Giuseppe Bertini
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italienne (à partir du ) |
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Verismo (en) |
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Enrico Bertini (d) |


Giuseppe Bertini (Milan, 1825-1898) est un peintre italien du XIXe siècle adepte du Romantisme et du Vérisme, actif à Milan. Bertini a réalisé les vitraux de la façade du Duomo de Milan.
Biographie
[modifier | modifier le code]Giuseppe Bertini a appris la peinture à l'Académie des beaux-arts de Brera auprès de Luigi Sabatelli et Giuseppe Bisi. En 1845 il obtint le « prix de Rome » avec une peinture décrivant avec force La Rencontre de Dante et Fra Ilario.
Au musée Museo Poldi Pezzoli à Milan, la Sala Dorata comporte une série de trois panneaux muraux situés au fond de la pièce en face de la fenêtre. Le panneau central représente la Peinture, la Sculpture et l'Architecture, les deux panneaux latéraux symbolisant la Poésie et la Musique. Il est aussi l'auteur de décorations de la coupole du plafond de la Sala Dante. Dans les appartements du collectionneur milanais Giacomo Poldi Pezzoli (qui accueillent aujourd'hui les salles du musée éponyme), Giuseppe Bertini avait réalisé entre 1853 et 1855, avec l'aide de Luigi Scrosati, les décors d'un studiolo de style néo-médiéval du XIVe siècle. On y trouvait notamment des fresques et des vitraux célébrant Dante[1]. Il semble même que Giuseppe Bertini ait agit comme une sorte de maître-d'œuvre pour les travaux menés par le collectionneur dans ses appartements, notamment en ce qui concerne leurs décors[2].
Carlo Bazzi, acclamé comme l’élève le plus important de l’école de Bertini, doit sa formation artistique à la direction experte de Giuseppe Bertini, qui l’a transféré de Turin et l’a initié à l’art du verre. Cette rencontre a marqué le début de la carrière extraordinaire de Bazzi dans le domaine de l’art du verre, le plaçant parmi les maîtres les plus renommés du secteur à l’échelle mondiale, ainsi que la fondation de sa propre école, destinée à influencer les générations futures d’artistes.
Entre 1848 et 1860 il est employé occasionnellement comme enseignant à l'Académie des Beaux-Arts et après la réorganisation de cette institution effectuée en 1860 il a été placé à la tête d'une des deux écoles de peinture (Francesco Hayez ayant pris en charge l'autre) en exerçant le métier de professeur jusqu'à la fin du siècle. Giuseppe Bertini comme son meilleur élève du célèbre peintre Francesco Filippini. Il a été aussi un adroit peintre de vitraux dont il maîtrisait l'art.
Direction du musée Poldi-Pezzoli
[modifier | modifier le code]Giuseppe Bertini était un ami proche du collectionneur d'art Giacomo Poldi Pezzoli, dont l'importante collection constitue le fond principal du musée Poldi Pezzoli à Milan. Dès les années 1850 et au vu de son expertise en matière d'art et de peinture, il conseilla son ami lorsqu'il s'agissait d'effectuer de nouvelles acquisitions, ou d'aménager l'intérieur de ses appartements. À sa mort en 1879, Poldi Pezzoli nomma Bertini premier président-directeur à vie de la Fondation artistique Poldi Pezzoli, par testament[2].
Dès l'ouverture du musée le 25 avril 1881[1], Giuseppe Bertini s'évertua à rédiger un catalogue général du musée et de ses oeuvres. Une seconde édition vit le jour cinq ans plus tard, en 1886. Pour la rédaction de ce catalogue, le peintre tint compte de la physionomie topographique particulière du musée[3] et donna un nom à chaque salle il cataloguait également les oeuvre selon une numérotation qui commençait par les numéros des salles dans lesquelles elles étaient exposées[2].
Après la mort de Gian Giacomo Poldi Pezzoli, la majorité des acquisitions du musée eurent lieu durant les dix-sept années de la direction de Bertini, qui resta à ce poste jusqu'à sa mort. À la suite, Camillo Boito devint le deuxième directeur de l'institution[2].
Principales œuvres
[modifier | modifier le code]Peintures
[modifier | modifier le code]- Rencontre de Dante et Fra Ilario (1845),
- Entrée de Victor-Emmanuel II de Savoie et de Napoléon III à Milan après la Bataille de Magenta (après 1859).
- Fresques de la voûte de la résidence des Puricelli Guerra, représentant les personnages du Moyen Âge sur un fond (en perspective) d'architecture gothique.
- Sipario (en collaboration avec Raffaele Casnedi (1862), théâtre de La Scala, Milan.
- Peinture, Sculpture, Architecture, Poésie et Musique, « Sala Dorata », Musée Poldi Pezzoli, Milan.
- Fresque de la coupole de la « Sala Dante », Musée Poldi Pezzoli, Milan.
- Ritratto dell'avvocato Calcaterra (« Portrait de l'avocat Calcaterra ») (1856), Quadreria dell'Ospedale Maggiore de Milan[4]
- San Francesco in estasi (« Extase de saint François »), retable, Basilique San Babila à Milan[5]
- Fanciulle tra colombi in un giardino (« Les Jeunes Filles entre les colombes dans un jardin ») (1869), villa Belgioioso Bonaparte, Milan (donation de la Fondation Durini), 1939[6]
- Donna con i fiori (« Dame avec Fleurs », huile sur toile de 55 × 43 cm (donation Bonazzola, 1977), musée de Castello Masnago, Varese[7].
- Alessandro Volta présente la pile électrique à Napoléon (s.d.).
Vitraux
[modifier | modifier le code]- Vitrail du chœur du Dôme de Milan, Milan.
- Vitrail des Musées du Vatican, Rome.
- Vitrail de la première chapelle à gauche de la Basilique San Petronio, Bologne.
- Saint Victor à cheval, vitrail de la Basilique de Varèse.
- Fresque Galilée montrant au doge de Venise l'usage du télescope.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Ashton Rollins Willard 4 44, Modern Italian Art44, 2eédition, p. 467, 1902.
- (it) Maria Teresa Balboni Brizza et Marina Sambuy (préf. Sergio Romano), Il Museo Poldi Pezzoli, Torino, Umberto Allemandi &C.,
- (it) Carlo Pirovano (dir.), Museo Poldi Pezzoli - Orologi Oreficerie, milan, Electa editrice, coll. « Musei e Gallerie di Milano »,
- ↑ Ce sont les appartements privés de Giacomo Poldi Pezzoli qui servirent à accueillir le musée à sa mort.
- ↑ Ritratto dell'avvocato Calcaterra
- ↑ Basilique San Babila di Milan
- ↑ Villa Belgioioso Bonaparte Milan, « Jeunes Filles dans un Jardin », Giuseppe Bertini (1825-1898)
- ↑ Tableau au Musée Castello Masnago
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Caravati et Bertini, « Gli artisti del bosco », éditions Quaderni di Luvinate, 2004.
- (it) Carlo Pirovano (dir.), Museo Poldi Pezzoli - Orologi Oreficerie, Milan, Electa editrice, coll. « Musei e Gallerie di Milano »,
- (it) Vincenzo Vicario, Giuseppe Bertini Il Grande Maestro Dell'Ottocento A Brera, Grafica GM,
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :