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Montville

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Montville
Montville
Vue depuis la gare.
Blason de Montville
Blason
Image illustrative de l’article Montville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Communauté de communes Inter-Caux-Vexin
Maire
Mandat
Anne-Sophie Clabaut
2020-2026
Code postal 76710
Code commune 76452
Démographie
Gentilé Montvillais
Population
municipale
4 625 hab. (2023 en évolution de −2,84 % par rapport à 2017)
Densité 426 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 50″ nord, 1° 04′ 35″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 178 m
Superficie 10,85 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Rouen
(banlieue)
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bois-Guillaume
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Montville
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Montville
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Montville
Liens
Site web montville.fr

Montville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie

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Localisation

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Montville est située en France dans la région de Normandie, dans le pays de Rouen ou Rouënnais.

Montville est accessible par la route départementale 155 depuis Clères ou Malaunay, par la route départementale 44 depuis Fontaine-le-Bourg ou Eslettes, et par la route départementale 47 depuis Bosc-Guérard-Saint-Adrien.

Elle est située à 5 minutes de l’autoroute A151 qui relie Rouen et Dieppe. Prendre la sortie no 1 « Eslettes, Montville, Malaunay ».

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Anceaumeville, Bosc-Guérard-Saint-Adrien, Eslettes, Fontaine-le-Bourg, Fresquiennes, Malaunay et Mont-Cauvaire.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Cailly, la Clérette[1] et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

Le Cailly, d'une longueur de 29 km, prend sa source dans la commune de Cailly et se jette dans la Seine à Rouen, après avoir traversé douze communes[3]. Les caractéristiques hydrologiques du Cailly sont données par la station hydrologique située sur la commune de Fontaine-le-Bourg. Le débit moyen mensuel est de 0,706 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 3,92 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 8,32 m3/s, atteint le [4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Montville[Note 3].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 847 mm, avec 1,3 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouen à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 4].

Au , Montville est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[16]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (41,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (44,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,1 %), prairies (22,1 %), terres arables (19,1 %), zones urbanisées (15,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,8 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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Le territoire communal est traversé par la ligne de Malaunay - Le Houlme à Dieppe dont la gare de Montville est desservie par des trains TER Normandie reliant Rouen-Rive-Droite à Dieppe.

La ligne interurbaine 529 qui relie Rouen à Bosc-le-Hard s’arrête à Montville[20].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Montville en 1030 et 1035; Mont villa vers 1040 et vers 1059, 1060[21],[22]. Sous le règne d'Henry I, une source atteste d'une évolution toponymique en écrivant Monville et mentionnant sa version latine Munnivilla[23].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural » (voir vilain, paysan du Moyen Âge). Cet appellatif est sans doute précédé d'un anthroponyme conformément au cas général[22].

La lecture Mont-ville « domaine rural du mont » est douteuse pour deux raisons : les formations en -ville composées avec un autre appellatif toponymique sont rares et Montville n'est pas situé sur un mont « colline, élévation » mais dans la vallée du Cailly[22]. François de Beaurepaire suggère d'identifier le nom de personne scandinave Amundi[22] (Ámundi) que l'on reconnaît dans Mondeville (Calvados, Caen, Amondevilla 989, Amundi villa 990), hypothèse à laquelle on peut objecter que l'évolution phonétique aurait dû se faire également en *Mondeville et qu'aucune forme ancienne ne prouve l'existence d'un A- initial. Il convient sans doute de recourir au nom de personne scandinave *Mundr (Mundi) forme attestée dans des composés.

Montville ou Monville apparaît dès le XIe siècle. En 1030, l’église est citée ainsi qu'un vivier.

En , le roi Louis XI autorise, par ses lettres patentes, une foire à Montville par an, afin que la ville s'accroisse[24].

La baronnie de Montville est mouvante[C'est-à-dire ?] et le roi Henri IV lui permet de devenir fixe.

Tout au long du XIXe siècle, de nombreux immigrants de l’Ouest de la Normandie s’installent à Montville et sont employés dans les industries textiles de la vallée, industries alors en plein essor.

Le , une très violente tornade s'abat sur la ville, détruisant des usines. On a dénombré 70 morts et 136 blessés, la plupart des victimes travaillait dans des filatures dont les murs se sont effondrés. Selon les descriptions de l'époque : « Des ouvriers furent lancés au-dehors par-dessus des haies et des clôtures… Sur d'autres points, les bâtiments furent comme pulvérisés et la place absolument nettoyée. Des solives, des planches… furent soulevées et emportées jusqu'à 25 et 38 kilomètres de là ! Jusque près de Dieppe », ce qui tendrait à la classer dans la catégorie F5, la plus intense. Ce n'est cependant qu'une estimation, aucune enquête utilisant les méthodes modernes d'investigation n'ayant été faite. Gustave Flaubert évoque cette catastrophe dans sa lettre à Louise Colet du [25].

