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Club Social y Deportivo Colo-Colo

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CSD Colo-Colo
Logo du CSD Colo-Colo
Généralités
Nom complet Club Social y Deportivo Colo-Colo
Surnoms Los Albos,
El Cacique[1],
El Eterno Campeón,
El Mas grande,
El Popular,
El Colo[2]
Fondation (100 ans)
Couleurs Noir et blanc
Stade Estadio Monumental
David Arellano

(47 017 places)
Siège Avenida Marathón 5300
782-0919 Macul, Santiago
Championnat actuel Liga de Primera
Président Edmundo Valladares
Entraîneur Fernando Ortiz (en)
Joueur le plus capé Lizardo Garrido (559)
Meilleur buteur Carlos Caszely (208)
Site web colocolo.cl
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat du Chili (34)
Coupe du Chili (14)
Supercoupe du Chili (3)
International[Note 1] Copa Libertadores (1)
Recopa Sudamericana (1)
Copa Interamericana (1)

Maillots

Domicile

Extérieur

Neutre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Liga de Primera 2026
0

Le Club Social y Deportivo Colo-Colo, couramment abrégé en CSD Colo-Colo, est un club chilien de football, basé dans le quartier de Macul à Santiago.

Fondé le par David Arellano[3], Colo-Colo est le seul club du pays à avoir participé à toutes les éditions de la Primera División, dont il est le club le plus titré. C'est le seul club chilien à avoir remporté la Copa Libertadores, en 1991. En 2009, l'IFFHS élit Colo-Colo comme le meilleur club chilien du XXe siècle et le place dans les 20 meilleurs clubs d'Amérique du sud[4].

Club le plus populaire du pays, Colo-Colo est depuis 1975 résident de l'Estadio Monumental David Arellano. Il nourrit une rivalité historique avec l'autre grand club de la capitale, Universidad de Chile, avec lequel il dispute le célèbre Superclásico.

Fondation et années amateur (1925-1932)

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Les « invincibles » de Colo-Colo, en 1925.

Au début de l’année 1925, le Club Deportivo Magallanes traverse une grave crise institutionnelle, provoquée par des conflits entre les dirigeants et certains de ses footballeurs. Les joueurs les plus jeunes de l’équipe, menés par David Arellano, exigent une série de réformes concernant la gestion administrative et financière du club. Parmi celles-ci figurent l’exonération des joueurs de l’équipe première du paiement des cotisations mensuelles exigées par l’institution, la mise en place de régimes d’entraînement hebdomadaires, la fourniture d’un équipement sportif complet, ainsi que l’amélioration des infrastructures et des services médicaux[5]. L’opposition de la direction du club, d’anciens joueurs et de plusieurs membres à ces revendications conduit les footballeurs contestataires à démissionner du club. Ces joueurs décident alors de fonder une nouvelle équipe[6]. Après plusieurs réunions et négociations, Arellano et les autres joueurs fondent officiellement le club le . Le nom « Colo-Colo » est choisi en référence à Colocolo, chef mapuche ayant combattu les Espagnols au XVIe siècle lors de la Guerre d'Arauco[7]. Le club devient ainsi la première équipe chilienne à instaurer un régime de fonctionnement professionnel, bien que sans versement de salaires, avec des entraînements obligatoires, une préparation structurée des actions de jeu et l’application de principes tactiques[8].

En 1925 l'équipe de Colo-Colo remporte pour sa première saison la Primera División de la Liga Metropolitana en étant invaincue, s'imposant sans conteste comme la meilleure équipe de la capitale et devient vite très populaire[9]. Le club ne défend pas son titre la saison suivante mais en 1927, part en tournée en Europe, une première pour un club chilien. La tournée tourne au drame quand David Arellano, fondateur et capitaine du club, se blesse lors d'un match face au Real Valladolid. Victime d'une péritonite, il meurt dès le lendemain[10]. Malgré cette immense perte, le club poursuit sa route, et remporte le championnat unifié de Santiago en 1928[11], 1929[12] et 1930[13].

En 1931-1932 le club traverse une première crise interne quand les dirigeants décident d'investir largement pour recruter des joueurs de l'extérieur, ce qui entraîne des difficultés financières. Celles-ci entraînent une réduction des primes et incitations économiques accordées aux joueurs de l’équipe première, provoquant une forte opposition de la part des footballeurs concernés ainsi que de certains dirigeants du club[14]. De plus, Colo-Colo est marqué par un nouveau drame quand le , lors de la finale du championnat de Santiago disputée face à Audax Italiano, une tribune du stade s'effondre sur des spectateurs faisant 3 morts et 130 blessés. Le match est annulé et le titre non attribué[15].

Débuts du professionnalisme (1933-1973)

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Colo-Colo champion du Chili en 1937.

Les années 1930 se poursuivent avec la création de la première Ligue professionnelle du pays, initiative développée conjointement avec d’autres clubs de la capitale. Le premier tournoi d'ouverture de l'histoire, en 1933, est remporté par Colo-Colo, qui bat l'Unión Española en finale[16]. En revanche, lors du premier championnat officiel, l’équipe termine à égalité de points avec Magallanes, ce qui impose la tenue d’un match de barrage, remporté 2 buts à 1 par les Magallánicos[17]. En 1937, Colo-Colo remporte, sans connaître la défaite, le premier titre national de son histoire[18]. En 1939, le club décroche son deuxième championnat, sous la direction technique de l’entraîneur hongrois Franz Platko, et grâce au prolifique attaquant Alfonso Domínguez, auteur de 32 buts en 24 matchs[19],[20].

