Jean-Marc Morandini
| Jean-Marc Morandini | |
Jean-Marc Morandini en . | |
| Surnom | JMM |
|---|---|
| Naissance | Marseille (Bouches-du-Rhône, France) |
| Nationalité | Française |
| Profession | Journaliste, animateur de radio, animateur de télévision, producteur de télévision |
| Spécialité | Actualité des médias |
| Site internet | www.jeanmarcmorandini.com |
| Médias actuels | |
| Pays | France |
| Média | Presse écrite, radio, télévision et internet |
| Fonction principale | Animateur de Morandini Live sur CNews |
| Historique | |
| Presse écrite | France-Soir |
| Radio | NRJ (-) RMC (-) Europe 1 (- et ) |
| Télévision | la Cinq (-) TF1 (-) Direct 8 (-) NRJ 12 (-) I-Télé () CNews (-) Non Stop People (-) |
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Jean-Marc Morandini est un animateur de radio, journaliste, présentateur de télévision et producteur français, né le à Marseille.
Dans les années 1990, l'émission Tout est possible sur TF1, fait connaître cet animateur qui poursuit sa carrière sur Europe 1, Direct 8, NRJ 12, puis rejoint CNews, duquel il se retire en février 2026.
Jean-Marc Morandini est le créateur du site éponyme d'actualités médias jeanmarcmorandini.com, lancé en .
En , il fait l'objet de poursuites judiciaires[évasif] liées à ses activités de producteur. En , il est condamné par la cour d'appel de Paris pour corruption de mineur et harcèlement sexuel et son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles, lui interdit d'exercer une profession en contact avec des mineurs. Il est par ailleurs reconnu coupable de harcèlement sexuel et de travail dissimulé.
Biographie
Origines, formation et début de carrière
Jean-Marc Morandini est né le à Marseille[1]. Il est le fils de Laurent Morandini, ingénieur en télécommunications d'origine corse, et d'une mère secrétaire d'origine sarde[2].
Dès l'âge de 10 ans, le métier de présentateur de télévision l'intéresse. Il obtient un baccalauréat scientifique puis un BTS de commerce. Sa mère l'inscrit en école de journalisme. Pendant son service militaire, il intègre le Service d'informations et de relations publiques des armées (SIRPA)[3] comme agent administratif.
Diplômé de l'École de journalisme et de communication de Marseille[4], il fait ses débuts dans les années 1980 sur la chaîne Radio Star de Marseille[5], puis travaille comme reporter de à pour le quotidien Le Méridional, et présente le journal de 13 h sur FR3 Midi-Pyrénées[6]. En , Jean-Marc Morandini devient journaliste et envoyé spécial sur La Cinq, où il va ensuite être présentateur puis rédacteur en chef[6]. En , il anime une chronique « Consommation » dans Télématin sur France 2 et présente les journaux de la matinale sur NRJ[6].
Parcours à la télévision
TF1
De à , Jean-Marc Morandini anime l'émission Tout est possible sur TF1[7],[8], avec pour thème les « destins hors du commun ». Il y présente des portraits de célébrités comme Lolo Ferrari, ou des histoires d'anonymes comme celle d'« un aveugle qui découvre sa femme après avoir retrouvé la vue »[9]. « Du cul, de l'angoisse, des larmes », résume l'animateur dans un livre à propos de l'émission.
L'émission et son animateur essuient des critiques : Le Point parle de procédés « racoleurs » et « voyeurs »[10], tandis que Libération dénonce la « veulerie » intellectuelle de l'émission[11], en la comparant à un « porno ». Le Nouvel Obs surnomme l'animateur « Morazizi » tandis que le journal télévisé satirique Les Guignols de l'info présente sa marionnette comme la « créature crétinisante » des dirigeants de la chaîne TF1[12].
