Ormea
| Ormea | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Ormèe |
| Nom piémontais | Ormèa |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 12078 |
| Code ISTAT | 004155 |
| Code cadastral | G114 |
| Préfixe tél. | 0174 |
| Démographie | |
| Gentilé | ormeaschi ou Ormeesi |
| Population | 1 783 hab. (31-12-2010[1]) |
| Densité | 14 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 09′ 00″ nord, 7° 55′ 00″ est |
| Altitude | Min. 740 m Max. 740 m |
| Superficie | 12 400 ha = 124 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Martino vescovo |
| Fête patronale | Corpus Domini |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Coni. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Ormea (en français Ormèe) est une commune de la province de Coni dans le Piémont en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Ormea se trouve dans la haute vallée du Tanaro, au cœur des Alpes ligures, à une altitude de 750 mètres. Le territoire communal est entouré de sommets comme le Pizzo d'Ormea (it) (2 476 m) et le Monte Antoroto (it) (2 144 m), qui protègent la ville des courants froids du nord et contribuent à un climat relativement doux, influencé par la proximité de la côte ligure. Ormea est le deuxième centre le plus important de la région, après Garessio[2].
Histoire
[modifier | modifier le code]La période sarrasine du Xe siècle est un moment clé de son histoire. Des traces de cette présence subsistent dans la région, notamment dans la tour cylindrique de Barchi, la tour du Castelletto (dont il ne reste que les fondations au pied de la statue de la Vierge Marie), la tour centrale du château, aujourd'hui détruite par les troupes napoléoniennes, et la grotte fortifiée de Balma del Messere à Cantarana.
Au XIIIe siècle, Ormea fut le théâtre de conflits persistants entre les marquis de Clavesana (devenus plus tard les Del Carretto) et les marquis de Ceva, avec l'ingérence de la république de Gênes.
En 1722, la ville devint un marquisat et, grâce à son marquis Carlo Vincenzo Ferrero d'Ormea, une filature de laine fut construite, capable de rivaliser avec les manufactures anglaises, au point d'être choisie comme fournisseur de tissus rouges pour l'armée de Savoie.
La Révolution française et la campagne de Napoléon en Italie apportèrent mort et destruction. Durant ces années, la manufacture située sur la place principale et l'ancien château, dont les ruines dominent encore le centre historique, furent réduits en ruines.
En 1786, les habitants de Viozene s'opposèrent à ceux de Pieve di Teco pour la propriété des pâturages du hameau et obtinrent gain de cause.
En 1804, Napoléon lui octroya le titre de ville, confirmé par lettres patentes royales le 4 mars 1818 par Victor-Emmanuel Ier de Savoie.
Ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que la ville commença à se redresser. Grâce à la ligne de chemin de fer Ceva-Ormea, qui facilita les communications, Ormea devint un centre touristique de renommée européenne. C'est à cette époque que fut construit le Grand Hôtel, fréquenté par la noblesse anglaise, française et allemande. Pendant plusieurs années, il servit également de résidence d'été au Casino de Sanremo. Des villas furent construites pour les vacances des familles nobles européennes.
Le développement industriel de la région commença également, grâce à l'abondance d'eau, qui facilita la construction d'une papeterie qui devint rapidement importante pour la production de papier très fin : papier à cigarettes pour le marché du Moyen-Orient et papier pour condensateurs.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]
- Collégiale San Martino (it) : Église paroissiale dédiée à saint Martin, patron de la ville, avec des fresques datant du XIVe siècle et un clocher roman du XIIIe siècle.
- Museo Etnografico La Casa : Musée abritant des objets et meubles d’anciennes familles aristocratiques locales.
- Château d'Ormea : Construit au Xe siècle pour défendre la vallée contre les incursions sarrazines et hongroises, démantelé en 1794 par les troupes françaises.
- Pont des Corni : Pont dont le nom provient d’une légende locale, datant du XVIIIe siècle.
Administration
[modifier | modifier le code]Viozene (en vivaro-alpin Viosena), Chionea, Ponte di Nava, Bossieta, Prale, Barchi, Eca, Albra, Villaro, Valdarmella, Chioraira, Quarzina, Porcirette Sottane, Porcirette Soprane.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Alto, Armo, Briga Alta, Caprauna, Cosio di Arroscia, Frabosa Soprana, Garessio, Magliano Alpi, Nasino, Pornassio, Roburent, Roccaforte Mondovì
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
- ↑ « Ormea: la guida completa » (consulté le )