Au cours des années 1940, toujours sous la direction de Franz Platko, le club remporte un nouveau titre en 1941[21]. Par la suite, Colo-Colo s’adjuge les championnats de 1944[22] et de 1947[23]. Pourtant, deux ans plus tôt en 1945, le club réalise l’une des pires saisons de son histoire, en terminant le championnat à l’avant-dernière place, devant le Club de Deportes Badminton (es)[24]. Le titre de 1947 est l'occasion pour le club d'organiser à Santiago une compétition continentale, le championnat sud-américain des clubs champions, début 1948. Considérée comme l'ancêtre de la Copa Libertadores[25], la compétition est remportée par les Brésiliens de Vasco da Gama[26].

En 1953, sous la présidence d’Antonio Labán, le club recrute en provenance du club anglais de Newcastle United, l’attaquant Jorge Robledo ainsi que son frère Ted Robledo (en), partis en Angleterre pendant leur enfance[27]. Meilleur buteur du championnat en 1953[28] et 1954[29], George Robledo contribue activement aux deux titres de champion en 1953[30] et en 1956[31] (l'équipe termine également à la deuxième place du championnat en 1954, 1955 et 1958), et remporte la première édition de la Coupe du Chili en 1958[32]. À cette même période, le club fait l’acquisition d’un terrain de 28 hectares, situé dans la commune de Macul, où débute la construction du futur Estadio Monumental[33]. En parallèle, le club achète en un siège social situé au 41, rue Cienfuegos[34].

La décennie suivante commence avec le titre de 1960[35] et la première participation du club en Copa Libartadores l'année d'après. Colo-Colo est cependant éliminé dès le premier tour par les Paraguayens d'Olimpia Asunción, finalistes l'année précédente[36]. Le club est de nouveau champion du Chili en 1963[37], ce dernier titre restant particulièrement marquant dans l’histoire du club. En effet, deux records y sont établis : le plus grand nombre de buts inscrits par un club sur une saison, avec 103 buts[38], et le plus grand nombre de buts marqués par un joueur de Colo-Colo sur une saison, réalisé par Luis Hernán Álvarez, auteur de 37 réalisations[25]. L’année 1963 marque également la fin de la tradition, en vigueur depuis 1944, de n’aligner que des joueurs chiliens, avec le recrutement de l’Argentin Walter Jiménez (en)[39]. Jusqu’à la fin de la décennie, Colo-Colo enchaîne des campagnes irrégulières dans les compétitions nationales, dominées par Universidad de Chile et Universidad Católica. Cette période sans titre prend fin avec la conquête du championnat de 1970, le dixième de l’histoire du club[40].

Colo-Colo 73 et domination dans les années 1980 (1972-1990)

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En 1972, sous la direction de Luis Álamos[41], et avec des joueurs majeurs tels que Francisco Valdés et Carlos Caszely[42], Colo-Colo remporte de nouveau le championnat national[43] et établit en outre un record d’affluence moyenne au Chili, avec 45 929 spectateurs par match[44]. Cette équipe constitue la base du célèbre « Colo-Colo 73 », premier club chilien à atteindre la finale de la Copa Libertadores, qu’il perd 2-1 après prolongations face à l'Independiente d’Argentine[45],[46]. Cette glorieuse équipe compose la colonne vertébrale de l'équipe du Chili à la Coupe du monde 1974, dont Álamos est le sélectionneur[25]. À la suite de ce titre de vice-champion continental, le club entre dans une crise sportive et institutionnelle et ne parvient pas à reproduire ses succès sur le terrain, restant sans titre de champion jusqu’en 1979[47]. L’équipe sacrée cette année-là s’appuie notamment sur le talent du milieu de terrain brésilien Severino Vasconcelos (en), aux côtés de Carlos Caszely, revenu après une expérience dans le football espagnol[48]. Aussi, en 1975, la construction de l'Estadio Monumental est achevée et le stade est inauguré lors d'un match de championnat contre le Deportes Aviación (en), mais en raison de problèmes d'infrastructure et d'autres services de base, le stade est finalement fermé pour une durée indéterminée[49].

Au cours des années 1980, Colo-Colo remporte les titres nationaux de 1981[50] et 1983[51] sous la direction de l’entraîneur Pedro García (en), puis ceux de 1986[52] et 1989 avec Arturo Salah à la tête de l’équipe. Durant cette décennie, le club gagne également la Coupe du Chili à quatre reprises. En revanche, la Copa Libertadores demeure une déception majeure, Colo-Colo ne parvenant à dépasser la phase de groupes qu’en 1988. À la fin de la décennie, le , l'Estadio Monumental est inauguré de manière définitive lors d’un match opposant Colo-Colo au club uruguayen de Peñarol, remporté 2 buts à 1 par le club chilien grâce à des réalisations de Marcelo Barticciotto et Leonel Herrera (en), fils de l’ancien défenseur emblématique des années 1970 portant le même nom[53].

Succès internationaux puis faillite (1991-2005)

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La décennie des années 1990 entre rapidement dans l’histoire du club en tant que période la plus prolifique en termes de titres remportés et comme celle de l’obtention des premiers trophées internationaux. Au milieu de l’année 1990, le club recrute l’entraîneur croate Mirko Jozić, sous la direction duquel l’équipe décroche son premier bicampeonato en étant sacrée championne cette même année[54],[55]. Le , Colo-Colo remporte la Copa Libertadores 1991 en battant Olimpia du Paraguay sur le score de 3 buts à 0 à l'Estadio Monumental, grâce à deux buts de Luis Pérez (en) et un de Leonel Herrera[56]. Il devient ainsi le premier club chilien à remporter une compétition internationale officielle[56]. La même année, le club s’incline en finale de la Coupe intercontinentale à Tokyo, battu 3 buts à 0 par l’Étoile rouge de Belgrade[57]. Sur le plan national, Colo-Colo réalise pour la première fois un triplé de titres consécutifs en remportant également le championnat de 1991[58]. L’année suivante, le club remporte la Recopa Sudamericana en s’imposant aux tirs au but face à Cruzeiro du Brésil, ainsi que la Copa Interamericana en battant Puebla du Mexique. En 1993, Mirko Jozić obtient son dernier titre avec Colo-Colo en remportant le championnat national[59].