Bien que l'audience de l'émission ne se démente pas, TF1 l'arrête en [9], en précisant que ses programmes sont « en quête de sens »[13]. Tout est possible fait à l'époque figure de symbole de la télé poubelle ; L'Express considère, vingt ans plus tard, que l'émission a annoncé d'autres programmes comme C'est mon choix, ainsi que l'arrivée en France de la téléréalité[9].
Match TV
À partir du , parallèlement à son émission sur Europe 1, Jean-Marc Morandini anime Ça reste entre nous, un talk-show quotidien sur l'actualité people sur Match TV[14]. La chaîne disparait en .
Direct 8
À partir du , toujours parallèlement à son émission sur Europe 1, il présente Morandini !, une émission quotidienne d'une heure consacrée aux médias diffusée chaque soir en direct sur la chaîne de télévision Direct 8[15]. À partir de , dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2007, son émission est provisoirement rallongée pour durer 90 minutes[16].
En , certains médias accusent l'animateur de « bidonnage » : dans une émission spéciale à l'occasion des funérailles de Michael Jackson, deux journalistes semblent en duplex depuis Los Angeles, alors qu'ils se trouvent dans un autre studio de la chaîne à Puteaux[17],[18]. L'animateur reconnaît « une connerie », qu'il attribue à une erreur d'incrustation de la part du réalisateur, tandis que l'un des deux journalistes, Jean-Luc Geneste, regrette d'avoir participé à l'émission, estimant s'être fait berner[19].
En , le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) indique être intervenu auprès de Direct 8, car « ces images, de nature à abuser les téléspectateurs, sont en contradiction avec […] l'exigence d'honnêteté dans la présentation et le traitement de l'information »[20]. En , le CSA adresse de nouveau une mise en garde à Direct 8 pour avoir diffusé dans l'émission Morandini ! un vidéoclip sexuellement explicite sans aucune signalétique « en méconnaissance des règles d'apparition de la signalétique jeunesse »[21]. La dernière émission de Morandini ! est diffusée le [22].
À partir de , tous les derniers lundis du mois en première partie de soirée sur Direct 8, il présente également Présumé Innocent, un magazine sur des faits de société[réf. nécessaire].
NRJ 12
Il rejoint NRJ 12 à la rentrée pour animer et produire, via sa société de production, « Ne zappez pas productions »[23], le magazine quotidien Vous êtes en direct, diffusé du lundi au vendredi en access prime-time[24],[22] à 18 h 30. En , le CSA rappelle NRJ 12 à ses obligations déontologiques, à la suite de la diffusion le d'un reportage présenté avec la mention « en direct » alors qu'il était enregistré quelques jours plus tôt[25].
À partir de , il présente sur NRJ 12 l'émission Crimes, consacrée aux faits divers[26].
À compter du , il anime Morandini : télé, people, buzz en access prime-time du lundi au vendredi à partir de 18 h 55[27]. Mais faute d'audience, l'émission est déprogrammée par la chaine au bout de 15 jours[28] et cesse le .
À partir du , il anime Scandales, une émission décryptant des évènements médiatiques, à l'instar de l'affaire François Hollande-Julie Gayet, la vie sentimentale de Lady Di et l'affaire de dopage concernant Lance Armstrong[29].
À partir de , il présente une nouvelle émission consacrée aux faits divers intitulée Crimes en direct[30].
Le , Morandini reprend le concept de Face à France, émission créée sur la Cinq en ; elle est diffusée en direct chaque mardi en deuxième partie de soirée. Mais les et , l'épisode 5 n'est pas diffusé par NRJ 12 à la suite de son opposition à la proposition de Jean-Marc Morandini qui voulait aborder le sujet des attentats du à Paris. Le , NRJ 12 annonce la déprogrammation définitive de l'émission, officiellement en raison de « l'actualité dramatique persistante »[réf. nécessaire]. Le patron de NRJ 12 voulait privilégier les sujets légers tels que la téléréalité, ce qui ne correspondait pas au concept de départ de l'émission[31].
