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Beaumont (Hainaut)

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Beaumont
Beaumont (Hainaut)
La ville au printemps.
Blason de Beaumont
Héraldique
Image illustrative de l’article Beaumont (Hainaut)
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Bourgmestre Bruno Lambert (Les Engagés)
(ICI)
Majorité Intérêts Communaux Indépendants (ICI)
Sièges
MR
ICI
19
1
18
Section Code postal
Beaumont
Barbençon
Leugnies
Leval-Chaudeville
Renlies
Solre-Saint-Géry
Thirimont
Strée
6500
6500
6500
6500
6500
6500
6500
6511
Code INS 56005
Zone téléphonique 071 & 060 (sud de beaumont)
Démographie
Gentilé Beaumontois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
7 096 (2025)
49,37 %
50,63 %
75,91 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
18,45 %
60,3 %
21,25 %
Étrangers 4,09 % ()
Taux de chômage 16,45 % (2022)
Revenu annuel moyen 18 843 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 14′ 08″ nord, 4° 14′ 18″ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
93,48 km2 (2023)
92,08 %
2,64 %
5,28 %
Localisation
Localisation de Beaumont
Situation de la ville dans l'arrondissement de Thuin et la province de Hainaut
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Beaumont
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Beaumont
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
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Beaumont
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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Beaumont
Liens
Site officiel www.beaumont.be

Beaumont (en picard : Biômont[1]) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Géographie

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La ville compte un peu plus de 9 700 hectares. La commune est constituée des sections de Barbençon, Beaumont, Leugnies, Leval-Chaudeville, Renlies, Solre-Saint-Géry, Strée et Thirimont. Cette commune de la Botte du Hainaut, limitrophe de la France, est plus proche des villes françaises d'Avesnes-sur-Helpe, de Jeumont et de Maubeuge que de Mons, chef-lieu de la province.

Sections de commune

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# Nom Superf.
(km²)[2]
Habitants
(2025)[2]
Habitants
par km²
Code INS
1 Beaumont 6,97 1.887 271 56005A
2 Barbençon 17,89 894 50 56005B
3 Renlies 14,20 529 37 56005C
4 Solre-Saint-Géry 17,58 740 42 56005D
5 Leugnies 8,55 400 47 56005E
6 Leval-Chaudeville 3,86 513 133 56005F
7 Thirimont 12,31 656 53 56005G
8 Strée 12,12 1.477 122 56005H

Communes limitrophes

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Démographie

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Démographie : avant la fusion des communes

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  • Source: DGS recensements population

Démographie : commune fusionnée

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante:

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[3]
Beaumont, la poterne et la tour « Salamandre ».

Ville-étape, Beaumont est célèbre pour sa Tour Salamandre (qui fut brûlée par les Français en 1655 et les Anglais en 1691), ses macarons, mais aussi pour sa légende des Trois Auvergnats : En août 1549, le comte Charles II de Croÿ reçoit, en son château de Beaumont l'empereur Charles Quint. Les trois larrons, ne le reconnaissant pas, lui auraient manqué de respect. Une heure après leur arrivée en ville, l'empereur les aurait fait pendre. D'où la maxime, « Beaumont, ville de malheur. Arrivés à midi, pendus à une heure ». Cette légende fait l'objet d'une reconstitution historique tous les cinq ans[4],[5].

Au XVIe siècle, la seigneurie de Beaumont est détenue par la famille de Croÿ. En janvier 1518, la baronnie de Beaumont est érigée en comté, par lettres données à Saragosse, au profit de Guillaume de Croÿ, chevalier de la Toison d'Or, marquis d'Aerschot, seigneur de Chièvres et de Beaumont, premier chambellan du roi Charles de Castille. Le comté comprend les villes, terres, seigneuries de Beaumont, Fumay, Revin, Rausse, avec celles du Val, de Thirimont, Bersillies-l'Abbaye, avec les bois de Martinpret et de Goulot[6].

En août 1914, Beaumont voit passer près de 100 000 soldats qui se dirigent vers la Sambre où vont se dérouler de terribles combats[7].

