Aller au contenu

Hagondange

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hagondange
Tour de guet du village d'Hagondange, XIIe siècle
Blason de Hagondange
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Moselle
Maire
Mandat
Valérie Romilly
2020-2026
Code postal 57300
Code commune 57283
Démographie
Gentilé Hagondangeois, Hagondangeoise
Population
municipale
9 278 hab. (2023 en évolution de +0,39 % par rapport à 2017)
Densité 1 687 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 18″ nord, 6° 10′ 07″ est
Altitude Min. 154 m
Max. 209 m
Superficie 5,5 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Metz
(banlieue)
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Sillon mosellan
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Hagondange
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Hagondange
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Voir sur la carte topographique de la Moselle
Hagondange
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Hagondange
Liens
Site web hagondange.fr

Hagondange est une ville du Nord-Est de la France située dans une commune française du département de la Moselle, en région Grand Est, entre Thionville et Metz.

Ses habitants sont les Hagondangeois. La ville connaît une notoriété internationale grâce à la pièce de l'écrivain Jean-Paul Wenzel "Loin d'Hagondange" écrite en 1975.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Localisation

[modifier | modifier le code]

Située sur la rive gauche de la Moselle dans une zone minière fortement industrialisée, elle est un des principaux centres d’une vaste agglomération, incluant notamment Amnéville, Rombas en Moselle, et, en Meurthe-et-Moselle, Briey, Jœuf, Homécourt.

Géologie et relief

[modifier | modifier le code]

La commune se compose de 457,46 hectares de territoires artificialisés (83,33 %), 19,30 hectares de territoires agricoles (3,52 %), 66,19 hectares de forêts et milieux semi-naturels (12,06 %) et 5,79 hectares de surfaces en eau (1,05 %)[1].

Biodiversité dans les territoires : Hagondange


Hydrographie et les eaux souterraines

[modifier | modifier le code]

Hydrogéologie et climatologie : Système d’information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse :

Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage),
Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques,
Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques.

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Moselle, la Moselle canalisée et la Barche[Carte 1].

La Moselle, d’une longueur totale de 560 kilomètres, dont 315 kilomètres en France, prend sa source dans le massif des Vosges au col de Bussang et se jette dans le Rhin à Coblence en Allemagne[2].

La Moselle canalisée, d'une longueur totale de 135,2 km, prend sa source dans la commune de Pont-Saint-Vincent et se jette dans la Moselle à Kœnigsmacker, après avoir traversé 61 communes[3].

La Barche, d'une longueur totale de 10,5 km, prend sa source dans la commune de Pierrevillers et se jette dans la Moselle sur la commune, après avoir traversé six communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Hagondange.

La qualité de la Moselle, de la Moselle canalisée et du ruisseau la Barche peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 742 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à 2 km à vol d'oiseau[11], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 884,1 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,9 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station MALANCOURT (57) - alt : 346 m, lat : 49°13'07"N, lon : 6°03'25"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 −0,3 2,2 4,9 8,5 11,5 13,6 13,4 10,2 7,1 3,2 0,6 6,2
Température moyenne (°C) 1,8 2,7 6,3 10 13,7 16,9 18,9 18,7 14,8 10,4 5,7 2,6 10,2
Température maximale moyenne (°C) 4,1 5,8 10,4 15 18,8 22,2 24,3 24 19,4 13,8 8,1 4,6 14,2
Record de froid (°C)
date du record
−17,9
05.01.1985
−15,6
07.02.1991
−14,6
01.03.05
−6,1
12.04.1986
−1,4
06.05.1979
−0,1
05.06.1991
2,9
22.07.1980
2,9
24.08.1980
1,3
07.09.1985
−3,4
24.10.03
−10,8
23.11.1998
−15,5
03.12.1973
−17,9
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
15,2
05.01.1999
20,9
27.02.19
25,6
31.03.21
27,9
21.04.18
32,4
28.05.17
35,4
26.06.19
39,3
25.07.19
38,2
08.08.03
33,1
15.09.20
26,2
10.10.1979
21,1
02.11.20
15,6
17.12.15
39,3
2019
Précipitations (mm) 85,9 70,2 67,5 52,6 67,9 68,4 70,7 69,5 69,6 79,7 81,7 100,4 884,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
37,7
21.01.1995
36,1
14.02.1990
40,1
24.03.1952
45,6
08.04.1983
51,8
30.05.16
50
07.06.1963
73,6
14.07.21
68
04.08.1954
49,4
13.09.17
48,3
15.10.1981
41,6
06.11.1979
39,1
20.12.1993
73,6
2021
Source : « Fiche 57019001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
4,1
−0,4
85,9
 
