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Charax Spasinou

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Alexandrie de Characène
Charax Spasinou/Karkh Maishan
Monnaie émise par Hyspaosinès.
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Localisation
 Irak
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Charax Spasinou (grec ancien : Σπασίνου Χάραξ) est le nom, habituellement utilisé sous sa forme inversée Spasinou Charax[1], d’un ancien port du fond du golfe Persique, point de départ du commerce mésopotamien avec l'Inde, et capitale de l'antique royaume de Characène.

Cette ville, plusieurs fois refondée et renommée, jouait un rôle important dans le commerce des Empires séleucide d’abord, puis parthe et sassanide. Construite sur la côte sud de la Mésopotamie, elle devient rapidement une ville continentale, le rivage s’éloignant rapidement. Ville prospère, elle dispose d’un évêché chrétien durant l’Antiquité tardive. Longtemps connue uniquement par les sources écrites, son site a été identifié à la fin du XXe siècle et fouillé à partir des années 2010.

L’histoire de Charax Spasinou est connue par quelques mentions dans les auteurs anciens, l’étude des monnaies, des inscriptions et les fouilles du site.

Le chapitre 7 du corpus des inscriptions grecques du Moyen-Orient, le Jenseits des Euphrat. Griechische Inschriften. Ein epigraphisches Lesebuch, publié par R. Merkelbach et J. Stäuber en 2005, est consacré aux inscriptions concernant les relations entre Palmyre et Charax Spasinou[2].

Différentes hypothèses sont en présence sur ses anciens noms. Il semble avéré qu’elle fut fondée ou du moins renommée Alexandrie, sans qu’il n’y ait de certitude quant à savoir de quelle Alexandrie (Ἀλεξάνδρεια) il s’agit. Plusieurs auteurs penchent pour Alexandrie de Characène. M.-L. Chaumont en est certain[3] ; quand Laurence Martinez-Sève propose Antiochos IV comme le Séleucide qui rebâtit la ville, elle identifie également Charax Spasinou avec Alexandrie Characène, renommée Antioche Characène au moment de cette refondation[4].

D’autres l’identifient à Antioche en Susiane (Ἀντιόχεια τῆς Σουσιανῆς)[réf. nécessaire].

Après avoir été détruite par des inondations, elle est reconstruite par Antiochos IV (175-164 av. J.-C.) et rebaptisée Antioche en Characène. Auparavant, elle a pu être appelée Antioche du Tigre[5]. La ville est alors protégée des inondations par une digue de 4½ km de long par le gouverneur Hyspaosinès, et renommée "Charax Hyspaosinès." Le nom de Charax, probablement du grec Χάραξ, signifie littéralement fort(in) à palissade, et a été appliqué à plusieurs villes fortifiées séleucides.

Une théorie affirme que le terme Charax dérive de l’araméen Karkâ, signifiant « château, fort », mais le terme de Charax est souvent présent dans d’autres villes séleucides avec le sens de palissade.

Arthur de Graauw cite comme autre nom de la ville Mesanites Sinus[6].

La ville est plus tard appelée Karkh Maishan[7], version du nom déjà utilisée par les Palmyrènes et les Arabes[8].

Localisation

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La ville de Charax Spa. sur la table de Peutinger (IVe siècle).

Le site de Charax Spasinou est actuellement un tell appelé Djabal Khuyabir[9] à Naysān près du confluent de l’Eulaios/Karkheh et du Tigre, comme l’indique Pline l'Ancien[10][source secondaire nécessaire].

Selon Pline l’Ancien :

« La ville de Charax est située dans la baie la plus reculée du golfe Persique, et ensuite on trouve le pays nommé Arabie Heureuse. Elle est établie sur une élévation artificielle entre le Tigre à droite et le Karún à gauche, à l’endroit où ces deux rivières s’unissent, et le site mesure deux miles romains en largeur (2,8 km) [...] À l’origine, elle était à une distance de 1¼ mille [1.9 km] de la côte, avec sa propre baie, mais quand Juba II (né vers 50 av. J.-C.24 ap. J.-C.) publie ses travaux elle était à 50 milles [74 km] à l’intérieur des terres ; actuellement la distance entre la ville et la côte est évaluée par les messagers arabes et nos propres commerçants qui sont passés par cet endroit à 120 milles [178 km]. Il n’y a pas d’autre endroit dans le monde où la terre charriée par les fleuves a empiété autant ou aussi vite sur la mer…[11] »

La description de Pline confirme l’illustration fournie par la Table de Peutinger[réf. nécessaire] même si le dernier chiffre qu’il donne est probablement une exagération[12].