Blason de Beaumont. Il avait été originellement octroyé le 26 juin 1822. Aucune donnée n'a été retrouvée. Il a de nouveau été octroyé le 30 juin 1838 et le 5 septembre 1978. Beaumont avait déjà un château au XIe siècle et reçut ses droits de cité en 1246. Dans le même temps, un sceau a été créé montrant un château fortifié. Les armoiries étaient basées sur ce sceau et étaient utilisées depuis le XVe siècle. Elles avaient été originellement octroyées en 1822 et n'ont pas changé depuis lors, bien que le blasonnement soit devenu plus détaillé après les fusions de 1977[8].
Blasonnement : De gueules à un château d'argent ouvert du champ, la herse levée, doublement crénelé, soutenant un bâtiment en retrait ajouré au toit en bâtière, le portail accosté de deux tourelles à deux étages, ajourées, couvertes en poivrière et accompagné à dextre et à senestre d'une tour en saillie, à deux étages ajourés, la toiture desdites tours prolongées d'une bâtisse vue en perspective et appuyée au pignon central. L'écu sommé d'une couronne d'or à cinq fleurons[9].



Politique et administration

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Conseil et collège communal 2024-2030

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Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[10].

Parti Voix (2024) Voix (2018) % (2024) % (2018) +/- Sièges +/- Collège
PS 376 - 7,80% - en stagnation 0.0 %
0  /  19
en stagnation 0.0 Non
MR 545 - 11,30% - en stagnation 0.0 %
1  /  19
en augmentation 1.0 Non
ICI 3.901 3.123 80,90% 65,49% en augmentation 15.41 %
18  /  19
en augmentation 4.0 Oui
PP - 118 - 2,47% en stagnation 0.0 %
-  /  19
en stagnation 0.0 Non
ARC - 887 - 18,60% en stagnation 0.0 %
-  /  19
en diminution 3.0 Non
UNI - 641 - 13,44% en stagnation 0.0 %
-  /  19
en diminution 2.0 Non
Total 4 822 4 769 100 % 100 % 19


Collège communal[11]
Bourgmestre Bruno Lambert Les Engagés - Intérêts Communaux Indépendants
1er Échevin Pierre-Émile Tassier Les Engagés - Intérêts Communaux Indépendants
2e Échevin Thibaud Lecut Intérêts Communaux Indépendants
3e Échevine Christine Mormal Les Engagés - Intérêts Communaux Indépendants
4e Échevine Florine Devergnies Intérêts Communaux Indépendants
Président du CPAS Florent Descamps Intérêts Communaux Indépendants

Liste des bourgmestres

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  • Charles Dupuis, de 2007 à 2018, (CDH).
  • Bruno Lambert, de 2019 à aujourd'hui, (CDH-Les Engagés).

Patrimoine et culture locale

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Patrimoine architectural

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La tour Salamandre et le moulin banal.
  • La tour Salamandre XIe siècle avec son Musée d'Histoire et d'Artisanat[12],
  • Ancien grand moulin banal de Beaumont, reconstruit au début du XVIIe siècle par Charles de Croÿ. Situé au creux de la vallée de la Hantes, bâtiment de la 1re moitié du XVIIe siècle, qui s'intègre à un site remarquable, dominé par la tour Salamandre à l'est et au sud par la chapelle Saint-Julien[13].
  • La chapelle Saint-Julien l'Hospitalier, bâtie à la fin du XVIe siècle et relevée par écroulement en 1713, située à flanc de coteau, entre les remparts de la ville et la Hantes[14].
L'église Saint-Servais.
  • L'église Saint-Servais, construite de 1774 à 1778, par l'architecte Merlin en style classique[15].
  • Les remparts de la ville, entourant la ville ont été construits au XIIe siècle par Baudouin IV le Bâtisseur, de 2 360 m environ de longueur, ils étaient flanqués d'une trentaine de tours rondes et s'ouvraient par trois portes et une poterne. En 1691 les troupes du roi d'Angleterre font démanteler les fortifications et en 1720, la partie supérieure de certaines tours menaçait de s'écrouler et ont dû être démolies[16],
Les remparts.
  • Le château des Caraman-Chimay, au milieu du XIe siècle, une forteresse aurait été édifiée par la comtesse Richilde, épouse de Baudouin 1er de Flandres. La construction d'un château Renaissance est entreprise par Philippe de Croÿ et poursuivie par son fils Charles sur l'emplacement d'une demeure médiévale à une centaine de mètres à l'arrière du château actuel. Incendié en 1655 et endommagé en 191 puis ruiné au cours des siècles, il ne subsiste que le porche d'entrée. Propriété des Croÿ aux XVIe et XVIIe siècles, des Hennin-Liénard et puis d'Alsace à la fin du XVIIe siècle, le domaine échoit en 1804 aux Caraman-Chimay. En 1805, une maison achetée et aménagée en style néogothique par Maurice de Riquet de Caraman constituait la partie centrale du château construit en 1845. En 1930, le domaine fut acheté par E. Servais, directeur d'usines, et en 1937 par les sœurs de Paridaens qui y établirent une école[17], qui est actuellement l'Institut Trinité Notre-Dame.
  • L'ancienne maison du Bailli, remontant au XVIe siècle, remaniée aux XIXe et XXe siècles[18].
  • L'hôtel de ville, construit en 1853 à 1855 en style néo-classique à l'emplacement de la maison de ville construite en 1548 par Jacques Dubœucq[19].
  • L'église Saint-Lambert,
  • Les chapelles (17/18/19e s.),
  • L'ancien château (ruines).

