Fiat G.50 Freccia
| FIAT G.50 Freccia | |
| Constructeur | |
|---|---|
| Rôle | Avion de chasse |
| Premier vol | |
| Mise en service | |
| Date de retrait | |
| Nombre construits | 1 237 |
| Équipage | |
| 1 pilote | |
| Motorisation | |
| Moteur | FIAT A.74 RC.38 |
| Nombre | 1 |
| Type | 14 cylindres en étoile |
| Puissance unitaire | 838 ch |
| Dimensions | |
| Envergure | 10,96 m |
| Longueur | 7,79 m |
| Hauteur | 2,96 m |
| Surface alaire | 18,2 m2 |
| Masses | |
| À vide | 1 975 kg |
| Avec armement | 2 706 kg |
| Performances | |
| Vitesse maximale | 484 km/h |
| Plafond | 9 835 m |
| Rayon d'action | 670 km |
| Armement | |
| Interne | 2 mitrailleuses Breda-SAFAT de 12,7 mm |
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|
Le FIAT G.50 Freccia est un avion de chasse italien de la Seconde Guerre mondiale conçu par l'ingénieur aéronautique italien Giuseppe Gabrielli du bureau d'études de FIAT Aviazione situé à Marina di Pisa, en Toscane.
Conception
[modifier | modifier le code]Dans l'histoire de l'aviation italienne le FIAT G.50 a été le premier chasseur monoplan entièrement métallique et doté d'un train rétractable pour la Regia Aeronautica, l'armée de l'air du roi d'Italie.
L'étude du G.50 a représenté un changement majeur pour FIAT Aviazione qui s'était appuyée jusqu'alors sur l'ingénieur en chef Celestino Rosatelli pour la conception de ses avions militaires[1]. Indépendamment de l'étude de Gabrielli, la conception du chasseur fut influencée par les contraintes du cahier des charges visant à doter la Regia Aeronautica (l'armée de l'air du royaume d'Italie) d'un avion d'interception moderne[1].
Giuseppe Gabrielli a débuté l'étude du G.50 en avril 1935[2],[3]. Sa conception était à la pointe de la technologie pour l'époque. Lors de sa présentation, il était le chasseur le plus avancé produit en Italie[1]. La construction de deux prototypes a commencé au cours de l'été 1936. Sa fabrication a été confiée à « CMASA » (Costruzioni Meccaniche Aeronautiche S.A.), une filiale de FIAT Aviazione implantée à Marina di Pisa, dans la banlieue de Pise, en Toscane[3].
Un prototype du G.50 a été présenté en 1936 au concours organisé par le ministère de l'Air italien pour équiper la Regia Aeronautica, avec 6 autres avions dont le Macchi C.200. Le prototype a été adopté après quelques modifications, notamment le train et l'armement. 1 237 exemplaires du G.50 et ses variantes ont été construits au total.
Le premier exemplaire "MM 334" effectua son premier vol le équipé du moteur FIAT A.74 RC.38 développant 840 ch piloté par le commandant Giovanni de Briganti, pilote d'essai en chef du programme G.50. Cet appareil disposait d'un cockpit fermé. Au cours de ce vol, le prototype a atteint une vitesse de pointe de 472 km/h (255 nœuds) et une altitude de 6 000 m (19 700 pieds) en 6 minutes et 40 secondes[3],[4]. En octobre 1937, il est officiellement dévoilé au public au Salon aéronautique international de Milan[1]
Une 1er commande de 50 appareils est passée à FIAT Aviazione et sa filiale CMSA (Costruzioni Meccaniche Aeromautiche SA) de Marina di Pisa, en Toscane mais avec des cockpits ouverts et partiellement fermés. Les livraisons ont débuté en janvier 1938. Seules les versions G.50B d'entrainement ont été dotées d'une longue verrière.
