjärvi. Il fait construire sa demeure d'Halosenniemi, conçue pour être à la fois leur maison et son atelier[14]. L'atelier est achevé en 1902.
Halonen devient un membre de la communauté artistique de Tuusulanjärvi[4].
Par la suite, il passera ses étés dans les paysages vallonnés de Kivikoski à Kuhmoinen[15].
Dernières années
[modifier | modifier le code]Sa dernière œuvre majeure est Tukinuitto, peinture murale de 1925, que le Conseil d'État lui commande pour son bureau international de la Société des Nations à Genève.
La même année, il reçoit le titre de professeur[6].
Décès
[modifier | modifier le code]Pekka Halonen meurt le dans sa maison d'Halosenniemi à Tuusula.
Postérité
[modifier | modifier le code]La demeure de la famille Halonen au bord du lac de Tuusula est aujourd'hui le musée Halosenniemi.
Le vaste jardin, le sauna, la maison d'été de sa plus jeune fille, Kaija, et la plage font partie intégrante du site. Le jardin permettait à la famille, avec ses huit enfants, d'être autosuffisante. Et le peintre a souvent représenté des fruits, des plantes et des légumes de son jardin.
La propriété, vendue à la municipalité en 1949, cinq ans après la mort de son épouse, a conservé son état d'origine. Sur deux étages et dans le grand atelier règne encore l'esprit de la colonie d'artistes qui entourait Halonen. L'exposition d'œuvres du peintre et de ses confrères est complétée par des pièces d'artistes contemporains. La maison accueille également des concerts et des lectures.
De l'autre côté de la route principale, non loin de la demeure, se trouve l'Académie des Beaux-Arts Pekka Halonen.
Expositions
[modifier | modifier le code]- 2000 : « Pekka Halonen : (1865-1933) », Paris Nordisk Galleri (catalogue)
- 2025-2026 : « Pekka Halonen : un hymne à la Finlande » (commissariat : Anne-Charlotte Cathelineau et Anna-Maria von Bonsdorff), Paris, Petit Palais (catalogue)
Œuvres
[modifier | modifier le code]Tableaux
[modifier | modifier le code]Retables
[modifier | modifier le code]| Nom | Image | Lieu | année |
|---|---|---|---|
| Kuninkaitten kumarrus[28] | Église de Kotka | 1900 | |
| Jésus au lac de Tibériade | Église de Karstula | 1905 | |
| Jésus en croix | Cathédrale de Mikkeli | 1899 | |
| Kolme pyhää miestä[13] | Halosenniemi | 1894 | |
| Jeesus herättää opetuslapsia[29] | église de Joroinen | 1901 | |
| Kristus vuoritiellä[30] | église de Vilppula |
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (fi) « Pekka Halonen », Halosten museosäätiö (consulté le ).
- ↑ (fi) « Halonen, Pekka (1865-1933) », Biografiakeskus, Suomalaisen Kirjallisuuden Seura (consulté le ).
- ↑ « LES PARADIS DE PEKKA HALONEN », arts-lubies., (consulté le ).
- (fi)Anna-Maria von Bonsdorff, Sydän Suomessa, mieli maailmalla, Kas Taidetta, , 3 p., chap. 1.
- ↑ (fi) « Arbre généalogique de la famille Halonen », Musée Eemil Halonen (consulté le ).
- (fi) « Tuusulan kunta/Halosenniemi », Ville de Tuusula (consulté le ).
- ↑ Säisä 1989, p. 97.
- ↑ Pekka Halonen, « Niittomiehet », .
- ↑ Säisä 1989, p. 98.
- Säisä 1989, p. 100.
- (fi) « Pekka Halosen tunnettuja teoksia », Halosenniemi (consulté le ).
- ↑ Säisä 1989, p. 102-103.
- (fi) « Kolme pyhää miestä" », lapinlahden seurakunta (consulté le ).
- Säisä 1989, p. 112.
- ↑ (fi) Ville Lukkarinen, Kuhmoisten Kivikoski - vesielementin kuvaukselliset mahdollisuudet, Helsinki, Ateneum, (ISBN 978-951-53-3038-3), p. 150-160.
- ↑ (fi) « Niittomiehiä, », Kuvataiteilijat ja Kuvasto ry, (consulté le ).
- ↑ (fi) « Kanteleensoittaja, 1892 », Ateneum (consulté le ).