Le tell Djabal Khuyabir est maintenant situé à 1 km au sud du confluent de l’Eulaios/Karkheh et du Tigre ; la rivière a changé de lit durant un orage connu de 1837[13]. Le site a été identifié par John Hansman en 1965, à partir de photogr aphies aériennes[14]. D’après Arthur de Graauw, le site de Charax Spasinou était sous la mer au IIe millénaire av. J.-C.. Ensuite, la sédimentation a fait reculer la mer, le Tigre et l’Eulæus (actuel Karkheh) se jetaient dans le Chaldaicus Lacus, un lac aux rives marécageuses, dont les eaux se jetaient ensuite dans le golfe Persique. Par l’Eulæus, Charax Spasinou était donc connecté à Suse ; par le Tigre, à toute la Mésopotamie[6].

Naysān peut être une corruption de Maysān, le nom de la Characène au début de la période islamique[15].

Détail d’une statue d’Héraclès (Hercule), venant de Charax Spasinou. L’inscription indique qu’elle a fait partie d’un pillage lors de la prise de la ville par Vologèse III vers 150.

Le site de la ville n’est fouillé qu’à partir de 2016 par une équipe de l’université de Manchester dirigée par Jane Moon, Robert Killick et Stuart Campbell. Elles permettent d’identifier une rue principale, large de 30 mètres, et des blocs de bâtiments urbains. Trois campagnes de fouilles se succèdent de 2017 à 2019, utilisant diverses techniques avancées. Elles permettent d’estimer la superficie de la ville à 7 km2, et de constater que la ville était riveraine d’un bras du Tigre. Certaines parties de la ville suivaient un plan en damier, dont les rues délimitent des parcelles de 185 m sur 85, les plus vastes de l’Antiquité[9],[14]. Deux bâtiments publics importants ont été détectés, mais pas encore fouillés[16]. Des zones palatiale, industrielle, le rempart haut de plus de 7 mètres ont été identifiés, de nombreuses monnaies découvertes[17].

Un bâtiment a été détruit vers 148/150 de notre ère, soit au moment de la guerre entre le roi parthe Vologèse III et Meredates de Characène[18].

Avant que les fouilles aient commencé, l’histoire de la ville de Charax ne pouvait être retracée qu’à partir de textes anciens et de sources numismatiques[19].

La ville est fondée par Alexandre le Grand en 324[9], à l’emplacement d’un village perse, Durine[20]. C’est une des dernières villes qu’il a fondé avant sa mort en 323 av. J.-C. Il établit le quartier (dēmē) du port qu’il nomme Pella, comme sa ville natale, où il installe des vétérans macédoniens[21][source secondaire nécessaire].

Après sa mort, la ville est dominée par les Séleucides, jusqu’à ce qu’elle soit plus ou moins détruite par une inondation[21].

La ville est refondée vers 166 av. J.-C. par un Antiochos, qui la renomme Antioche Characène[4]. Selon Juba, il nomme Hyspaosinès satrape pour superviser les travaux, version à laquelle Pline s’oppose. Pline fait de Hyspaosinès le fils de Sagdodonacos, un roi arabe[4]. L’identification du Séleucide qui refonde la ville est ardue : Laurence Martinez-Sève propose Antiochos IV, mais la question est embrouillée et il est difficile de trancher en l’état actuel des sources[22]. Il semble en tout cas que ce soit lui qui fonde l’atelier monétaire de Charax/Antioche de Characène[23].

L’instabilité politique qui suit la conquête de la plus grande part de l’empire séleucide par les Parthes permet à Hyspaosinès d’abord de s’affranchir du pouvoir séleucide (dans les années 140 av. J.-C.) puis de se proclamer roi (vers 129/126) de la Characène[24]. Il fait d’Antioche sa capitale, qu’il rebaptise de son propre nom[3],[24].