À la suite de la mise en examen du présentateur pour corruption de mineur aggravée en , NRJ 12 décide de supprimer ses apparitions[32].
I-Télé
En , Jean-Marc Morandini est annoncé sur I-Télé à la rentrée de septembre pour y présenter la tranche info de 18 h-19 h[33], tout en restant sur NRJ 12[34].
Dans les semaines qui suivent l'annonce de son arrivée, il est cependant mis en cause pour ses pratiques de casting en tant que producteur et visé par une plainte pour « corruption de mineur aggravée ». Fin août, dans un communiqué, le groupe Canal+ confirme l'arrivée de Jean-Marc Morandini sur la chaîne, au nom du « principe de présomption d'innocence » à la suite des accusations portées à son encontre[35] à une date qui reste à déterminer, afin de permettre à l'animateur de préparer sa défense. « Dans le respect du principe de présomption d'innocence, le Groupe Canal + confirme l'arrivée de Jean-Marc Morandini sur iTélé […] En cas de condamnation, Jean-Marc Morandini et iTélé ont d'ores et déjà prévu qu'il quitterait le groupe sans indemnité[36]. » Alors que l'animateur a été mis en examen, la rédaction d'i-Télé vote une motion de défiance à une très large majorité et la société des journalistes de la chaîne publie un communiqué exprimant « colère et incompréhension »[37].
Le , pour protester contre l'arrivée de Jean-Marc Morandini, une grève est votée par la rédaction de la chaîne info[38], grève reconduite dans les jours qui suivent[39],[40]. Le premier numéro de Morandini Live n'en est pas moins diffusé le [41] : cette émission consacrée aux médias, filmée grâce à des techniciens de Canal + appelés en renfort pour parer à la grève d'i-Télé, est néanmoins boycottée par les annonceurs publicitaires[42]. La première diffusion de Morandini Live, très médiatisée, se traduit par une nette remontée des audiences de la tranche horaire d'i-Télé, mais le second numéro est suivi par moitié moins de téléspectateurs[43], tandis que les journalistes de la chaîne continuent leur grève.
La protestation contre l'arrivée de Morandini s'inscrit dans une contestation plus large de la gestion de la chaîne par le groupe Canal+[44]. La presse et les réseaux sociaux se font l'écho des approximations et des fausses informations qui émaillent les émissions (sujet superficiellement traité[45] ou erroné[46], magnétos mal orthographiés[47], publi-reportage pour Stéphane Plaza et ses agences[48], lecture des communiqués de presse des chaînes ou plagiat d'une page Wikipédia en guise de sujet pour la chroniqueuse Rachel Bourlier[49], intervention d'une fausse experte en politique américaine qui n'est en réalité que consultante en ressources humaines[50], duplex avec une prétendue correspondante à New York, présentée comme une spécialiste des séries américaines, se révélant être la fille d'une chroniqueuse, exerçant le métier de photographe à Londres[51],[52]). La désaffection des annonceurs publicitaires se confirme également, plusieurs demandant expressément que leurs publicités ne figurent pas dans la tranche horaire de l'émission[53]. Le , Canal+, propriétaire d'I-Télé, annonce que l'émission est suspendue pour « raisons opérationnelles », jusqu'à la fin de la grève[54],[55].
CNews
Le , l'émission Morandini Live revient sur CNews et Non Stop People (Canalsat #46), pour des diffusions chaque jour de la semaine entre 11 h et 12 h[56]. La presse ne se montre pas plus clémente qu'en à l'égard de l'émission, soulignant son amateurisme, l'indigence de ses analyses ou l'absence de notoriété de ses chroniqueurs[57],[58],[59],[60].
Le , l'animateur propose son retrait de l'antenne à la direction de la chaîne. Cette prise de conscience tardive fait suite à la démission de Sonia Mabrouk, journaliste vedette de CNews qui avait annoncé sa démission à la suite du maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, malgré sa condamnation définitive par la justice[61].