Après le départ de Jozić, Colo-Colo traverse plusieurs années d’instabilité, causées par des luttes internes pour la présidence entre les factions menées par Peter Dragicevic et Eduardo Menichetti, conflit qui se conclut par l’élection du premier, tandis que la dette du club augmente progressivement. Sur le plan sportif, ces difficultés sont en partie compensées par l’arrivée de l’entraîneur paraguayen Gustavo Benítez en 1995. Sous sa direction, le club remporte le championnat de 1996 et la Coupe nationale de la même année, le tournoi de clôture de 1997 et le championnat de 1998, tout en atteignant à deux reprises les demi-finales de la Supercopa Sudamericana et une fois celles de la Copa Libertadores[60]. Toutefois, malgré ces succès sportifs, la mauvaise gestion financière et les dépenses excessives liées aux recrutements plongent progressivement le club dans une grave crise économique[61].

Après le départ de Benítez en 1999, les années 2000 s’ouvrent sur la période la plus sombre de l’histoire financière du club. Cette crise atteint son paroxysme le , lorsque la justice prononce la faillite de Colo-Colo et confie son administration au syndic Juan Carlos Saffie. Sa gestion permet la poursuite des activités du club, condition indispensable pour éviter la perte de sa personnalité juridique et la mise aux enchères de ses biens[62]. Malgré la faillite, Colo-Colo remporte le tournoi de clôture 2002[63],[64] sous la direction de l’entraîneur Jaime Pizarro[65], avec une équipe composée presque exclusivement de jeunes joueurs issus du centre de formation. En 2005, la société anonyme Blanco y Negro S.A. reprend l’administration du club et obtient la concession de l’ensemble de ses actifs pour une durée de trente ans en échange du paiement de toutes les dettes, à travers un processus d’ouverture du capital à la Bourse de commerce de Santiago. Au début de l’année 2006, la justice met définitivement fin à la procédure de faillite[66].

De nombreux titres nationaux (2006-2008)

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Colo-Colo champion du Chili en 2006.

À la fin de l’année 2005, l’entraîneur Ricardo Dabrowski est limogé et remplacé par l’ancien joueur argentin Claudio Borghi. Colo-Colo présente alors un effectif profondément renouvelé et très jeune, composé notamment de joueurs issus du centre de formation comme Matías Fernández, Jorge Valdivia,Claudio Bravo, Gonzalo Fierro et Arturo Vidal, auxquels s’ajoutent les recrues comme Humberto Suazo. Le club remporte le tournoi d'ouverture en battant son rival historique, l’Universidad de Chile, en finale après une séance de tirs au but[67]. Au second semestre, Colo-Colo participe à la Copa Sudamericana 2006 et atteint la finale grâce aux bonnes performances de Sebastián Cejas (en), Humberto Suazo, Alexis Sánchez et surtout Matías Fernández. En quarts de finale, le club élimine Gimnasia y Esgrima La Plata d’Argentine, puis bat le Toluca mexicain en demi-finale. En finale, Colo-Colo affronte les Mexicains de Pachuca, obtenant un match nul 1-1 au stade Hidalgo avant de s’incliner 2-1 lors du match retour, le , à l'Estadio Nacional[68]. Parallèlement, sur la scène nationale, Colo-Colo atteint la finale du tournoi de clôture et bat Audax Italiano 3-0 puis 3-2, remportant ainsi son 25e titre de champion du Chili[69]. À la fin de l’année, Matías Fernández quitte le club pour rejoindre Villarreal CF après avoir été élu meilleur joueur d’Amérique du Sud[70]. L’année suivante, Colo-Colo remporte le tournoi d'ouverture 2007 et devient triple champion pour la deuxième fois de son histoire. Lors de la dernière journée, l’équipe bat Palestino 1-0 et termine en tête avec un point d’avance sur l’Universidad Católica et trois sur Audax Italiano. Au second semestre, Colo-Colo devient le premier club chilien à remporter quatre championnats nationaux consécutifs en s’adjugeant le tournoi de clôture 2007 après avoir battu l’Universidad de Concepción en finale[71].

Après le départ de Borghi, Fernando Astengo prend en charge l’équipe. Colo-Colo atteint la finale du tournoi d'ouverture 2008, mais s’incline face à Everton de Viña del Mar sur le score cumulé de 3-2 après les matchs aller et retour[72]. Par la suite, sous la direction de Marcelo Barticciotto, Colo-Colo remporte le tournoi de clôture 2008, décrochant son 28e titre national en battant Palestino en finale. Lucas Barrios se distingue particulièrement en inscrivant 37 buts sur la saison, égalant le record établi en 1963 par Luis Hernán Álvarez[73],[74]. L’année suivante, le club devient la première équipe professionnelle à disputer un match sur l’île de Pâques, face à une sélection locale, dans le cadre de la Coupe du Chili[75]. En revanche, le tournoi d'ouverture 2009 se solde par une campagne décevante, marquée par une élimination précoce hors des play-offs pour la première fois. Le tournoi de clôture débute également difficilement, Colo-Colo flirtant avec les places de barrage, mais l’équipe parvient à atteindre la finale des play-offs et bat l’Universidad Católica, remportant ainsi un nouveau titre[76].