Charax reste la capitale de la Characène 282 ans. La numismatique suggère qu’il s’agit d’une ville multi-ethnique hellénisée située sur de grandes routes commerciales. Sous Trajan, l’empire romain annexe la ville en 116[25][source secondaire nécessaire]. La Characène retrouve son indépendance 15 ans après, sous le règne de Meredates de Characène (ou Mithridate), fils du Parthe Pacorus II, pendant la guerre civile pour la succession au trône de Vologèse Ier. À cette époque, le monnayage de Charax prend le style parthe.

En 115-116, l‘empereur romain Trajan fait la conquête de la Mésopotamie et se rend à Charax Spasinou en septembre 116[26] après avoir descendu le cours du Tigre[27]. L’Empire romain conserve brièvement la province de Mésopotamie.

Avec la progression du rivage provoquée par l’amoncellement de limon charrié par le Tigre et l’Euphrate, la fonction portuaire de Charax Spasinou disparaît, transférée à un port nouveau (éventuellement Apologos, qui n’est mentionné qu’une fois] dans tout le corpus des sources antiques, dans le Périple de la mer Érythrée). Aux IIe et IIIe siècles, seules sont mentionnées les caravanes de chameaux[28].

En 221–222, le Perse Ardašēr, satrape du Fars, se révolte contre les Parthes, et crée l’empire Sassanide. Selon des sources arabes tardives, il vainc l’armée de Characène, tue son dernier roi et rebâtit la ville qu’il renomme Astarābād-Ardašīr[29]. La zone autour de Charax, appelée Characène, est alors connue dans les sources araméennes et syriaques sous le nom de Maysān, nom qui évolue sous les conquérants arabes[30]. À partir de cette époque, les découvertes archéologiques à Charax Spasinou, dont le nom évolue en Karka de Maisan (d’après le nom du royaume, Mésène) sont rares : aucune monnaie d’après le début du règne des Sassanides n’a été retrouvée. La participation des évêques de Karka de Maisan participent aux synodes de l’Église de l'Orient de 410 à 605. Ceux-ci résident à Forat en 410, ce qui peut indiquer un déplacement de la capitale, donc une perte d’importance pour Charax/Karka[31]. Il est possible qu’une mention des habitants d’une ville appelée Karka, en 868, fasse référence à Karka de Maisan, mais sans preuve[32].

Les gouverneurs de Charax du Ve siècle sont évoqués, par la suite, dans les textes perses qui la nomment Maysan. Une église nestorienne est citée au siècle suivant. L’atelier monétaire de Charax est toujours actif sous les Sassanides et le califat omeyyade, au moins jusqu’en 715[15]. Une route reliait La Mecque à Charax Spasinou aux périodes pré-islamiques (avant le VIIe siècle)[33].

Charax est abandonnée au IXe siècle à cause des inondations récurrentes et de la réduction du commerce vers l’ouest.

Durant la guerre Iran-Irak (années 1980), les ruines de la ville sont intégrées aux lignes de défense irakiennes[14] ; les remparts nord-est de la ville sont endommagés[34].

Plusieurs auteurs soulignent le rôle central de la ville de Charax Spasinou comme centre commercial de l’Antiquité pour la région moyen-orientale, comme en témoignent les découvertes de monnaies grecques faites pendant les fouilles[35],[36]. Il était le point d’entrée des marchandises venant d’Inde, de Chine et du Golfe en Mésopotamie, alimentant les importantes villes de Séleucie, Ctésiphon, Babylone, Suse, qui avaient des populations entre 100 000 et 600 000 habitants, et d’autres villes moindres. Alexandrie-du-Tigre/Charax a ainsi joué le même rôle pour ces capitales qu’Alexandrie-du-Nil pour l’Égypte, connectant les routes maritimes aux routes terrestres et fluviales. Même quand son accès à la mer s’est éloigné, obligeant à la construction d’un port, la ville est restée un important centre commercial[37].

Bien que le royaume fût vassal des Séleucides puis de l’empire parthe, il semble qu’il a conservé une large autonomie. Il devient un des centres du commerce arabe, largement contrôlé par les Nabatéens, au moins jusqu’à l’annexion par Rome.

