Bataille de Liebertwolkwitz
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Liebertwolkwitz, royaume de Saxe |
| Issue | Abandon du combat |
Confédération du Rhin |
| Joachim Murat | Pierre Wittgenstein |
| 49 000 hommes | 60 000 hommes |
Batailles
- Sainte-Croix-en-Plaine
- Besançon
- Mayence
- Metz
- Saint-Avold
- 1re Saint-Dizier
- Brienne
- La Rothière
- Campagne des Six-Jours (Champaubert
- Montmirail
- Château-Thierry
- Vauchamps)
- Mormant
- Montereau
- Bar-sur-Aube
- Saint-Julien
- Laubressel
- Berry-au-Bac
- Craonne
- Coutures
- Laon
- Soissons
- Mâcon
- Reims
- Saint-Georges-de-Reneins
- Limonest
- Arcis-sur-Aube
- Fère-Champenoise
- 2e Saint-Dizier
- Meaux
- Claye
- Villeparisis
- Paris
La bataille de Liebertwolkwitz, également connue sous le nom de bataille de cavalerie de Liebertwolkwitz ou de bataille de cavalerie de Güldengossa, est un affrontement militaire entre les troupes de la Sixième Coalition et les unités de la Grande Armée de Napoléon au sud de Leipzig le , deux jours avant le début de la bataille décisive de Leipzig.
Situation initiale
[modifier | modifier le code]Les forces alliées ont déjà infligé de sévères défaites aux armées de Napoléon lors de la campagne de l'automne 1813, laissant peu de marge d'initiative à l'empereur français. En octobre, ce dernier a tenté en vain d'engager l'armée de Silésie de Blücher, qui traverse l'Elbe après sa victoire de Wartenburg le . Blücher a intelligemment détourné ses forces vers Halle, donnant ainsi à la principale armée alliée (de), sous les ordres de Schwarzenberg, la possibilité de marcher vers le nord-ouest depuis la zone frontalière entre la Saxe et la Bohême. Napoléon a assigné environ 50 000 hommes sous le commandement de Murat, qui se trouvent initialement entre Leipzig et les Monts Métallifères et se retirent de plus en plus vers Leipzig à mesure que l'armée principale avance. Murat sollicite à plusieurs reprises l'aide de Napoléon contre Schwarzenberg, ce que l'Empereur approuve finalement le . Il pense que Blücher est suffisamment éloigné pour avoir le temps de vaincre l'armée principale. Napoléon marche vers le sud depuis Düben tandis que Murat s'est retiré sur une ligne située à quelques kilomètres au sud de Leipzig. L'avant-garde alliée se trouve déjà juste en face de lui dans la nuit du 13 au 14[1].
Déroulement de la bataille
[modifier | modifier le code]Dans la matinée du , Schwarzenberg, depuis son quartier général d'Altenbourg, ordonne à l'avant-garde de l'armée principale, toujours en marche, de reconnaître les positions françaises au sud de Leipzig et, si possible, de les repousser un peu plus loin. Sous le commandement du général Wittgenstein, 3 000 cavaliers russes s'ébranlent. Les deux corps d'infanterie d'Eugène de Wurtemberg et de Gortchakov, le corps de cavalerie de Pahlen (de) et les corps de Klenau et de Kleist, qui comprennent également la cavalerie de réserve de Röder, sont également subordonnés à Wittgenstein. Les Alliés affrontent environ 50 000 hommes. Le corps de Poniatowski, avec 6 000 hommes, est implanté à Connewitz, Lößnig, Dölitz et Markkleeberg. Le 2e corps du maréchal Victor (15 000 hommes) se trouve à Wachau alors que le 5e corps du général Lauriston (12 700 hommes) est à Liebertwolkwitz. La réserve est composée du 9e corps du maréchal Augereau (10 000 hommes) à Thonberg, d'une division de la Jeune Garde, de 4 000 cavaliers des divisions Milhaud, Berckheim et Lhéritier et de 2 000 cavaliers polonais[2].
La bataille commence à 9 heures du matin. Au début, Murat dirige les opérations depuis le « tilleul Napoléon » dans le jardin du manoir de la Wachau. L'avancée des Alliés démarre sur l'aile droite avec l'attaque du corps de Klenau sur Großpösna, qui n'est que faiblement défendue. Les attaques contre Liebertwolkwitz sont menées de manière inadéquate au cours des premières heures. Ce n'est que vers 11 heures du matin que les Français trouvent leur flanc menacé lorsque la division Maison est encerclée par les Autrichiens à Seifertshein, Holzhausen et à Kolmberg, à l'est de Liebertwolkwitz. Entre 11h30 et 12h30, Klenau s'empare de Liebertwolkwitz, le perd un peu plus tard à la suite d'une contre-attaque de Murat et le reprend à 14 heures. Les Français reprennent le village, doivent l'abandonner après une brève menace de la cavalerie russe sur leurs arrières et le tiennent finalement à partir de 18 heures tandis que Klenau se replie sur Großpösna[3].