Saisons blanches puis retour au sommet (2010-2018)

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En 2010, Colo-Colo est éliminé dès la phase de groupes de la Copa Libertadores, terminant troisième avec huit points. L’entraîneur Hugo Tocalli démissionne et est remplacé par Diego Cagna[77]. Le championnat national est perturbé par le séisme de février, et après la phase aller, Colo-Colo se retrouve en tête du classement. L’équipe se qualifie pour la Copa Sudamericana 2010 mais est éliminée dès le premier tour parle club bolivien Universitario de Sucre. En Coupe nationale, Colo-Colo est éliminé par Curicó Unido aux tirs au but. En championnat, malgré une avance de sept points à sept journées de la fin, le club laisse échapper le titre, finalement remporté par l’Universidad Católica[78].

En 2011, après une mauvaise série de résultats sous Diego Cagna, conclue par une défaite 5-1 face à l’Universidad de Concepción, l’entraîneur démissionne. Luis Pérez assure l’intérim jusqu’à l’arrivée d’Américo Rubén Gallego[79]. Celui-ci remporte quatre victoires consécutives, avant une baisse de régime. Colo-Colo est éliminé en phase de groupes de la Copa Libertadores après une remontée de Cerro Porteño et une défaite 3-2. En championnat, le club se qualifie pour les play-offs en tant que huitième et est éliminé par l’Universidad Católica après une lourde défaite 4-0 et un match nul 1-1 au retour. En Coupe du Chili, Colo-Colo termine 21e du classement général avec huit points[80]. Après deux journées du tournoi de clôture et une défaite 3-0 à Collao, Gallego est renvoyé. Luis Pérez assure un nouvel intérim positif avant l’arrivée d’Ivo Basay. L’équipe termine troisième de la phase régulière, élimine La Serena en quarts de finale, puis est éliminée par Cobreloa en demi-finale[81].

Après quatre saisons blanches consécutives de 2010 à 2013, Héctor Tapia prend alors les commandes par intérim et instaure un jeu renouvelé avec de jeunes joueurs issus du centre de formation tels que Claudio Baeza, Esteban Pavez ou Juan Delgado, soutenus par des cadres expérimentés comme Justo Villar, Gonzalo Fierro et José Pedro Fuenzalida. Le renouveau du club s’illustre lors d’un Superclásico remporté 3-2 contre l’Universidad de Chile. Lors du tournoi de clôture 2014, Tapia est confirmé à son poste et les arrivées d’Esteban Paredes, Jaime Valdés et Julio Barroso renforcent l’équipe. Colo-Colo domine le championnat et remporte le titre après une victoire 1-0 contre Santiago Wanderers, mettant fin à quatre années sans championnat et décrochant son trentième titre de champion[82],[83]. Cette base permet ensuite de remporter le tournoi d'ouverture 2015, la Coupe du Chili 2016 et la Supercoupe du Chili 2017[84]. Le , Colo-Colo remporte son 32e titre national en battant Huachipato 3-0, sous la direction de Pablo Guede[85]. Le , le club conserve la Supercoupe du Chili en battant Santiago Wanderers 3-0[86]. Le , Pablo Guede démissionne en raison de mauvais résultats et de tensions internes[87].

Au bord de la relégation avant de gagner à nouveau (depuis 2020)

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Au cours de la saison 2020, le club connaît la pire saison de son histoire. La mauvaise préparation qui suit l'arrivée de la pandémie de Covid-19 au Chili, laquelle paralyse le football chilien pendant plus de cinq mois, plonge progressivement le club dans les dernières places du classement général. À partir de la onzième journée, Colo-Colo se retrouve dans la zone de relégation, ce qui entraîne le départ de l'entraîneur intérimaire Gualberto Jara (en) après la treizième journée. Son successeur est Gustavo Quinteros. Le club occupe la dernière place (18e) du classement de la vingtième à la vingt-huitième journée, avant de parvenir à élever son niveau de jeu lors des dernières rencontres. À l'occasion de la dernière journée, une victoire face à O'Higgins aurait suffi à écarter définitivement tout risque de descente ; le match se conclut cependant sur un match nul 1-1, après un but sur penalty de Tomás Alarcón à la dernière minute[88]. Le club est ainsi contraint de disputer un match de barrage contre l'Universidad de Concepción afin de désigner le dernier relégué de la saison. Colo-Colo s'impose finalement 1-0 grâce à un but solitaire de l'Argentin Pablo Solari, préservant ainsi son statut de seul club chilien à n'avoir jamais été relégué[89].

Après ce sauvetage in extremis, le club retrouve son meilleur niveau et remporte son 33e titre de champion du Chili lors de la saison 2022[90]. L'année suivante, Colo-Colo participe à la Copa Libertadores 2023, mais est éliminé dès le premier tour, se retrouvant reversé en Copa Sudamericana, où il est aussi éliminé par América Mineiro dès les barrages[91]. La saison s'achève avec une troisième place au championnat national et la conquête de la 14e Coupe du Chili, couronnant ainsi une ère au cours de laquelle Gustavo Quinteros a conduit le club depuis la relégation vers une renaissance[92]. Après le départ de Gustavo Quinteros, Jorge Almirón prend les rênes du club, en provenance de Boca Juniors[93]. Si ses débuts en championnat sont irréguliers, il brille sur la scène continentale où il se qualifie jusqu'en quarts de finale de la finale de la Copa Libartadors avant d'être finalement éliminé par à River Plate[94]. Sur le plan national, après des débuts en demi-teinte, Colo-Colo remporte la Supercoupe du Chili[95], puis enchaîne une série d'invincibilité en championnat qui lui permet de combler un retard de dix points sur l'Universidad de Chile, avant de s'assurer un 34e championnat national lors de la dernière journée face au Deportes Copiapó (en)[96].

