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Univers de Harry Potter

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Univers de Harry Potter
Description de l'image Wizarding World of Harry Potter Castle.jpg.
Univers de fiction
Genre(s) Fantasy
Auteur(s) J. K. Rowling
Année de création 1998
Pays d’origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Langue d’origine anglais
Support d’origine Suite romanesque de fantasy pour la jeunesse
Thème(s)
  • Magie et créatures fantastiques
  • La force de l'amour
  • Combat du Bien contre le Mal
  • Accession à l'âge adulte
Public visé
  • Enfants et adolescents
  • Lecteurs de fantasy
États Niveau technologique : années 1990 où la magie existe
Autre(s) support(s)

L’univers de Harry Potter est un sous-univers fictif du monde des sorciers créé par J. K. Rowling, dans lequel le personnage de fiction Harry Potter évolue au sein de la saga littéraire du même nom.

L'histoire de Harry Potter est ancrée dans la société britannique des années 1990. La communauté magique de Grande-Bretagne dispose de sa propre organisation gouvernementale (le ministère de la Magie) avec notamment ses propres lois, son école de magie, son système économique, ses médias ou ses transports spécifiques.

Dans l'univers de Harry Potter, le canon s'est construit et précisé au fil du temps, à mesure de la publication des romans, de la parution d'œuvres complémentaires et des déclarations de son auteure, J. K. Rowling[1],[2]. Les sept romans publiés entre 1997 et 2007 constituent le socle narratif principal[3],[4],[5]. D'autres textes ont progressivement enrichi l’univers et soulevé la question de leur statut au sein du canon[3].

Le site The Harry Potter Lexicon, une encyclopédie spécialisée, établit différents niveaux de canonicité pour Harry Potter, opposant un canon principal aux extensions ultérieures[3] :

  • Canon primaire : les sept romans de Harry Potter écrits par J. K. Rowling[3] ;
  • Canon secondaire ou étendu : les autres écrits directement rédigés par Rowling, complétant l’univers[3] ;
  • Canon tertiaire ou contesté : les adaptations, la pièce de théâtre, les interviews et déductions tirées du canon, dont l'intégration dans le canon principal a fait l'objet de débats[3].

Le canon initial : les romans

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J. K. Rowling a écrit sept romans Harry Potter, qui constituent le socle narratif principal[5], et dont les premières éditions on été publiées sur une période de dix ans, entre 1997 et 2007.

Le canon étendu : les textes complémentaires

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En parallèle de sa série romanesque, J. K. Rowling écrit plusieurs textes, sous forme de guides, pour compéter la présentation de l'univers de Harry Potter. C'est le cas notamment des petits livres Le Quidditch à travers les âges, qui présente le sport populaire des sorciers, et de Vie et habitat des animaux fantastiques (ou Les Animaux fantastiques) qui répertorie de nombreuses créatures, dont celles introduites au cours de l'histoire. Les premières éditions de ces livrets, toutes deux publiées en 2001 pour l'association humanitaire Comic Relief[10], sont initialement présentées sous la forme de manuels scolaires que Harry Potter est amené à consulter à la bibliothèque de Poudlard. Depuis 2001, ces contenus additionnels ont été étoffés et plusieurs fois réédités, parfois en versions illustrées[10].

Enluminure du Vendeur d'indulgences (manuscrit Ellesmere), dont le Conte des trois frères est inspiré.

En 2008, J. K. Rowling publie le recueil des Contes de Beedle le Barde, contenant notamment Le Conte des trois frères raconté par le personnage d'Hermione Granger dans l'intrigue du dernier roman. Pour la légende autour des objets détenus par les frères Peverell — la légende des reliques de la Mort —, Rowling s'inspire de l'histoire de Geoffrey Chaucer, Le Conte du vendeur d'indulgences (The Pardoner's Tale), extraite des Contes de Canterbury[11]. La même année, Rowling publie également un court prologue à Harry Potter, qui raconte l'une des aventures du parrain de Harry, Sirius Black, avec son père James Potter. La nouvelle de 800 mots est écrite en partenariat avec l’association des écrivains PEN club, puis vendue aux enchères au profit de deux associations caritatives britanniques[12].

Le site internet Pottermore, remplacé en 2019 par WizardingWorld.com, regroupe plusieurs textes inédits rédigés par Rowling, comme un complément d'informations sur les personnages, les lieux ou les objets de son univers. Certains de ces contenus additionnels ont été regroupés sous forme de recueils et publiés en 2016 au format numérique : Poudlard : Le Guide pas complet et pas fiable du tout regroupe les contenus relatifs aux lieux et aux objets, tandis que deux autres recueils intitulés Nouvelles de Poudlard (Pouvoir, Politique et Esprits frappeurs enquiquinants et Héroïsme, Tribulations et Passe-temps dangereux) développent essentiellement la biographie de certains personnages.

Selon le Harry Potter Lexicon, ces textes sont généralement considérés comme faisant partie d’un canon étendu, dans la mesure où ils sont directement rédigés ou validés par J. K. Rowling[3]. Leur statut reste toutefois distinct de celui des romans, auxquels ils ne se substituent pas. Ils viennent principalement les compléter ou les éclairer[3].

Canon contesté : adaptations et pièce de théâtre

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Les films Harry Potter et Les Animaux fantastiques

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L'univers de Harry Potter a fait l'objet d'une série de films adaptée des sept romans, sortie entre 2001 et 2011[13],[14]. Bien que ces adaptations sont considérées globalement fidèles à la trame narrative des livres, elles présentent des différences notables liées aux contraintes du support cinématographique, comme des modifications de personnages ou d'événements[15].

À partir de 2016, la série Les Animaux fantastiques propose des scénarios originaux écrits par J. K. Rowling (d'après son propre livre guide Vie et habitat des animaux fantastiques), situés dans le même univers, mais à une époque antérieure aux romans[16].

La place de ces adaptations cinématographiques dans le canon de Harry Potter a fait l'objet de plusieurs discussions, en particulier lorsque des éléments des films entrent en contradiction avec les romans ou les textes complémentaires[17],[18]. Selon le Harry Potter Lexicon, leur statut est généralement considéré comme complémentaire par rapport aux œuvres écrites de l'auteure : ils ne sont pas inclus dans le canon officiel, mais certains éléments des films peuvent y être intégrés s'ils ont été vérifiés comme provenant de J. K. Rowling elle-même[3].

Harry Potter et l'Enfant maudit

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La pièce de théâtre écrite en 2016 par Jack Thorne, en collaboration avec J. K. Rowling et John Tiffany, met principalement en scène l'un des fils de Harry Potter, Albus, au moment où celui-ci entame sa propre scolarité, soit 19 ans après l'intrigue des romans[19]. Le script de la pièce a été publié la même année[20].

La pièce, coécrite par Jack Thorne sur une histoire originale de J. K. Rowling, est considérée comme canon secondaire ou tertiaire (Rowling elle-même a souhaité l'intégrer au canon[21]) mais avec un statut plus contesté que les textes directement rédigés par Rowling, principalement en raison de la coécriture et du format théâtral[22], ou encore du fait d'éléments narratifs qui semblent contredire ou différer du canon établi dans les romans[23],[24].

Langage et terminologie magique

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Selon Farah Mendlesohn (auteure de Language and Lexicon in Fantasy), le langage et la terminologie constituent, dans la fantasy, un outil central de structuration et de cohérence des univers fictionnels, indépendamment des personnages et des lieux qui y apparaissent, et offrent une clé de lecture de ces mondes imaginaires[25].

Dans son chapitre, Mendlesohn analyse la façon dont les auteurs de fantasy, et notamment Rowling, utilisent le vocabulaire inventé et les emprunts aux langues anciennes pour structurer un univers cohérent[25]. Celui de Harry Potter se caractérise par l'usage d'un vocabulaire spécifique qui mêle les créations originales de Rowling et ses emprunts au latin, au grec ou à l'anglais ancien ou vieilli[26],[27]. Les sorts (Expecto Patronum, Expelliarmus, Lumos…), potions et objets magiques reposent souvent sur des termes à valeur étymologique ou symbolique[26],[27],[28],[29].

J. K. Rowling utilise également des noms propres à valeur sémantique, tels que « Albus Dumbledore », dont le prénom évoque la couleur blanche et la sagesse[30], ou « Diagon Alley » (Chemin de Traverse), construit sur un jeu de mots (diagonally signifiant « en diagonale »), pour caractériser les lieux et les personnages et marquer la différence entre le monde sorcier et le monde non magique[25],[27],[31]. Les noms de nombreux personnages font référence à une divinité, à un monstre ou à un personnage historique de l’Antiquité, en ayant des attributions similaires[26],[32]. C'est le cas par exemple de Minerva McGonagall, inspirée de la déesse Minerve, ou d'Argus Rusard, inspiré du gardien aux cent yeux Argos[32]. L'étymologie — du prénom, du nom ou parfois des deux — se trouve ainsi souvent en lien avec le caractère des personnages ou leur apparence physique[26],[32]. Les différentes traductions ont néanmoins pu atténuer cette recherche linguistique, notamment lorsque les jeux de mots ou les références étymologiques étaient difficiles à transposer[33],[34].

Aspects historiques

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Chronologie interne

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L'univers de Harry Potter possède une chronologie interne qui s'étend sur plus d'un siècle, même si la majeure partie de l'intrigue des romans se concentre sur une période de sept ans correspondant à la scolarité de Harry à Poudlard (1991‑1998 dans la chronologie interne)[35]. Les romans font parfois référence à des événements antérieurs, tels que la naissance et la jeunesse de Lord Voldemort avant sa confrontation avec Harry Potter, qui donnent au récit un contexte historique et expliquent en partie les motivations de plusieurs personnages[36],[37].

Les œuvres complémentaires de J. K. Rowling, comme Vie et habitat des animaux fantastiques, Les Contes de Beedle le Barde, et les textes publiés sur Pottermore, WizardingWorld.com puis HarryPotter.com, ainsi que la pièce Harry Potter et l'Enfant maudit, étendent cette chronologie en explorant des périodes antérieures ou postérieures aux événements principaux des romans[35]. Ces textes et adaptations introduisent de nouveaux personnages, tels que Norbert Dragonneau, Tina Goldstein ou Jacob Kowalski, et développent des éléments historiques et politiques du monde magique, tels que l’ascension de Grindelwald dans les années 1920 et 1930 ou la vie des sorciers après la chute de Voldemort[37]. Les romans et les textes complémentaires validés par l'auteure permettent de restituer la chronologie complète de son univers[35].

