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Gange

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Gange
Illustration
Le Gange à Bénarès.
Carte.
Carte des bassins versants combinés du Gange (orange), du Brahmapoutre (violet), et du Meghna (vert).
Caractéristiques
Longueur 2 510 km
Bassin 907 000 km2
Bassin collecteur Bassin du Gange
Débit moyen 16 648 m3/s (Barrage de Farakka)
Régime Pluvial de mousson
Cours
Source Confluent du Bhagirathi et de l'Alaknanda
· Localisation Devprayag (Uttarakhand), Inde
· Altitude 459 m
· Coordonnées 30° 08′ 42,02″ N, 78° 35′ 51,15″ E
Embouchure Golfe du Bengale
· Localisation Tinkona Island, Sundarbans (Khulna), Bangladesh
· Altitude m
· Coordonnées 21° 54′ 05,8″ N, 89° 31′ 19,7″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Mahananda, Koshi, Gandak, Karnali
· Rive droite Yamuna, Son,
Pays traversés Drapeau de l'Inde Inde
Drapeau du Bangladesh Bangladesh
États et territoires de l'Inde Uttarakhand, Uttar Pradesh, Bihar, Bengale-Occidental
Divisions du Bangladesh Rajshahi, Khulna, Dhaka, Barisal
Principales localités Haridwar, Soron, Kannauj, Kanpur, Prayagraj, Varanasi, Patna, Rajshahi

Le Gange (sanskrit : गङ्गा Gaṅgā, ourdou : گنگا, bengali : গঙ্গা Gōnga) est un fleuve de la plaine indo-gangétique, au nord de l'Inde. Sa longueur varie suivant les sources de 2 500 à 3 000 km, son bassin recouvre 907 000 km2 et son delta est commun avec celui du Brahmapoutre.

Le Gange est la plus sainte des sept rivières sacrées de l'Inde.

Le cours du Gange débute à Devaprayag, dans le bas-Himalaya, au confluent du Bhagirathi (qui prend sa source au glacier de Gangotri) et de l'Alaknanda (descendu de la vallée de Badrinath et du massif de la Nanda Devi).

Il traverse ensuite Haridwar, situé à 300 m d'altitude, et coule à travers la plaine indo-gangétique, perdant peu de dénivelé tout en collectant un certain nombre d'affluents : la Yamuna (1 300 km) à Prayagraj ou Ilahâbâd, la Karnali (1 080 km) à Chapra, la Gandaki (700 km) à Hajipur, la Ramganga (640 km) peu avant Kânnauj, le Son (784 km) à Patna, la Koshi (700 km) près de Bhagalpur, la Gomtî ou Gomati (675 km) près de Varanasi, le Dâmodar (541 km) au sud de Calcutta.

Le Gange se jette dans le golfe du Bengale en formant un important delta, le delta du Gange, dit aussi « du Bengale », où il se mêle au Brahmapoutre. Une branche indienne de ce delta forme la Hooghly qui traverse Calcutta. Une autre branche majeure qui coule au Bangladesh se nomme Padma avant de se joindre au Brahmapoutre (rebaptisé là Jamuna) pour se jeter dans la Meghna. Les bouches du Gange, couvertes par une vaste forêt de mangrove, sont appelées les Sundarbans.

Selon une étude, un puissant séisme (de magnitude 7,5 à 8) survenu il y a environ 2 500 ans aurait déplacé le cours du fleuve dans son delta. L'ancien canal fluvial, parallèle à l'actuel, a été retrouvé à environ 100 km au sud de Dacca[1].

Carte
Carte interactive du Gange
Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Farakka altitude : 19 m- bassin versant : 833 000 km²[2]
(données calculées sur la période 1949-1973)

Son débit minimum est de 1 041 m3/s, et son maximum est 60 000 m3/s.

Signification religieuse

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Dans l'hindouisme

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Le Gange est considéré comme sacré par les hindous[3]: l'immersion dans le Gange libérerait le croyant de ses péchés et répandre des cendres dans le fleuve pourrait apporter un futur meilleur et même permettre d'atteindre le moksha (Nirvana) ou délivrance, c'est-à-dire la sortie du monde phénoménal. Pour les hindous, l'eau du Gange possède la vertu de purifier le corps des humains et de libérer l'âme des défunts.