Un retable de 1530.

Spécialité

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Une des spécialités de Beaumont est un macaron dont la recette aurait été donnée par un cuisinier de Napoléon, qui logea sur place le 14 juin 1815 avant de se rendre à Waterloo.

Proverbe célèbre à Beaumont : « Ville de Beaumont, ville de malheur : arrivé à midi, pendu à une heure[20] ». Cette phrase aurait été prononcée par un des trois chaudronniers auvergnats qui auraient molesté l'empereur Charles Quint lors de sa venue à Beaumont en août 1549.

Enseignement

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Galerie photos

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Sports et vie associative

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Personnalités liées à la ville

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  • Philippe François Joseph Saladin, vicaire d'Ascq et d'Halluin, curé de La Madeleine, né à Beaumont (Belgique) le et assassiné à La Madeleine le alors qu'il tentait de fuir en Belgique déguisé en femme ; il fut pendu à la lanterne du coin de la rue des Jardins[21].
  • Fernand Jacquet, as de l'aviation belge durant la Première Guerre mondiale, décédé à Leval-Chaudeville (Beaumont) le 7 octobre 1947.

Notes et références

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  1. Jean Germain, Les Noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone : Évolution et fixation orthographique des toponymes majeures de 1795 à nos jours avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, coll. « Mémoires de la Commission royale de toponymie et de dialectologie. Section wallonne » (no 27), , 410 p. (ISBN 978-9-042944-01-5), p. 54.
  2. a et b https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  3. a et b https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
  4. Catherine Businaro, « Beaumont : la reconstitution de la légende de Charles Quint annulée et reportée à 2021! », sur Télésambre, (consulté le )
  5. « Trois Auvergnats pendus ce dimanche à Beaumont pour l'honneur de Charles-Quint », sur rtbf.be, (consulté le )
  6. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 147, lire en ligne
  7. Marcel Houyoux, 16-27 août 1914 - La Ve Armée française à Beaumont (voir Bibliographie)
  8. Heraldy of the World (https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Beaumont)
  9. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 147
  10. « Commune de Beaumont », sur elections2024.wallonie.be, (consulté le )
  11. « Beaumont en fiche: coordonnées, bourgmestre, coalition et superficie », sur www.uvcw.be (consulté le )
  12. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 59.
  13. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 85.
  14. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 84-86.
  15. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 60-61.
  16. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 57-59.
  17. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 72.
  18. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 62.
  19. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 47.
  20. « Nouvelle page 1 », sur legende-beaumont.com via Wikiwix (consulté le ).
  21. « L'abbé Philippe Saladin », « Première victime de la Révolution française », Part. 2, Appendice, pages 101 à 121, Essai de l'histoire d'Ascq et de ses environs, Pierre Delebart, Imprimerie R. Boulonnais, Ascq, 1952.

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Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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  • n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Thuin, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 906 p. (ISBN 2-8021-0045-9)
  • Théodore Bernier, Histoire de la ville de Beaumont, Beaumont, Ed. Culture et Civilisation, 1982.
  • Michel De Waha, Beaumont, fer de lance du Hainaut dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, Agence Wallonne du patrimoine, coll. « Carnets du patrimoine » (no 78), , 64 p. (ISBN 978-2-87522-054-7)
  • Marcel Houyoux, 16-27 août 1914 - La Ve Armée française à Beaumont, Cahier du Musée de Cerfontaine n° 382, 50 pages, 2014.