NRJ 12
En , la chaîne NRJ 12 annonce lancer une déclinaison quotidienne de Crimes, tous les jours en semaine à 13 h 35 intitulée Crimes et faits divers : la quotidienne, afin d'analyser avec des experts des histoires vraies aussi « fascinantes qu'effrayantes ».
Parcours à la radio
Groupe NRJ
Fin , Jean-Marc Morandini rejoint le groupe NRJ pour animer la Morandini family sur la radio musicale Chérie FM, dont il prendra la direction d'antenne en [62]. En , il prend également la direction d'antenne de Nostalgie[63]. En , il démissionne du groupe NRJ.
Groupe LV&Co
En [64], il rejoint le groupe LV&Co de Gérard Louvin, propriétaire des radios Voltage et MFM. En , il remplace au poste de directeur général Christophe Sabot, qui rejoint le groupe Lagardère[65], avant de quitter le groupe LV&Co en pour se concentrer sur l'animation au sein de la radio RMC Info.
RMC
À partir d', il anime la tranche de la mi-journée sur RMC[66]. En , il est licencié par la station à la suite d'une interview parue dans Le Parisien, dans laquelle il critiquait sévèrement la politique menée par les dirigeants de NextRadioTV, le qualifiant de « financiers » et non de « journalistes »[67]. En , le tribunal de grande instance de Paris déboute la station qui réclamait 1,5 million d'euros de dommages et intérêts à son ancien animateur pour ses propos[68].
Europe 1

En , il rejoint Europe 1, pour animer une émission consacrée aux médias du lundi au vendredi entre 10 h 30 et 12 h[69].
En , il reprend la tranche 11 h - 14 h sur Europe 1 avec Le Grand Direct[70]. L'émission comporte une heure consacrée à la télévision puis un talk-show de deux heures consacré à l'actualité[71],[72].
En , cette émission voit sa durée réduite de trois à deux heures trente de 11 h à 13 h 30[73].
À partir de , il ne présente plus Le Grand Direct des Médias qu'entre 11 h et 12 h, tandis que Patrick Roger reprend la présentation de la tranche de 12 h à 13 h 30, en baisse d'audiences de 8 % sur un an[74]. Désormais, il intervient également dans la matinale vers 9 h 20 pour notamment évoquer les audiences de la veille[75]. En , l'émission consacrée aux médias sur Europe 1 voit son horaire avancé pour être diffusée de 9 h 30 à 10 h 30[76].
À la rentrée , Jean-Marc Morandini comptabilise trois heures d'antennes sur Europe 1. En effet, son émission Le Grand Direct des Médias est divisée en trois parties d'une heure : Le Grand direct des médias, Le Grand direct de l'actu et Le Grand direct de la santé[77],[78].
Le , à la suite de sa mise en cause dans des affaires de mœurs, Europe 1 précise dans un communiqué que « d'un commun accord » l'animateur se met « provisoirement en retrait de l'antenne », tout en restant salarié de la station[79]. Il est finalement congédié un an plus tard, après avoir trouvé un arrangement financier[80].
Le , puis du au , 9 ans après son éviction d'Europe 1, Jean-Marc Morandini annonce sur son blog son retour sur l'antenne de la station, assurant l'intérim de la case 16 h-18 h, jusqu'ici occupée par Cyril Hanouna et son émission On marche sur la tête. Son retour a provoqué une inquiétude du CSE du groupe Lagardère, l'animateur ayant été condamné en appel « à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d'amende pour corruption de mineurs. Une peine assortie d'une inscription aux fichiers des auteurs d'infractions sexuelles et d'une interdiction d'exercer une profession en contact avec des mineurs » rappelle le quotidien Libération dans son édition du [81]. Jean-Marc Morandini s'est pourvu en cassation. Selon Médiapart[82], les stagiaires mineurs, notamment lycéens, présents dans les locaux de la station, « seront placés sous la responsabilité de tuteurs » et « seront installés en salle « Tropicale » à l'étage 0 avec différents ateliers par jour », et ce afin d'éviter tout contact avec l'animateur.