 
 
5,8
−0,3
70,2
 
 
 
10,4
2,2
67,5
 
 
 
15
4,9
52,6
 
 
 
18,8
8,5
67,9
 
 
 
22,2
11,5
68,4
 
 
 
24,3
13,6
70,7
 
 
 
24
13,4
69,5
 
 
 
19,4
10,2
69,6
 
 
 
13,8
7,1
79,7
 
 
 
8,1
3,2
81,7
 
 
 
4,6
0,6
100,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Au , Hagondange est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Metz[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 42 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (83 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (41,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (27,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (13,5 %), forêts (6,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6 %), terres arables (3,5 %), eaux continentales[Note 5] (1,1 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

D’un nom de personne germanique Ingoald[20] ou Ingold[21] suivi du suffixe -ing (du germanique commun *-ingaz « appartenant à, venant de, descendant de », du vieil haut allemand ingan « rentrer (chez) » francisé administrativement en -ange[22].

Hagelinga en 795[23], Angoldenges en 1128 (VTF 318)[20], Angodange en 1179, Engeldingen (1473), Dagondenges (1484), Angeldinges (1528), Angeldinghen (1537), Angeldingen (1544 et 1614), Ingeldingen ou Angeldingen (1583), Ingeldingen (1622–1628), Engoldinge (1704), Angoudange (1708), Agodanges et Angodenges (1748), Hautgondange (1772-1774).

En lorrain roman : Augondange[24] et Haugondanche[25], en francique lorrain : Hoendéngen[25] et Hoendéng[26], en allemand : Hagelingen[24], Hagendingen (1871-1918 et 1940-1944).

Le patronyme Engeldinger, qui est issu d'une ancienne forme de ce toponyme, serait originaire de la commune[27].

Le parler local fait entendre : "Hakantanch".

Le village dépendait de l’ancienne province des Trois-Évêchés, plus précisément du Val de Metz. Alors possession du chapitre de la cathédrale de Metz, le village de Hagondange fut revendiqué par le Luxembourg qui l’incendia, le pilla et le dévasta en 1517. La commune fut ensuite luxembourgeoise jusqu’au traité des Pyrénées de 1659. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi les armoiries du duché de Luxembourg figurent sur le blason de la commune.

En 1790 Hagondange devient un village du nouveau département de la Moselle. En 1817, Hagondange comptait 275 habitants répartis dans 45 maisons.

En 1871, le Traité de Francfort consacre la défaite de la France face à la Prusse qui donne Hagondange, comme les autres communes de l’actuel département de la Moselle, à l’Empire allemand. Hagondange est rebaptisée Hagendingen. C’est une période de prospérité pour la commune qui connaît un véritable essor industriel et démographique à partir de 1910. Si en 1900, la population est de 350 habitants, elle est de 1 727 habitants dix ans plus tard[28]. Hagondange et les villages voisins se retrouvent au cœur de la vallée sidérurgique Lorraine.

Pendant la Première Guerre mondiale, les hagondangeois se battent loyalement pour l'empereur. Nombre d'entre-eux tombèrent au champ d’honneur, principalement sur le Front de l’Est. La défaite Allemande donne le "Reichsland" à la France. Les habitants accueillent avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Hagendingen redevient Hagondange.

La Seconde Guerre mondiale et la tragédie de l’Annexion brutale de facto marqueront longtemps les esprits. Hagondange redevient Hagendingen. Les noms de famille et les prénoms sont germanisés. La langue Française est interdite même dans le cadre de la vie privée. Le port du béret est interdit. Le clergé catholique est mis sous surveillance voire expulsé vers la France occupée. Les communistes sont pourchassés. Les jeunes gens et les jeunes filles sont astreints à une période de travail obligatoire. Les enfants doivent rejoindre les Jeunesses Hitlériennes. L' enseignement se donne en Allemand et l'école sert la propagande du régime. À partir de 1942, les jeunes gens en âge de porter l'uniforme sont incorporés de force dans les armées allemandes. Ils sont surtout envoyés sur le front de l'Est où certains, fait prisonniers par les Russes, sont incarcérés dans le camp de Tambov ou ne revinrent jamais.

La commune sera libérée le [29] par la IIIe armée de Patton, échappant aux derniers bombardements américains. Metz ne sera libérée que le 21 novembre après de rudes combats qui n'épargnèrent pas la bourgade voisine de Maizières-les-Metz.


