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Cariati

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Cariati
Cariati
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Calabre Calabre 
Province Cosenza  
Maire
Mandat
Cataldo Minò (LC)
2023-2026
Code postal 87062 87063
Code ISTAT 078025
Préfixe tél. 0983
Démographie
Gentilé Cariatesi
Population 7 564 hab. (31-05-2025[1])
Densité 262 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 30′ 00″ nord, 16° 57′ 00″ est
Altitude 50 m
Superficie 2 882 ha = 28,82 km2
Divers
Saint patron San Leonardo
Fête patronale 6 novembre
Localisation
Localisation de Cariati
Localisation dans la province de Cosenza.
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Cariati
Liens
Site web Site officiel

Cariati est une commune italienne de 7 564 habitants[2] située dans la province de Cosenza, en Calabre.

Elle est connue pour son enceinte de remparts surplombant la mer Ionienne, entrecoupée de huit tours anciennes, qui ceinture le centre historique sur près d'un kilomètre et abrite la cocathédrale San Michele Arcangelo.

Géographie

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Cariati est située le long de la Costa dei Saraceni (« côte des Sarrasins »), sur la mer Ionienne, près de l'embouchure du torrent Nicà.

Le territoire a une superficie de 28,8 km².

Diverses sont les versions expliquant l'origine du nom de la ville. Il pourrait dériver de carina (« belle, jolie ») pour désigner la ville comme belle et grâcieuse. Il est également possible que le nom dérive de la dénomination originelle Diana Cariatide, en lien avec le culte de Diane. Au Xe siècle est attesté le nom Korion, qui dériverait du grec Κάρ (habitants de la Carie hellénique). Une dernière hypothèse concorde avec le fait qu'à l'origine Cariati était située sur la plaine où se dresse aujourd'hui le hameau de Santa Maria ; puisqu'elle faisait souvent l'objet d'attaques sarrasines orchestrées par Khayr ad-Din Barberousse, les habitants furent contraints de se déplacer du littoral à leur actuelle position : du transport sur charrettes dit carriati dériverait ainsi le toponyme.

Dans la région de Cosenza est documentée la présence des Bruttiens (Brettii en latin) depuis les Ve et IVe siècles av. J.-C. Ainsi, le territoire de Cariati est fréquenté par ces populations, consacrées à l'agriculture et à l'élevage.

Dans une oliveraie sur une colline à la périphérie du village (au lieu-dit Timpa del Salto), à l'occasion de travaux agricoles fut retrouvée en 1978 une tombe (« tomba Brettia ») remontant au IVe siècle av. J.-C.[3] La sépulture, retrouvée intacte, est constituée de blocs parallélépipédiques de grès qui renferment un petit espace d'environ 2 m². La tombe est entièrement recouverte de fresques dont les scènes représentent la vie d'un guerrier. Le corps est accompagné d'un riche mobilier funéraire, constitué d'une armure de bronze, avec ceinture, heaume et épée, amphores et assiettes, le tout exposé au musée de Sibari. Sur le territoire ont également été découvertes d'autres sépultures, mais elles ont été pillées et détruites.

Des restes d'habitations anciennes, des mortiers en pierre, des orci en céramique sont autant d'indices sur la présence d'un établissement, favorisé par la position dominante de la ville.

Domination romaine et Moyen Âge

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La ville passe sous la domination de Rome. Siège épiscopal depuis les débuts du christianisme, elle semble avoir eu pour évêque Menecratès, présent au synode de Rome du 1er mars 499. Dans l'une de ses lettres, saint Grégoire (540-604) mentionne l'église de Cariati à l'évêque de Reggio. Selon certaines sources, au cours des XIe et XIIe siècles, le diocèse de Cerenza est réuni à celui de Cariati, bien que seulement en 1342 peut se dater un document qui mentionne explicitement un « évêque de Cariati et Cerenza »[4].

Féodalité

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Le seigneur en 1260 est Matteo di Cariati, dont le nom de famille auprès des historiens n'est pas certain ; au début du XIVe siècle on trouve les Gentile di San Giorgio, à qui succèdent les Ruffo Montalto.

Le fief est attribué aux Riario d'Imola en 1479, puis aux Sanseverino, Coppola et enfin aux Borgia. En 1495, le roi Charles VIII de France, occupant le royaume de Naples, donne le titre de comte à Michele Riccio, qui est supprimé après la défaite des Français. En 1505, la propriété est attribuée aux princes Spinelli, titulaires de Cariati jusqu'à l'abolition du féodalisme.

À l'initiative de Covella Ruffo, et avec la bénédiction du pape Eugène IV, Cariati redevient siège épiscopal (1437). Le diocèse, qui comprend Cariati ainsi que les villages de Terravecchia, Scala et San Morello, soustraits à la juridiction du diocèse de Rossano, est uni æque principaliter aux diocèses de Cerenzia, Strongoli et Umbriatico, et leurs territoires sont incorporés à celui de Cariati, qui demeure l'unique suffragant de Santa Severina. Avec ces annexions, Cariati « devenait l'un des diocèses les plus étendus de Calabre, en arrivant à comprendre une vingtaine de villages : Cariati, Cerenzia, Strongoli, Umbriatico, Terravecchia, Scala Coeli, San Morello, Crucoli, Cremissa (Cirò), Verzino, Savelli, Casino, Caccuri, San Nicola dell'Alto, Pallagorio, Carfizzi, Casabona, Zinga, Melissa, Belvedere Spinello ».