Colo-Colo est le club le plus titré du Chili[97].

Compétitions nationales Compétitions internationales

Identité du club

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Couleurs et maillots

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Maillot de la finale de la Libertadores 1991.

Le maillot du club est défini par Juan Quiñones le , jour même de la fondation du club : maillot blanc, short noir, chaussettes bleu marine à bande blanche et chaussures noires à bande rouge, selon la proposition de David Arellano. Concernant les chaussettes, il a longtemps été affirmé que ce modèle est adopté en hommage à la Marine chilienne ; en réalité, ce choix est lié au fait que Guillermo Cáceres, qui en propose le design, connaît des revendeurs clandestins de fournitures navales à Valparaíso[98]. Par ailleurs, les chaussures utilisées par le club à ses débuts, confectionnées par David Arellano et un cordonnier du nom de Navarrete, sont les premières du Chili à être dotées d'un système de crampons[99]. Depuis la mort d'Arellano à Valladolid, lors de la tournée internationale de 1927, le maillot de Colo-Colo porte un crêpe — une bande horizontale noire — symbolisant le deuil éternel de l'institution à la suite du décès de son fondateur[100]. En raison de ce symbole, l’équipe reçoit dans les années 1930 le surnom de « les endeuillés ». À l’origine, cette bande noire est placée sur la manche gauche du maillot, jusqu’à son déplacement au-dessus de l’écusson du club en 1974[101].

Concernant le deuxième maillot, Colo-Colo utilise au fil de son histoire de nombreux modèles et couleurs. Le premier est constitué d’un maillot vert, porté pour la première fois en 1927. À partir de cette période, le club modifie régulièrement sa tenue de rechange, jusqu’à ce qu’au milieu des années 1970, il adopte officiellement un uniforme rouge, conservant le même short et les mêmes bas que l’uniforme principal. En 1988, le maillot noir est établi comme tenue alternative officielle[102].

Buste de Colocolo, emblème du club.

Le premier écusson du club présente les couleurs du drapeau chilien : un fond bleu, une bande transversale rouge et le nom du club inscrit en blanc. Au cours des années 1930, cet écusson s'élargit dans sa partie supérieure afin de faciliter la broderie sur le maillot[103],[104]. Dans les années 1940, trois pointes sont ajoutées en partie haute, le nom de l'institution est inscrit horizontalement et le sigle « FC » figure au centre de l'écusson, qui conserve en permanence les couleurs du drapeau national. Ce modèle est adopté sur le maillot à partir de la saison 1947[104],[105].

En 1950, un motif central vient s'ajouter à l'écusson précédent : le profil d'un Mapuche, dont le style évolue au fil du temps jusqu'à sa version définitive en 1988[104]. En 1992, à la suite de la conquête de la Copa Libertadores, l'emblème abandonne son fond bleu caractéristique au profit d'un fond blanc aux bordures noires, symbolisant les couleurs du maillot. Cette version ne dure qu'une saison : dès l'année suivante, l'emblème retrouve ses couleurs d'origine[105].

Le stade dont Colo-Colo est le club résident s'appelle l'Estadio Monumental David Arellano, situé à Macul dans le centre de Santiago du Chili. Il est baptisé en hommage à David Arellano, joueur fondateur du club. Projeté dès les années 1930, construit à partir de 1956, partiellement démoli par les séismes de 1960, le stade n'est utilisé la première fois qu'en 1975 puis est rapidement fermé[25]. Le stade n'est officiellement inauguré que le 30 septembre 1989. Sa capacité dépasse à son inauguration les 62 000 places : 66 517 supporters assistent notamment à la finale de la Copa Libertadores 1991. Le record d'affluence est battu avec 69 305 spectateurs pour le derby face à la Universidad de Chile en 1992. Elle a été par la suite réduite à 47 017[106], pour des raisons de sécurité notamment. Il remplace à l'occasion l'Estadio Nacional de Chile quand ce dernier est indisponible, notamment pour les matchs de l'équipe du Chili de football.

Lors de ses premières années, le club évolue dans différents lieux qui ne lui appartiennent pas, notamment le Campos de Sports de Ñuñoa (à partir de 1928) et l'Estadio Santa Laura. À la suite de la construction de l'Estadio Nacional en 1938, Colo-Colo y élit domicile en attendant la construction de son propre stade. En 1946, Colo-Colo achète l'Estadio de Carabineros (plus connu comme el Fortín Mapocho), fermé pour des raisons de sécurité, avec le projet d'y construire un nouveau stade. Mais l'inadéquation du terrain et l'interdiction de construire prise par les autorités empêchent la réalisation du projet. La revente des terrains au Seguro Obrero permet cependant le financement d'un nouveau terrain.

L'entrée du musée de Colo-Colo.

En 1956, sous la présidence d'Antonio Labán, le club achète un terrain de 28 hectares au sud de la capitale, avec pour projet la construction d'un stade de 120 000 places. Le choix du Chili comme organisateur de la Coupe du monde de football 1962 permet au club d'obtenir un temps le soutien du parlement, qui se rétracte finalement à la suite du séisme de 1960 de Valdivia[107], ce qui met un terme au projet à court terme. Grâce aux bénéfices engrangés en 1972 et 1973, le club relance la construction de l'enceinte, qui est finalement inaugurée le 20 avril 1975 face au Deportes Aviación. Mais le manque de fonctions de base provoque sa fermeture peu de temps après[107]. L'année suivante, la direction du club est écartée par le gouvernement militaire d'Augusto Pinochet. Le groupement économique placé à la tête du club, baptisé BHC, organise la revente du stade au Trésor chilien, censé achever les travaux. Après la chute de Pinochet, le club récupère son bien ; il fait alors appel à ses adhérents et partenaires pour réunir les fonds nécessaires à l'achèvement du stade, en complément de la vente d'Hugo Rubio à Bologne. L'Estadio Monumental est ré inauguré le 30 septembre 1989 lors d'un match contre les Uruguayens du Peñarol, remporté par les hôtes 2-1.