Presse écrite
En , Morandini arrête sa collaboration avec France-Soir pour proposer début une chronique dans Direct Soir, le quotidien gratuit du groupe Bolloré, qui contrôle également la chaîne Direct 8[83].
Sites internet
Logo de jeanmarcmorandini.com | |
| Adresse | jeanmarcmorandini.com |
|---|---|
| Description | Site d'actualités médias |
| Langue | Français |
| Propriétaire | Jean-Marc Morandini |
| Lancement | Été |
| État actuel | Actif |
| modifier |
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En , Jean-Marc Morandini lance le site jeanmarcmorandini.com, consacré à l'actualité des médias. Il succède à un blog créé en et à d'autres initiatives en ligne plus anciennes comme toutestnet.com[84].
Le site rencontre rapidement un large public, avec jusqu'à un million de visiteurs uniques mensuels en 2008. Il propose des informations, vidéos et analyses sur les médias, la télévision et les personnalités du paysage audiovisuel français. Le site s'affiche comme indépendant mais bénéficie aussi de collaborations ponctuelles avec des groupes audiovisuels.[réf. nécessaire]
En , le site est brièvement associé au portail Tele7.fr[85] avant de reprendre son indépendance. Propriété de Jean-Marc Morandini à travers la société The Web Family, il est cédé au groupe Bolloré Médias en [86], puis racheté à nouveau par son fondateur en [réf. nécessaire].
Jean-Marc Morandini utilise son site comme prolongement de ses activités télévisuelles et radiophoniques, y relayant des exclusivités ou sujets d'actualité abordés dans ses émissions. Le site reste actif et continue d'évoluer au fil des formats et plateformes numériques.
Contentieux liées au site
Le site jeanmarcmorandini.com a fait l'objet de plusieurs contentieux juridiques depuis sa création.[réf. nécessaire]
En , la société éditrice du site est condamnée pour concurrence déloyale envers le site Ozap.com (aujourd'hui PureMédias) pour avoir publié des chiffres d'audience jugés trompeurs[87]. Un accord amiable est trouvé en [88].
En , la Cour d'appel de Paris condamne le site pour reprise systématique de contenus issus du magazine Le Point sans autorisation[89]. La décision est annulée en cassation en [90].
En , la société éditrice est condamnée à verser 171 000 € à un ancien prestataire technique au titre de recettes publicitaires non reversées[91].
Affaires judiciaires
Origine des accusations
Le , Les Inrockuptibles publient une enquête[92] accusant Jean-Marc Morandini de pratiques inappropriées lors des castings de la websérie Les Faucons, notamment des sollicitations sexuelles, des demandes de nudité, et des irrégularités contractuelles[92],[93],[94].
Morandini dément les accusations, parle de diffamation[95], et organise une conférence de presse pour dénoncer un complot[96],[97].
Procédures judiciaires
En , deux enquêtes sont ouvertes : l'une pour harcèlement sexuel et travail dissimulé, l'autre pour corruption de mineur[98]. Le , Morandini est placé en garde à vue, puis mis en examen pour corruption de mineur aggravée[99].
L'enquête sur les castings est classée sans suite en [100]. Mais Morandini reste poursuivi pour harcèlement sexuel et corruption de mineur, avec plusieurs renvois en correctionnelle en et [101],[102].
Condamnations
Condamnation pour corruption de mineurs
Le procès de Jean-Marc Morandini s'ouvre le [103]. Le , après plus d'un mois de procès, il est condamné à un an d'emprisonnement avec sursis assorti d'une obligation de soins et d'une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS), pour corruption de mineur[104],[105]. Il fait appel de sa condamnation mais sa peine est alourdie le à deux ans d'emprisonnement avec sursis, assortis de 20 000 € d'amende et d'une interdiction définitive de travailler au contact de mineurs[106]. Son inscription au FIJAIS est également maintenue[107].
