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Jules Viard

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Jules Viard
Fonction
Président de la Société de l'histoire de France
-
Henri de Manneville (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
Saint-MandéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jules Édouard Marie Viard
Nationalité
Formation
Activités
Parentèle
Julien Nicolas Clerc (d) (oncle maternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Archives nationales ( - )
Bibliothèque nationale (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Distinctions
Œuvres principales
Les Grandes Chroniques de France (d), La messe pour la peste (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Jules Viard
Signature.

Jules Viard, né le [1] à Fresnes-sur-Apance (Haute-Marne) et mort le à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est un archiviste et un historien français.

Fils d'Alexandre Édouard Viard, cultivateur, et de Marie-Catherine Clerc, Jules Viard est élève de l'École nationale des chartes de 1884 à 1888. Il entre le aux Archives nationales, où il travaille sous la direction de Léon Gautier, puis de Charles-Victor Langlois. Il prend sa retraite le et réside alors au 17 avenue Gambetta à Saint-Mandé.

Le premier livre publié par Jules Viard est l'édition de la correspondance de son oncle maternel Julien-Nicolas Clerc. Ce prêtre catholique de la congrégation des missions étrangères de Paris est envoyé dans le vicariat apostolique du Sutchuen méridional (devenu ensuite le diocèse de Suifu, dans le sud-ouest de la Chine) en 1869. Nommé provicaire en 1875, Clerc meurt à Luzhou en 1885. Viard rassemble les lettres envoyées depuis le Sichuan (Sutchuen) par son oncle à sa famille et les publie en 1887, alors qu'il est étudiant à l'École nationale des chartes.

Viard est surtout connu pour avoir donné des éditions de documents issus du Trésor des Chartes et de textes médiévaux, à l'instar de la Chronique de Jean le Bel. Il consacre les vingt dernières années de sa vie à la publication des Grandes chroniques de France, entreprise soutenue par la Société de l'histoire de France dont neuf volumes sur dix paraissent de son vivant.

L'Académie des inscriptions et belles-lettres lui décerne le prix Jean-Jacques-Berger en 1903 pour Les documents parisiens du règne de Philippe VI de Valois (1328-1350) et le prix Gobert en 1918 pour son ouvrage Les journaux du trésor de Charles IV. Il est nommé chevalier de la légion d'honneur le 29 mars 1925[2].

Notes et références

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  1. Bibliothèque de l'École des chartes, 1884, p. 687. Les notices nécrologiques de l'Annuaire-bulletin et de la Revue belge de philologie et d'histoire indiquent pour le premier 1867, et pour la seconde 1848, mais ces deux dates sont à l'évidence erronées.
  2. Voir son dossier de légion d'honneur aux Archives nationales sous la cote 19800035/575/65385.

Bibliographie

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Sur les autres projets Wikimedia :

  • Annuaire-bulletin de la Société de l'histoire de France, t. LXXV, 1939, p. 80-84.
  • Fritz Quicke, « Jules Viard (1848-1939) », Revue belge de philologie et d'histoire, t. 20, fasc. 1-2, 1941, p. 406-407, [lire en ligne].
  • Paul Marichal, « Jules Viard », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 101, 1940, p. 260-267, [lire en ligne].

Liens externes

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