Sous la IIIe République, de nombreux édifices sont construits : groupe scolaire Évode-Chevalier et mairie (1888).

L'orthographe du nom de la commune est modifiée en 1964 et le « t » réapparaît définitivement.

De nombreuses infrastructures sont créées depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui : plan d’eau, musée des Sapeurs-Pompiers de France, résidence pour personnes âgées et maison de retraite, parc industriel de Cardonville, salle de spectacles « Espace Jean-Loup-Chrétien », etc.

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Liste des maires

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Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
18 mai 1945 30 octobre 1947 Georges Delarouzée    
30 octobre 1947 1951
(décès)
Jules Deconihout[31],[32]
(1896-1951)
  Droguiste
1952 21 mars 1959 Ernest Delaporte[33]
(1881-1981)
  Boucher, ancien premier adjoint
21 mars 1959 7 novembre 1993[34] André Martin[35] MDSF puis
UDF-PSD
Instituteur, ancien adjoint au maire
Député de la Seine-Maritime (4e circ.) (1973 → 1978)
Sénateur de la Seine-Maritime (mars → nov. 1993)
Conseiller général de Clères (1964 → 1993)
Président du conseil général de la Seine-Maritime (avril → nov. 1993)
Secrétaire général de la Fédération nationale des offices HLM
Décédé en fonction
novembre 1993 juin 1995 Jacques Motte[36] DVD  
juin 1995 2 avril 2015[37] Pascal Martin[38],[39] UDF puis
UMP puis
UDI (PR)
Colonel de sapeurs-pompiers professionnel, maire honoraire
Fils d'André Martin
Président de la CCPNOR (2003 → 2016)
Conseiller général de Clères (1993 → 2015)
Conseiller départemental de Bois-Guillaume (2015 → )
Président du conseil départemental de la Seine-Maritime (2015 → 2019)
Démissionnaire après son élection comme président du conseil départemental
11 avril 2015[40] 28 mai 2020[41] Myriam Travers UDI Collaboratrice de PME, ancienne professeure de danse
Première adjointe au maire (2014 → 2015)
28 mai 2020[42],[43] en cours
(au 10 août 2020)
Anne-Sophie Clabaut DVD Enseignante en physique-chimie et microbiologie en lycée agricole
Adjointe au maire (2014 → 2020)

Distinctions et labels

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En 2016, la commune détient le label « Ville Internet @@@@ »[44].

Les fleurs et la botanique sont une tradition bien ancrée à Montville. Vers 1850 y était installée une des plus grandes collections de cactées et plantes succulentes appartenant au baron Hippolyte Boissel de Monville (maire de 1831 à 1846). Cette collection donna son nom à de nombreuses plantes portant toujours le nom latin Monvillea.

Cette tradition se poursuit aujourd’hui.

La commune est classée en 2008 « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris[45].

Population et société

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Les habitants de la commune sont appelés les Montvillais[47].

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[49].

En 2023, la commune comptait 4 625 habitants[Note 8], en évolution de −2,84 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7605625807511 6502 2042 5812 5062 543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 6252 6732 5312 3712 4172 3762 3452 5202 786
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7902 8982 9892 7832 8062 7442 7042 7723 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 0574 1394 1114 3654 2524 6444 5584 5024 687
2014 2019 2023 - - - - - -
4 8724 5634 625------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

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  • 2 stades de football
  • 2 courts de tennis
  • 2 gymnases
  • 1 piscine
  • 1 golf (le golf de Rouen La Forêt Verte situé également sur la commune de Bosc-Guérard-Saint-Adrien)
  • 1 terrain de pétanque
  • 1 plan d'eau de 3 ha (pédalos) avec 3 circuits pédestres autour de 800 et 1 000 m avec parcours de santé et de nombreuses activités sportives
  • 1 parcours touristique
  • 1 mini-golf
  • 1 salle de spectacles de 360 places, l'espace Jean-Loup-Chrétien
  • 1 école municipale des Arts (musique, danse et théâtre)
  • 1 accueil de loisirs
  • 50 associations[Quand ?]

La commune a participé à trois reprises au Challenge « L'Équipe » de la ville la plus sportive : en 2012, 2013 et 2014.

Pour le culte catholique, la communauté locale de Montville est le siège de la paroisse Saint-Jean-Bosco de Clères – Montville, comprenant 11 villages soit environ 13 000 habitants[52]. Celle-ci est soumise à l'autorité du diocèse de Rouen et est comprise dans le doyenné de Rouen-Ouest[53].