Engagements
[modifier | modifier le code]Le FIAT G.50 a été largement utilisé par la Regia Aeronautica sur plusieurs fronts, notamment en Europe du Nord, en Afrique du Nord, dans les Balkans et en Italie continentale. Il se heurta le plus souvent aux Hawker Hurricane de la Royal Air Force britannique, le seul suffisamment rapide pour lutter contre l'avion italien. Mais, au début de la Seconde Guerre mondiale, le FIAT G.50 a souffert d'un armement inadéquat, composé d'une paire de mitrailleuses Breda-SAFAT de 12,7 mm[5]. Les modèles suivants ont incorporé quelques améliorations, notamment une augmentation de la capacité de carburant qui donna lieu à une augmentation substantielle de l'autonomie.
Lors de sa mise en service, le FIAT G.50 a été unanimement considéré comme un avion extrêmement maniable et souvent comme l'un des meilleurs chasseurs italiens. Cependant, au début de la Seconde Guerre mondiale, l'évolution rapide de l'aviation a contribué à ce que ce type d'appareil soit devenu sous-motorisé et sous-armé par rapport aux nouveaux chasseurs de première ligne construits et utilisés par les grandes puissances en guerre[5],[1].
La Regia Aeronautica a utilisé le FIAT G.50 Freccia comme avion intercepteur, d'attaque au sol et d'escorte de convois et de bombardiers. 250 exemplaires G.50 lui ont été livrés. En 1940, FIAT présente le FIAT G.50 bis, une évolution du G.50 comportant un fuselage reprofilé, un cockpit modifié, des réservoirs de plus grande capacité et d'une protection par blindage. 420 exemplaires lui ont été livrés plus une dizaine à la Croatie.
Le FIAT G.50 a été exporté vers plusieurs clients étrangers, en Croatie et en Finlande, où ils ont servi avec distinction pendant la guerre d'hiver de 1939-1940 et la guerre de continuation de 1941-1944 contre l'Union soviétique[5]. En service en Finlande, le type a atteint un ratio de destruction/perte sans précédent de 33/1[6].
Espagne
[modifier | modifier le code]Début 1938, les premiers chasseurs FIAT G.50 Freccia de présérie ont servi dans la Regia Aeronautica et au sein de sa branche expéditionnaire lors de l'Intervention militaire italienne en Espagne, l'Aviazione Legionaria, pendant la guerre civile espagnole, où ils se sont distingués par leur vitesse et maniabilité face à leurs adversaires Polikarpov I-15bis et I-16 soviétiques et les Dewoitine D.371 français. Il en était de même pour les bombardiers Savoia-Marchetti SM.81 et FIAT BR.20[5],[7].
12 exemplaires ont été envoyés en Espagne en [1], combattant aux côtés des forces nationalistes du général Franco pour les juger en conditions réelles. À la fin de la guerre civile, les FIAT G.50 italiens ont été remis à des pilotes espagnols qui participèrent ensuite aux combats au Maroc pour étendre le protectorat espagnol après la chute de la France en 1940[1]. Cattaneo résuma ainsi l'expérience : « On semble avoir tiré peu de leçons, car rien n'a été fait pour augmenter l'armement »[1].
Les 11 exemplaires qui avaient appartenu à l'Aviazione Legionaria italienne détachée en Espagne ont été intégrés dans le Grupo de Caza 27 de l'Ejército del Aire, avec quelques Heinkel He 112 allemands. Le dernier exemplaire FIAT G.50 Freccia était encore opérationnel début 1943.
France
[modifier | modifier le code]Le 10 juin 1940, lorsque l'Italie publie sa déclaration de guerre contre la France et la Grande-Bretagne, elle disposait de 97 FIAT G.50 opérationnels pour la plupart affectés au 51° Stormo (escadre) basés à l'aéroport de Ciampino, près de Rome et à l'aéroport de Pontedera, près de Pise. Les G.50 sont entrés en action, suivis de 48 autres appareils[2]. Les opérations des premiers jours furent sporadiques et variées, servant souvent d'escorte aux bombardiers Savoia-Marchetti SM.79 en mission d'attaque contre les ports et les aérodromes corses[1]. Ces opérations prirent rapidement fin après que la France ait signé les armistices des 22 & 24 juin 1940, capitulant officiellement devant les puissances de l'Axe[1].