Le , la Cour de cassation rejette son pourvoi et rend définitive sa peine[108].
Condamnation pour harcèlement sexuel et travail dissimulé
Jugé en [109], il est condamné à six mois de sursis[110], puis, en appel, le , la peine est alourdie à 18 mois de prison avec sursis, obligation de suivi psychologique. Sa société de production Ne Zappez pas est sujette à une amende de 50 000 € pour travail dissimulé[111],[112],[113].
Condamnation pour atteinte à la vie privée
En , Morandini est condamné à verser 6 500 € à Matthieu Delormeau pour atteinte à la vie privée[114].
Dommage collatéral
Le , la journaliste Sonia Mabrouk démissionne de CNews, en conflit avec le puissant directeur de la chaîne Serge Nedjar, qui maintient à l’antenne Jean-Marc Morandini condamné pour corruption de mineur et harcèlement sexuel[115],[116].
Résumé de ses activités médiatiques et d'écrivain
Publications
- Tout est possible : 14 histoires vécues (avec Renaud Hetru), Boulogne, TF1, , 231 p. (ISBN 2-87761-094-2 et 978-2-402-00938-6, lire en ligne
). - Le Bal des faux-culs : Télé, radio, ce qu'on ne vous dit pas, Paris, L'Archipel, , 258 p. (ISBN 2-84187-572-5 et 978-2-8098-1526-9, lire en ligne
). - L'Enfer du décor : Salaires de stars, contrats, procès et autres secrets de la télé, Paris, L'Archipel, , 325 p. (ISBN 2-84187-678-0).
- Télé-vérité : Parents, vos enfants sont en danger !, Paris, L'Archipel, , 232 p. (ISBN 2-84187-799-X).
- Télé, l'implosion : Chronique d'un désastre annoncé, Paris, L'Archipel, , 305 p. (ISBN 2-84187-988-7).
Programmes de télévision présentés
- - : présentateur du journal de 13 h (FR3 Midi-Pyrénées)
- - : journaliste et envoyé spécial (La Cinq)
- : chroniqueur « Consommation » dans Télématin (France 2)
- - : Tout est possible (TF1)
- - : Ça reste entre nous (Match TV)
- - : Morandini ! (Direct 8)
- - : Présumé innocent (Direct 8)
- : Les Plus Grandes Évasions (Direct 8)
- - : Vous êtes en direct (NRJ 12)
- - : Crimes (NRJ 12)
- : Morandini : télé, people, buzz (NRJ 12)
- : Scandales (NRJ 12)
- - : Crimes en direct (NRJ 12)
- : Face à France (NRJ 12)
- depuis : Morandini Live (i-Télé puis CNews et Non Stop People)
- - : Héritages (NRJ 12)
- - : Crimes & faits divers : la quotidienne (NRJ 12)
- - : Crimes & faits divers : le prime en direct (NRJ 12)
- - : Urgences (NRJ 12)
- - : Retrouvailles (NRJ 12)
- - : Vidéosurveillance : les images choc (NRJ 12)
- : Victimes : elles sortent du silence (C8) : narrateur
Notes et références
- ↑ « Jean-Marc Morandini » (présentation), sur l'Internet Movie Database, consulté le 3 janvier 2022.
- ↑ « Les stars: Jean-Marc Morandini », sur Gala.fr (consulté le ).
- ↑ Matthias Gurtler, « Jean-Marc Morandini », VSD, (version du sur Internet Archive).
- ↑ Erwan Desplanques, « Le système Morandini », Télérama, no 3064, , p. 42-44 (lire en ligne).
- ↑ « Biographie Jean-Marc Morandini », sur ozap.com (consulté le ).
- « La biographie de Jean-Marc Morandini », sur gala.fr.
- ↑ « Biographie de Jean-Marc Morandini », sur purepeople.com.
- ↑ Jérôme Roulet, « Tout est possible », sur toutelatele.com, (consulté le ).
