Firmin Didot
| Député français Troisième collège d'Eure-et-Loir (Dreux) (d) | |
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Firmin Didot, né le à Paris et mort le à Mesnil-sur-l'Estrée, est un imprimeur, éditeur, créateur de caractères typographiques et homme politique français.
Il est le membre le plus connu de la famille Didot, qui commence à s'illustrer au début du XVIIIe siècle.
Biographie
[modifier | modifier le code]Firmin Didot est le deuxième fils de François-Ambroise Didot. Il travaille, de concert avec son frère Pierre Didot, à perfectionner son art et se distingue surtout comme graveur et fondeur ; il est le premier à éditer les stéréotypes, en 1797[1]. Néanmoins, ce procédé est auparavant développé pour l'impression des assignats : Firmin Didot est chargé de la typographie des émissions à partir d', aux côtés de son frère[2].
Parmi les éditions des deux frères, on distingue le Camoêns, en portugais (1817) ; La Henriade (1819), in-4o, et les Tables de logarithmes, de Callet, dont la correction est devenue « irréprochable »[1].
Firmin Didot cultive les lettres : on lui doit de bonnes traductions en vers des Bucoliques de Virgile (1806), des Idylles de Théocrite (1833) et une tragédie en trois actes Annibal[1]. Il cultive aussi les arts : au décès de Francesco Piranesi en 1810, il procède à l'acquisition de la totalité de l'œuvre gravé et en réalise une édition de quarante exemplaires en 1835.
Le nom d'une des deux unités typographiques (ou point typographique) porte son nom : le point Didot.
Élu député d'Eure-et-Loir de 1827 à 1836, il siège dans la majorité soutenant les ministères de la monarchie de Juillet et défend les intérêts de la librairie et de la presse.
La maison où Firmin Didot et frères habitent fut auparavant l'hôtel d'York où est signé le traité de Paris de 1783, qui met un terme à la guerre d'indépendance des États-Unis[3].
Depuis, l'imprimerie Firmin-Didot de Mesnil-sur-l'Estrée est passée sous le contrôle du groupe CPI.
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Ancienne maison Firmin Didot et frères, au no 56 de la rue Jacob (anciennement no 24).
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Spécimen de caractères Didot.
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Émile-Joseph Carlier, Firmin Didot, hôtel de ville de Paris.
Distinctions
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- Bouillet et Chassang 1878, p. 529.
- ↑ Jeanne Veyrin-Forrer, Rapport sur les conférences des années 1987-1988, livret 5, Paris, École pratique des hautes études, 1994, p. 99-100.
- ↑ « Lieux de mémoire américains à Paris », sur usembassy.gov (consulté le ).
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang, « Didot », dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang, vol. 1, Librairie Hachette, (lire sur Wikisource), p. 529.

Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Naissance à Paris
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- Décès dans l'Eure
- Décès à 72 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 7)
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1819