Papyrus de Milan
Le papyrus de Milan est un rouleau de papyrus écrit à Alexandrie, en Égypte, sous la dynastie ptolémaïque, entre la fin du IIIe ou au début du IIe siècle avant notre ère. Il a été découvert en 1992 dans le cartonnage d'une momie, et été acquis par l'université de Milan[1]. Il contient les lambeaux d'environ cent-douze poèmes, dont deux sont attribués avec certitude à Posidippe, poète de la Grèce antique, présent à la cour de Ptolémée II et d'Arsinoé II[2].
Contenu
[modifier | modifier le code]Le papyrus de Milan renouvelle la connaissance de la pratique des épigrammes à l'époque hellénistique, dont les recueils n'étaient connus que par des compilations tardives et remaniées. Ces épigrammes sont regroupés en neuf sections pour les parties conservées, distinguées par des titres[3] :
- poèmes sur les pierres,
- poèmes sur les présages,
- poèmes dédicatoires,
- épitaphes,
- poèmes sur les sculpteurs,
- poèmes sur les concours équestres,
- poèmes sur les naufrages,
- poèmes sur les guérisons,
- caractères.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Acosta-Hughes et Renner 2002, p. 165.
- ↑ Prioux 2007, p. 431.
- ↑ Prioux 2007, p. 432.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Benjamin Acosta-Hughes et Timothy Renner, Special Review Article, vol. 39, , p. 165.
- Evelyne Prioux, « At non longa bene est? Priape face à la tradition du discours critique alexandrin », dans « Les vers du plus nul des poètes… ». Nouvelles recherches sur les Priapées, Actes de la journée d'étude organisée le 7 novembre 2005 à l'université Lumière-Lyon 2, Lyon, Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, (lire en ligne), p. 157-180.
- Evelyne Prioux, « À propos de quatre ouvrages consacrés au “Nouveau Posidippe” », Topoi, vol. 15/2, , p. 431-463 (lire en ligne).