Périodes principales

Contexte externe à l'œuvre

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John Major (à droite) et Bill Clinton en 1995.

J. K. Rowling aurait conçu les premières lignes de la saga lors d’un trajet en train entre Manchester et Londres, en , moment qu’elle décrit comme une « révélation soudaine »[43]. En dehors des premiers chapitres rédigés par Rowling pendant son séjour au Portugal, la plus grande partie de l'univers est imaginée à Édimbourg, en Écosse, entre [43],[44] et 1995[45],[44], alors qu'elle vit d'allocations[45]. Le Royaume-Uni est alors sous le mandat de John Major et le Parti conservateur « essouflé » qu'il dirige après avoir succédé à Margaret Thatcher[46]. Thatcher défendait une société fondée sur la famille, les valeurs victoriennes et la modernisation du patronat et de l'industrie jusqu'en 1990, tandis que la politique de Major s'avère portée avant tout sur la nostalgie du passé, sans projet de modernisation[46]. Le gouvernement passéiste de Major ne rencontre que peu d'échos auprès de la population qui est lassée politiquement[47]. Dans son livre L'Irrésistible ascension d'Harry Potter paru en 2003, Andrew Blake estime que dans ce contexte politique, Harry Potter fait figure d'univers « rétrolutionnaire »[Note 1], et que sa renommée internationale peut s'expliquer en partie par cet aspect[49]. L'univers fait écho à une Angleterre en quête de symboles, qui est tiraillée entre son passé et son avenir[50]. Ce contexte social et politique influence la conception d’un univers où la tradition et la modernité se confrontent, et où la société magique reflète les tensions du Royaume-Uni contemporain[51],[52],[53],[54].

À la fin du XXe siècle, le Royaume-Uni est engagé dans un processus de redéfinition de son identité post-impériale, qui est marqué par la remise en question de son rôle international et par des débats internes sur la diversité culturelle et la cohésion nationale[55],[56]. Plusieurs chercheurs ont souligné que cet héritage transparaît dans l’univers de Harry Potter, notamment à travers la manière dont le monde magique gère ses propres minorités (créatures, populations marginalisées) et ses hiérarchies internes (comme la pureté du sang)[57],[58]. L’organisation du ministère de la Magie, ses pratiques de contrôle, ainsi que les tensions entre les différents groupes sociaux ou culturels rappellent les interrogations britanniques des années 1990 concernant l’autorité, la place des traditions héritées de l'Empire britannique et la capacité du pays à se projeter vers l’avenir[59],[60].

La vision du Royaume-Uni que présente J. K. Rowling est décrite du point de vue d'un jeune garçon orphelin des années 1990, issu d'une famille plutôt aisée, qui a grandi sans amour dans un monde ordinaire dépourvu de magie (monde moldu) avant d'évoluer et de vivre son adolescence dans une institution britannique du monde magique, où de nombreux enfants et adultes issus de divers milieux s'attachent à lui et l'accompagnent dans ses aventures. Les deux mondes ne sont pas strictement indépendants et communiquent par des lieux intermédiaires[61]. Selon Benoît Virole (auteur de L'Enchantement Harry Potter), le monde imaginaire présenté par Rowling (organisé, structuré et porteur de valeurs) comporte des familiarités, des ressemblances avec le monde ordinaire, et l'auteure joue avec ce contraste constant entre proximité et éloignement des aspects d'une vie ordinaire[62].

Selon Blake, Poudlard représente l'Angleterre contemporaine multiculturelle[50]. Ainsi, il existe bien une hiérarchie de classes, une atmosphère passéiste semblable à celles des œuvres écrites entre le milieu du XIXe siècle et celui du XXe siècle[63], une société patriarcale où le pouvoir est exercé par des hommes et transmis à d'autres hommes[64], mais l'intrigue n'est pas dirigée à la manière des romans victoriens ou des aventures d'écoliers des années 1920[50]. La communauté n'est pas figée et les capacités et les activités de chacun des membres de cette communauté la font évoluer[50]. Selon Blake, les romans évoquent l’enfance, l'âge adulte, la famille, le rapport entre éducation et travail, entre bien et mal et entre responsabilité personnelle et collective, dans un aspect extérieur qui semble familier aux lecteurs (avec un schéma d'initiation héroïque commun à la majorité des cultures) mais où s'affirment de nombreux aspects contemporains[65]. L'univers de Harry Potter évoque « le passé dans le présent », en s'appuyant à la fois sur les formes littéraires archaïques et sur les inquiétudes et les détails de la vie quotidienne des années 1990[66],[63].

Personnages

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Cosplay de Harry Potter, Hermione Granger (à gauche) et Ginny Weasley (à droite).

L'univers met en scène des personnages récurrents appartenant à plusieurs générations du monde sorcier. Les personnages principaux sont Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley, élèves de l'école de sorcellerie de Poudlard, dont l'évolution accompagne l'intrigue centrale des sept romans[67],[68]. Des figures majeures comme Albus Dumbledore, directeur de Poudlard ; l'ambigu professeur Rogue ou Lord Voldemort, principal antagoniste de la série, jouent un rôle déterminant dans le déroulement de l'histoire[69]. Les personnages secondaires incluent des membres du corps enseignant, des élèves, des familles de sorciers et des représentants des institutions magiques, qui reflètent la diversité sociale et générationnelle du monde sorcier[70].

Certaines analyses interrogent la représentation des modèles familiaux et des rapports de genre dans Harry Potter. L'amour maternel et la protection parentale y sont particulièrement valorisés, parfois rapprochés d'une sensibilité d'inspiration chrétienne, bien que les références religieuses explicites restent rares avant le dernier tome[71]. Andrew Blake observe que, malgré la présence de personnages féminins actifs, les figures d’autorité et de pouvoir demeurent majoritairement masculines[64]. Certains personnages féminins peuvent incarner des stéréotypes émotionnels, tandis que l'héroïsme de Harry Potter se construit progressivement autour d'une responsabilité individuelle croissante[72],[73]. Hermione Granger illustre l'excellence scolaire et le travail intellectuel, mais selon Blake, les figures masculines conservent la position centrale dans l'exercice du pouvoir symbolique[72],[74].

Aspects géographiques

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L’univers de J. K. Rowling s’ancre profondément dans la géographie du Royaume-Uni, reflétant la topographie, les traditions et les contrastes sociaux de la société britannique contemporaine[75],[76].

Cadre général

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Les endroits où vivent les personnages, et ceux qu'ils fréquentent très régulièrement, comme le château de Poudlard en Écosse, permettent d'établir une topographie assez précise de l'univers[77], bien que Rowling ne s'attarde que très peu sur la description des paysages et des décors, privilégiant la succession rapide des actions, des dialogues et des péripéties[78]. L'auteure se contente généralement d'une seule phrase descriptive et introductive pour présenter un nouvel environnement, esquissant simplement les contours du contexte dans lequel l'action se situe afin de ne pas ralentir le rythme de son récit[79],[80].

Paysage du Wiltshire, dans lequel se situerait le manoir des Malefoy dans l'histoire.

Les lieux d'intrigues sont assez restreints et stables[81], ne sortant pas de l'île du Royaume-Uni. L'action se situe le plus souvent entre les Highlands de l'Écosse[82] et quelques comtés et régions du sud de l’Angleterre où se situent les villages de résidence (Surrey[83], Wiltshire[84], West Country[85],[86]). La plus importante ville est Londres, où se situent le ministère de la Magie, le chemin de Traverse, le square Grimmaurd et la gare de King's Cross.

D'autres lieux hors du Royaume-Uni sont simplement évoqués par les protagonistes, notamment des écoles de magie comme Beauxbâtons en France et Durmstrang en Europe de l'Est, ce qui démontre une volonté de montrer que la magie évoquée dans l'histoire ne se limite pas aux frontières du Royaume-Uni.

La gare de King's Cross, du monde moldu, est le lieu où se rendent les personnages à chaque rentrée scolaire.

Le monde ordinaire et le monde magique sont reliés par des lieux intermédiaires et des passages que les Moldus (les personnes sans pouvoirs magiques) ne peuvent pas voir[77],[87]. Des établissements réels du monde ordinaire figurent dans l'histoire, tout en possédant des caractéristiques magiques, à l'image de la gare de King's Cross, qui est une célèbre gare de Londres, mais dont la « Voie 9 ¾ » magique, située entre les voies 9 et 10, n'est accessible qu'aux sorciers[77]. Par ailleurs, des noms de régions et de villes réelles sont autant utilisés que des noms de lieux purement fictifs.

Harry Potter vit à la fois dans le monde des gens ordinaires et dans le monde des sorciers. Selon Benoît Virole, cette « bipartition de l'univers » présente un intérêt de mise en opposition catégorielle de deux systèmes de valeur et permet d'étudier leur différence[88]. Selon Andrew Blake, la géographie du monde magique fonctionne comme un miroir idéalisé de la société britannique : rurale, insulaire, marquée par l'héritage des classes et la nostalgie d'un ordre ancien[76].

Poudlard et le monde magique

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Poudlard est localisé dans les Highlands en Écosse.

L'action de la série Harry Potter se déroule essentiellement au sein de l'école de magie de Poudlard, et chaque roman équivaut à une année scolaire. Le château qui abrite l'école est situé dans les Highlands, en Écosse[82]. Dans une entrevue avec Lindsey Fraser en 2000, J. K. Rowling indique que Poudlard a été la première chose sur laquelle elle s'est concentrée le jour où elle a eu l'idée du personnage de Harry Potter[89]. Elle imaginait alors un endroit « dangereux où règne l'ordre », situé dans un endroit isolé, et elle choisit de le localiser en Écosse en hommage au lieu de mariage de ses parents Anne Volant et Peter Rowling[89]. Plusieurs sources d'inspiration possibles pour le bâtiment ont été évoquées, notamment le château de Glamis, le château d'Édimbourg (situé en face du café où Rowling prenait l'habitude de s'installer pour écrire), ou encore le pensionnat de Gordonstoun[90]. Mais aucune de ces inspirations possibles n'a été confirmée par l'auteure elle-même.

Le château de Glamis pourrait avoir inspiré J. K. Rowling pour Poudlard.