Des navires de Gerrha arrivaient régulièrement au port de Charax, ainsi que d’Égypte, d’Inde, et d’ailleurs. Trajan, en observant les navires arrivant d’Inde pendant sa visite de la ville avec Strabon, qualifie la ville d’emporion[38][source secondaire nécessaire] et Pline indique que la ville est un centre du commerce des parfums rares[39][source secondaire nécessaire] et de la pêche à la perle. De nombreuses inscriptions retrouvées tant à Palmyre qu’à Charax Spasinou attestent des échanges commerciaux entre les deux villes, ainsi qu’avec la Scythie (nord-ouest de l’Inde). Habituellement, les historiens considèrent que les marchandises arrivant à Palmyre étaient ensuite transportées vers d’autres destinations. Charax Spasinou était ainsi située sur la principale route entre l’Inde et la Méditerranée[40]. Ce commerce entraîne l’installation d’une petite communauté de marchands palmyrènes dont certains s’intègrent à l’élite characène[41].

Avant la conquête romaine, Charax frappait des monnaies de type hellénistique. Le style a évolué pour se rapprocher des monnayages parthes.

L’atelier monétaire de Charax reste actif sous l’empire sassanide et sous les Omeyyades, pour s’arrêter vers 715.

Personnalités liées à la ville

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Certains auteurs identifient la ville visitée en 97 par le voyageur Chinois Gan Ying 甘英. Celui-ci mentionne la ville comme 干羅 (pinyin : Gànluò ; prononciation ancienne reconstruite *ka-ra). Il tentait de rejoindre l’empire romain via l’Égypte mais, après avoir traversé le golfe Persique, il se convainquit de revenir par l’empire parthe[42]. Selon Paul Bernard, il faut au contraire considérer que la ville mentionnée par Gan Ying est Antioche de Perside, près de Bushire (Bouchehr)[43].

Robert Eisenman prétend que c’est dans cette ville, et pas dans l’Antioche plus connue, que saint Paul de Tarse établit sa première église.

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Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie complémentaire

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  • Jean-Baptiste Yon, « Ports of the Indian Ocean : The port of Spasinou Charax », in Marie-Françoise Boussac, Jean-François Salles, Jean-Baptiste Yon, Ports of the Ancient Indian Ocean, Primus Books, p. 125-136, 2016, (ISBN 978-93-84082-07-9).