Angleterre
[modifier | modifier le code]En septembre 1940, le 20° Groupe de la 52° escadre (escadrons 351/352/353), commandé par major Mario Bonzano, comprenant 48 chasseurs FIAT G.50, est affecté au Corpo Aereo Italiano (CAI - Corps aérien italien) basé en Belgique, aux côtés du 18° Groupe équipé de FIAT CR.42, pour soutenir la Luftwaffe lors de la bataille d'Angleterre. Il disposait de bombardiers, d'avions de reconnaissance et de chasseurs d'escorte. Les tâches d'escorte des bombardiers FIAT BR.20 étaient assurées uniquement par les biplans FIAT CR.42. Début janvier 1941, le CAI est rapatrié en Italie, mais le 20° Groupe et ses FIAT G.50 sont restés en Belgique intégrés dans la Luftflotte 2 jusqu'à la mi-avril pour des missions de surveillance et d'urgence. Avec les FIAT G.50, le CAI a effectué 429 sorties, 34 escortes et 26 missions d'urgence. Après le , ils n'ont plus été engagés dans les combats contre l'aviation ennemie.
Grèce
[modifier | modifier le code]À partir du , premier jour de la campagne d'Italie en Grèce, les Balkans ont représenté un important théâtre d'engagement pour les FIAT G.50. 80 (ou 60, selon les auteurs[6]) des 92 avions à aile basse déployés par la Regia Aeronautica comprenaient 48 FIAT G.50 (1re série, 12 monoplans FIAT et biplans FIAT CR.32[6]. Dans les Balkans, le FIAT G.50 a connu de beaux succès, notamment contre les biplans britanniques Gloster Gladiator.
Au cours de la campagne de Grèce, la Regia Aeronautica a enregistré uniquement 10 avions G.50 perdus, abattus et détruits dans des bombardements[6] contre 21 avions ennemis abattus.
Afrique du Nord
[modifier | modifier le code]Le FIAT G.50 Freccia a opéré intensivement en Afrique du Nord. Les 27 premiers FIAT G.50 sont arrivés en Libye le 27 décembre 1940, en provenance des bases aériennes de Brindisi et de Grottaglie (Tarente). Ils sont intervenus lors d'un premier combat le . Les G.50, qui ont beaucoup été sollicités, notamment en 1941 où, passés de 27 à 80 en octobre, ont réussi à l'emporter sur les Hawker Hurricane, qui étaient plus rapide et mieux armés. Le 2 février 1941, une nouvelle unité de 31 appareils, commandée par le major Luigi Bianchi, arriva en Libye avec 31 monoplans FIAT G.50bis flambant neufs.
Une version spécifiquement conçue pour l'assaut, le FIAT G.50bis A, doté d'une plus grande envergure et d'un armement plus lourd grâce à l'ajout de deux sections d'aile supplémentaires abritant chacune une mitrailleuse de 12,7 mm[8], n'a fut pas produite en grande série. Mais dans le rôle d'attaque il fut beaucoup utilisé jusqu'au , date de l'armistice de Cassibile.
Campagne en Italie, en Sicile et au Dodécanèse
[modifier | modifier le code]Le FIAT G.50 a opéré en Méditerranée lors de missions d'escorte de 1941 jusqu'aux derniers jours de la guerre, contribuant à couvrir la « route de la mort » vers la Tunisie. Il est resté en première ligne, comme avion d'attaque, jusqu'à la fin de la guerre, participant massivement aux opérations aériennes au-dessus de la tête de pont anglo-américaine en Sicile à partir du 25 juillet 1943.
