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Nycticebus

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Nycticèbes

Les nycticèbes[1] (Nycticebus) forment un genre de primates comprenant plusieurs espèces de loris. Ils sont menacés d'extinction et nommés sur la Liste rouge de l'UICN comme vulnérable ou en danger. Depuis 2007 ils sont enregistrés dans Annexe I de la CITES[2]. La vente des nycticèbes est alors internationalement interdite, mais elle continue.

Il est le seul primate à être venimeux. Lorsqu'il se sent menacé ou qu'il veut attaquer une proie, des glandes situées sur ses coudes sécrètent un poison redoutable qu'il lèche et mélange à sa salive. Il inocule ensuite ce poison grâce à ses dents. Il peut alors menacer un prédateur à distance[3].

Étymologie

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En 1812, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire nomma le genre Nycticebus[4], en référence à son comportement nocturne. Le nom dérive du grec ancien νύξ (nyx), génitif de νυκτός (nyktos) signifiant « nuit », et κῆβος (kêbos) signifiant « singe ».

Évolution historique

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Liste des espèces

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D'après l'ouvrage Handbook of the Mammals of the World en 2013, le genre comprend huit espèces[5] :

Trafic et actes de cruauté

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Braconnés, les loris peuvent être vendus à des touristes ou à des particuliers à travers le monde comme animaux de compagnie exotiques. On estime que 30% à 90% des loris braconnés, et placés dans des cages, meurent durant leur transport. Une fois adopté, l'animal peut faire l'objet de vidéos présentées comme "attendrissantes", largement diffusées sur internet, dans lesquelles l'animal est mis en situation de détresse sans que son propriétaire en ait parfois conscience. En effet, plusieurs vidéos de loris caressés sur le ventre par leurs propriétaires montre un épisode de souffrance pour l'animal : le fait de lever les bras ne constitue pas un signe de plaisir pour le loris, mais un signe de peur. En outre, l'animal est souvent placé dans un espace trop petit pour lui et en pleine lumière, alors qu'il est nocturne. Ses propriétaires peuvent également lui arracher ses canines à la pince, sans anesthésie, afin de se prévenir de la toxine[9].

Notes et références

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  1. (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals : in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier, , 857 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne), entrée N°4539.
  2. S. McGreal, « Slow Lorises Receive International Trade Protections », IPPL News, International Primate Protection League, vol. 34, no 2,‎ 2007b, p. 15 (ISSN 1040-3027, lire en ligne [PDF], consulté le )
  3. (en) K. Anne-Isola Nekaris, Richard S. Moore, E. Johanna Rode et Bryan G. Fry, « Mad, bad and dangerous to know: the biochemistry, ecology and evolution of slow loris venom », Journal of Venomous Animals and Toxins including Tropical Diseases, vol. 19, no 1,‎ , p. 21 (ISSN 1678-9199, PMID 24074353, PMCID 3852360, DOI 10.1186/1678-9199-19-21, lire en ligne, consulté le )
  4. Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, « Suite au Tableau des Quadrummanes. Seconde Famille. Lemuriens. Strepsirrhini », Annales du Muséum National d'Histoire Naturelle, vol. 19,‎ , p. 156–170 (lire en ligne)
  5. Russell Alan Mittermeier, Anthony Brome Rylands, Don Ellis Wilson, Handbook of the Mammals of the World. Vol. 3. Primates (œuvre littéraire), Lynx Edicions, Barcelone, .Voir et modifier les données sur Wikidata
  6. (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals : in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier, , 857 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne), entrée N°4541.
  7. (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals : in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier, , 857 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne), entrée N°4540.
  8. a et b (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals : in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier, , 857 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne), entrée N°4542.
  9. Cruauté animale : la terrible réalité derrière les adorables vidéos de loris sur leparisien.fr du 4 avril 2017

Liens externes

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