Auld Lang Syne, chanson écossaise plus connue des francophones sous le nom de Ce n'est qu'un au revoir, signifie en scots (dialecte lallans[1]) « Depuis longtemps », « Les jours passés d'il y a longtemps », « Les jours d'antan », ou aussi « L'amitié de vieille date ». En français et en anglais, ce chant est souvent repris à la nouvelle année et autres grandes fêtes ou à la fin de réunions amicales ou cultuelles (cantique catholique, cérémonies maçonniques, etc.).
La transcription et la publication de cette ancienne balladeécossaise est due au poète Robert Burns à la fin du XVIIIe siècle, à partir de fragments d'une chanson écossaise plus ancienne[2]. En 1920, c’est le jésuite Jacques Sevin qui en écrit les paroles en français.
Elle fait également partie des nombreux et variés Volkslieder (« chants populaires ») ré-harmonisés par Beethoven dans son recueil Douze chants écossais, WoO 156 (1818), dans une harmonisation pour soprano, ténor et basse, avec accompagnement de violon, violoncelle et piano.
C'est le chant traditionnel de Hogmanay, le jour de la Saint-Sylvestre. Cet usage a conquis l'ensemble du monde anglophone de sorte qu'on y parle de cet hymne comme du « chant que personne ne connaît » tant les paroles sont inversement populaires à la musique.
Chaque année lors de la soirée The Last Night of The Proms au Royal Albert Hall de Londres, les spectateurs ont instauré la tradition de chanter Auld Lang Syne après la fin du concert, même si cette chanson ne figure pas au programme officiel.
Elle est parfois chantée comme chanson de séparation lors des cérémonies de remise des diplômes au Japon. La mélodie de cette chanson est très célèbre en tant que Hotaru no hikari (蛍の光, Lueur d'une luciole). Elle est traduite en japonais durant la période Meiji (fin du XIXe siècle et début du XXe).
Elle est souvent diffusée dans les magasins et lieux publics japonais pour indiquer la fermeture imminente.
Hotaru no hikari, version japonaise de Auld Lang Syne
Le chant d’église catholiqueChant de l'unité en emprunte l’air avec le refrain «Restons toujours unis, mes frères, Jésus est parmi nous, comme Il nous l'a promis, mes frères, si nous nous aimons tous. » (paroles de J. Pihan).
À la fin de certaines tenues maçonniques, lors de la « chaîne d’union » (juste avant que les francs-maçons se séparent), elle est chantée dans sa version Chant des Adieux.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le chant est tragiquement entonné par les victimes de rafles avant leur transfert dans les camps de concentration nazis.[réf. nécessaire]
Plusieurs personnages de la série télévisée britannique Downton Abbey lors du dernier épisode de la série (à la fin de la saison 6), diffusé en 2015.
Dans un des sketch Mr Bean interprété par Rowan Atkinson, la chanson est chantée par les convives lors du réveillon du Nouvel An organisé à son domicile.
Le trompettiste américain Tony Glausi en version instrumentale sur son album Christmas with Tony Glausi paru en 2017[5]
En 2019 la chanteuse américaine de country Dolly Parton la reprend dans le 2e épisode de la saison 1 de la série Heartstrings basée sur ses plus célèbres succès (épisode Deux Portes Plus Bas dans la version française ou Two Doors Down dans la version originale).