Le stade dispose par ailleurs d'un musée consacré au club, inauguré en juin 2009, contenant tous les trophées remportés par l'effectif professionnel, dont la Copa Libertadores remportée en 1991, les maillots portés par le club au fil de l'histoire, ainsi qu'une maquette du stade[108].

Personnalités du club

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Joueurs emblématiques

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Joueurs les plus capés
Rang Pays Nom Matches Période
1 Lizardo Garrido 559
2 Leonel Herrera 556
3 Gonzalo Fierro 471
4 Jaime Pizarro 452
5 Luis Mena 444
6 Misael Escuti 436
7 Francisco Valdés 412
8 Marcelo Barticciotto 405
9 Carlos Caszely 374
- Miguel Ramírez 374

Depuis sa fondation, Colo-Colo a vu passer des centaines de footballeurs, la grande majorité de nationalité chilienne et une part importante issue du centre de formation du club. C'est notamment le cas de Francisco Valdés, le meilleur buteur de l'histoire du club et du football chilien, Carlos Caszely, le troisième meilleur buteur de la sélection chilienne, Roberto Rojas, considéré comme l'un des meilleurs gardiens de but sud-américains du XXe siècle par l'IFFHS[109] et le milieu de terrain Matías Fernández, élu meilleur joueur sud-américain de l'année 2006. Colo-Colo est le club ayant fourni le plus de joueurs à l'équipe du Chili de football, avec en 2007, 140 internationaux (et de l'ordre de 1 500 capes). Les premiers d'entre eux furent les fondateurs du club David Arellano et Humberto Moreno. Jaime Pizarro est le Cacique ayant été sélectionné le plus de fois au sein de la Roja (53 entre 1986 et 1993), suivi par Francisco Valdés (51), Carlos Caszely (45) et Lizardo Garrido[110].

Le gardien de but Misael Escuti est le Cacique ayant disputé le plus de matchs nationaux (417 entre 1946 et 1964)[111], suivi du défenseur Leonel Herrera Rojas (en) (413), Francisco Valdés (354) et Lizardo Garrido (343). Au niveau international, l'attaquant argentin Marcelo Barticciotto compte un record de 86 rencontres ; Lizardo Garrido détient lui le record de matchs en Copa Libertadores uniquement (67 matchs)[112]. Les meilleurs buteurs de Colo-Colo en matchs officiels, toutes compétitions confondues, sont les Chiliens Carlos Caszely et Francisco Valdés, avec respectivement 208 et 205 buts. Ils sont suivis par Esteban Paredes -encore en activité- avec 200 buts . En championnat uniquement, Valdés compte 179 réalisations et Caszely 171. Ils sont suivis au classement par les Chiliens Manuel Muñoz (120), Alfonso Domínguez (116) et Luis Hernán Álvarez (104) ainsi que le Brésilien Elson Beiruth (110). Luis Hernán Álvarez et Lucas Barrios détiennent le record du nombre de buts inscrits en une saison de championnat (37), respectivement en 1963 et en 2008 ; Humberto Suazo le record toutes compétitions confondues (47 en 2006[Note 2]).

Meilleurs buteurs
Rang Pays Nom Buts Période
1 Carlos Caszely 208
2 Francisco Valdés 205
3 Esteban Paredes 200
4 Manuel Muñoz 120
5 Alfonso Domínguez 116
6 Elson Beiruth 110
7 Gonzalo Fierro 106
8 Luis Hernán Álvarez 102
9 George Robledo 94
10 Enrique Hormazábal 94

En termes de palmarès, le recordman en championnat est le défenseur Luis Mena Irarrázabal avec douze titres (entre 1996 et 2014), suivi de Marcelo Barticciotto, Raúl Ormeño et David Henríquez avec sept. En considérant l'ensemble des compétitions, le gardien de but Marcelo Ramírez et Lizardo Garrido comptent quinze trophées (six championnats et six coupes du Chili, ainsi que les trois trophées continentaux de 1991-1992), suivi de Jaime Pizarro avec 14 titres.

Enfin, outre l'Argentin Barticciotto et le Brésilien Beiruth, quelques joueurs étrangers emblématiques ont également porté le maillot blanc et noir : le premier d'entre eux est l'Italien José Rosetti (es) en 1927, imité par quelques Argentins dans les années 1930 et 1940. Le club s'ouvre de nouveau aux étrangers à partir de la fin des années 1960, avec notamment les Brésiliens Severino Vasconcelos (en) et Emerson Pereira (respectivement deux et trois titres de champion), les Argentins Ramón Héctor Ponce (en) (champion en 1979) et Marcelo Espina (quatre titres) ou encore le Bolivien Marco Etcheverry, deuxième au classement du joueur sud-américain de l'année 1993.

Entraîneurs

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Claudio Borghi, premier entraîneur vainqueur de quatre championnats du Chili consécutifs.

Pendant les premières années d'existence de Colo-Colo, les fonctions d'entraîneur et de directeur technique ont été occupés par David Arellano[113], capitaine de l'équipe et fondateur du club, qui se chargeait de diriger l'entraînement, de la préparation des joueurs, de l'analyse des clubs des rivaux et des aspects tactiques. Toutes ces pratiques qu'il avait observées pendant son séjour en Uruguay en 1924. À la suite du décès brutal d'Arellano en 1927, la direction du club prend en charge la plupart de ces fonctions, les footballeurs les plus expérimentés, notamment les internationaux Guillermo Saavedra et Guillermo Subiabre, influant sur les décisions techniques.