Sidérurgie

[modifier | modifier le code]

En 1911, Thyssen fonde la Stahlwerk Thyssen AG avec un projet initial comprenant quatre hauts fourneaux. Mais très vite, la décision est prise d’en ériger six, mis à feu entre 1912 et 1914. Au lendemain de la première Guerre mondiale, l'usine est mise sous séquestre et attribuée en 1920 à l'Union des Consommateurs de Produits métallurgiques (UCPMI)[30].

La production atteint alors 600 000 tonnes de fonte, puis 820 000 tonnes en 1961. Le HF6 est arrêté en . En 1967, pour la première fois depuis 1948, trois hauts fourneaux seulement suffisent à assurer la production. En 1973, les cinq hauts fourneaux, de 6 mètres de diamètre au creuset, ont une capacité de 1 000 000 tonnes de fonte. Le HF2 est arrêté en 1974, suivi des HF1 et HF3 en 1977 et 1978. Les deux derniers hauts fourneaux (HF4 et HF5) sont éteints le .

Le groupe sidérurgique Ascometal passe sous pavillon britannique en juillet 2024[31]. Le fonds britannique Greybull devient alors le nouveau propriétaire du groupe sidérurgique Ascométal en s'engageant à injecter 90 millions d’euros dont quinze en fonds propres et à diversifier la production d’acier décarboné vers l’industrie de l’armement. Mais si l’État français a, pour sa part, réellement apporté ses 85 millions d’euros... Greybull n’a investi que 1,5 million d’euros[32]...

Entreprises et commerces

[modifier | modifier le code]

Agriculture

[modifier | modifier le code]
  • Culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses.
  • Culture et élevage associés.
  • Hébergements et restauration à Hagondange, Talange, Amnéville, Maizières-lès-Metz, Clouanges, Rombas, Semécourt.

Commerces et services

[modifier | modifier le code]
  • Commerces et services de proximité[33].
  • L'atelier Yvo Vitro, art,décor et restauration du vitrail[34].
  • Ancienne cimenterie[35].
  • Usine Thyssen AG (1911 à 1979)[36].
  • Sidérurgie.

Population et société

[modifier | modifier le code]

Démographie

[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

[modifier | modifier le code]

Cette agglomération, couramment nommée Hagondange-Briey, avait plus de 130 000 habitants dans les années 1970, mais est tombée à 112 000 en 1990.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].

En 2023, la commune comptait 9 278 habitants[Note 6], en évolution de +0,39 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1844 1861 1866 1871 1875 1880
218222226306329312319341359
1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926 1931
3503723825488191 7275 0165 4956 424
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
7 0038 1149 23810 07310 56710 0489 0918 2228 675
2005 2006 2010 2015 2020 2023 - - -
9 0539 1379 4149 2819 3329 278---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[41] :

  • Écoles maternelles et primaires à Hagondange, Mondelange, Talange.
  • Collèges à Hagondange, Amnéville, Talange, Maizières-lès-Metz, Vitry-sur-Orne.
  • Lycées à Hagondange, Talange, Rombas.

Professionnels et établissements de santé[42] :

  • Médecins à Hagondange, Talange, Mondelange, Amnéville, Ay-sur-Moselle.
  • Pharmacies à Hagondange, Talange, Mondelange, Amnéville, Richemont, Maizières-lès-Metz.
  • Hôpitaux à Maizières-lès-Metz, Marange-Silvange, Moyeuvre-Grande, Joeuf, Hayange[43].

Environnement

[modifier | modifier le code]
  • Parc et étang artificiel la Ballastière, ancienne gravière créée en 1910 pour la construction de l'usine sidérurgique d'Hagondange[47].

Politique et administration

[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats

[modifier | modifier le code]

Liste des maires

[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1966
(décès)
Paul Lamm[49]
(1892-1966)
SFIC-PCF Ouvrier serrurier
décembre 1966 avril 1979
(décès)
Ferdinand Lodi[50]
(1914-1979)
PCF Métallurgiste puis chef d’équipe à l'UCPMI
Conseiller général de Maizières-lès-Metz (1973 → 1979)
mai 1979 juin 1987
(décès)
Claude Lamm[51]
(1941-1987)
(neveu de Paul Lamm)
PCF Comptable à l’usine sidérurgique UCPMI
Conseiller général de Maizières-lès-Metz (1979 → 1987)
juillet 1987 juin 1995 Marcel Buchmann[52]
(1926-1997)
PCF Ouvrier à l’usine sidérurgique UCPMI
juin 1995 23 mai 2020 Jean-Claude Mahler DVD Kinésithérapeute retraité
Conseiller général de Maizières-lès-Metz (1992 → 1998)
Député suppléant de François Grosdidier (1re circ.) (2002 → 2011)
Président de la CC Rives de Moselle (2014 → 2020)
23 mai 2020 en cours
(au 18 mai 2022)
Valérie Romilly DVD Secrétaire médicale[53]
Conseillère départementale du Sillon Mosellan (2015 → )
Vice-présidente du conseil départemental (2015 → )
Vice-présidente de la CC Rives de Moselle (2020 → )

Le , Hagondange et cinq communes alentour forment la communauté de communes du Sillon mosellan. L'ensemble rejoint la communauté de communes Rives de Moselle le qui rassemble vingt communes.