À partir de 10 heures du matin, Kleist attaque le sud de Güldengossa avec plusieurs régiments de cavalerie prussiens. Au même moment, Röder et ses unités avancent sur la Wachau et le Markkleeberg. L'attaque contre Güldengossa et Wachau est également soutenue à partir de midi par le corps d'Eugène de Wurtemberg, qui prend position entre les deux villages. Cependant, la prise de ces derniers est empêchée par les nombreuses unités françaises qui se sont retranchées dans les imposants bâtiments en brique de la ferme de moutons d'Auenhain, à la limite de Güldengossa. Une canonnade de l'artillerie alliée sur le Wachtberg près de Güldengossa et de l'artillerie française sur le Galgenberg (de), entre Wachau et Liebertwolkwitz, donne lieu à de nouvelles attaques mutuelles de cavalerie, qui épuisent tellement les deux camps que les combats s'interrompent temporairement à partir de midi. Vers 13 heures, Murat repart à l'attaque avec environ 5 000 sabres contre le centre des Alliés, qui lui opposent un nombre de cavaliers identique. Dans la mêlée, Murat échappe de peu à la capture. Vers 14 heures, les cavaliers prussiens et russes font irruption sur les deux flancs du centre français et poursuivent leurs adversaires jusqu'à la Wachau, où ils sont arrêtés par des tirs massifs. De même, les contre-attaques de Murat échouent en raison de l'artillerie prussienne déployée sur le Wachtberg. Jusqu'à 14 000 cavaliers participent aux affrontements qui se livrent ce jour-là sur le champ de bataille. À partir de 17 heures, les combats du centre cessent[4].
En dépit de leurs efforts, les unités russes et prussiennes de l'aile gauche dirigées par Pahlen et Röder ne parviennent pas à chasser les Polonais de leurs positions. Cependant, les tentatives de Poniatowski pour s'extraire de Markkleeberg échouent elles aussi. Face à l'énergique résistance des défenseurs, les Alliés lancent de nombreuses unités supplémentaires en provenance du sud dans le combat, de sorte qu'environ 60 000 hommes sont opposés à Murat en fin d'après-midi. Néanmoins, Schwarzenberg ordonne d'interrompre la bataille[5].
Résultat
[modifier | modifier le code]Les deux camps ayant suspendu leurs attaques pour revenir sur leurs positions de départ respectives, la bataille peut être considérée comme un match nul. C'est une victoire tactique pour Murat qui est parvenu à contenir l'avance alliée sur Leipzig jusqu'à ce que Napoléon soit en mesure de concentrer le gros de son armée au sud de la ville le . Pour les Alliés, il s'agit d'une victoire stratégique dans la mesure où ils ont infligé de lourdes pertes à la cavalerie de Napoléon, déjà bien affaiblie, ce qui pénalise fortement les Français dans les jours suivants. Les pertes subies par les Alliés sont, en comparaison, d'une gravité moindre. Les positions des deux camps restent inchangées et sont de nouveau âprement disputées le . La plupart des positions et villages clés ne sont évacués par les Français que le [3].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Dieter Walz: Sachsenland war abgebrannt. 2e édition Verlag Sachsenbuch, Leipzig 1999, (ISBN 3-89664-002-X).
- Paul Benndorf (de): Völkerschlacht bei Leipzig. Ein Gedenkbuch für die 100jährige Jubelfeier, der deutschen Jugend erzählt. Saxoniabuchverlag, Dresde, 2013, (ISBN 978-3-944822-14-3). (Nachdr. der Ausg. Berlin 1913)
- Karl-Heinz Börner (de): Völkerschlacht bei Leipzig 1813 (= Illustrierte historische Hefte (de); Vol. 32). 2e édition. Deutscher Verlag der Wissenschaften, Berlin 1988. (ISBN 3-326-00323-4).
- Holger Krug: Die Völkerschlacht bei Leipzig. Leipzig 2004.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Gefecht bei Liebertwolkwitz » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Karl Tanera (de): Die Befreiungskriege 1813–1815. C.H. Beck, Munich 1913, Kapitel 12 Onlineversion.
- ↑ Holger Krug: ''Die Völkerschlacht bei Leipzig''. Leipzig 2004.
- Karl-Heinz Börner (de): Völkerschlacht bei Leipzig 1813 (= Illustrierte historische Hefte (de); Vol. 32). 2e édition. Deutscher Verlag der Wissenschaften, Berlin 1988. (ISBN 3-326-00323-4).
- ↑ Paul Benndorf (de): Völkerschlacht bei Leipzig. Ein Gedenkbuch für die 100jährige Jubelfeier, der deutschen Jugend erzählt. Saxoniabuchverlag, Dresde 2013, (ISBN 978-3-944822-14-3). (Nachdr. der Ausg. Berlin 1913)
- ↑ Dieter Walz: ''Sachsenland war abgebrannt''. 2e édition. Verlag Sachsenbuch, Leipzig 1999, (ISBN 3-89664-002-X).
Liens externes
[modifier | modifier le code]