Le 6 janvier 1952 est supprimée la province ecclésiastique de Santa Severina ; Cariati devient suffragante de l'archidiocèse métropolitain de Reggio de Calabre. Le 21 décembre 1973, Cariati rejoint le diocèse de Crotone et l'archidiocèse de Santa Severina. Le 4 avril 1979, le diocèse est uni æque principaliter à l'archidiocèse de Rossano.

Monuments et lieux d'intérêt

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Architecture religieuse

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  • Coupole de la cathédrale.
    Cathédrale de Cariati - L'église est construite au Ve siècle puis réédifiée plusieurs fois, notamment sous l'épiscopat de Mgr. Nicola Golia en 1857, œuvre de Carmine Ruggiero. La façade est précédée d'un portique, duquel émerge un campanile, construit à la suite. La coupole est recouverte de carreaux de majolique polychrome. L'intérieur présente trois nefs, séparées par de massives colonnes ioniques.
  • Église des Osservanti - L'église est construite en 1441 selon la volonté de Bonaccorso Caponsacco. Connue aussi comme l'église Santa Filomena, distante de quelques centaines de mètres des murailles du bourg. Œuvre d'architecture monastique de style gothique tardif, elle conserve une abside quadrangulaire. Le portail de pierre à l'entrée de l'édifice est de forme ogivale. La coupole présente des nervures recouvertes de carreaux de majolique polychrome.

Architecture civile

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Rue du centre historique.
Cour dans un palais du centre historique.
Bastion donnant sur la mer.
Porta Pia.

Le vieux village de Cariati naît d’abord au bord de la mer et des fleuves, avant de se déplacer sur les collines pour échapper aux pillages ennemis. Accessible depuis plusieurs points, son entrée principale est la Porta Pia. Le premier noyau fortifié remonte à l'époque byzantine (IXe siècle), sur un ancien village des Bruttiens devenu camp militaire. Les remparts sont renforcés par Covella Ruffo, qui fait aussi construire des églises et encourager le monachisme. Deux couvents sont édifiés, dont il ne reste aujourd'hui que des ruines. Cariati est longtemps siège épiscopal. Au XIIIe siècle, le village compte environ 400 foyers. Plus tard, intégré à la principauté de Rossano, il entre dans les possessions des Ruffo, puis passe en dot à Polissena Ruffo, épouse du duc de Milan Francesco Sforza. Les murailles, achevées par les Ruffo, longent près d'un kilomètre et sont percées de huit tours de surveillance.

Au XXe siècle, Cariati devient une ville prospère : palais de justice, poste, prison, caserne, hôpital, métiers traditionnels et agriculture y prospèrent encore. Célèbre est la révolte des paysans et cueilleurs d'olives, soutenus par l'administration et l'Église, qui permit l'instauration de signaux sonores pour réguler les horaires de travail. La ville célèbre toujours ses saints patrons, san Cataldo et san Leonardo, par processions et fêtes. Cariati connaît aussi l'essor du chemin de fer, de la pêche, de la soie, de la céramique et des métiers artisanaux, avant de subir guerres, émigration et dépeuplement.

Immédiatement après l'entrée par la Porta Pia se trouve le palais du Seminario, construit dans la première moitié du XVIIe siècle.

Ici commence le corso XX Settembre, la rue principale (autrefois appelée via Duomo), le long de laquelle se dresse d'abord la cathédrale San Michele Arcangelo et, immédiatement après, le palais épiscopal, précédé de la piazza del Borgo, où se trouve le clocher avec une horloge, construit en 1904.

Évolution démographique

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Habitants recensés

Géographie anthropique

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Tramonti, San Cataldo, Santa Maria.

Communes limitrophes

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Crucoli (KR), Scala Coeli, Terravecchia.

Le travail de l'argile, autrefois très pratiqué, est l'activité artisanale typique de Cariati. On y trouve plusieurs boutiques vendant des objets en terre cuite et en céramique, travaillés selon la tradition des potiers locaux d'antan. De plus, à Cariati, il existe une tradition de construction navale pour les bateaux de pêche et chalutiers (« paranza »). Dans la région, on appelle ces artisans les maîtres.

Infrastructures et transports

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Port de Cariati.

Cariati est traversée par les grands axes suivants :

Chemins de fer

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La commune est desservie par une gare située à Cariati Marina, le long de la Ferrovia Jonica, sur la ligne Tarente - Reggio de Calabre.

Le port de Cariati a une fonction touristique et halieutique, avec une capacité d'accueil de 210 barques.

Administration

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Maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
6 juin 1993 27 avril 1997 Cataldo De Nardo DC  
27 avril 1997 2 août 2000 Damiano Montesanto PDS  
2 août 2000 13 mai 2001 Carlo Ponte   Commissaire extraordinaire
13 mai 2001 26 août 2005 Domenico Arcudi LC de centre-gauche  
26 août 2005 29 mai 2006 Carlo Ponte   Commissaire extraordinaire
29 mai 2006 5 juin 2016 Filippo Giovanni Sero LC  
5 juin 2016 31 janvier 2018 Filomena Greco LC  
31 janvier 2018 10 juin 2018 Antonio Reppucci   Commissaire extraordinaire
10 juin 2018 15 mai 2023 Filomena Greco LC  
15 mai 2023 en cours Cataldo Minò LC  
Les données manquantes sont à compléter.

Notes et références

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  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
  3. (it) « Tomba Brettia. Salvaguardia e Valorizzazione. – cariatinet.it » (consulté le )
  4. (en) « Catholic Encyclopedia (1913)/Diocese of Cariati (Paternum) - Wikisource, the free online library », sur en.wikisource.org (consulté le )

Liens externes

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