Budget et fiscalité 2024

[modifier | modifier le code]
La mairie d'Hagondange.

En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[54] :

  • total des produits de fonctionnement : 15 744 000 , soit 1 670  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 13 307 000 , soit 1 412  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 6 143 000 , soit 652  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 5 004 000 , soit 531  par habitant ;
  • endettement : 390 000 , soit 41  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 33,99 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 51,43 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 770 [55].

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]
  • Le Zoo d'Amnéville, en dépit de son nom, se situe sur la commune d'Hagondange.
  • Ancienne motte castrale et logis XVIe siècle du château bâti pour Ernest de Curel.
  • Château Curel, maison de maître[56].
  • Parc de l’ancien château[57].
  • Fontaine ferrugineuse.
  • Chemin de la sculpture, inauguré le 5 Mai 2007. Il rassemble des œuvres monumentales dispersées à travers la Ville.
Sculptures à la Ballastière et au parc municipal.

Édifices religieux

[modifier | modifier le code]
  • Ancienne église rue Jeanne-d’Arc (détruite), la tour du guet lui servant de clocher[62].
  • Tour du guet, clocher roman du XIIe siècle de l’ancienne chapelle romane Saint-Paul détruite en 1972.
  • Église du Cœur-Immaculé-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie du Centre, 1952[63].
Vitraux de Emmanuel Siminger (peintre-verrier à Montigny-lès-Metz), représentant le chemin de Croix.
Orgue[64].
Maquette de l'église[65].
  • Église Saint-Jacques-le-Majeur d’Hagondange-Cité, 1950[66] :
Sculpture « La Résurrection » de Philippe Kaeppelin[67].
Vitraux de Maurice Rocher[68].
Orgue[69].
  • Temple protestant réformé, impasse du Temple construit en 1913[70].
Avant de devenir un temple protestant, le lieu était un hangar à locomotives à vapeur[71].
  • Synagogue rue Henri-Hoffmann, construite entre 1962 et 1966.
Aujourd’hui lieu culturel[72] inauguré le 8 juillet 2013.
Cimetière israélite créé en 1970[73],[74].
  • Salle du Royaume, rue de Metz[75].

Personnalités liées à la commune

[modifier | modifier le code]

Héraldique

[modifier | modifier le code]
Blason de Hagondange Blason
Écartelé : au 1er de gueules au dextrochère de carnation, vêtu d'azur, mouvant d'une nuée d'argent, tenant une épée du même, garnie d'or, accostée en chef de deux cailloux du même ; au 2e burelé d'argent et d'azur, au lion à la queue fourchée de gueules, armé, lampassé et couronné d'or ; au 3e d'argent à la fasce ondée d'azur, à la tour de gueules, ajourée d'argent, maçonnée de sable brochant sur le tout ; au 4e de gueules à la fasce d'or, accostée de deux cotices d'argent et accompagnée de trois fers à cheval d'or.
Détails
Le 1er reprend les armes de l'Évêché de Metz, le 2e celles du Luxembourg.
Blason créé par Georges Coupard et enregistré le [78].
L'Entente sportive Hagondange qui a participé au Championnat de France de rugby à XV de 3e division fédérale 2012-2013

Pour approfondir

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • JOLIVALT Victor, Hagondange - Du village à la cité 1848-1953, Norroy-le-Veneur, Imprimerie Fort-Moselle, 2000, 160p.