Des affrontements entre les footballeurs et la direction se produisent, conduisant par exemple au départ du président Carlos Cariola en 1929. En 1930 et 1931, le club fait appel sporadiquement au Hongrois György Orth, par ailleurs sélectionneur de l'équipe nationale. L’avènement du professionnalisme en 1933 réduit quelque peu les conflits entre joueurs et dirigeants, bien que la charge d'entraîneur reste confiée alternativement au capitaine de l'équipe (comme Arturo Torres, vainqueur du premier championnat professionnel du club en 1937) et à des techniciens venus de l'extérieur. En 1939, le club fait appel au l'entraîneur hongrois Franz Platko, passé par la France, le FC Barcelone et Arsenal FC notamment, qui introduit au Chili la tactique du « WM », révolutionnaire à cette époque, ainsi que le principe du marquage individuel. Il remporte le championnat en 1939 et 1941 avant de poursuivre sa carrière sous d'autres cieux, notamment à la tête de la sélection chilienne. Il reviendra à Colo-Colo deux reprises, en 1946-1947 et en 1953, au cours de laquelle il remporte un troisième titre.

Par la suite le club fera appel à des entraîneurs chiliens souvent, parfois étrangers et notamment argentins. Ils restent rarement plus de deux saisons en place, comme Ferenc Puskás, considéré comme l'un des meilleurs footballeurs de l'histoire, qui ne connaît pas le succès lors de son passage à Colo-Colo au milieu des années 1970.

Luis Álamos, ancien sélectionneur national surnommé « Zorro » en français : « le renard », arrive en 1972 et pour sa première saison remporte le championnat. L'année suivante il entre dans l'histoire du football chilien en menant Colo-Colo en finale de la Copa Libertadores 1973. Il retrouve par la suite la sélection du Chili, qu'il mène à la Coupe du monde 1974. En 1991, le club fait appel au Yougoslave Mirko Jozić, vainqueur quelques années plus tôt de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 1987 organisée par le Chili, qui avait dirigé pendant quelques mois la formation du club en 1988. Jozić remporte le championnat en 1990 et attaque avec ambition la Copa Libertadores 1991, que son équipe remporte à la surprise des observateurs, tout en préservant son titre national. Les trois années suivantes lui permettent de remporter encore deux trophées continentaux et un dernier titre de champion.

Le Paraguayen Gustavo Benítez connaît à son tour un certain succès sur le banc Colo-Colo. Arrivé en 1995, il remporte les championnats de 1996, 1997 et 1998, la Coupe du Chili de 1996, et atteint les demi-finales dans la Copa Libertadores 1997 et de la Supercopa Sudamericana en 1996 et 1997. L'Argentin Claudio Borghi, ancien joueur Cacique, est nommé en 2006. El Bichi réalise l'exploit inédit de remporter quatre championnats du Chili d'affilée (les tournois d'ouverture et de clôture 2006 et 2007), ce qui lui vaut notamment d'être nommé « entraîneur de l'année en Amérique du Sud » en 2006.

Présidents

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  • Drapeau du Chili Alberto Parodi (1925–26)
  • Drapeau du Chili Tomás Olivo (1926)
  • Drapeau du Chili Carlos Bello (1926–28)
  • Drapeau du Chili Carlo Cariola (1928–29)
  • Drapeau du Chili Carlos Concha (1929–30)
  • Drapeau du Chili Gonzalo Debesa (1930–31)
  • Drapeau du Chili Fernando Larraín (1931–32)
  • Drapeau du Chili Tomás Olivo (1932–33)
  • Drapeau du Chili Waldo Sanhueza (1933–34)
  • Drapeau du Chili Robinson Álvarez (1934–35)
  • Drapeau du Chili Alfonso Silva (1936–37)
  • Drapeau du Chili Ernesto Blake (1937–39)
  • Drapeau du Chili Robinson Álvarez (1939–42)
  • Drapeau du Chili Ernesto Blake (1937–39)
  • Drapeau du Chili Robinson Álvarez (1939–42)
  • Drapeau du Chili Tomás Olivo (1942-43)
  • Drapeau du Chili Robinson Alvarez (1943–49)
  • Drapeau du Chili Hugo Larraín (1949–51)
  • Drapeau du Chili Pedro Foncea (1951–53)
  • Drapeau du Chili Antonio Labán (1953–62)
  • Drapeau du Chili Jovino Novoa Vidal (1962–64)
  • Drapeau du Chili Guillermo Herrera (1964–68)
  • Drapeau du Chili Guillermo Ferrer (1968–69)
  • Drapeau du Chili Héctor Gálvez (1969–76)
  • Drapeau du Chili Javier Vial (1976–78)
  • Drapeau du Chili Luis Alberto Simián (1978–79)
  • Drapeau du Chili Miguel Balbi (1979–79)
  • Drapeau du Chili Alejandro Ascuí (1980–84)
  • Drapeau du Chili Patricio Vildósola (1984)
  • Drapeau du Chili Naín Rostión (1985)
  • Drapeau du Chili Peter Dragicevic (1986–91)
  • Drapeau du Chili Eduardo Menichetti (1991–94)
  • Drapeau du Chili Peter Dragicevic (1994–02)
  • Drapeau du Chili Juan Carlos Saffie (intérim) (2002–03)
  • Drapeau du Chili Francisco Goñi (intérim) (2003–04)
  • Drapeau du Chili Patricio Jamarne (intérim) (2004–05)
  • Drapeau du Chili Cristián Varela (2005–07)
  • Drapeau du Chili Gabriel Ruiz-Tagle (2007–10)
  • Drapeau du Chili Guillermo Mackenna (2010–2011)
  • Drapeau du Chili Hernán Levy (2011–2012)
  • Drapeau du Chili Carlos Tapia (2012-2013)
  • Drapeau du Chili Arturo Salah (2013-2015)
  • Drapeau du Chili Aníbal Mosa (2015-2018)
  • Drapeau du Chili Gabriel Ruiz-Tagle (2018–maintenant)

