69 Orionis
f1 Orionis
| Ascension droite | 06h 12m 03,279 94s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +16° 07′ 49,453 6″[1] |
| Constellation | Orion |
| Magnitude apparente | 4,92[2] |
Localisation dans la constellation : Orion | |
| Stade évolutif | séquence principale |
|---|---|
| Type spectral | B5Vn[3] |
| Indice U-B | −0,59[2] |
| Indice B-V | −0,12[2] |
| Vitesse radiale | +22 ± 2 km/s[4] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = +5,510 mas/a[1] μδ = −17,108 mas/a[1] |
| Parallaxe | 5,026 5 ± 0,183 9 mas[1] |
| Distance | 198,95 ± 7,28 pc (∼649 al)[5] |
| Magnitude absolue | −1,09[6] |
| Masse | 6,4 ± 0,2 M☉[7] |
|---|---|
| Rayon | 3,4 R☉[8] |
| Gravité de surface (log g) | 4,05 ± 0,17[7] |
| Luminosité |
1 442+248 −212 L☉[7] |
| Température | 17 090 K[7] |
| Métallicité | [Fe/H] = +0,01[9] |
| Rotation | 285 ± 23 km/s[7] |
| Âge | 10 à 40 Ma[10] |
Désignations
69 Orionis (en abrégé 69 Ori), également désignée f1 Orionis, est une étoile de la constellation d'Orion, située à quelques degrés au nord de Xi Orionis. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,92[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, l'étoile est distante d'environ ∼ 650 a.l. (∼ 199 pc) de la Terre[1]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale d'environ +22 km/s[4]. D'après Bouy et Alves (2015), elle est membre du Taurion, une association d'étoiles massives de type O et B âgée de 10 à 40 millions d'années[10].
69 Orionis est une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B5Vn[3], avec le suffixe « n » indiquant que son spectre présente des raies élargies (« nébuleuses ») en raison de sa rotation rapide. L'étoile montre en effet une vitesse de rotation projetée de 285 km/s, et sa vitesse critique — c'est-à-dire le seuil au-delà duquel la matière située à l'équateur serait éjectée par la force centrifuge due à sa rotation — est de 476 ± 37 km/s ; son axe polaire est incliné de 64 ± 16°[7]. Il s'agit d'une étoile Be connue[11], qui a toutefois commencé à se comporter comme une étoile de type B normale à partir de , perdant ses raies en émission caractéristiques des étoiles Be[12]. Elle est 6,4 fois plus massive que le Soleil[7] et son rayon est 3,4 fois plus grand que le rayon solaire[8]. L'étoile est autour de 1 442 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 17 090 K[7].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « 69 Orionis » (voir la liste des auteurs).
- (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
- (en) J. R. Ducati, « Catalogue de données en ligne VizieR : Catalogue of Stellar Photometry in Johnson's 11-color system », CDS/ADC Collection of Electronic Catalogues, 2237, 0, (Bibcode 2002yCat.2237....0D)
- (en) Janet Rountree Lesh, « The Kinematics of the Gould Belt: an Expanding Group? », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 17, , p. 371 (DOI 10.1086/190179
, Bibcode 1968ApJS...17..371L)
- (en) D. S. Evans, « The Revision of the General Catalogue of Radial Velocities », Determination of Radial Velocities and Their Applications, vol. 30, , p. 57 (Bibcode 1967IAUS...30...57E)
- (en) * f01 Ori -- Be Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- ↑ (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
- (en) J. Zorec et al., « Critical study of the distribution of rotational velocities of Be stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 595, , article no A132 (DOI 10.1051/0004-6361/201628760
, Bibcode 2016A&A...595A.132Z)
- (en) L. E. Pasinetti Fracassini et al., « Catalogue of Apparent Diameters and Absolute Radii of Stars (CADARS) - Third edition - Comments and statistics », Astronomy & Astrophysics, vol. 367, no 2, , p. 521–24 (DOI 10.1051/0004-6361:20000451, Bibcode 2001A&A...367..521P, arXiv astro-ph/0012289)
- ↑ (en) G. A. Gontcharov, « Dependence of kinematics on the age of stars in the solar neighborhood », Astronomy Letters, vol. 38, no 12, , p. 771–782 (DOI 10.1134/S1063773712120031, Bibcode 2012AstL...38..771G, arXiv 1606.08814, lire en ligne)
- (en) H. Bouy et J. Alves, « Cosmography of OB stars in the solar neighbourhood », Astronomy & Astrophysics, vol. 584, , p. 13, article no A26 (DOI 10.1051/0004-6361/201527058
, Bibcode 2015A&A...584A..26B)
- ↑ (en) M. Bossi et al., « Spectroscopic and photometric observations of the Be star 69 Orionis », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 46, , p. 173–177 (Bibcode 1981A&AS...46..173B)
- ↑ (en) P. S. Goraya et N. S. Tur, « Spectrophotometric Study of Four Bright Be Stars », Astrophysics and Space Science, vol. 236, no 2, , p. 175–183 (DOI 10.1007/BF00645142
, Bibcode 1996Ap&SS.236..175G)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) 69 Orionis sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.