Le Gange est vu comme l'ultime vérité, l'ultime réalité au sens spirituel. C'est Shiva qui tient la source du Gange dans ses cheveux, dénommés jata-mukuta : Shiva est aussi appelé Gangadhara (« Qui porte le Gange »).

L'histoire raconte que c'est un roi qui, cherchant la prospérité pour la terre, implora la déesse Ganga. Le roi Bhagiratha fut exaucé mais la déesse crut que les flots du Gange submergeraient la terre, c'est pourquoi elle les mit dans la coiffe d'un dieu : Shiva. Ce dernier libéra ensuite le fleuve de ses cheveux[4].

Statue de Shiva sur le bord du Gange à Haridwar.

Quand un pèlerin se baigne dans le Gange, c'est le symbole de la recherche de l'union avec l'ultime vérité. Le Gange est pris comme fleuve apportant la sagesse spirituelle[5].

Les dévots hindous font des pèlerinages pour se baigner dans ses eaux et pratiquer la méditation sur ses rives. Plusieurs sites sacrés hindous se trouvent le long des rives du Gange, comme Haridwar et Bénarès.

La Yamuna, une rivière importante et presque aussi sacrée, est un affluent du Gange dans lequel il se jette à Allahabad. Tous les douze ans se tient, au confluent des deux cours d'eau — là où se trouverait également le confluent avec la Sarasvati (rivière mystique et invisible) —, la Kumbh Mela, qui veut dire « fête de la cruche »; un rassemblement religieux qui réunit plusieurs dizaines de millions de personnes.

Dans la mythologie gréco-romaine

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Dans la mythologie gréco-romaine, Gangès (en grec ancien Γάγγης / Gángēs) est le dieu fleuve du Gange, fils d'Indos et de la nymphe Calauria[6]. Il est le père de Limnée, la nymphe qui devient mère de l'archer indien Athis[7].

Importance économique et humaine

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Les eaux du Gange irriguent 30 % du territoire indien et 450 millions de personnes, soit 40 % de la population[8].

Les sources du Gange sont découvertes le 13 mai 1808 par une expédition militaire commandée par William Spencer Webb[9].

En 1818 par les explorateurs James Dowling Herbert et John Anthony Hodgson confirment la découverte[10],[11].

Écosystème et pollution

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Le fleuve comporte deux barrages principaux. Le premier près d'Haridwar détourne une grande partie de l'eau de fonte himalayenne dans le canal supérieur du Gange, construit par les Britanniques en 1854 pour irriguer les terres environnantes. Ce détournement des eaux est la cause principale de la détérioration de la navigabilité du fleuve. L'autre barrage est situé près de Farakka, près du point d'entrée du fleuve au Bangladesh et qui détourne une partie des eaux vers la Hooghly qui alimente la partie ouest du delta du Bengale et la ville de Kolkata. Ce barrage est une source de conflits entre l'Inde et le Bangladesh depuis sa construction en 1975.

Le Gange est très pollué : en 2018, on estime qu'il reçoit trois milliards de litres d'eaux usées par jour, et présente un taux de pollution trois mille fois supérieur aux normes de l'Organisation mondiale de la santé[8].

Pollution humaine

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Le Gange reçoit chaque jour les restes de quelque 475 cadavres humains et de 1 800 tonnes de bois utilisées pour les crémations, ainsi que 10 000 carcasses d'animaux qui y sont abandonnées, ce qui est une importante cause de pollution. Différentes méthodes ont été pensées pour aider à sa dépollution, comme la construction de stations d’épuration et leur raccordement à des kilomètres d’égouts, la construction de milliers de toilettes publiques et de crématoires électriques — comme ceux de Varanasi — mais ils ne sont guère utilisés que par les indigents. Il a été aussi opéré à des lâchers de milliers de tortues nécrophages pour que celles-ci puissent dévorer les cadavres insuffisamment brûlés, mais les reptiles ont été capturés et consommés par les riverains pauvres[12].

Mourir sur les bords du Gange, à Bénarès, permet d'atteindre la Moksha, c'est-à-dire la libération finale de l'âme dans l'hindouisme, un grand nombre de fidèles viennent donc y mourir.

