Herbert le Jeune, comte de Troyes et de Meaux
| Herbert le Jeune | |
| Fonctions | |
|---|---|
| comte de Meaux | |
| – (30 ans) |
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| Prédécesseur | Robert Ier |
| Successeur | Étienne Ier |
| comte de Troyes | |
| – (30 ans) |
|
| Prédécesseur | Robert Ier |
| Successeur | Étienne Ier |
| Biographie | |
| Dynastie | Herbertiens |
| Surnom | le Jeune |
| Date de naissance | vers 950 |
| Date de décès | vers 996 |
| Père | Robert Ier de Meaux |
| Mère | Adélaïde Werra |
| Fratrie | Adèle de Vermandois |
| Enfants | Étienne Ier de Troyes |
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Herbert dit le Jeune, né vers 950, mort en ou 996, fut comte de Meaux et de Troyes de 966 à 996 et seigneur de Vitry avec une partie du Perthois et du Chalonnais.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Il était fils de Robert Ier, comte de Meaux et de Troyes, et d'Adélaïde Werra[1].
Il est le IVe du nom dans la famille des Herbertiens, mais n'a jamais possédé le comté de Vermandois, il est le Ier du nom à la tête de Troyes et le IIe du nom responsable de Meaux. Pour le distinguer d'Herbert le Vieux, IIIe du nom chez les Vermandois, il est souvent nommé Herbert le Jeune[2].
Carrière politique
[modifier | modifier le code]Il hérite des domaines de son père en 966, puis par l'intercession du roi, il reçoit une partie des honneurs[2] de son oncle Herbert III le Vieux, comte d'Omois, qui sont partagés avec son cousin Eudes de Blois. Cela lui permit de devenir l'avoué de Montier-en-Der[1].
Fidèle aux carolingiens, il est partisan du roi Lothaire de France, et le seconda lors de la conquête de la Haute-Lotharingie et garda prisonnier Godefroy le Captif, comte de Verdun. En 987, à la mort de Louis V, il soutint son oncle Charles de Basse-Lotharingie, probablement son beau-frère, et s'allia à Eudes Ier de Blois[1].
Il est inhumé en l'abbaye de Lagny qu'il avait restaurée[3].
Mariage et enfants
[modifier | modifier le code]L'histoire n'a pas conservé le nom de son épouse, ni son origine familiale. Sur la base du prénom attribué à son fils, il y a trois hypothèses possibles[4] :
- une descendante du comte lotharingien Étienne, allié vers 900 à Gérard, comte de Metz ;
- une descendante d'Étienne, comte de Bourges vers 860 ;
- une fille du comte Étienne de Gévaudan.
Herbert a eu pour fils :
- Étienne Ier (mort vers 1020), comte de Troyes, de Meaux, de Vitry et d'Omois.
Source
[modifier | modifier le code]- Christian Settipani, La Préhistoire des Capétiens (Nouvelle Histoire généalogique de l'auguste maison de France, vol. 1), Villeneuve-d'Ascq, éd. Patrick van Kerrebrouck, , 545 p. (ISBN 978-2-95015-093-6).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Christian Settipani, La préhistoire des Capétiens (481-987), tome I, Villeneuve d’Ascq, P. Van Kerrebrouck, , p. 234.
- Michel Bur, La formation du comté de Champagne (v.950-v.1150), Nancy, Université de Nancy-II, , p. 116.
- ↑ Michel Bur, La formation du comté de Champagne (v.850-v.1150). Nancy, 1977, p. 123.
- ↑ Michel Bur, À propos du nom d'Étienne : le mariage aquitain de Louis V et la dévolution des comtés champenois - Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 102, n°189-190, 1990.