Franchimont
| Franchimont | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Philippeville | ||||
| Commune | Philippeville | ||||
| Code postal | 5600 | ||||
| Code INS | 93056D | ||||
| Zone téléphonique | 071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Franchimontois(e) | ||||
| Population | 385 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 51 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 12′ nord, 4° 38′ est | ||||
| Superficie | 757 ha = 7,57 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
| |||||
| modifier |
|||||
Franchimont (en wallon Frantchîmont) est une section de la ville belge de Philippeville située en Wallonie dans la province de Namur. Le sobriquet des habitants est les « Djins ».
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Géographie
[modifier | modifier le code]C'est une petite localité agricole bornée au nord par Florennes, à l’est par Surice, au sud par Merlemont et à l’ouest par Villers-le-Gambon. Ruisseau formé de la réunion de plusieurs sources : le ruisseau de Franchimont ou Chinelle.
Évolution démographique
[modifier | modifier le code]
- Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
[modifier | modifier le code]On a retrouvé des vestiges préhistoriques (silex taillés, marchets), romains (tombes et oratoires chrétiens) et mérovingiens.
Dans la Vita Hadelini (Vie de saint Hadelin) datée du Xe siècle, donc trois siècles après sa mort, on apprend que l’évêque de Liège lui a donné les revenus de la villa de Franchimont et que le saint a fait jaillir une source dans le village lors d’une sécheresse exceptionnelle. Il s’agit de la fontaine Saint-Hadelin. La localité, qui appartenait à l’église de Liège, passe au domaine du monastère de Celles (transformé en chapitre, ce dernier sera transféré à Visé). Des difficultés surgissent entre le seigneur de Florennes et le doyen du chapitre de Visé; ce dernier l’emporte. Néanmoins, au XVe siècle, les habitants du village sont encore tenus au service de la garde du château de Florennes. En 1299, Robert de Franchimont, curé de Sart-en-Fagne fonde un autel dans l’église, suivi en cela deux ans plus tard par son frère; la dîme appartient aux chanoines de Visé. Une contestation s’élève au XVe siècle entre les chanoines et les habitants au sujet des droits d’usage sur les taillis. Franchimont souffre à la fin du XVIe et pendant tout le XVIIe siècle — comme tous les villages de la région — des guerres incessantes. En 1830, la population s’élève à 234 habitants répartis dans 89 maisons et 3 fermes. Un moulin à farine et un moulin à scier le marbre, mus par l’eau. On y extrait le marbre rouge veiné de blanc et de bleu. On y élève des moutons[1]. En août 1914, les troupes allemandes tuent 4 personnes et incendient 52 maisons sur les 83 que compte la commune[2].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
[modifier | modifier le code]Patrimoine et culture
[modifier | modifier le code]Patrimoine architectural
[modifier | modifier le code]- L’église Saint-Martin, construite en 1875, est d’inspiration mosane[3].
- La ferme de la Scierie, située rue de la Chinelle, est une ancienne scierie de marbre datant de 1763, qui a cessé ses activités en 1908. Elle se trouve en contrebas, à l’est des carrières de marbre, nichée au creux de la vallée de la Chinelle[3].
- L'ancien moulin et scierie de marbre, rue de la Chinelle, construits au XVIIIe siècle et nichés à l’écart du village, dans la vallée de la Chinelle[4].
Culture
[modifier | modifier le code]Un carnaval y est organisé le 2e samedi du mois de mars.
Enseignement
[modifier | modifier le code]Économie
[modifier | modifier le code]Sport et vie associative
[modifier | modifier le code]Sport
[modifier | modifier le code]Site de la course de motos, les 12 heures de la Chinelle, on y trouve également la carrière de Rochefontaine équipée pour la plongée sous-marine.
Vie associative
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Philippe Vandermaelen, Dictionnaire géographique de la province de Namur, Bruxelles, Établissement géographique, , 329 p.
- ↑ Françoise Jacquet-Ladrier, Communes de Belgique, Crédit Communal,
- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 336.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 9, p. 337.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 9, t. 1 et 2 : Namur, Arrondissement de Philippeville, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 694 p. (ISBN 2-8021-0040-8)
- Alain Dierkens, « A propos des cimetières mérovingiens de Franchimont », Actes du 105e Congrès National des Sociétés savantes, no 300, , p. 297-312
- André Lépine, « Les monuments aux Morts de l’entité de Philippeville », Cercle d'Histoire de Cerfontaine, no 252,
- André Lépine, « Notes d’histoire sur les paroisses de Franchimont, Merlemont, Omezée, Roly, Romedenne, Samart, Surice, Villers-le-Gambon et Vodecée », cahier du Musée de Cerfontaine, no 300,
- L’Entre-Sambre-et-Meuse tragique : La Fagne rouge : Franchimont, vol. 3, Dinant, Dionantensis, coll. « Le cri des martyrs », , 33-47 p., chap. 22.
- Joseph Gonze, Registres paroissiaux de Franchimont (1694-1797), Cahier du Musée de Cerfontaine n° 340, 47 pages, 2009.
- Joseph Gonze, Franchimont. L'état civil du XIXe siècle, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 435, 103 pages, 2016.
- André Lépine, Notes d’histoire sur Franchimont, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 459, 47 pages, 2018.