À cette époque, le G.50 était déjà obsolète, comme chasseur et chasseur-bombardier. Contrairement au CR.42, il n'était pas adapté aux opérations de nuit. Il fut néanmoins utilisé pour des missions de couverture navale sur les routes de Sicile et de Sardaigne, des attaques au sol (avec ou sans escorte), des opérations d'assaut, des attaques légères sur des navires et d'autres missions de première ligne. Il a été aussi modifié au sein des unités pour en faire un avion de reconnaissance photographique. Environ 25 exemplaires du FIAT G.50 ont été saisis par l'armée nazie dans les Balkans (beaucoup d'autres exemplaires ont aussi été "récupérés", principalement à Rhodes et en Albanie). Certains appareils qui servaient d'intercepteurs ont été remis à l'armée de l'air croate.
Force aérienne nationale républicaine
[modifier | modifier le code]Après l'armistice de 1973, 4 appareils en parfait état ont été utilisés par l'Aeronautica Nazionale Repubblicana, étroitement liée à la Luftwaffe en Italie du Nord, pour l'entraînement.
Aeronautica Militare
[modifier | modifier le code]À la fin de la guerre, il ne restait qu'un seul FIAT G.50 biplace en service dans l'Aeronautica Militare, l'armée de l'air de la République italienne. Il s'agissait d'un modèle argenté, orné de six cocardes tricolores, utilisé pour l'entraînement à l'école aéronavale de Brindisi.
Finlande
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Fin 1939, la Finlande commande 35 chasseurs FIAT G.50 peu avant le déclenchement de la guerre. Le contrat stipulait que les 10 premiers appareils seraient livrés avant février 1940. Ainsi, le , un groupe de pilotes finlandais arrive à Rome pour un stage de pilotage sur le G.50 à l'aérodrome de Guidonia. Ils suivent un stage de perfectionnement technique dans les ateliers de FIAT Aviazione à Turin et c'est là que le lieutenant Tapanj Harmaja, lors d'un piqué à 3 500 mètres d'altitude, a atteint une vitesse de 840 km/h, vitesse supérieure à la vitesse maximale prévue par le constructeur. L'avion n'a subi que de légers dommages mineurs à la verrière et à la queue[6]. Début janvier 1940, les avions sont prêts mais l'Allemagne nazie, liée à l'Union soviétique par le pacte de non-agression, entrave leur livraison. Les avions sont alors démontés, emballés dans des caisses et chargés sur un navire norvégien dans le port de La Spezia, le « Braga », qui appareille le pour Turku, en Finlande. Les premiers chasseurs FIAT G.50 ne parviendront pas avant février 1940 à l'escadre HLeLv 26 de l'armée de l'air finlandaise (Suomen ilmavoimat), à Utti[9]. Parmi eux, deux sont perdus lors des vols de transfert, les 7 et . Les chasseurs FIAT G.50 n'ont pas eu de missions opérationnelles avant le traité de paix soviéto-finlandais du . Au tout début, les pilotes finlandais - en raison de problèmes dus à un assemblage incorrect et une maintenance négligée - n'aimaient pas beaucoup le chasseur italien, préférant, le Hawker Hurricane, le Morane-Saulnier MS.406 et même le Brewster F2A Buffalo[6] mais après l'intervention des techniciens italiens, les performances du G.50 s'améliorèrent considérablement et la première démonstration de l'efficacité de l'armée de l'air finlandaise eut lieu le 25 juin 1941, grâce à l'utilisation des monoplans FIAT G.50. Ce jour-là, les avions de l'unité de chasse HLeLv 26 ont abattu 13 bombardiers Tupolev SB sur 15[9]. Après ce premier exploit, les FIAT G.50 furent utilisés avec un grand succès jusqu'à la fin de la guerre, à tel point que sur les 177 victoires confirmées par le HLeLv 26[10], dans la période entre le et le , 99 victoires ont été obtenues par des pilotes sur FIAT G.50. Seuls 3 FIAT G.50 ont été perdus lors de combats aériens, avec un ratio victoires/pertes exceptionnel de 33/1.
Il faut noter que dans la première phase de la guerre contre l'Union soviétique, baptisée guerre d'hiver, l'armée de l'air finlandaise Suomen Ilmavoimat a rassemblé des volontaires de plusieurs pays amis, notamment la Suède.