Rowling fait de Poudlard un château médiéval[91] figé dans le temps, à l'instar de certains pensionnats anglais[92],[93], et invisible des Moldus[94]. Les élèves sont répartis dès leur arrivée dans différentes maisons[95], selon le house system britannique. Ces maisons d'attribution portent respectivement le nom des quatre fondateurs de l'école : Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard, et requièrent pour chacune d'entre elles des qualités d'esprit spécifiques. Les élèves suivent des cours de magie, utilisent des plumes à l'ancienne[96] pour écrire sur des rouleaux de parchemins[97], approfondissent leurs connaissances en consultant principalement les livres anciens de la bibliothèque de l’école[98] et les lettres qu'ils écrivent sont encore cachetées de cire[99]. Toute technologie moderne de l'époque décrite (téléphones, ordinateurs, etc.), existante dans le monde moldu voisin et contemporain, demeure pour autant totalement absente au sein de cette institution magique où aucun objet de nature électronique ne peut fonctionner[100].

Le monde moldu : Privet Drive et la banlieue britannique

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C'est au numéro 4[101] de la rue Privet Drive[Note 2], à Little Whinging, dans le comté du Surrey, que réside la famille Dursley, composée de Vernon et Pétunia Dursley, et de leur fils Dudley. Il s'agit du premier lieu décrit dans l'histoire, situé dans le monde moldu (sans magie). Pétunia Dursley, sœur de Lily Potter, est le seul membre de la famille de Harry Potter encore vivant en 1981, et se trouve contrainte de recueillir son neveu à Privet Drive après la mort de ses parents[102]. La maison du numéro 4 est large et carrée, identique à toutes les autres maisons de la rue[103]. Sous l'escalier, un placard fait office de chambre pour Harry[104] jusqu'à ses onze ans.

Rue pavillonnaire de Winterbourne, près de Bristol, semblable à celle fréquentée par J. K. Rowling pendant son enfance.

Les Dursley sont les représentants de la classe moyenne d'Angleterre des années 1990, parfois considérée mesquine et fermée[105], que le jeune Harry Potter cherche à fuir[105]. Selon Andrew Blake, l'oncle et la tante de Harry seraient les représentants d'un courant culturellement conservateur et individualiste (l'Angleterre politique du centre), effrayés par les transformations sociales et politiques[106], ne s'intéressant généralement qu'à ceux qui sont en accord avec leurs intérêts personnels, et qui cherchent toujours à être rassurés[105]. J. K. Rowling les représente comme étant fermement ancrés dans la petite bourgeoisie pavillonnaire et très distinctement séparés du monde « sorcier » qu'elle imagine[107],[105]. L'auteure s'amuse à décrire l'univers des Dursley — des Moldus plus généralement — de manière si parodique qu'il en deviendrait irréel[108]. Elle inverse les rapports entre monde réel et imaginaire, en faisant percevoir le monde de Poudlard comme étant plus proche de la réalité que celui des Moldus, et où les rapports entre Bien et Mal deviennent plus complexes et moins caricaturaux[108],[83].

Le nom de la ville, « Little Whinging », sonne lui-même de manière appropriée, « whinging » signifiant familièrement « se plaindre » ou « pleurnicher » en anglais britannique. L'auteure s'inspire de son ancienne maison d'enfance de la banlieue de Winterbourne, près de Bristol (Gloucestershire), pour se représenter la maison des Dursley, et plus généralement la rigidité de la société de classe moyenne dans laquelle elle a grandi[107].

Londres, la ville passerelle

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Londres joue un rôle central dans l'univers, à la fois pour les intrigues et pour la cohérence de celui-ci, puisque la ville assure la fonction de point de jonction entre le monde moldu et le monde magique, tout en reflétant sa diversité sociale, économique et politique[77]. La gare de King's Cross, avec sa « voie 9¾ », constitue le lieu de départ des élèves vers Poudlard et symbolise le passage des jeunes sorciers vers leur éducation magique[109]. Le chemin de Traverse regroupe les boutiques et les services magiques principaux, comme Ollivander, Gringotts ou Fleury et Bott, et illustre l'organisation économique et sociale de la communauté magique, invisible pour les Moldus[110].

Le ministère de la Magie, situé sous Londres, représente l'autorité politique et administrative du monde sorcier et reflète la hiérarchie et la bureaucratie internes à la société magique[77]. D'autres lieux londoniens, comme le Square Grimmaurd ou le pub Le Chaudron Baveur, servent de points de contact pour les adultes sorciers, et de cadre pour plusieurs événements majeurs de la saga, notamment les organisations de batailles et missions[111].

L’Angleterre pittoresque : villages et manoirs

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De nombreux villages sorciers, comme Godric's Hollow ou Loutry Ste Chaspoule, sont localisés quelque part dans le West Country.
Les cottages traditionnels servent de lieux d'habitation pour les personnages secondaires.
Salle à manger du Terrier, maison familiale des Weasley, dans les films Harry Potter.

Les lieux de résidence des personnages sorciers sont généralement situés dans de petits villages rustiques du sud de l'Angleterre. Il s'agit souvent d'habitations ou de cottages conviviaux et chaleureux, comportant beaucoup d'éléments fabriqués de manière artisanale. C'est le cas du Terrier familial de la famille Weasley, où se réunissent les personnages principaux lors de certains événements estivaux, ou de la maison-atelier colorée des Lovegood[112], tous deux situés dans le petit village fictif de Loutry Ste Chaspoule (Ottery St. Catchpole), dans le comté du Devon[113].

Le village de Godric's Hollow, localisé dans une région venteuse du West Country[114], est visité par Harry Potter et Hermione Granger pendant l'hiver 1997, alors qu'il est recouvert de neige et décoré pour Noël, ce qui lui procure une allure de village de « carte postale »[115]. Il abrite l'ancien cottage où résidaient les parents de Harry avant leur mort[114]. La petite place du village, entouré par une église, un pub animé et quelques boutiques, comporte une statue représentant la famille Potter[116].

J. K. Rowling a souhaité créer un contraste fort entre les environnements familiaux des sorciers alliés, chaleureux et atypiques, et ceux plus austères et impersonnels des sorciers ennemis, comme le manoir des Malefoy, situé dans le Wiltshire[117],[84]. Le Terrier représente le refuge, la maison de famille par excellence, particulièrement animée, où l'amour que Mrs Weasley porte à Harry (qu'elle considère ouvertement comme son propre fils[118]) et la nourriture à la fois abondante, saine et réconfortante qu'elle lui offre sans restriction sont des détails marquants des romans[117].

Composantes du monde magique

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Les créatures magiques occupent une place importante dans l'univers de Harry Potter. J. K. Rowling s'inspire à la fois de figures issues de la mythologie antique, du folklore européen et britannique, ainsi que de créations originales relevant de la fantasy moderne. Certaines créatures sont reprises de traditions anciennes, parfois avec des modifications notables, tandis que d'autres constituent des inventions propres à l'univers de la saga.

« Certaines créatures se doivent de figurer dans Potter. Elles sont tellement connues qu'on s'attend à les trouver là, et j'ai joué avec jusqu'à un certain point[119]. »

— J. K. Rowling

Mythologie et folklore

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Plusieurs créatures présentes dans la série trouvent leurs origines dans la mythologie ou les légendes. Le basilic, serpent géant capable de tuer par le regard, tire son nom et son concept des anciennes traditions gréco-romaines, où le basiliskos (« petit roi ») était décrit comme un reptile mortel[120]. Dans la saga, la créature de la Chambre des secrets reprend cette caractéristique.

Phénix doré ornant le mausolée Goblet d'Alviella (Belgique).

De même, le phénix, oiseau mythique capable de renaître de ses cendres, est ancré dans les traditions mythologiques grecques et égyptiennes. Dans les romans, Fumseck, l'oiseau de Dumbledore, partage plusieurs traits de ce mythe, comme la régénération (sans les larmes curatives, ni le port de charges lourdes qui sont propres à l'oiseau de la saga)[121].

Les centaures, créatures mi-homme, mi-cheval, figurent aussi dans la mythologie grecque et sont réinterprétés dans la saga avec des caractéristiques sociales et culturelles propres à l'univers (don pour la divination, méfiance vis-à-vis des héros)[122]. Les elfes font partie du folklore européen depuis le Moyen Âge, bien que le terme « elfe de maison » ait été inventé par Rowling[122].

Influences littéraires et adaptations

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D'autres êtres relèvent d'adaptations ou de réinterprétations de créatures folkloriques européennes. L'hippogriffe, une créature hybride rencontrée dans les romans, avait déjà été imaginé dans la littérature médiévale comme un animal mi-aigle, mi-cheval[123].

Les géants, présents à plusieurs reprises dans la saga, s'inscrivent dans une longue tradition issue à la fois de la mythologie et de la littérature médiévale et moderne[124], où ils sont fréquemment représentés comme des figures marginales, brutales ou socialement exclues[125]. Dans Harry Potter, J. K. Rowling reprend ces caractéristiques en les intégrant à une réflexion sur la coexistence entre différentes espèces et sur les formes de discrimination au sein du monde magique[126].

Créations originales ou fantaisistes

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Certaines créatures apparaissent comme des inventions plus originales ou comme des adaptations libres d'éléments traditionnels. Par exemple, le détraqueur[122], le scroutt à pétard[122] ou d'autres espèces décrites dans les ouvrages complémentaires comme Vie et habitat des Animaux fantastiques n'ont pas d'équivalents directs dans les mythologies classiques et s'inscrivent davantage dans la tradition de la fantasy moderne.

Objets et artefacts

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Les balais volants présents dans l'intrigue sont empruntés au folklore.

Origines et inspirations

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Les objets magiques de l'univers de Harry Potter trouvent leur inspiration à la fois dans le folklore, la mythologie et les traditions alchimiques, mais également dans l'invention originale de J. K. Rowling. Les balais volants, par exemple, proviennent de récits européens de sorcières et de magie, tandis que la cape d'invisibilité s'inspire d'objets légendaires rendant invisible. D'autres artefacts, comme le retourneur de temps, évoquent des instruments mythiques ou alchimiques permettant de manipuler le temps et l'espace.

La baguette magique, qui peut être utilisée comme outil[127] ou comme arme[128], représente l'élément principal de l'usage de la magie : Rowling a inventé toutes ses propriétés, de la composition du cœur magique à la compatibilité avec le sorcier, faute de références historiques fiables[129]. Certaines baguettes sont célèbres, comme celle de Harry Potter (avec un cœur de plume de phénix) ou celle de Lord Voldemort (avec un cœur de plume du même phénix), ce qui illustre le lien intime entre un sorcier et son instrument.