Pollution industrielle

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Entre le barrage de Tehri et son embouchure, plus de 760 usines versent des déchets classés comme très toxiques dans le Gange : distilleries, tanneries, raffineries, ou encore usines de pâte à papier[8]. Les tanneries traitent les peaux avec du chrome, qui finit dans les eaux du fleuve. Le chrome hexavalent est un composé toxique et cancérigène .

Dès le XVIIe siècle, la propreté de l'eau du Gange est débattue par le voyageur Jean-Baptiste Tavernier : « Comme nous fûmes au Gange nous bûmes chacun un verre de vin où nous mîmes de l'eau, ce qui nous causa quelque mal de ventre ; mais nos valets qui la burent seule en furent bien plus tourmentés que nous. Les Hollandois qui ont leur maison sur le bord du Gange ne boivent point de l'eau de cette rivière qu'elle ne foit bouillie ; et pour ce qui est des naturels du païs ils y sont accoûtumez de jeunesse, le Roy même et toute la Cour n'en buvant point d'autre[13]. »

La pollution du Gange est déjà soulignée par l'écrivain américain Mark Twain lors de son passage dans la ville de Varanasi, à la fin du XIXe siècle.

En 1985, le Gange a été proclamé « héritage national » et une Autorité centrale du Gange est fondée. Les premières analyses qui ont été effectuées l'année suivante dans un affluent où se déversent les égouts de Varanasi et qui se jette lui-même dans le fleuve en aval de la ville ont révélé un taux de coliformes fécaux de 1,5 million d'unités par décilitre, le maximum autorisé étant de 500 unités.

La capitale New Delhi déverse quotidiennement dans la Yamuna 250 000 mètres cubes d'eaux usées domestiques et 20 000 mètres cubes d'eaux usées industrielles qui finiront par se déverser dans le Gange. La ville avait pourtant été dotée dès 1937 d'une première station d’épuration.

Le Gange possède cependant des capacités d'auto-épuration (ou auto-dépollution) importantes, c'est-à-dire que par l'action des bactéries et le transfert d'oxygène depuis l'atmosphère par la surface du fleuve, une grande partie de la pollution organique peut être éliminée en quelques kilomètres. Cette auto-épuration n'empêche pas que sa qualité soit très dégradée par ces rejets.

En 2014, Narendra Modi lance un plan de sauvetage du fleuve appelé Namami Gange (« Obéissance au Gange »), qui vise notamment à fermer les usines les plus polluantes, et construire des centres de traitement des eaux. Cependant en 2018, les trois quarts des eaux usées rejetées dans le fleuve ne sont pas traitées[8], et ce plan est généralement considéré comme un échec[14].

Faune et flore

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Le Gange est un écosystème riche et particulier qui comporte notamment deux espèces de dauphins — le dauphin du Gange (Platanista gangetica) et le dauphin de l'Irrawaddy (Orcælla brevirostris) — et un requin d'eau douce, le Glyphis gangeticus.

Les écosystèmes du delta du Gange et de son bassin versant ont été identifiés par le WWF (Fonds mondial pour la nature) et The Nature Conservancy (TNC) comme une des 426 écorégions d'eau douce de la planète.

Quelques aspects culturels

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Il Gange. Fontana dei Quattro Fiumi, place Navone, Rome.

Le nom du fleuve est employé dans les langages littéraires ou courants de certains idiomes d'Asie, pour désigner les cours d'eau. C'est le cas du cinghalais (ගංගා (gaṅgā)), du birman (ဂင်္ဂါ (gaṅgā)), du thaï (คงคา (gṅgā)) et du khmer (គង្គា (gṅ̥gā)). Son nom fut aussi donné à un royaume antique semi-légendaire du monde malais, prospérant à partir du IIe siècle, baptisé Gangga Negara (en), « Cité du Gange ».

Dans le village de Mahabalipuram, au Tamil Nadu, se trouve le plus grand bas-relief au monde, la Pénitence d'Arjuna, appelé aussi la Descente du Gange. Commandé par les Pallavas au VIIe siècle, il est souvent considéré comme une illustration de la genèse mythologique du fleuve.