En 1944, les FIAT G.50 sont définitivement retirés du service actif du HLeLv 26 et affectés à l'entraînement des pilotes[11].
Croatie
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En octobre 1941, la Légion aérienne croate (LAH) demande à l'Italie du matériel militaire, comprenant des chars d'assaut, des automitrailleuses, de l'artillerie et des chasseurs. Après de longues négociations, l'Italie livre 10 FIAT G.50, 9 monoplaces et 1 avion d'entraînement biplace, équipés de parachutes, radios et 4 moteurs de rechange FIAT A.74 RC.38, 1 lot de pièces détachées et des munitions. Le 12 juin, les avions FIAT G.50 décollent d'usine FIAT Aviazione de l'aérodrome de Turin Mirafiori à destination de la Croatie, mais avant de franchir la frontière, ils furent stoppés par ordre du chef d'état-major italien, Ugo Cavallero, qui craignait que des pilotes croates ne fassent défection en utilisant des chasseurs italiens. Les FIAT G.50 sont restés bloqués jusqu'au 25 juin, avant d'être affectés à l'armée de l'air croate[6]. Les avions ont été affectés au Jato 16 à Banja Luka[9]. Les FIAT G.50 ont été utilisés intensivement entre 1942 et 1945 contre les partisans yougoslaves, d'abord en Bosnie et en Herzégovine puis en Serbie, en Croatie et en Dalmatie. Après l'armistice du 8 septembre 1943, la Luftwaffe a livré à la Légion aérienne croate environ 25 FIAT G.50 capturés l'armée nazie sur les aérodromes de la Regia Aeronautica dans les Balkans. Le FIAT G.50 "Freccia" a équipé 2 unités de chasse, basées sur les aérodromes d'Agram , Banja Luka, Mostar, Zemunik Donji, Bihać et Čavle. En 1944, les FIAT G.50 sont transférés à l'école de chasse de Brežice où ils sont restés jusqu'en 1945, date à laquelle ils sont capturés par les partisans de Tito. Dans la période d'après-guerre, les monoplans FIAT étaient toujours utilisés par l'armée de l'air yougoslave, les derniers G.50 en service opérationnel dans le monde[6].
Luftwaffe
[modifier | modifier le code]La Luftwaffe a porté son attention sur plusieurs versions du FIAT G.50, en particulier le G.50/B qui a servi dans la 7e Nacht Schlacht basée en Croatie[6].
Utilisateurs
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Croatie - 9 exemplaires du FIAT G.50bis et 1 avion d'entraînement (Costruzioni Meccaniche Aeronautiche S.A.) G.50B ont été livrés en 1942. Les avions avaient été commandés et payés par le royaume de Yougoslavie.

Finlande - 35 exemplaires du FIAT G.50 ont été livrés entre décembre 1939 et juin 1940. Deux ont été perdus au cours des vols de transfert, les 7 et . Les premiers avions furent affectés à la base HLeLv 26 d'Utti et déplacés à Joroinen en février 1940. Le transfert fut retardé par les forces allemandes qui étaient alliées des soviétiques par le pacte de non-agression. Les avions FIAT ne furent pas utilisés avant la signature du traité de paix entre l'URSS et la Finlande le . Le baptême du feu des avions FIAT G.50 finlandais eut lieu le , date de l'attaque soviétique sur le territoire finlandais. Ce jour-là, les pilotes finlandais à bord des avions de chasse FIAT G.50 abattirent 13 bombardiers Tupolev SB. Après ce premier « exploit », les avions FIAT furent utilisés jusqu'à la fin du conflit en remportant de belles victoires, abattant 177 avions ennemis entre le et le , contre 41 avions perdus au total (FIAT G.50, Gloster Gladiator, Brewster B-239, Bristol Bulldog 2A, Fokker D.XXI). Le nombre exact des FIAT G.50 perdus n'est pas connu officiellement. Les derniers avions FIAT G.50 ont été retirés du service en 1947.
Italie - Regia Aeronautica l'Aviation Royale italienne
République sociale italienne - Aviation nationale républicaine italienne.