Rôles narratifs

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Certains objets, comme le Choixpeau, ajoutent une dimension psychologique au récit.

Ces objets remplissent des fonctions variées dans l'intrigue. Certains sont utilitaires, facilitant la vie quotidienne et l'apprentissage de la magie, comme les balais de course ou les instruments d'études. D'autres possèdent une forte valeur symbolique et conditionnent le déroulement de l'histoire, à l'image des Horcruxes, qui représentent la corruption et la peur, ou des Reliques de la Mort qui incarnent la mort et la quête de pouvoir absolu[130].

Certains artefacts ont également un rôle pédagogique ou narratif : le Choixpeau magique répartit les élèves dans les maisons de Poudlard en fonction de leur personnalité et de leurs aptitudes, tandis que le miroir du riséd révèle les désirs les plus profonds de ceux qui le contemplent, ajoutant une dimension psychologique. Des objets moins centraux, comme la pensine, permettent aux personnages de revoir des souvenirs et d'explorer d'autres éléments narratifs, et les portraits de peinture animés permettent de discuter avec les sorciers et sorcières qu'ils représentent. De manière générale, l'interaction entre l'objet et son utilisateur est souvent mise en évidence et certains objets réagissent à la moralité, à l'intention ou à la compétence du sorcier.

Encadrement et usages

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L'usage des objets magiques dans le monde des sorciers est strictement réglementé. Les artefacts dangereux ou sensibles, comme les Horcruxes ou certains philtres puissants, sont interdits aux élèves. Le ministère de la Magie et les règlements internes de Poudlard définissent les limites à respecter pour prévenir les accidents et abus. Certains objets, bien que puissants, ne peuvent être utilisés que par des sorciers expérimentés ou dans des contextes précis, ce qui ajoute une dimension éthique à leur utilisation[131]. Par exemple, Harry choisit de ne jamais utiliser les Horcruxes, ni de profiter d'artefacts puissants pour son avantage personnel[132], illustrant le fait que certains objets, notamment ceux à fort potentiel de corruption, ne doivent pas être manipulés sans discernement.

Portrait de Nicholas Culpeper et l'une des planches de son herbier, à droite, qui servit d'inspiration à J. K. Rowling.

Dans les romans liés à l'univers de Harry Potter, de nombreuses plantes magiques imaginaires sont mentionnées. J. K. Rowling reprend des noms anciens qu'elle transforme légèrement, et puise son inspiration dans l'herbier de Culpeper, édité au XVIIe siècle, dont elle reprend l'approche descriptive et symbolique des plantes[119] : « Ce n'est pas seulement pour les propriétés des plantes, mais pour tout ce qui est écrit sur ces plantes : les observations [physiques et sensorielles], les liens avec les mouvements planétaires, etc. C'est tellement poétique… Même si je n'ai pas vraiment utilisé ce qui est écrit, ça m'a beaucoup inspirée[119]. »

Héritages de la sorcellerie traditionnelle

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Une Mandragore matérialisée pour le deuxième film (studios Harry Potter).

Certaines plantes du monde magique sont directement issues de la sorcellerie et de l'herboristerie traditionnelles. La mandragore ((en) mandrake ou mandragora) en constitue l’exemple le plus emblématique. Connue depuis l'Antiquité pour ses propriétés magiques et médicinales, elle est représentée dans la saga sous la forme d'une racine anthropomorphe au cri dangereux. Dans Harry Potter, la plante a d'immenses propriétés magiques, et notamment celle de redonner vie à ceux qui ont été pétrifiés par la vue indirecte du regard du Basilic[133]. Le cri des jeunes plants peut provoquer un évanouissement, tandis que celui d’une mandragore adulte est mortel pour quiconque ne se protège pas[134].

De nombreuses plantes réelles, déjà associées dans la tradition européenne à des vertus magiques ou médicinales — au moins supposées mais pas toujours prouvées —, apparaissent également dans la saga, notamment dans les recettes de potions. C’est le cas de l’aconit napel[135], de l’aconit tue-loup[135], de l’armoise[135], de l’asphodèle[135], de l’achillée, du dictame, de la mauve douce, de la sauge ou encore de la livèche. Leur présence contribue à associer la botanique magique à un héritage culturel mêlant les savoirs médicinaux traditionnels et les croyances populaires autour de la sorcellerie.

Adaptations et jeux linguistiques

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D'autres plantes relèvent de réinterprétations originales, souvent accompagnées de jeux linguistiques. La branchiflore ((en) gillyweed) est une plante permettant à celui qui la mâche de développer des branchies ainsi que des mains et des pieds palmés, facilitant la respiration et la nage sous l'eau. Elle est utilisée par Harry Potter lors de la deuxième épreuve du Tournoi des Trois Sorciers dans La Coupe de feu[136]. Son nom anglais associe le terme gillyflower (giroflée) à gills (« branchies »).

En anglais, whomping willow (« saule cogneur ») est très proche phonétiquement de weeping willow (« saule pleureur »).

Le saule cogneur ((en) whomping willow), arbre magique planté dans le parc de Poudlard, constitue un autre exemple de cette créativité lexicale. Doté d’un comportement agressif, il dissimule l'accès à un passage secret menant à la Cabane hurlante[137]. En anglais, l'expression whomping willow évoque phonétiquement weeping willow (« saule pleureur »), et illustre les jeux de mots fréquemment présents dans l'écriture de Rowling.

Plantes fictives et botanique originale

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L'univers de Harry Potter introduit de nombreuses plantes entièrement fictives, sans équivalent direct dans les traditions botaniques.

Le Mimbulus mimbletonia, plante rare originaire d'Assyrie, se distingue par son aspect pulsatile et son liquide malodorant[138]. Le snargalouf ((en) Snargaluff) est une plante carnivore aux racines agressives[139], tandis que la tentacula vénéneuse ((en) Venomous tentacula) est dotée de tentacules toxiques[134]. Le bubobulb ((en) Bubotuber) produit quant à lui une substance utilisée pour soigner certaines affections cutanées[140].

L'utilisation de ces plantes dans l'enseignement de la botanique, les soins et les potions contribue à structurer l'univers autour d'un ensemble de références empruntant à la fois aux traditions culturelles et à la fantasy.

Potions et pratiques alchimiques

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Quelques ingrédients.
Planche botanique de la belladone, l'un des ingrédients des potions.

Les potions sont préparées à la manière de recettes de cuisine, à partir de différents ingrédients qui peuvent être d'origine végétale, animale ou minérale[141]. Les personnages utilisent aussi bien des ingrédients pharmaceutiques communs, comme les algues ou la menthe poivrée, que des plantes réelles toxiques telles que la belladone, la digitale ou l'aconit tue-loup, ainsi que des substances proprement magiques, comme le foie de dragon, les œufs de serpencendre ou la corne de licorne[141].

Certains ingrédients sont incorporés entiers dans un chaudron, tandis que d'autres subissent une transformation préalable — découpe, écrasement ou macération — afin que seuls des extraits soient utilisés, à la manière des principes actifs extraits en chimie ou en médecine traditionnelle[141]. Les préparations sont ensuite mélangées dans des chaudrons, parfois selon un sens et un rythme de rotation précis[141]. Il en résulte un liquide aux propriétés magiques, susceptible de produire des effets thérapeutiques, physiologiques ou psychologiques temporaires chez la personne qui le consomme.

Le chaudron est l'ustensile de base pour la préparation des potions.

Les potions les plus emblématiques de la série jouent un rôle narratif important. Le Polynectar ((en) Polyjuice Potion) permet de prendre temporairement l'apparence physique d'une autre personne[142],[143], au prix d'une préparation longue et délicate. La potion Tue-loup ((en) Wolfsbane Potion[144]) permet quant à elle aux loups-garous de conserver le contrôle de leurs actes pendant leur transformation, sans toutefois empêcher celle-ci[145]. Le Felix Felicis, surnommé « chance liquide », confère temporairement à son utilisateur une réussite exceptionnelle dans ses entreprises, au point d’être parfois comparé à des stimulants puissants[146].

Les potions occupent également une place centrale dans les pratiques de soins. À l'infirmerie de Poudlard, l'infirmière Madame Pomfresh prépare divers remèdes, tels que le Poussoss[142], qui permet de faire repousser les os, ou la Pimentine, utilisée contre le rhume mais provoquant un dégagement de fumée aux oreilles comme effet secondaire[147]. L'essence de dictame est également mentionnée comme un puissant cicatrisant magique, notamment par Hermione Granger et Severus Rogue[146].

Certaines potions agissent principalement sur les émotions et le comportement. Les philtres d'amour, dont le plus célèbre est l'Amortentia, reconnaissable à son aspect nacré, provoquent une attraction intense sans créer de sentiments authentiques[148]. D'autres préparations, comme les potions de vieillissement, sont utilisées à des fins transgressives, par exemple par Fred et George Weasley et Lee Jordan afin de contourner la limite d'âge imposée lors du Tournoi des Trois Sorciers[149]. Le Veritaserum, un sérum de vérité, est enfin évoqué à plusieurs reprises comme un outil de contrainte, bien que son usage soit strictement encadré et limité.

Médecine magique

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La Divinity School de l'université d'Oxford a servi de décor pour l'infirmerie de Poudlard dans les films.

Le système de santé des sorciers s'apparente à celui du National Health Service britannique, avec des structures publiques, peu de praticiens et des temps de consultation relativement courts[146]. À Poudlard, l'infirmière Madame Pomfresh gère l'équivalent d'un centre médical et prend en charge la majorité des pathologies « légères » des élèves, comme les rhumes, les grippes, les blessures mineures ou les fractures. Elle prépare des remèdes et potions adaptées à ces soins, jouant davantage le rôle d'un médecin généraliste que d'une simple infirmière scolaire.

Pour les maladies plus graves ou les blessures nécessitant des soins spécialisés, les sorciers peuvent se rendre à l'Hôpital Sainte Mangouste à Londres, un établissement public géré par le ministère de la Magie et financé en partie par des dons privés[146]. L'hôpital dispose de « médicomages », praticiens formés à la fois à la médecine magique et aux soins classiques, capables de traiter des affections allant de blessures graves à des maladies rares du monde magique.

Les maladies spécifiques aux sorciers sont souvent contagieuses ou magiques, comme la dragoncelle (comparée à la varicelle), l'éclabouille (qui provoque des pustules sur le visage) ou encore la lycanthropie[146]. Les sorciers montrent globalement une résistance accrue et une espérance de vie supérieure à celle des Moldus[146]. En revanche, la saga n'évoque pas de maladies chroniques ou liées à la sexualité (contraception, menstruations) et se concentre plutôt sur des affections aiguës ou les conséquences de la magie, notamment psychologiques : par exemple, les effets traumatisants du sortilège de torture ou du contact avec un détraqueur[146].