- « Jean-Marc Morandini sur iTélé: l'animateur le plus décrié du Paf », L'Express, .
- ↑ Agnès Brunet, « Rencontre : Jean-Marc Morandini », Le Point, .
- ↑ Pierre Marcelle, « Après-coup. Zappez! ""Tout est possible"" », Libération, (consulté le ) : « Il faut voir ça au moins une fois, comme un film porno. Ici, il n'y a pas de quoi rire ni de "second degré" ; juste l'exploitation cynique de la misère la plus désespérante et la plus désespérée. ».
- ↑ Laurence Rémila, « La balance », Technikart, no 81, (lire en ligne).
- ↑ Odile Benyahia-Kouider et Anne Boulay, « Les télés se prennent les têtes. Une rentrée entre “quête du sens” et échange de stars de l'audience », Libération, [précision nécessaire].
- ↑ « Match TV confie son JT à Jean-Marc Morandini », Stratégies, .
- ↑ Julien Mielcarek, « "Morandini !" dès lundi au quotidien sur Direct 8 », sur ozap.com, (version du sur Internet Archive).
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- ↑ « ITélé : la première surréaliste de Morandini sur fond de grève », L'Obs.com, 17 octobre 2016.
- ↑ Olivier Ubertalli, « Morandini : ses débuts surréalistes sur i>Télé ! », Le Point, .
- ↑ « Après s'être vanté des audiences de sa 1ère, Morandini se plante pour sa 2ème sur iTélé », The Huffington Post.fr, 19 octobre 2016.
- ↑ Alexis Delcambre, « i-Télé : nouveau départ d'un cadre de la rédaction, la grève reconduite jusqu'à lundi matin », Le Monde, .
- ↑ Envers et contre (presque) tous, Jean-Marc Morandini a fait ses débuts à i-Télé sur lemonde.fr du 17 octobre 2016.
- ↑ «Morandini Live»: Erreurs, pub absente... Ça se lâche sur Twitter pour la première de l'émission sur 20minutes.fr du 18 octobre 2016.
- ↑ Morandini : ses débuts surréalistes sur i>Télé ! sur lepoint.fr du 4 septembre 2017.
- ↑ Pierre Dezeraud, « Stéphane Plaza invité de "Morandini Live" : "Je ne savais pas qu'il y avait une grève à iTELE" », sur Ozap.com, (consulté le ).
- ↑ Quotidien, TMC : quand Rachel Bourlier de chez Morandini Live recopie les pages Wikipédia ! sur telestar.fr du 25 octobre 2016.
- ↑ Morandini Live: l'animateur interroge une fausse experte en politique américaine sur 20minutes.fr du 18 octobre 2016.
- ↑ Polémique Morandini, audience en chute, grève… Semaine sous haute tension à iTélé sur tvmag.lefigaro.fr du 22 octobre 2016.
- ↑ VIDEO. Morandini se justifie avec peine sur Samantha, sa fausse correspondante sur lexpress.fr du 21 octobre 2016.
- ↑ « Les annonceurs fuient "Morandini Live" », Le Figaro.fr, 20 octobre 2016.
- ↑ « Canal+ annonce la suspension temporaire de l'émission de Morandini sur iTélé », Le Figaro.fr, 24 octobre 2016.
- ↑ « Pourquoi la crise s'enlise à i-Télé », Le Monde.fr, 24 octobre 2016.
- ↑ Charles Decant, « "Morandini Live" : Fidèle à lui-même, Jean-Marc Morandini a fait son retour sur CNews », sur Ozap.com, .
- ↑ "Morandini Live" : la rentrée ratée de Jean-Marc Morandini sur CNews sur lepoint.fr du 4 septembre 2017.
- ↑ Au secours, Jean-Marc Morandini est de retour sur CNews ! sur telerama.fr du 4 septembre 2017.
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- ↑ « Au terme de trois semaines de bras de fer, Sonia Mabrouk officialise son départ de CNews », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
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