Au XIe siècle, le roi chola Rajendra I déplace la capitale à Gangaikondacholapuram ou « Cité du Chola qui a conquis le Gange ». Une ville nouvelle bâtie et baptisée à l'occasion des victoires militaires et politiques du souverain sur les Pâlas, qui régnaient sur le Bengale et la plaine gangétique inférieure. La cité tout entière, qui comporte un temple important, avait été lustrée d'eau amenée du Gange. À l'extérieur de la ville, il fait construire le Chola Gangam, le « Gange des Chola », un grand bassin rempli des eaux saintes du fleuve[15].

Dante Alighieri mentionne le Gange dans la Divine comédie, comme repère de l'Orient[16],[17]. Le Gange et son embouchure auront longtemps été une des extrémités du monde connu de l'Occident, à l'opposée des Colonnes d'Hercule[17],[18],[19]. L'auteur romain Arrien rapporte que le roi macédonien Alexandre le Grand, qui avait pour objectif d'atteindre les bords de la mer extérieure ou mer Érythrée, voulut se rendre sur le fleuve après avoir appris son existence[17],[19],[20]. Ce sont ces expéditions qui introduiront la connaissance formelle du Gange dans le monde hellénistique[18].

Dans Les Lusiades de Camoëns, œuvre majeure de la littérature portugaise, l'auteur prête au roi Manuel Ier un songe merveilleux, dans lequel celui-ci reçut la visite du Gange et de l'Indus. Les deux fleuves, incarnés sous l'apparence de vieillards de noble stature, l'honorent et lui exaltent ses prouesses futures. Le Gange est cité à plusieurs reprises dans le texte, en tant qu'élément emblématique de l'Inde, magnifié dans l'Europe de la Renaissance[16].

À Rome, la fontaine des Quatre-Fleuves, conçue par Le Bernin, comporte une sculpture du Gange personnifié. Elle a été taillée par le sculpteur français Claude Poussin, sous les traits d'un homme tenant une rame, signe de la navigabilité du fleuve. Dans l'opéra L'honestà negli amori du compositeur italien Alessandro Scarlatti, une aria intitulée Già il sole dal Gange ou « Déjà le soleil du Gange », fait référence au fleuve.

Dans le palais de Jaipur, on peut voir exposées deux énormes urnes, les plus grandes au monde, appelées les Gangajelies. Fabriquées avec 243 kilogrammes d'argent chacune, elles servirent au maharaja Madho Singh II à transporter plus de 30 000 litres d'eau du Gange (Ganga jal) lors de son voyage de 1902 au Royaume-Uni. Cela s'inscrit en partie dans la croyance du Kala pani, mais aussi dans celles liées à l'affirmation physique et spirituelle de la royauté. Une symbolique retrouvée dans le Paṭṭābhiṣēka, cérémonie d'intronisation et de couronnement des mondes indiens, qui comporte entre autres un rite d'onction du souverain avec une eau lustrale mêlant matériellement ou symboliquement l'eau du Gange[15],[21]. Ainsi les empereurs moghols, conscients de ces traditions, sont remarqués pour boire souvent de cette eau, et l'incorporer dans leurs boissons et leurs plats[22],[23]. Les Grands Moghols, qui lui trouvaient des vertus et une qualité de conservation exceptionnelle[15], s'en faisaient approvisionner régulièrement d'Hardwâr ou de Soraon[23].

La nef de l'église Sainte-Foy de Sélestat, en Alsace, comporte dans son pavement un labyrinthe d'église en mosaïque, posé au XIXe siècle, dont les coins sont gardés par les quatre rivières du jardin d'Éden[24]. Le Gange y est figuré à la place du Pishon, sous l'allégorie d'une femme versant une jarre d'eau. L'identification du fleuve au cours d'eau mythique de la Bible apparaît déjà durant l'Antiquité classique, et devient récurrente en Occident chrétien médiéval[17],[19],[20]. Une association retrouvée chez Ambroise de Milan, Jérôme de Stridon, Augustin d'Hippone ou encore Isidore de Séville, vraisemblablement en raison de la situation géographique du Gange, aux portes d'un Orient merveilleux et proche du Paradis[16],[17],[19].

Le complexe du palais de Tirta Gangga dans l'est de Bali, est nommé d'après le Gange. C'est un site désigné Patirthan dans l'hindouisme balinais et indonésien, c'est-à-dire un temple consacré aux rituels religieux autour d'une source d'eau[25].