Au sein de ce système de soins, la magie permet d'accélérer la guérison, de soulager la douleur ou de restaurer des tissus, mais elle ne remplace pas totalement les interventions médicales spécialisées et les soins hospitaliers. Les potions médicinales, préparées par les guérisseurs et les infirmières comme Madame Pomfresh, complètent ainsi les traitements et permettent une prise en charge des élèves et sorciers malades[146].

Sortilèges et formes de magie

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Magie technique et institutionnelle

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La pratique de la magie dans l'univers de Harry Potter repose sur un ensemble de règles et de techniques enseignées dès la première année à Poudlard. La forme la plus courante de magie consiste à associer trois éléments : une formule verbale, un mouvement de baguette et une intention. L'approche confère à la magie un caractère technique et progressif, qui s'acquiert par l'apprentissage et l'entraînement.

À un niveau plus avancé, certains sorciers sont capables de pratiquer des sortilèges dits « informulés », sans prononcer l'incantation à voix haute. Cette maîtrise, enseignée à partir de la sixième année au niveau ASPIC, constitue un avantage notable lors des duels[148]. L'usage de la magie est cependant soumis à un encadrement juridique strict : trois sortilèges, qualifiés d'« impardonnables », sont formellement interdits par les lois de la sorcellerie en raison de leurs effets destructeurs. Il s'agit du sortilège de mort (Avada Kedavra), du sortilège de torture (Doloris) et du sortilège de contrôle mental (Imperium), dont l'usage entraîne de lourdes sanctions[150].

Sur le plan linguistique et culturel, la majorité des sortilèges présentent une consonance latine[26]. Blandine Le Callet a mis en évidence l'importance des références à l'Antiquité gréco-romaine dans la construction de cet ensemble magique, ainsi que la cohérence avec laquelle J. K. Rowling intègre ces éléments à son univers narratif[26],[32].

Capacités spécifiques

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Représentation possible de la forme animagus de Sirius Black (dit « Patmol »).

En plus de la magie enseignée, certains sorciers possèdent des capacités magiques spécifiques, innées ou acquises, qui les distinguent de la pratique ordinaire. Les Animagi (au singulier : Animagus) sont capables de se transformer volontairement en animal, sans baguette et à volonté[151]. Cette aptitude est strictement réglementée par le ministère de la Magie[136] : seuls sept Animagi sont officiellement déclarés au Royaume-Uni au XXe siècle[152], bien que plusieurs sorciers, comme Sirius Black, Peter Pettigrow, James Potter ou Rita Skeeter, exercent cette capacité illégalement.

D'autres aptitudes relèvent de dispositions innées. Les Métamorphomages, comme Nymphadora Tonks, peuvent modifier spontanément leur apparence physique sans recourir à un sortilège ou à une potion[153],[154]. Les Fourchelangs (Parseltongue en anglais) possèdent quant à eux la faculté de communiquer avec les serpents ; ce don, généralement héréditaire, est associé dans l'histoire à Salazar Serpentard et à ses descendants, dont la famille Gaunt[155].

Certaines formes de magie concernent directement l'esprit et la perception. La legilimancie permet d'extraire souvenirs et émotions de l'esprit d'autrui, généralement par un contact visuel[156], tandis que l'occlumancie vise au contraire à protéger son esprit contre toute intrusion mentale[156]. Ces disciplines sont pratiquées notamment par Severus Rogue[133], Albus Dumbledore[157] ou Voldemort[156].

Une fois par mois, pendant la pleine lune, les lycanthropes comme Remus Lupin se transforment en loup-garou.

Certaines pratiques magiques ont des conséquences profondes et durables sur l'identité des sorciers. La lycanthropie, transmise par morsure, entraîne une transformation incontrôlée lors de la pleine lune et une forte marginalisation sociale[158]. Des potions comme le Tue-loup permettent néanmoins à certains, tels que Remus Lupin, de conserver une conscience de leurs actes[152].

À l'inverse, le sortilège du Patronus constitue une forme de magie protectrice fondée sur des émotions positives telles que l'espoir ou la joie[159]. Il se manifeste sous la forme d'un animal argenté propre à chaque sorcier[160] et sert notamment à repousser les détraqueurs. Cette magie émotionnelle montre une autre facette des pratiques magiques, dans laquelle la maîtrise de soi et de ses affects est déterminante.

La magie et ses limites

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Avant la publication du premier roman, J.K. Rowling a consacré plusieurs années à définir les règles et limites de la magie. Elle a déclaré en 2000 : « Le plus important quand on crée un monde fantastique est de décider ce que les personnages ne peuvent pas faire[161] ».

Régulation et contrôle

Le monde magique met en place des règles et institutions pour encadrer l'usage de la magie. Le ministère de la Magie surveille et sanctionne les usages illégaux, notamment l'emploi de sorts sur les Moldus ou la pratique de la magie noire. Il a la possibilité d'enquêter, d'avertir ou de punir selon la gravité de certains faits. Des départements spécialisés, tels que le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques, veillent au respect de ces lois.

Les jeunes sorciers (mineurs) sont également soumis à des restrictions, comme celles contenues dans le « décret sur la Restriction de la magie chez les sorciers de premier cycle »[162]. Chez ces jeunes sorciers, les émotions influencent souvent la magie. Ceux qui n'ont pas encore appris à maîtriser leurs pouvoirs peuvent provoquer des effets magiques involontaires sous l'effet de la colère ou de la peur[163]. L'éducation, notamment à Poudlard, permet de canaliser ces capacités et de respecter les limites établies par le monde magique.

Exceptions aux lois de Gamp sur la métamorphose élémentaire

Les exceptions aux lois de Gamp désignent ce qui ne peut pas être créé par la magie à partir de rien[164]. Les « exceptions » identifiées sont notamment :

  • Nourriture : ne peut apparaître ex nihilo[164],[165] ;
  • Vie : il est impossible de ressusciter les morts. Les cadavres peuvent toutefois être transformés en inferi, obéissant aux sorciers vivants, et il est possible de faire apparaître les « ombres » des défunts via Priori Incantatum[166]. La pierre de résurrection permet de communiquer avec les morts sans leur redonner une consistance corporelle[167] ;
  • Argent : sa création perturberait le système économique du monde magique (selon Rowling[161]) ;

Certains objets mystiques peuvent contourner certaines limites, comme la pierre philosophale pour transformer le métal en or, ou les horcruxes et reliques de la Mort pour prolonger la vie.

Magie noire

La magie noire est définie comme l'usage malveillant de la magie. Les sorciers qui la pratiquent sont désignés comme mages noirs, le plus célèbre étant Voldemort. Dans le monde magique, la magie noire est fortement stigmatisée et illégale. Néanmoins, elle est suffisamment répandue pour que l'enseignement de la défense contre les forces du mal soit dispensé dans de nombreuses écoles[87].

Statuts sociaux

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Le pouvoir magique, ou son absence, constitue dans l'univers de Harry Potter un attribut inné déterminant le statut social des individus. Selon des précisions apportées par J. K. Rowling, la capacité magique est héréditaire[168].

Dans les couples de sorciers, l'enfant naît généralement pourvu de pouvoirs magiques, tandis que dans les couples moldus, il en est dépourvu. Il existe toutefois des exceptions : les enfants nés de parents sorciers mais incapables de pratiquer la magie, appelés cracmols[133], et les sorciers issus de parents moldus, dits « nés-Moldus »[169].

Ces distinctions constituent un système hiérarchique qui structure la société magique et influence les représentations sociales, les alliances et l'accès au pouvoir politique.

Statuts des sorciers

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Un sorcier dit « sang-mêlé » (half-blood) possède au moins un ancêtre moldu. La majorité des sorciers présentés dans la saga appartiennent à cette catégorie, dont Harry Potter et Voldemort[157].

Un sorcier « né-Moldu » (muggle-born) est issu de parents moldus. Cette filiation est parfois désignée par l'insulte « sang-de-bourbe » (mudblood)[169], révélatrice d'une conception de la magie fondée sur la « pureté » du sang. Sous le régime de Voldemort, les nés-Moldus sont fichés et accusés d'avoir « volé » la magie[170],[171], illustrant la dimension politique et discriminatoire de ces catégories.

Un sorcier dit « sang-pur » (pure-blood) ne compte que des sorciers parmi ses ancêtres. Ces familles, rares et souvent apparentées[172], valorisent la préservation de la « pureté du sang »[173]. Certaines, comme la famille Gaunt, ont eu recours à la consanguinité[173]. La défense du sang-pur constitue un élément central de l'idéologie de Voldemort et de ses Mangemorts[157]. Toutefois, Rowling a indiqué qu'aucune famille intégralement sang-pur ne subsistait à l'époque du récit[174].

Le terme péjoratif de « traître à son sang » (blood-traitor en anglais) est quelque fois employé dans l'histoire par des personnes peu recommandables (telles que Kreattur, l'elfe serviteur de la famille Black)[172], pour désigner une personne ou une famille de sang-pur qui se rapprocherait trop des Moldus à leur goût, ou qui, surtout dans le septième livre, ne voudraient pas se joindre à lord Voldemort. Dans le Royaume-Uni, les Weasley sont considérés par ces mêmes personnes comme la pire famille de « traîtres à leur sang », étant particulièrement fière de ses liens ancestraux avec de nombreux Moldus illustres[175].

Autres statuts

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Le terme « Moldu » (muggle) désigne un humain dépourvu de pouvoirs magiques[163]. La société magique vit dissimulée au sein du monde moldu, le ministère de la Magie veillant au respect du secret par des lois de protection et des sortilèges d’amnésie. Si de nombreux sorciers entretiennent des relations bienveillantes avec les Moldus, certains courants idéologiques les considèrent comme inférieurs, allant jusqu’à proposer leur exclusion ou leur persécution[176].

Un « Cracmol » (squib) est un individu né dans une famille de sorciers mais dépourvu de capacités magiques[133]. Arabella Figg[162] et Argus Rusard[133] sont des Cracmols. Bien qu'intégrés au monde magique, les Cracmols occupent une position marginale au sein de cette hiérarchie[177].