Le journal de la paroisse Saint-Jean-Bosco de Clères – Montville fait éditer son journal par Bayard Service[54] à 5 600 exemplaires[55].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • La mairie :
    Édifiée en 1888, la mairie[56] renferme le drapeau de la Garde nationale de la Révolution fixé sur le mur de la salle du Conseil municipal de la mairie. Trois thèmes majeurs y sont représentés : la Royauté, la Révolution et la République. Son état de conservation exceptionnel en fait une pièce historique et rarissime. Le vitrail de 1888 surplombe le hall du rez-de-chaussée de la mairie. Le motif central représente la Justice y figurent des bonnets phrygiens, des cocardes aux couleurs inversées et la devise républicaine.
L'église.
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[57] possède un clocher datant du XIe siècle. Son chœur plus récent est des XVe et XVIe siècles.

** Mgr d'Aubigné, archevêque de Rouen, effectue une visite pastorale le mercredi . Il ordonne plusieurs travaux à effectuer : remettre quelques planches aux lambris de la sacristie, ajouter une petite grille qui manque au confessionnal, recharger la couverture du chœur et réparer celle de la sacristie. Les titres et autres papiers de la Fabrique seront déposés dans un coffre fermant à clef. Monseigneur réprimande . le curé qui n’effectue pas son sacerdoce correctement : il recevrait ses ouailles vers dix heures du soir, minuit et autres…
    • Un dessin datant de 1800 environ[Lequel ?] nous montre l’église avant sa transformation.
    • En 1802, la toiture et les vitraux subissent d’importantes réparations.
    • En 1840, la ville propose la construction d’un berceau et d’un jubé.
    • À partir de 1853, de nombreux projets sont élaborés pour agrandir l’église, mettre la nef à la même hauteur que le chœur. Les travaux de cet agrandissement s’effectuent pendant les années 1859 et 1860 par l'architecte Charles Fleury. La fabrique alloue une somme de 4 000 francs pour l’extension du lieu de culte. La ville procède à un emprunt, six souscripteurs prêtent 18 500 francs à la commune (trois Montvillais figurent parmi ces souscripteurs). Cette somme plus les intérêts à 5 % sont remboursables en dix ans.
    • La sculpture au linteau du portail s’intitule le Bouquet de la porte.
    • Le clocher est consolidé en 1864 et 83 marches de 18 cm de hauteur permettent d’accéder aux cloches de l'église. Le clocher, d’une hauteur de 20 m environ, semble inachevé.
    • Le , un incendie éclate dans l’église.
    • L’inventaire de 1905 mentionne six statues :
    • En 1907, une partie de la toiture est réparée.
    • En 1913, M. Charpentier peint les 14 tableaux du chemin de croix.
    • En 1928, la municipalité décide d’effectuer des travaux de nettoyage à l’intérieur de l’édifice.
    • L’éclairage est installé au clocher en 1935. Les façades de l’église bénéficient d’une remise en état en 1955.
    • La délibération du conseil municipal du autorise M. l’Abbé à déposer la chaire et les lustres.
    • La ville procède à l’acquisition d’un harmonium en 1980.
    • En 1981, la réfection totale de l’église est nécessaire : 35 000 ardoises, 300 kg de crochets inox, 6 506 m de liteaux (tringle de bois clouée contre la charpente pour servir d’appui à l’ardoise) etc. Ce travail important et délicat est confié à une entreprise de couverture montvillaise. Un nouveau coq est béni et installé au sommet du clocher.
    • En 1986, l’intérieur de l’église est entièrement restauré, de même que celui de la sacristie. Ce projet conçu et réalisé par un jeune architecte rouennais, Bertrand Vaslet. L’édifice cultuel a retrouvé tout son éclat après des travaux minutieux et délicats réalisés par les entreprises Lanfry et Delafontaine.
  • L’horloge
    • Un document datant de 1743 relate le devis d’une horloge pour l’église de Montville et une personne est rémunérée pour le remontage et l’entretien de celle-ci.
    • Une illustration de 1800 environ[Laquelle ?] mentionne le cadran de l’horloge vers les Sondres (quartier de Montville).
    • En 1852, un monument sonne les quarts doubles à l’aide de deux petites cloches.
    • À partir du , l’horloge au lieu d’être à l'heure solaire (en avance de 8 à 10 minutes sur l'heure légale), devra marquer celle-ci, en concordance avec celle de la gare de Montville.
    • En 1912, le cadran est pourvu d’un éclairage.
  • Les vitraux[58]
    • Les sept fenêtres qui éclairent le chœur possèdent une vitrine coloriée portant les dates de 1527 et 1529. Nous y remarquons la vie de Notre Seigneur et de saint Jean, les Saints, les Saintes honorés dans notre contrée.
    • Les vitraux représentent, entre autres, saint Romain, une sainte avec une palme et un glaive, un martyr tenant plusieurs flèches avec un carquois à ses pieds. Le nimbe de chaque personnage est placé dans une coquille agrémentée d’arabesques ou fleurs à tiges d’or.
    • Le , le ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts visite l'église. Les vitraux du XVIe siècle sont classés en 1898 à titre objet monuments historiques.
    • Pendant la Seconde Guerre mondiale, les vitraux de l’église sont déposés dans l’une des caves du château adossant l’église puis sont remontés et restaurés à la fin du conflit.
    • Les vitraux de l’église de Montville sont protégés par des grillages et entretenus en permanence et mis en valeur depuis peu par un bel éclairage.
  • Les cloches
    • La bénédiction des cloches figure parfois sur les registres paroissiaux. La première a lieu en 1622. La grosse cloche est bénie le . Elle est remplacée le et prend le nom de Marie-Angélique.
    • Le , une cloche est bénite et nommée Madeleine par Alexandre Bigot, baron de Montville.
    • En 1791, les cloches sont échangées avec d’autres paroisses. Trois nouvelles cloches sont fondues à Gueutteville-les-Grès. Elles sont solennellement bénites le . La première pèse 453 kg et se nomme Antoinette en l’honneur du prénom de l’épouse de M. le maire d’Anceaumeville. La seconde pèse 840 kg et se nomme Louise en l’honneur du prénom de l’épouse de M. le maire d’Eslettes. La dernière pèse 840 kg et se nomme Victoire en l’honneur du troisième prénom d’Antoinette Hommais, l’épouse du maire de Montville. Chaque cloche mesure 90 cm de hauteur environ et 110 cm de diamètre environ. Elles sont restaurées en 1951. L’année suivante, leur mouvement est électrifié.
  • Devise républicaine inscrite sur l’église :
    Le , le conseil municipal décide que la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » doit être inscrite sur les monuments publics communaux. La ville ayant financé une grande partie de l’agrandissement de l’église, inscrit la devise sur le collatéral et « République française » sur le clocher qui appartient toujours à la fabrique jusqu’à la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Les inscriptions sont apposées sur la façade de l'église le par un peintre d’une commune voisine.
  • Musée des sapeurs-pompiers de France :
    Montville abrite le musée des sapeurs-pompiers de France. Inauguré en 1993, il détient le label « Musée de France », dont bénéficie aussi le musée des sapeurs-pompiers de Lyon.
  • Plan d'eau :
    Montville possède un plan d'eau de trois hectares sur lequel il est possible de faire du pédalo. Autour de ce plan d'eau, on trouve un jardin aquatique et un arboretum, une réserve ornithologique, un complexe socioculturel et sportif, un parcours de santé, une aire de jeux ainsi qu'un minigolf dix-huit trous.
  • Le manoir du Bois-Isambert, qui date du
    .
  • Le manoir et son arboretum :
    Construite en 1914, cette belle demeure s’appelait à l’origine « Au bon accueil ». Située au milieu d’un arboretum planté d’espèces rares et anciennes (hêtre pourpre tricentenaire notamment), elle est acquise par la Ville en 1984 et est utilisée aujourd’hui comme salles municipales à disposition des particuliers et des associations montvillaises.
  • Le monument aux morts dû au sculpteur Auguste Alphonse Foucher (1921)[59]

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Armes de Montville

L’écu héraldique de forme moderne est dû à l’initiative du Souvenir français et de la Municipalité. Les armoiries sont approuvées par le Conseil municipal lors de sa séance du . Les armes de la commune de Montville se blasonnent ainsi :
coupé : au 1) d’azur à la roue dentée d’argent accostée de deux navettes de tisserand du même posées en pal, au 2) de gueules à la charrue d’argent ; à la divise ondée d’argent brochant sur la partition. Les deux épées d'argent croisées reflètent notre Garde Nationale. La devise « Vive Labeur » est inscrite sur une banderole supportée par les lames des épées. Ces deux mots signifient « Vive le travail ».

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Bibliographie

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  • Alain Poulin, Montville, son histoire, Montville,
  • Alain Alexandre et Alain Poulin, Montville, t. I et II, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2006 et 2007

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 524 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1980 au 01/06/2024.
  3. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  4. Les records sont établis sur la période du au .
  5. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  6. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Rouen comprend une ville-centre et 49 communes de banlieue.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Montville » sur Géoportail (consulté le 19 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Sandre, « la Clerette ».
  2. « Fiche communale de Montville », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  3. Sandre, « Le Cailly ».
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