En 1950, Jean Renoir signe sa première réalisation en couleurs, Le Fleuve, tourné au bord du Gange et qui remporte le prix international de la critique à la Mostra de Venise en 1951.

Après sa mort en 2001, les cendres de George Harrison furent déversées dans le Gange, lors d'une cérémonie intime aux coutumes hindoues.

Personnalité juridique

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Le — quelques jours après l'adoption d'une mesure équivalente concernant le Whanganui (Nouvelle-Zélande) —, la haute cour de l'État himalayen de l'Uttarakhand décrète que le Gange et la Yamuna, sont des « entités vivantes ayant le statut de personne morale » [26]. Selon l'avocat de la cour suprême, Nipun Saxena, la décision est « un précédent historique car il utilise le concept de personne morale, qui n'a été utilisé que pour les idoles (religieuses) jusqu'à maintenant, et étend son application aux rivières ». Le décret précise que les cours d'eau seront représentés par des tuteurs légaux ; le directeur du programme Namami Gange (en), le secrétaire en chef et l'avocat général de l'Uttarakhand sont ainsi « tenus de maintenir le statut des rivières et de promouvoir leur santé et leur bien-être »[27]. L'État de l’Uttrakhand fait appel et la Cour suprême de l'Inde annule finalement la décision en juillet 2017[28],[29]. L’auteur de la pétition à l’origine de la première décision de la Haute cour de l’Uttrakhand, Mohammad Saleem, fait appel[28]. La juriste Valérie Cabanes relève que Haute Cour de l’Uttarakhand avait reconnu le Gange « comme une personne possédant des droits humains, mais aussi des devoirs », et avait « ensuite nommé un panel de personnalités pour agir en tant que « parents » du Gange », conduisant le secrétaire en chef de l’Uttarakhand à saisir la Cour suprême indienne « au motif qu’il craignait d’être désigné comme responsable en cas de noyade dans le Gange, se voyant garant des droits mais aussi de supposés devoirs du fleuve de ne porter préjudice à quiconque »[30].