Gouvernement et relations entre communautés

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Le pouvoir sur le monde des sorciers est exercé par un ministère de la Magie. Le seul décrit par J. K. Rowling dans Harry Potter est celui du Royaume-Uni, situé à Londres. Le ministre de la Magie est élu et peut être remplacé en cas de perte de confiance. Il dirige l'administration magique, qui comprend notamment le Magenmagot (Wizengamot), faisant office de haute cour de justice et d'organe législatif[178].

Les relations politiques entre le monde magique et celui des Moldus sont réduites au strict minimum. En Angleterre, le ministre de la Magie se présente au Premier ministre moldu lors de son entrée en fonction. Ce dernier fait partie des rares Moldus informés de l'existence des sorciers. Cette rencontre est généralement unique et ne confère au Premier ministre aucun pouvoir sur les affaires magiques. Toutefois, lorsque des Moldus sont menacés — comme lors de l'évasion de mangemorts d'Azkaban[179] ou du retour de Voldemort[180] — le ministre de la Magie doit en informer le Premier ministre.

Tous les gouvernements magiques sont réunis au sein de la Confédération internationale des mages et sorciers, chargée notamment de faire respecter le Code international du secret magique.

Les romans ne précisent pas dans quelle mesure les conflits entre gouvernements moldus (guerres mondiales, guerre froide) influencent les autorités magiques. Cependant, J. K. Rowling a indiqué que l'ascension du mage noir Gellert Grindelwald et sa défaite par Dumbledore en 1945 sont liées à celle du Troisième Reich[181].

Économie et classes sociales

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Monnaie et documents en circulation à la banque Gringotts. The Making of Harry Potter, Studios Leavesden (2012).

L'économie du monde des sorciers repose sur une monnaie propre, composée de gallions (galleon en anglais) — un gallion équivalant approximativement à cinq livres sterling selon J. K. Rowling[182] —, de mornilles (sickle) et de noises (knut). Ces pièces, respectivement en or, en argent et en bronze, sont décrites comme étant fabriquées à partir de métaux ensorcelés[182],[183]. Les fonds sont conservés principalement à la banque Gringotts, située sur le chemin de Traverse à Londres et dirigée par des gobelins. Les coffres qu'elle abrite peuvent contenir aussi bien des liquidités que des objets de valeur[183]. Les échanges commerciaux s'effectuent dans des lieux spécialisés tels que le chemin de Traverse, où se concentrent libraires, apothicaires, fabricants de baguettes et autres artisans. Une part importante de la population magique semble également employée par le ministère de la Magie, qui constitue l'institution administrative centrale.

Les romans suggèrent l'existence de différentes classes sociales. Certaines familles anciennes de sang-pur, comme les Malefoy ou les Black, disposent d'un patrimoine considérable et d'une influence politique notable. À l'inverse, d'autres familles, telles que les Weasley, connaissent des difficultés financières malgré leur ancienneté dans la communauté magique. La hiérarchie sociale est également influencée par le statut du sang (sang-pur, sang-mêlé ou né-moldu), qui constitue un facteur de discrimination dans certains milieux, notamment parmi les partisans de Voldemort. Cette idéologie, qui valorise la pureté du sang, contribue à renforcer les clivages internes au monde magique. L'existence d'êtres non humains occupant des positions subalternes — tels que les elfes de maison, soumis à un régime de servitude, ou les gobelins, cantonnés à certaines fonctions économiques — suggère une organisation sociale hiérarchisée, sans que les romans ne décrivent pour autant un système de classes formellement structuré.

Salle de cours de potions (The Making of Harry Potter).

Le collège de Poudlard constitue l'unique établissement d'enseignement magique britannique décrit dans la série et son système éducatif est le seul à être présenté de manière détaillée.

Aucune information n'est donnée sur l'éducation des enfants sorciers avant leur entrée à Poudlard. J. K. Rowling a toutefois précisé en interview qu'ils pouvaient fréquenter une école primaire ordinaire ou être instruits à domicile[184]. Aucun texte ne mentionne d'obligation scolaire dans le monde magique britannique : les familles peuvent choisir l'instruction à domicile, l'inscription à Poudlard ou l'envoi dans des établissements étrangers tels que l'Académie de magie de Beauxbâtons ou l'Institut de Durmstrang[170].

Poudlard est une école mixte, contrairement à de nombreux internats décrits dans la littérature britannique pour la jeunesse[72]. Bien que l'uniforme scolaire soit largement répandu au Royaume-Uni, les élèves de Poudlard ne portent pas d'uniforme strict[185]. Ils sont décrits comme vêtus de robes de sorcier noires, d'un chapeau pointu noir et d'une cape d'hiver noire, notamment en première année[183]. Les élèves sont répartis entre quatre maisons lors de la cérémonie de répartition, au cours de laquelle le choixpeau magique attribue chaque élève à une maison en fonction de ses traits de personnalité[186]. Un système de points attribués aux maisons structure la vie scolaire[187].

Par son organisation, l'établissement présente des caractéristiques proches d'un collège britannique contemporain[187] : règlement intérieur[188], direction assistée d'un adjoint[187], supervision par un conseil lié au ministère de la Magie[188], emplois du temps fixes et examens standardisés (les BUSE et ASPIC)[187]. Des punitions sous forme de retenues ou de devoirs supplémentaires peuvent être infligées[187]. À la place des disciplines générales comme les langues ou les mathématiques, les élèves suivent des cours de sortilèges, de potions, de métamorphose, d'histoire de la magie et de défense contre les forces du Mal, dispensés par des sorciers qualifiés. Selon Smadja, l'enseignement de la magie est présenté comme dépourvu d'ésotérisme ou de pratiques occultes, dans un cadre rationalisé et pédagogique[187],[188]. Les scènes de classe reprennent les codes de l'enseignement contemporain, avec des relations variées entre élèves et professeurs[186].

Les élèves diplômés sont généralement en mesure d'exercer un emploi à l'issue de leur scolarité. Il n'existe pas d'enseignement supérieur structuré comparable à une université magique. Certaines professions, telles qu'Auror ou Médicomage, nécessitent toutefois des formations complémentaires spécialisées[153].

Communication

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Voie postale

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Les lettres sont envoyées par hiboux ou par le biais d'autres oiseaux.

Journaux et magazines

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La Gazette du sorcier

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Pile de Gazettes. The Making of Harry Potter, Studios Leavesden (2012).

La Gazette du sorcier (en anglais : The Daily Prophet) est le quotidien le plus répandu dans l'univers de Harry Potter. L'édition du soir est appelée Le Sorcier du Soir[189], et l'édition du dimanche est appelée Le Sorcier du Dimanche[190]. Tous les jours, il déverse son flot d'informations adapté au monde des sorciers, avec toutes les rubriques propre à un journal : la politique, les affaires nationales ou étrangères, la publicité, les potins divers, etc.

Son rédacteur en chef est Barnabas Cuffe[191] (qui fut adhérent au Club de Slug pendant sa scolarité à Poudlard).

Il a beaucoup d'influence sur la population car il est le seul moyen d'information que les sorciers possèdent, en dehors de quelques autres quotidiens, de la radio et du courrier. C'est pourquoi chaque foyer ou presque y est abonné. Ce journal est tellement lu qu'il en devient le journal de propagande du gouvernement du ministre Cornelius Fudge[192]. Hermione, par exemple, le lit tous les jours. Elle fait même suivre son journal partout où elle se rend, en vacances ou autre, pour rester au courant de l'actualité[193]. La livraison du journal se fait le plus souvent par hibou : une petite bourse attachée à la patte de celui-ci permettant de le payer. Son prix peut varier entre 1 et 5 noises[194],[183].

Comme tout journal, La Gazette du sorcier est agrémentée d'images, mais à la différence de nos quotidiens, celles-ci sont animées (comme toutes les images dans le monde des sorciers). Le journal relate tous les faits importants dans le monde des sorciers ; il publie parfois des articles à scandale (surtout ceux de la journaliste Rita Skeeter[195]).

La Gazette du sorcier se laisse aisément manipuler par les différents gouvernements successifs. Ainsi, lors du mandat de Cornelius Fudge, La Gazette laisse sous-entendre que Albus Dumbledore perd la raison[192]. Lors du mandat de Rufus Scrimgeour, La Gazette fit croire à tout le monde que la situation était bien en main.

Particulièrement dans le quatrième livre, La Gazette du sorcier apparaît comme un tabloïd, en transformant les paroles des personnes interrogées concernant les participants au tournoi des Trois Sorciers[196].

Le Chicaneur

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Détails du Chicaneur. The Making of Harry Potter, Studios Leavesden (2012).

Le Chicaneur ((en) The Quibbler) est un journal du monde des sorciers publiant souvent des articles aux fondements douteux (la rumeur sur le ministre de la magie, Cornelius Fudge, qui empoisonnerait et noierait des gobelins, n'en étant qu'une parmi d'autres)[138]. Concurrent de La Gazette du sorcier, il est décrit comme une vraie poubelle selon Hermione[138]. Son directeur est Xenophilius Lovegood, père de Luna Lovegood[138].

Bien que n'étant jamais pris très au sérieux par la communauté des sorciers, le journal accepta toutefois de publier l'interview exclusive de Rita Skeeter, dans laquelle Harry Potter exposait sa version des faits sur le retour de Voldemort en [197] (ce qui accroît la sympathie de Harry Potter pour ce journal). Après que le ministère de la Magie et La Gazette du sorcier eurent changé d'opinion à propos du retour de Voldemort en , M. Lovegood revendit l'interview à La Gazette pour un très bon prix.

En règle générale, son magazine use beaucoup d'encre dans des théories conspirationnistes fantaisistes concernant plus ou moins directement le ministère de la Magie, comme la Conspiration de Rancecroc censée être orchestrée par les Aurors pour abattre le ministère en combinant la magie noire et une maladie des gencives, ou dans des histoires à propos de bêtes fantastiques et peu courantes, voire à l'existence douteuse, comme l’Enormus à Babille et le Ronflak Cornu. La vente de l'interview de Harry Potter à La Gazette permet à Luna Lovegood et son père de partir en voyage en Suède afin d'essayer d'attraper ces bêtes fantastiques.

J. K. Rowling a révélé lors du chat en direct sur Bloomsbury.com, à la question d'une lectrice qui demande ce qu'est devenu Le Chicaneur. Elle répond en ces termes : « Il est redevenu un journal un peu dingue comme il l’était auparavant, apprécié pour son humour non intentionnel ».