Autriche 1938 - Aviation républicaine autrichienne : 45 exemplaires
Espagne 1939-1945 - Ejército del Aire : 11 exemplaires qui appartenaient à l'Aviation légionnaire italienne en Espagne seront cédés au Grupo de Caza 27 de l'Ejercito de l'Aire, avec quelques Heinkel He 112 de fabrication allemande. Le dernier exemplaire des FIAT G.50 Freccia était encore opérationnel au début de l'année 1943.
Versions
[modifier | modifier le code]- FIAT G.50 : 1er version, (premier vol 26 février 1937),
- FIAT G.50 bis : modifications de la dérive et du timon, en complément aux modifications déjà programmées à partir du 46° exemplaire de la 1er série. Premier vol le . 421 exemplaires construits : 344 par FIAT Aviazione et 77 par sa filiale Costruzioni Meccaniche Aeronautiche S.A.. La version "bis" eu deux variantes dérivées :
- FIAT G.50 bis A : version d’assaut. G.50 convertis en chasseurs-bombardiers avec 300 kg de bombes,
- FIAT G.50 bis A/N : prototype de chasseur-bombardier biplace destiné aux porte-avions Aquila et Sparviero. Il vole la première fois le . L'armement comprend 4 mitrailleuses de 12,7 mm et une bombe de 250 kg,
- FIAT G.50 ter : version avec moteur FIAT A.76 RC.40 de 1 000 ch, 1er vol en juin 1941 à 530 km/h. 1 ex construit,
- FIAT G.50 B : version à doubles commandes pour la formation des pilotes de chasse. 1er vol le . 108 exemplaires construits entre 1940 et 1943 par la filiale CMASA. Détail caractéristique : son long toit transparent.
- FIAT G.50 V : 1 prototype équipé du moteur Daimler-Benz DB 601. A volé pour la première fois le à 580 km/h; A connu beaucoup de problèmes avec le système de refroidissement. Projet abandonné.
- FIAT G.51 : version de production dérivée du G.50 V, abandonnée au profit du FIAT G.55,
- FIAT G.52 : variante du G.50, propulsée par un moteur FIAT A.75 RC.53. La mise au point du moteur n'a jamais été terminée et le chasseur G.52 n'a jamais volé.
Avions encore existants
[modifier | modifier le code]Un seul G.50 croate, le FIAT G.50 bis MM.6182 biplace, est encore complet de nos jours. Depuis 2006 l'avion est en dépôt en attente de restauration au Musée de l'aviation de Belgrade.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Cattaneo (1967)
- Avions Militaires 1919–1939 – Profils et Histoire (1979)
- Air International (Mai 1988)
- ↑ Malizia (2004)
- Gunston (1988)
- Arena (1996)
- ↑ Ethell (1995)
- ↑ Nino Arena - 50º Stormo Assalto
- Neulen (2000)
- ↑ 177 avions abattus confirmés entre le et le 4 septembre 1944, contre 41 avions perdus (Gloster Gladiator, Brewster B-239, Bristol Bulldog 2A, Fokker D.XXI et G.50). Les données relatives au nombre de G.50 perdus ne sont pas disponibles.
- ↑ Ruberti (1972)
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Italo de Marchi, « FIAT G.50 « Freccia » », Le Fana de l'Aviation, no 116, , p. 19-23.
- Enzo Angelucci et Paolo Matricardi, La Seconde Guerre mondiale - France, Allemagne, Angleterre, etc., t. 3, Elsevier Sequoia, coll. « Multiguide aviation », (ISBN 2-8003-0387-5), p. 208-209.
Voir aussi
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Aéronefs comparables
- Bloch MB.152
- Curtiss P-36
- Curtiss-Wright CW-21
- Focke-Wulf Fw 190
- Hawker Hurricane
- IAR-80
- Macchi MC.200
- Messerschmitt Bf 109
- Mitsubishi A6M Zero
- Nakajima Ki-43
- Reggiane Re.2000
- Rogožarski IK-3
- Seversky P-35