Notes et références

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Références

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  1. Sarah Epineau, « Un tremblement de terre majeur, vieux de 2500 ans, a modifié le tracé du Gange », sur Sciences et Avenir, (consulté le ).
  2. Le Gange à Farakka.
  3. Christine Devin : La légende de la descente du Gange coll. "Contes et légendes de l’Inde", 2020, Éd. Discovery Publisher; (ISBN 978-1788943710)
  4. The symbolism of hindu gods and rituals d'A. Parthasarathy aux éditions Vedanta Life Institute, page 26.
  5. The symbolism of hindu gods and rituals d'A. Parthasarathy aux éditions Vedanta Life Institute, page 27.
  6. Pierre Grimal (préf. Charles Picard), Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, Presses universitaires de France, , 12e éd. (1re éd. 1951), 574 p. (ISBN 2-13-044446-6), « Gangès », p. 163.
  7. (de) Otto Waser, « Ganges 1 », dans Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, vol. VII,1, Stuttgart, Metzler, (lire sur Wikisource), col. 703.
  8. a b c et d Thomas Saintourens, « Inde : Gange en danger, peut-on encore sauver le fleuve sacré ? », sur geo.fr, (consulté le ).
  9. Pierre-Jacques Charliat, Le temps des grands voiliers, tome III de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, p. 317-318
  10. Joëlle Smadja, Olivia Aubriot, Histoire et devenir des paysages en Himalaya, 2003, p. 41
  11. Lachlan Fleetwood, Science on the Roof of the World, 2002, p. 46
  12. « Dépolluer le Gange, une mission impossible ? », sur la-croix.com, .
  13. Jean-Baptiste Tavernier, Les six voyages de Jean-Baptiste Tavernier, t. 2, [détail des éditions] (lire en ligne [PDF]), p. 72-73
  14. « Narendra Modi maquille l'échec du nettoyage du Gange », sur Le Figaro, (consulté le ).
  15. a b et c (en) Sudipta Sen, Ganges : The Many Pasts of an Indian River, New Haven, Yale University Press, , 445 p. (ISBN 978-0-300-11916-9, OCLC 1146611622), p. 245-246, 211-214, 35
  16. a b et c Geneviève Bouchon (dir.), Inde découverte, Inde retrouvée : 1498-1630, Études d'histoire indo-portugaise, Lisbonne, Paris, Centre Culturel Calouste Gulbenkian, Commission Nationale pour les Commémorations des Découvertes portugaises (CNCDP), (ISBN 978-9-728-46207-9, OCLC 468797587), « L'image de l'Inde dans l'Europe de la Renaissance », p. 315-316, 332
  17. a b c d et e (en) John Block Friedman (dir.) et Kristen Mossler Figg (dir.), Trade, Travel and Exploration in the Middle Ages : An Encyclopedia, New York, Garland Publishing, coll. « Garland reference library of the humanities », (ISBN 978-0-8153-2003-6, OCLC 43790572), p. 148, 197-198, 206-207, 218-219
  18. a et b Pierre Schneider, « L’Indus, le Gange et l’océan : les grands deltas indiens vus de la Méditerranée », Geographia Antiqua, Florence, Leo S. Olschki, vol. 27,‎ , p. 149-174 (ISSN 1121-8940, lire en ligne Accès libre)
  19. a b c et d (en) Steven G. Darian, The Ganges in Myth and History, Delhi, Motilal Banarsidass Publishing House, (ISBN 978-81-208-1761-6 et 978-81-208-1757-9, OCLC 716388986), chap. 12 (« The image of Ganga in the West »), p. 164, 180-181
  20. a et b (en) Christopher Harding, The Light of Asia : A History of Western Fascination with the East, Londres, Allen Lane (Penguin Books), (ISBN 978-0-241-43444-4, OCLC 1432400463), partie I, chap. 2 (« Into India »)
  21. (en) Marie-Sybille De Vienne, Thailand’s Buddhist Kingship in the 20th and 21st Centuries : Power, Influence and Rites, Abingdon, Routledge, coll. « Studies in material religion and spirituality », (ISBN 978-1-032-04555-9, 978-1-003-19376-0 et 978-1-000-56762-5, OCLC 1277277243), partie I, chap. 2 (« About Kingship in a Tai Context »), p. 23-24, 29
  22. (en) Annemarie Schimmel, The Empire of the Great Mughals : History, Art and Culture, Londres, Reaktion Books, (ISBN 978-1-86189-185-3 et 978-1-86189-251-5, OCLC 61751123), chap. 6 (« The Imperial Household and Housekeeping »), p. 191
  23. a et b (en) Muhammad Azhar Ansari, Social Life of the Mughal Emperors (1526-1707), New Delhi, Shanti Prakashan, , 230 p. (OCLC 2074189), chap. 3 (« The Abdar Khanah and the Miwah Khanah »), p. 18, 27
  24. Paul de Saint-Hilaire, L'Univers secret du labyrinthe, Paris, Robert Laffont, coll. « Les énigmes de l'univers », (ISBN 978-2-221-07463-3, OCLC 408525717), partie II, chap. 3 (« Les labyrinthes d'églises »)
  25. (en) Ida Bagus Dharmika, Euis Dewi Yuliana, I Gusti Bagus Wirawan et I Wayan Subrata, « Transformation of Cultural Capital to Economic Capital: Review of Patirthan Tirtha Empul Tampaksiring, Bali », Proceedings of the International Conference on Innovation in Research (ICIIR 2018) – Section: Economics and Management Science, Atlantis Press,‎ (ISBN 978-94-6252-764-5, DOI 10.2991/iciir-18.2019.22, lire en ligne, consulté le )
  26. « Inde : le Gange doté d'une personnalité juridique », sur sciencesetavenir.fr, .
  27. (en) Vishakha Saxena, « Ganga, Yamuna declared human entities: What exactly does this order mean? », sur intoday.in, .
  28. a et b https://reporterre.net/Le-Gange-ne-peut-etre-considere-comme-une-entite-vivante-decide-un-tribunal
  29. Pierre Bouvier, « Aux Etats-Unis, le lac Erié a désormais le droit légal « d’exister et de prospérer naturellement » », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  30. « Quand la nature est reconnue sujet de droit, cela permet de réguler des activités industrielles », sur lemonde.fr, (consulté le ).

Bibliographie

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  • Mireille-Joséphine Guézennec, Gange. Aux sources du fleuve éternel, Cheminements, 2005.
  • Bernard Pierre, Le roman du Gange, Poket, 1993.

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Articles connexes

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Liens externes

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