Sorcière-Hebdo

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Il existe également un magazine dans le monde des sorciers, Sorcière-Hebdo, dont le style est un peu différent. Sa journaliste fétiche, Rita Skeeter, se fait un plaisir de dénicher les pires ragots qu'elle puisse trouver en les déformant à son goût[198]. Un tabloid version sorcier.

Le professeur Lockhart reçut cinq fois le prix du sourire le plus charmeur de la part de ce magazine[134].

Elle permet d'écouter de la musique (dont Célestina Moldubec, entendue chez les Weasley).

Durant la cavale de Harry, Hermione et Ron, la station de radio clandestine Potterveille, animée par les jumeaux Weasley et Lee Jordan, invite notamment Kingsley Shacklebolt et Remus Lupin à s'exprimer afin de maintenir le moral des sorciers résistants à Voldemort.

Un patronus permet de se protéger d'un détraqueur. On peut aussi envoyer un message grâce au sortilège du patronus. Tonks en utilise un dans Harry Potter et le Prince de sang-mêlé pour prévenir du retard de Harry au banquet qui ouvre l'année scolaire à l'école de Poudlard[160]. Dans la première partie du septième livre, Kingsley utilise aussi un patronus pour prévenir les invités du mariage de Bill Weasley et Fleur Delacour de la mort du ministre de la Magie, de la chute du ministère et de l'arrivée des mangemorts au Terrier[199].

Autres moyens de communication

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Dans le monde magique, la persistance de l'âme après la mort du corps physique ne constitue pas une croyance religieuse mais un fait empiriquement prouvé. Certaines formes de magie permettent d'invoquer les morts et de communiquer avec eux. Elles sont rares et généralement considérées comme de la magie noire. La nécromancie n'est pas enseignée à Poudlard, et le ministère de la Magie ne traite pas non plus du sujet.

En revanche, la communication est courante entre les vivants et le nombre limité de sorciers qui choisissent de rester dans le monde en tant que fantômes, comme c'est le cas à Poudlard : professeurs, élèves et fantômes responsables des quatre maisons se côtoient et s'adressent la parole quotidiennement[200].

Les portraits magiques fournissent également un moyen de communiquer avec les sujets — depuis décédés — qu'ils représentent, ceux-ci ayant laissé dans le tableau une trace de leur personnalité. Severus Rogue et Harry Potter arrivent ainsi à communiquer avec Albus Dumbledore après sa mort[201],[202].

Dans le dernier livre, lorsque Harry est touché par l'Avada Kedavra de Voldemort, il est plongé dans un endroit étrange, et il y rencontre Dumbledore, pourtant mort, tandis que Harry est vivant[203].

Le décor du Ministère de la Magie avec les tenues vestimentaires portées par les acteurs que l'on trouve au Warner Bros. Studio Tour de Londres (Warner Bros. Studio Tour : London : The Making of Harry Potter)

Dans l'univers de Harry Potter, les personnages utilisent de nombreux moyens de transport réservés aux sorciers, qu'il s'agisse de transports moldus détournés (voitures, bus, trains...), de créatures fantastiques (hippogriffe, phénix, sombral, ou dragon), d'objets magiques inventés (balais, tapis volants, etc.) ou de techniques de téléportation.

Alimentation

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Repas des sorciers

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À l'image du livre préféré de son enfance, Le Cheval d’argent[204], l’auteure se plaît à décrire tout au long de ses romans une nourriture abondante et typiquement anglaise :

« J’ai toujours décrit la liste des aliments que l’on pouvait déguster sur une table de Poudlard[204]. »

— J. K. Rowling

Petits déjeuners : porridge, petits pains, jus d'orange, lait, chocolat chaud, harengs, œufs au bacon, toasts beurrés ou à la confiture, corn-flakes, café[205].

Plats et accompagnements : rosbif, choux de Bruxelles, saucisses frites, tripes, hachis parmentier, steaks, pâté de viande avec des légumes, lard, ragoût de bœuf et de rognons, tourte de bœuf aux rognons, ragoût « bien anglais », sandwichs au poulet et au jambon, fricassée de poulet[195], côtelettes de porc et d'agneau, gratin, pommes de terres sautées, frites, légumes divers, citrouille (à Halloween), purée, frites, petits pois, carottes, sauces onctueuses et ketchup.

Spécial Noël : dinde, chipolatas, sauces onctueuses, confiture d'airelles, sandwichs à la dinde (pour le thé), pudding de Noël, pancakes, gâteaux à la confiture, bûche de Noël.

Plats étrangers : bouillabaisse[206], goulash[207] (servis lors du tournoi des Trois Sorciers).

Desserts : marshmallows, pancakes, tartes à la crème, bonbons à la menthe, glaces, tartes aux pommes, tartes à la mélasse, pudding aux raisins secs, éclairs au chocolat, gâteaux au chocolat, beignets à la confiture, gâteaux à la confiture, fruits divers, gelée anglaise, gâteaux de riz.

Boissons (en dehors de l'eau) : jus d'orange, jus de citrouille, lait de poule, thés, hydromels, hydromel aux épices, lait, bièraubeurre, whisky pur malt, sirop de cerise.

Bièraubeurre

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Représentation des Bièraubeurres. The Wizarding World of Harry Potter à Orlando.

Boisson composée comme son nom l'indique de bière (tiède ou chaude) et de beurre. Le goût de la Bièraubeurre est décrit comme étant sucré et proche de celui du caramel écossais (un mélange de beurre et de sucre roux). La bièraubeurre est la boisson la plus célèbre dans le monde des sorciers. Harry et ses amis la consomment le plus souvent aux Trois Balais, un pub de Pré-au-Lard, où Madame Rosmerta leur sert la meilleure bièraubeurre[208]. Ce n'est pas un alcool très fort pour les sorciers, mais les elfes de maison y sont plus sensibles[209].

Confiseries

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Il existe une multitude de friandises citées dans l'univers de Harry Potter. Lors du Noël 1994 de Harry Potter et la Coupe de feu, Hagrid offre à Harry une grande boîte remplie de bonbons. À cette occasion, le lecteur apprend le nom des quatre friandises préférées du héros[207] : les chocogrenouilles, les dragées surprises de Bertie Crochue, les bulles baveuses et les Fizwizbiz. Les friandises créées par Fred et George Weasley sont elles aussi souvent mentionnées.

Les deux principaux lieux de vente des friandises sont la boutique Honeydukes à Pré-au-Lard et le chariot circulant à bord du Poudlard Express.

Chez Honeydukes se trouvent notamment des Fizwizbiz, des Bulles Baveuses, des fils dentaires à la menthe, des gnomes au poivre, des souris glacées, des pâtes à la menthe en forme de crapaud, des plumes en sucre, des sucettes parfumées au sang, des nids de cafard, des gommes de limace, des Suçacides et des bonbons explosifs[208].

Le chariot à friandises du Poudlard Express propose aux élèves des dragées surprises, des chocogrenouilles, des fondants du chaudron[210], des Ballongommes du Bullard[211], des Patacitrouilles[211] et des baguettes magiques à la réglisse[211].

Bulles baveuses

Les bulles baveuses, ou « Ballongommes du Bullard », sont des gommes à mâcher produisant des bulles mauves impossibles à éclater[208].

La même friandise a fait l'objet de deux traductions différentes dans la version française des romans. Elle est nommée « Ballongomme du Bullard » dans les premier et cinquième livres, et « Bulle baveuse » dans les troisième et quatrième. Elle est mentionnée également en tant que « Bulle baveuse » par Ron Weasley dans le quatrième film.

Chocogrenouilles
Chocogrenouilles dans la vitrine de Honeydukes. The Wizarding World of Harry Potter à Orlando.

Les Chocogrenouilles (Chocolate Frogs) sont des friandises en chocolat en forme de grenouille, célèbres dans le monde des sorciers. Elles font leur première apparition dans Harry Potter à l'école des sorciers, dans le Poudlard Express[183].

Dans les films, elles sont ensorcelées et sont capables de sauter. Normalement, elles ne sont capables de ne faire qu'un seul bond, mais dans le premier film, Harry a la malchance de voir la sienne faire deux bonds et s'envoler par la fenêtre. Il faut donc les attraper avant de pouvoir les manger.

Dans chaque paquet de Chocogrenouilles, on peut trouver des cartes de sorciers et sorcières célèbres (sont mentionnés notamment Albus Dumbledore, Morgane, Hengist de Woodcroft, Circé, Merlin, Agrippa, Alberic Grunnion, Paracelse, Cliodna, etc.[183]). Ces personnages sont animés, comme c'est le cas pour toutes les photographies magiques.

Dans le premier roman, Harry obtient la carte représentant Albus Dumbledore[183]. De nombreux élèves, comme Ron font la collection de cartes de Chocogrenouille.

En 2021, une espèce de grenouille arboricole de Nouvelle-Guinée, la Litoria mira, est surnommée la chocolate frog (« chocogrenouille ») en raison de sa couleur chocolat[212],[213].

Dragées Surprise de Bertie Crochue
Les Dragées Surprise de Bertie Crochue.

Les Dragées surprises de Bertie Crochue (Bertie Bott's Every Flavour Beans) sont des bonbons colorés aux goûts très variés et parfois douteux, très populaires chez les sorciers. La surprise que réservent ces dragées est leur goût, qui ne peut pas être deviné à l'avance. Il existe différentes saveurs[183], des plus classiques (chocolat, menthe, orange, noix de coco, café, fraise) aux plus étranges (toast grillé, haricot blanc, sardine, poivre, épinards, foie et tripes, sang de gobelin, chou de Bruxelles, curry, gazon, etc.). Parmi les parfums les plus redoutés, on trouve notamment « poubelle »[214].

Dumbledore a peur d'en manger car quand il était jeune, il en a eu une au goût de poubelle. Dans le premier roman, il goûte une dragée au chevet de Harry qui vient de combattre Voldemort, croyant que c'est du caramel, mais en fait il s'agit de « cire pour les oreilles » dans le livre[214] et de « crotte de nez » dans le film. Les goûts ont parfois été modifiés avec la traduction française de Jean-François Ménard par rapport aux versions originales[215].

Bertie Crochue, qui a inventé les dragées, cherchait initialement à créer une nouvelle sorte de bonbons « normaux ». Une paire de chaussettes sales est tombée dans le chaudron de préparation, et Bertie Crochue a trouvé intéressante l'idée d'un « risque à chaque bouchée » dans la dégustation des bonbons[216].

