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Gustave Fischweiler

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Gustave Fischweiler
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Gustave Fischweiler, né à Saint-Servais (Namur) le et mort à Lasne-Chapelle-Saint-Lambert le , est un sculpteur, médailleur et artiste peintre belge. Il s'est fait principalement connaître par sa production de médailleur.

Gustave Emmanuel Joseph Marie Fischweiler, né à Saint-Servais le , est le fils d'Albert Fischweiler, employé, et de Maria Augusta Sacré. Sa famille paternelle est originaire du Luxembourg. Le , il épouse Rachel de Levie qui lui donne une fille.

Ayant manifesté des aptitudes pour le modelage de formes, il obtient de ses parents son inscription à l'Académie des Beaux-Arts de Namur. De 1925 à 1929, il y reçoit sa première formation sous la supervision de Désiré Hubin et Henry Bodart. Le premier prix pour des bustes selon nature lui est attribué en 1927 et 1928[1].

Médaillon du mémorial du rond-point du Souverain, Auderghem.

À la suite de l'installation de ses parents à Schaerbeek en 1929, il s'inscrit à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où il suit de 1929 à 1932 les cours d'Égide Rombaux, Victor Rousseau.Simultanément, il suit les cours d'Henri Privat-Livemont et Pierre Theunis à l'École d'art de Schaerbeek[2]. Il fait son service militaire de 1932 à 1933. Il participe à la compétition artistique de sculpture pour les jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin.

À partir de 1937, il est membre du cercle artistique de Schaerbeek. Cette même année, il reçoit le prix triennal de sculpture de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles[1].

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il participe à la campagne des 18 jours dans un bataillon du 19e de Ligne[1].

Après la guerre, il se lance dans la peinture qu'il apprend sur le tas et organise des expositions à Bruxelles où il présente ses sculptures, médailles et peintures. Il a notamment conçu le trophée du Challenge Hardmuth organisé par la Ligue belge d'athlétisme[3].

De 1968 à 1976, il travaille à la Banque de Bruxelles en parallèle de ses activités artistiques pour assurer un niveau de vie décent à sa famille[1].

Les œuvres de Gustave Fischweiler ont été acquises par les communes de Schaerbeek, Forest et Dinant.

Style artistique

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Comme sculpteur, il a produit des bustes, médaillons, monuments funéraires et bas-reliefs. Ses sujets de prédilection étaient les automobiles, les portraits, les sports et les animaux. Sa facture est plutôt de style réaliste en fonction des desiderata de ses commanditaires[2].

Comme peintre, il est connu comme peintre de marine, paysages, nus et œuvres surréalistes.

Sélection d'œuvres

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Stèle Jacques Georgin par Gustave Fischweiler, avenue Huart Hamoir à Schaerbeek.
  • Petite fille nue, sculpture, exposition de Forest, 1948.
  • Tête de jeune fille, bronze, collections de la commune de Schaerbeek, 1950.
  • Le Hamac, terre cuite, collections de la commune de Schaerbeek.
  • Les Barques, huile sur toile, collections de la commune de Schaerbeek.
  • Monument à la mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale, médaillon en bronze d’Albert Ier de Belgique et de Léopold III, Rond-point du Souverain à Auderghem, .
  • La Douleur, terre cuite, exposition à Bruxelles, 1965.
  • Crépuscule à Comaccina, peinture, exposition de Forest, 1966.
  • Chaleur orageuse, peinture, exposition de Forest, 1966.
  • Trouée de la Semois, peinture, exposition à Bruxelles, 1967.

Distinction

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Notes et références

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  1. a b c d et e Jacques Toussaint, « Revue belge de numismatique », sur Yumpu, (consulté le )
  2. a et b « Fischweiler Gustave », sur Vlaanderen onroerend erfgoed, (consulté le )
  3. « La réception à la L.B.A. », Le Soir,‎ , p. 6 (lire en ligne Inscription nécessaire)

Bibliographie

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  • Jacques Toussaint, « Gustave Fischweiler, médailleur », dans : Revue belge de numismatique et de sigillographie, Bruxelles, 1986, p. 107 à 147, suivi de planches.
  • Jan Lippens et André Van Keymeulen, La médaille en Belgique de 1951 à 1976 (catalogue), Bruxelles : Bibliothèque Royale Albert Ier, 1980, p. 682.
  • P. Piron, De Belgische Beeldende Kunstenaars uit de 19de en 20ste eeuw A-K, Bruxelles, 1999, p.557.

Liens externes

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