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Références

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  1. Stefan R. Hauser, The Arsacid Center of Trade: Charax Spasinou, Capital of Mesene, in: Fabian, Lara et al. (Eds.), Economies of the Edge: Frontier Zone Processes at Regional, Imperial, and Global Scales (300 BCE – 300 CE). Heidelberg: Heidelberg University Publishing, 2025, p. 160. DOI: https://doi.org/10.17885/heiup.1582.c22726.
  2. Laurianne Martinez-Seve, « Jenseits des Euphrat. Griechische Inschriften. Ein epigraphisches Lesebuch. -R. Merkelbach, J. Stäuber Hrsg. -München : K. G. Saur, 2005, Revue des Études anciennes, 2009, p. 667-668.
  3. a b c et d M.-L. Chaumont, « Études d’histoire parte : La route royale des Parthes de Zeugma à Séleucie du Tigre d’après l’Itinéraire d’Isidore de Charax », Syria. Archéologie, art et histoire, 1984, (no)61-1-2, p. 63-107
  4. a b et c Laurianne Martinez-Sève, « Antiochos IV en Susiane, dans le golfe Persique et en Élymaïde », dans C. Feyer et L. Graslin, Le projet politique d’Antiochos IV, acte du colloque franco-allemand des 17-19 juin 2013, Nancy, , p.368.
  5. Martinez-Sève 2014, p. 371.
  6. a et b Arthur de Graauw, « Reconstruction of the ancient Tigris-Euphrates Delta », Hypothèses, 19 septembre 2025, mis à jour le 17 septembre 2025 (sic).
  7. Hauser, op. cit., p. 159.
  8. Hauser, op. cit., p. 160.
  9. a b et c (en) Guillermo Carvajal, « The Resurgence of a Forgotten Metropolis: Science Rediscovers the Lost Alexandria of the Tigris », sur LBV Magazine English Edition, (consulté le )
  10. Pline, VI, 39.
  11. Pline l’Ancien (77). Histoire naturelle. Livre VI. xxxi. 138-140. Traduction de W. H. S. Jones, Loeb Classical Library, London/Cambridge, Mass. (1961), traduction en français personnelle.
  12. Jean-François Salles, « Le Golfe persique dans le Périple de la mer Érythrée : connaissances fondées et ignorances réelles ? », Topoi. Orient-Occident, 2012, supplément 11, p. 303.
  13. Vanessa M.A. Heyvaert, Jan Walstra, Peter Verkinderen, Henk J.T. Weerts, Bart Ooghe, « The role of human interference on the channel shifting of the Karkheh Riverin the Lower Khuzestan plain (Mesopotamia, SW Iran) », Quaternary International, no 251, (2012), p. 52.
  14. a b et c Hauser, op. cit., p. 161
  15. a et b Characene and Charax, « Characene and Charax », Encyclopaedia Iranica.
  16. (en) Jane Moon, Stuart Campbell et Robert Killick Charax Spasinou: Alexander's Lost City in Iraq (rapport), University of Manchester, (lire en ligne)
  17. Hauser, op. cit., p. 161-162.
  18. Hauser, op. cit., p. 164.
  19. O. Mørkholm, « A Greek coin hoard from Susiana », in Acta Archaeologica, 1965, vol. 36, p. 127-156.
  20. Jona Lendering, Charax « https://web.archive.org/web/20121019093256/https://www.livius.org/aj-al/alexandria/charax.html »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), at Livius.org
  21. a et b Pline, 6.31.138.
  22. Martinez-Sève 2014, p. 368-374.
  23. Martinez-Sève 2014, p. 381.
  24. a et b Martinez-Sève 2014, p. 386.
  25. Dion Cassius, 78.28
  26. Jérôme Carcopino, « Note sur le mémoire de M. Julien Guey : Essai sur la guerre Parthique de Trajan, Bucarest, 1937 », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1937, no 81-5, p. 359.
  27. Giovanni Brizzi, « Cassio Dione e le campagne d’Oriente », in Valérie Fromentin et al, Cassius Dion : nouvelles lectures, Paris : Ausonius Éditions, 2016, https://doi.org/10.4000/books.ausonius.15848.
  28. J.-F. Salles, op. cit., p. 304.
  29. Muhammad ibn Jarir al-Tabari, Ṭabarī I
  30. Yāqūt, Kitab mu'jam al-buldan IV and III
  31. Hauser, op. cit., p. 165.
  32. Hauser, op. cit., p. 165, note 72.
  33. Daniel T. Potts, « Trans-arabian routes of the pre-islamic period », Séminaire de recherche 1985-1986, MOM Éditions, 1988, no 16 p. 133.
  34. Mathilde Mura, Jean-Jacques Herr, « Contemporary military damage at Khorsabad: A case study for conflict archaeology in the disputed territories North of Mosul, Iraq », Syria, no 101, 2024, en ligne le 1er juin 2025, consulté le 17 février 2026. URL: http://journals.openedition.org/syria/18291; DOI: https://doi.org/10.4000/14z86.
  35. « Bibliography Page 37 », sur www.parthia.com
  36. Jean-François Salles, « La péninsule arabique dans l’organisation des échanges du royaume séleucide », Topoi. Orient-Occident, 2004, supplément 6, p. 547.
  37. Hauser, op. cit., p. 166-167.
  38. Strabon, Géographie, livre XV, chapitre 3.
  39. Pline, Histoire Naturelle, 12:80.
  40. Hauser, op. cit., p. 151-152 et note 33.
  41. Hauser, op. cit., p. 157.
  42. John E. Hill, Through the Jade Gate to Rome: A Study of the Silk Routes during the Later Han Dynasty, 1st to 2nd Centuries CE, Charleston, South Carolina, John E. Hill. BookSurge, (ISBN 978-1-4392-2134-1), p.5, 23, 240-242.
  43. Paul Bernard, « Vicissitudes au gré de l'histoire d'une statue en bronze d'Héraclès entre Séleucie du Tigre et la Mésène », Journal des Savants, 1990, no 1-2, p. 46-52.