Remarque : ces dragées surprises ont inspiré la firme Jelly Belly pour la fabrication de bonbons réels, vendus en sachets et en boîtes. La définition des dragées surprises a été respectée et les saveurs sont réellement inhabituelles : herbe, radis, sardine, poussière, poivre, spaghetti, savon… En 2003, elles ont également été commercialisées en Europe.

Fizwizbiz
Friandises de l'univers de Harry Potter présentées aux studios de Leavesden.

Ce sont des boules de sorbet faisant léviter la personne qui les mange[208]. Elles sont vendues en sachets[217], principalement chez Honeydukes. La friandise contiendrait dans sa recette des dards séchés de billywigs[218].

Hagrid en offre à Harry lors d'un Noël, parmi d'autres de ses friandises préférées[207]. Dumbledore utilise le nom de cette friandise comme mot de passe pour entrer dans son bureau[219],[220].

Marchandises de Fred et George

Les jumeaux Fred et George Weasley ont créé plusieurs « friandises » à effets divers, qu'ils ont commencé à commercialiser dans leur boutique de farces et attrapes du chemin de Traverse à partir du sixième tome.

  • Les pralines Longue Langue font s'allonger la langue de ceux qui en prennent grâce à un sortilège d'engorgement[221]. Cette confiserie sert surtout à faire des farces. Elle a été testée sur Dudley Dursley, cousin de Harry Potter, dans Harry Potter et la Coupe de feu.
  • Les Crèmes Canari ont le goût de crème caramel et transforment en quelques secondes celui qui en mange en canari géant, les victimes reprenant leur forme quelques instants plus tard[165].
  • Les boîtes à Flemme servent à indisposer les élèves qui ont besoin de sauter les cours. Elles se déclinent en plusieurs variétés aux noms explicites : pastilles de Gerbe, petits-fours Tourndeloeil, berlingot de Fièvre ou nougat Néansang[172],[222]. Ils possèdent souvent deux parties, la première qui rend malade, la seconde qui est un antidote. Lorsque l'élève prend l'antidote, il retrouve instantanément la santé et peut ainsi faire ce qui lui plait.

Sports et loisirs

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Schéma d'un terrain de quidditch.
Schéma d'un terrain de quidditch.

Le sport, en particulier le quidditch, joue un rôle important dans le monde magique et dans la saga Harry Potter. Le quidditch est un sport d'équipe joué sur des balais volants, que J. K. Rowling apparente au basket-ball[223]. Les sorciers du monde entier suivent l'actualité sportive de la même manière que pour le football, et la Coupe du monde de quidditch est un événement majeur dans le calendrier sorcier[224]. Une course de balais est également organisée de façon annuelle. Harry est un bon joueur de quidditch à Poudlard et plusieurs livres de la série Harry Potter décrivent cette activité sur le terrain de quidditch. Harry, attrapeur de son équipe, a permis à Gryffondor de remporter de nombreuses victoires. Des matchs de quidditch sont décrits dans tous les épisodes de la série sauf dans Harry Potter et la Coupe de feu et Harry Potter et les Reliques de la Mort.

Parmi les autres loisirs sorciers, on peut citer les Bavboules, un jeu ressemblant à celui des billes dans lequel les petites pierres crachent un liquide puant au visage de l'adversaire lorsque celui-ci perd un point[225]. Il y a un club de Bavboules à Poudlard (Eileen Prince en a d'ailleurs été capitaine[226]), une ligue nationale et internationale.

Dans la bataille explosive, les cartes explosent[227], tandis que les pièces des échecs sorciers sont animées et reçoivent des ordres du joueur.

Organisations et groupements

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Ordre du Phénix

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L’Ordre du Phénix est une société secrète fondée par Albus Dumbledore, qui a pour but de faire face à Voldemort et à ses Mangemorts.

Cet ordre secret existe déjà avant la chute de Voldemort, mais ses membres se réunissent à nouveau à partir du jour où Harry Potter sort du labyrinthe de la troisième tâche du Tournoi des Trois Sorciers, après la mort de Cedric Diggory[228]. Son quartier général se trouve dans la maison de Sirius Black, le parrain de Harry, au 12, square Grimmaurd[229].

Les membres de l'Ordre sont des personnages récurrents dans les différents livres : la moitié de la famille Weasley en fait partie, certains membres du corps enseignant de Poudlard, et également certains Aurors.

Durant la cinquième année d'études de Harry Potter à Poudlard, l'ordre du Phénix doit faire face à Voldemort, mais aussi au ministère de la Magie[220], qui nie le retour du célèbre mage noir. Albus Dumbledore et Harry Potter sont les cibles de moqueries constantes dans les médias qui ne cessent de les discréditer. Le ministère fait pression sur la Gazette du Sorcier pour qu'ils fassent passer Harry Potter pour un fou, qui ne veut que faire parler de lui, et pour qu'Albus Dumbledore passe pour un vieillard sénile et incompétent[192].

L'ordre du Phénix fait des tours de garde afin d'empêcher Voldemort de posséder une arme. Celle-ci se trouve au département des Mystères, au ministère de la Magie. Il s'agit en fait d'une prophétie permettant à Voldemort de savoir comment vaincre Harry Potter.

Armée de Dumbledore

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L'Armée de Dumbledore (AD) (formée à l'insu du directeur Albus Dumbledore, dont elle porte le nom), est une organisation comptant uniquement des adolescents de Poudlard souhaitant s’entraîner à manipuler les sortilèges de défense contre les forces du mal, ce qui leur a été interdit. L'organisation est fondée par Hermione Granger, dans le but de contrer l'autorité de l'un des professeurs de Poudlard de cinquième année et déléguée du ministère de la Magie, Dolores Ombrage.

Les mangemorts constituent un groupe de sorciers et sorcières partisans de Lord Voldemort.

« Maraudeurs » (Marauders en anglais) est le surnom que s'attribue un groupe d'étudiants de Poudlard, créateurs de la carte du maraudeur, dans les années 1970[230]. Le groupe d'amis est alors composé de « Lunard » (Remus Lupin), « Queudver » (Peter Pettigrow), « Patmol » (Sirius Black) et « Cornedrue » (James Potter)[208],[137].

Représentation possible de la forme Animagus de Sirius Black (dit « Patmol »).

Trois des maraudeurs acquièrent illégalement la faculté de se transformer en animal (animagi) au cours de leurs études[152], afin de pouvoir tenir compagnie sans risque au quatrième (Remus Lupin), qui est contraint de s'isoler des autres élèves une fois par mois en raison de sa lycanthropie[152]. Les surnoms respectifs des trois animagi s'inspirent de leur forme animale : un rat pour Queudver, un chien pour Patmol et un cerf pour Cornedrue[152],[231]. Le surnom Lunard, quant à lui, est en lien avec la pleine lune[231]. Les quatre amis mettent au point la carte du maraudeur entre leur cinquième et septième année d'études. Elle leur permet de savoir précisément et en temps réel à quel endroit se situe chaque personne dans l'enceinte de Poudlard[208]. La carte leur est finalement confisquée par Argus Rusard[232].

Après avoir quitté Poudlard, les maraudeurs deviennent tous membres de l'Ordre du Phénix, fondé par Dumbledore pour lutter contre Voldemort, et James Potter, resté très proche de Sirius Black, le choisit avec Lily Evans pour être le parrain de leur fils Harry. Les liens fraternels entre les quatre maraudeurs sont rompus lorsque, par crainte de Voldemort, Peter Pettigrow vient à trahir Lily et James Potter en 1981, en fournissant au mage noir des informations qui conduisent à leur assassinat[151]. Dès lors, Peter Pettigrow est traqué par Sirius Black, mais ce dernier est accusé de la trahison ainsi que d'un crime commis par Pettigrow, et emprisonné à sa place pendant de nombreuses années[151]. Pettigrow, de son côté, demeure caché sous sa forme animale. Il se fait adopter par la famille Weasley, qui pense adopter un simple rat (nommé Croûtard[137]).

Douze ans plus tard, dans Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Harry Potter a connaissance du groupe co-formé par son père en héritant de la carte du maraudeur que lui confient les jumeaux Weasley après l'avoir volée dans le bureau de Rusard[208]. La même année, Sirius Black s'évade de prison pour retrouver Peter Pettigrow et prouver son innocence[151], et Remus Lupin devient l'un des professeurs de Harry, ainsi que l'un de ses confidents et amis proches. Black et Lupin s'unissent pour dévoiler à Harry le visage du traître de ses parents[151].

Le quatuor des Marauders est le sujet de nombreuses fanfictions, les fans de l'œuvre originale se réapproprient les personnages et imaginent entre autres leurs vies à Poudlard dans les années 1970[233],[234]. Il faut donc distinguer les informations données dans l'oeuvre originale de l'univers et les récits crée par la communautée qui circulent sur les réseaux comme tiktok ou Instagram[235].

Notes et références

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  1. Néologisme apparu dans les années 1990 pour désigner l'association des styles traditionnels et modernes. Blake l'utilise pour qualifier une œuvre tournée vers le passé tout en apparaissant novatrice par son traitement[48].
  2. Privet signifiant « troène » en français, l'adresse pourrait être traduite en « Chemin des troènes ».

Références

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  215. La dragée au goût de poubelle est exclusive à la version française. La version originale évoque une dragée au vomi : « I was unfortunate enough in my youth to come across a vomit flavoured one, and since then I'm afraid I've rather lost my liking for them – but I think I'll be safe with a nice toffee, don't you?’ […] ‘Alas! Earwax!’ ».
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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Romans

Encyclopédies

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  • Steve Vander Ark, Lisa Waite Bunker et Belinda Hobbs (trad. de l'anglais par Quentin Lowagie), L'Encyclopédie, Le guide complet non-officiel de l'univers magique de Harry Potter [« The Lexicon: An Unauthorized Guide to Harry Potter Fiction and Related Materials »], Outremont (Québec)/Escalquens, AlTerre inc., , 371 p. (ISBN 978-2-923640-06-8).
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Autour de l'adaptation

Études

  • [Blake, 2003] Andrew Blake, L'Irrésistible ascension de Harry Potter, Le Félin, (ISBN 978-2866454913) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • William Irwin et Gregory Bassham (trad. de l'anglais), Harry Potter, Mythologie et Univers Secrets, Champs-sur-Marne, Original Books, , 298 p. (ISBN 978-2-36164-062-0).
  • [Le Callet, 2018] Blandine Le Callet, Le monde antique de Harry Potter, Stock, (ISBN 978-2234086364) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Autre

Univers étendu

Articles connexes

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Liens externes

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