- ↑ (fi) « Pihlaja », Kuvataiteilijat ja Kuvasto ry, (consulté le ).
- ↑ (fi) « Alaston naismalli, 1891 », Ateneum (consulté le ).
- ↑ (fi) Pekka Halosen seura, « Halosenniemen taidekokoelman helmiä », Ville de Tuusulan kunta (consulté le ).
- ↑ (fi) « Talvipäivä », Kuvataiteilijat ja Kuvasto ry, (consulté le ).
- ↑ (fi) « Talvinen iltarusko », Kuvataiteilijat ja Kuvasto ry, (consulté le ).
- ↑ (fi) « Ilveksenhiihtäjä, 1900 », sur Galerie nationale de Finlande (consulté le ).
- ↑ (fi) « Avannolla », Kuvataiteilijat ja Kuvasto ry, (consulté le ).
- ↑ (fi) « Viulunsoittaja, 1900 », Ateneum (consulté le ).
- ↑ (fi) « Omakuva, 1906 », Ateneum (consulté le ).
- ↑ (fi) « Kanteleensoittaja ja tyttö », Finna (consulté le ).
- ↑ (fi) « l'église de Kotka », Kotkan evankelis-luterilaiset seurakunnat (consulté le ).
- ↑ (fi) « l'église de Joroinen », Joroisten seurakunta, (consulté le ).
- ↑ (fi) « l'église de Vilppula », Mänttä-Vilppulan seurakunta (consulté le ).
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (fi) Antti Halonen, Vihreä aamu : Pekka Halosen siveltimen tarina, Helsinki, Kivi, , 151 p.
- (fi) Outi Hämäläinen, Pekka Halonen, Porvoo, Helsinki, W. Söderström, , 44 p.
- (fi) Antti Halonen, Latu lumessa : Pekka Halonen etsijäntie, Helsinki, Tammi, , 190 p.
- Leena Ahtola-Moorhouse, Carl Tomas Edam et Birgitta Schreiber, Lumières du Nord : la peinture scandinave (1885-1905), Paris, Association française d'action artistique/Musées de la ville de Paris, , 400 p., « Pekka Halonen », p. 130-137
- (fi) Eino Säisä, Haloset, Helsinki, WSOY, , 427 p. (ISBN 951-0-15854-2)
- Pekka Halonen : (1865-1933) (exposition, Nordisk Galleri, 19 septembre-18 octobre 2000), Paris, Nordisk Galleri, , 31 p.
- (fi) Ville Lukkarinen, Pekka Halonen - pyhä taide, Helsinki, Suomalaisen Kirjallisuuden Seura, (ISBN 978-951-746-938-8), p. 175
- Anne-Charlotte Cathelineau (dir.) et Anna-Maria von Bonsdorff (dir.) (exposition, Paris, Petit Palais, du 4 novembre 2025 au 22 février 2026), Pekka Halonen : un hymne à la Finlande, Paris, Paris-Musées, , 224 p. (ISBN 978-2-7596-0624-5)
- Pekka Halonen : un hymne à la Finlande au Petit Palais, Paris, Beaux-arts éditions, , 65 p. (ISBN 979-10-204-1029-0)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Art finlandais
- Âge d'or de l'art finlandais (1880-1910)
- Russification de la Finlande (1899-1917)
- Mir iskousstva (1898, revue)
Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
En finlandais
[modifier | modifier le code]- (fi) « Halonen, Pekka », Suomen Taiteilijaseura (consulté le )
- (fi) « Pekka Halonen dans les collections du Musée national d'art (Valtion taidemuseon kokoelmissa) » (consulté le )
- (fi) Marianna Lehtinen, « Pekka Halonen, Le fonds du musée Halonen (Halosten Museosäätiö) » (consulté le )
- (fi) « Kuopion kuvataide, Pohjois-Savon muisti » (consulté le )
- (fi) « Arbre généalogique de la famille Halonen », Musée Eemil Halonen (consulté le )
- Pekka Halonen
- Peintre finlandais du XIXe siècle
- Peintre finlandais du XXe siècle
- Peintre d'art sacré
- Peintre de nu
- Peintre de scène de genre
- Peintre portraitiste finlandais
- Peintre paysagiste
- Professeur finlandais
- Élève de l'Académie Julian
- Élève de l'Académie Vitti
- Naissance en septembre 1865
- Naissance à Lapinlahti
- Décès en décembre 1933
- Décès à Tuusula
- Décès à 68 ans