Effectif actuel 2023

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Nat. Poste Nom du joueur
1 Drapeau du Chili G Brayan Cortés
12 Drapeau du Chili G Eduardo Villanueva
25 Drapeau du Chili G Benjamin Morales
30 Drapeau du Chili G Fernando de Paul
37 Drapeau de l'Uruguay D Maximiliano Falcón
2 Drapeau du Chili D Jeyson Rojas
3 Drapeau du Chili D Bruno Gutierrez
4 Drapeau du Chili D Alan Saldivian
23 Drapeau de l'Argentine D Ramiro Gonzalez
31 Drapeau de l'Uruguay D Matias De Los Santos
21 Drapeau du Chili D Erick Wiemberg
13 Drapeau du Chili D Daniel Gutiérrez
15 Drapeau de l'Argentine D Emiliano Amor
19 Drapeau du Chili D Matías Pinto
27 Drapeau du Chili D Pedro Navarro
8 Drapeau du Chili M Esteban Pavez
34 Drapeau du Chili M Vicente Pizarro
6 Drapeau du Chili M César Fuentes (capitaine)
28 Drapeau du Chili M Lucas Soto
24 Drapeau du Chili M Jordhy Thompson
No. Nat. Position Nom du joueur
18 Drapeau de l'Argentine A Agustin Bouzat
17 Drapeau de la Colombie A Fabian Castillo
20 Drapeau du Chili A Alexander Oroz
5 Drapeau de l'Argentine A Leonardo Gil
11 Drapeau du Chili A Marcos Bolados
9 Drapeau du Chili A Damian Pizarro
7 Drapeau du Chili A Carlos Palacios
10 Drapeau de la Nouvelle-Zélande A Marco Rojas
22 Drapeau du Chili A Leandro Benega
16 Drapeau du Paraguay A Dario Lezcano

Culture populaire

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Colo-Colo et Universidad de Chile, en 1959.

Le club est connu pour sa rivalité historique avec une autre grande formation de la capitale, Universidad de Chile. Colo-Colo est le club le plus populaire du pays[115], Universidad le deuxième[97]. Les deux clubs, qui ont remporté le plus de titres de champion, disputent le célèbre Superclásico[116].

Colo-Colo naît en 1925, le Club Deportivo Universitario, futur CD Universidad de Chile, deux ans plus tard, à la suite d'une fusion. La première confrontation entre Caciques et Chunchos (une sorte de hibou) date de 1935[117] ou 1938[116]. Le 12 mai 1940, le derby connaît un premier incident lorsqu'un joueur de Colo-Colo, Alfonso Domínguez, gifle un adversaire, José Balbuena, après une faute grossière[116]. C'est aussi l'année du premier titre national de la U, qui devient un concurrent sportif de Colo-Colo. En 1959, les deux clubs terminent premiers ex æquo du championnat. Une finale est organisée le 11 novembre, remportée par Universidad de Chile (2-1), dont c'est le deuxième titre[118]. Cette victoire marque le début d'une décennie de domination des Bleus sur le football chilien : entre 1959 et 1969, ils remportent six titres de champion, prenant pour la première fois le dessus sur le club noir et blanc sur la durée. Après une période difficile (marquée par une relégation en deuxième division en 1989), ils ont fait leur retour au sommet du football chilien depuis le milieu des années 1990, redonnant tout le piment à ce derby[119]. En 2009, le bilan des rencontres entre les deux rivaux est de 67 victoires et 43 défaites pour Colo-Colo, en 156 matches officiels. Depuis les années 1990, ce même bilan est beaucoup plus équilibré[116].

Le « Clásico » contre Magallanes en 1930.

Avant la montée en puissance de l'Universidad de Chile, dans les années 1920 et 1930, le principal rival de Colo-Colo était Magallanes, en opposition duquel il s'était créé. La concurrence était autant sportive que manageriale, comme l'illustre le fait qu'aucun match amical n'est organisé entre les deux institutions avant 1934 (alors qu'il représentait à l'époque une source de revenu importante)[120].

Colo-Colo a également entretenu une certaine rivalité sportive avec Audax Italiano, à l'époque où ce club faisait partie des meilleures équipes du pays. Le duel est alors connu comme le « Clásico Criollo » car chacune des deux équipes ne compte que des joueurs chiliens[121].

Supporteurs

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La Garra Blanca.

Les enquêtes réalisées au Chili confirment que Colo-Colo est le club le plus populaire du pays : en 1999 puis en 2008, la proportion de supporteurs de Colo-Colo parmi les amateurs de football au Chili est évaluée à 45 %.

Le groupe principal de supporteurs (de type Barra brava) de Colo-Colo s'appelle la Garra Blanca en français : « la griffe, ou la force, blanche ». Plus grand groupe organisé de supporteurs au Chili et plus ancien (il est fondé en 1985), il suit et supporte son équipe dans tout le pays.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Colo-Colo » (voir la liste des auteurs).
(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Club Social y Deportivo Colo-Colo » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Humberto Suazo inscrit en 2006 19 buts en tournoi d'ouverture, 15 en tournoi de clôture, 3 en Copa Libertadores et 10 en Copa Sudamericana. Avec 50 buts en 52 matchs sur 2006 et 2007, il présente un ratio de but par match de 0,96, un record dans l'histoire du club.

Références

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Bibliographie

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Liens externes

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