Sitographie

[modifier | modifier le code]

Liens internes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Notes et cartes

[modifier | modifier le code]
  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Metz comprend une ville-centre et 41 communes de banlieue.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique d'Hagondange » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Localisation de la commune, géographie et occupation des sols
  2. Sandre, « la Moselle »
  3. Sandre, « la Moselle canalisée »
  4. Sandre, « la Barche »
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  7. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  8. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  9. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  10. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  11. « Orthodromie entre Hagondange et Amnéville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station Météo-France « Malancourt », sur la commune d'Amnéville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  13. « Station Météo-France « Malancourt », sur la commune d'Amnéville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Metz », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  16. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Hagondange ».
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Metz », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…, vol. 2, p. 787.
  21. Pierre Miquel, Petite histoire des noms de lieux, villes et villages de France.
  22. Louis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du Ier à la fin du Ve siècle), Klincksieck, , 212 p. (ISBN 9782865630400), p. 145
  23. Publications de la Société pour la Recherche et la Conservation des Monuments Historiques dans le Grand-Duché de Luxembourg, Volume 18, 1863.
  24. a et b Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l’ancien département de la Moselle, 1868.
  25. a et b Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440).
  26. Henri Leyder, Lëtzebuerger Marienkalender 1997, iwwerschaft 3/2011
  27. Cristian Kollmann, Luxemburger Familiennamenbuch, Walter de Gruyter, 2016
  28. Friedrich Bull, Statistischen Landesamt für Elsass-Lothringen, Strasbourg, 1912.
  29. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain lorrain, Metz, 1994 (p. 14).
  30. « Historique de l'usine UCPMI à Hagondange », Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne) .
  31. Le groupe sidérurgique Ascometal passe sous pavillon britannique, Le Mensuel Grand Est, 1er janvier 2026
  32. Immense gâchis de la fermeture de NovAsco en Lorraine, par Thomas Riboulet
  33. Toutes les entreprises de la commune et celles proches
  34. Savoir-faire et artisanat : L'atelier Yvo Vitro
  35. Cimenterie de l'U.C.P.M.I. (Union des Consommateurs de Produits Métallurgiques et Industriels)
  36. Aciéries Thyssen (Hagondange)
  37. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 1844, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  41. Établissements d'enseignements
  42. Professionnels et établissements de santé
  43. Hôpitaux proches
  44. Communauté de paroisses Hagondange - Talange - Mondelange
  45. Archiprêtré d’Hagondange
  46. Paroisse de Hagondange (Maizières-lès-Metz)
  47. Jacques Corbion (préf. Yvon Lamy), Le Savoir… fer — Glossaire du haut fourneau : Le langage… (savoureux, parfois) des hommes du fer et de la zone fonte, du mineur au… cokier d'hier et d'aujourd'hui, 5, [détail des éditions] (lire en ligne), § Hagondange (57300).
  48. L'étang de la Ballastière, un havre de paix à La Houssière, Vosges Matin, 25 août 2020
  49. a et b Notice LAMM Paul par Étienne Kagan, Pierre Schill, version mise en ligne le 9 janvier 2013, dernière modification le 16 septembre 2021
  50. Notice LODI Ferdinand (version longue) par Jean François Lassagne, version mise en ligne le 5 février 2010, dernière modification le 15 janvier 2022
  51. Notice LAMM Claude, Jean par Jean-François Lassagne, version mise en ligne le 21 mars 2011, dernière modification le 27 avril 2022
  52. Notice BUCHMANN Marcel par Pierre Schill, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008
  53. Mairie
  54. Les comptes de la commune
  55. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  56. Château Curel, maison de maître
  57. Histoire et carnaval à Hagondange, par par Thomas Riboulet
  58. « Cité ouvrière de la société des Aciers Fins de l’Est (SAFE) », notice no ACR0000598, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Cité ouvrière Thyssen », notice no MHR44_20205700250, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  60. Monument aux morts
  61. Livres d'or 1914-1918
  62. Tour de Guet
  63. Église Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie
  64. Orgue Alain Sals (1979)-transfert à Hagondange par Delangue (1992)
  65. Une maquette de l’église retrouvée dans un grenier, Républicain Lorrain, 03 décembre 2020
  66. Église Saint-Jacques-le-Majeur (Cité d'Hagondange)
  67. « Fonds du sculpteur Philippe Kaeppelin »
  68. Maurice Rocher
  69. Orgue Haerpfer-Erman (1972)-Yves Koenig (1984)-transfert à Hagondange par Delangue (1993)
  70. « Histoire du temple d'Hagondange »
  71. « Temple réformé de Hagondange »
  72. « La Synagogue », espace culturel
  73. Cimetière juif
  74. Cimetière de Hagondange
  75. « La nouvelle salle du Royaume », Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne)
  76. Patrimoine juif de Lorraine
  77. Notice biographique sur assemblee-nationale.fr.
  78. « L'Armorial », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
  79. La maison de Christian Miaskiewicz et son bonhomme qui chante pour Noël
  80. Musée de la Moselle en 1939-1945
  81. « Le Musée de la Moselle en 1939-45 abrite désormais une guérite insolite », Républicain Lorrain,